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Infos Mille babords

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Mis à jour : il y a 2 heures 13 min

Cercle de Silence

11. août 2018 - 11:30

Chers amis,

Il n'est pas facile de mobiliser dans la torpeur de l'été. Et pourtant les évènements qui concernent directement les actuels migrants et ceux qui ne manqueront pas d'arriver dans l'avenir, mériteraient des manifestations de grande ampleur, et pas seulement en France...

La loi asile immigration a été définitivement adoptée à la fin juillet et, malgré de nombreux messages provenant de participants individuels aux Etats Généraux des Migrations (EGM) en faveur d'une initiative unitaire nationale déterminée pour protester contre ce nouveau texte, il n'y a eu que peu de réactions marquantes.

La Cimade et la Ligue des Droits de l'Homme ont été parmi les seules grandes organisations nationales à exprimer clairement le refus de voir s'effondrer un peu plus les droits fondamentaux énoncés dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et notamment celui de quitter tout pays, y compris le sien, ou celui, devant la persécution, de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

Comment ne pas s'insurger par exemple contre le fait que la durée de rétention administrative - pour des personnes qui n'ont commis aucun délit - a été doublée et passe donc maintenant à 90 jours, y compris pour des familles accompagnées d'enfants mineurs ?

Comment accepter qu'à Mayotte le droit du sol ne s'applique plus de la même façon qu'en métropole ? C'est ainsi que les enfants nés dans ce département français ne pourront acquérir la nationalité française que si l'un de leurs parents y résidait régulièrement depuis au moins trois mois au moment de leur naissance !

Comment admettre que le concept de pays tiers “sûrs”, introduit par une directive européenne en décembre 2005 dans le cadre de l'harmonisation des politiques d'asiles des Etats membres, concept qui réduisait déjà indûment la portée de la Convention de Genève, permette désormais de justifier la disparition, pour les ressortissants de ces pays, du recours suspensif devant la Cour nationale du droit d'asile ?

Enfin, si l'acte d'aider au séjour ou à la circulation de migrants sur le territoire ne peut plus être poursuivi, en application du principe de fraternité, encore faut-il que ce soit, dixit la nouvelle loi, dans un but exclusivement humanitaire. Cette formulation laisse planer le doute sur certains actes de solidarité. Ainsi que l'avait rappelé, début juillet, le communiqué de presse du Collectif Délinquants solidaires : la solidarité n'a pas besoin d'être exemptée.

Rendez-vous pour manifester haut et fort notre solidarité inconditionnelle avec tous les migrants, samedi 11 août de 11h30 à midi, Place de la Rotonde à l'orée des Allées Provençales.

Philippe, pour le groupe de coordination du cercle de silence d'Aix-en-Proven

La Borie sera expulsable à la fin de l'été !

9. août 2018 - 15:43

Berceau d'une lutte mémorable dans les Cévennes contre un grand projet de barrage dans les années 80, ce lieu d'habitation et d'expériences politiques et humaines diverses est occupé depuis une trentaine d'années.

Posted on 4 août 2018 by Laborie
Un délai avant la possibilité d'expulser la borie

Une plutôt bonne nouvelle pour la borie !
Le premier recours effectué le 25 juillet dernier par l'avocat de Delphine et Patrick auprès du 1er président de la cour d'appel a porté ses fruits à notre agréable surprise.

Celui-ci a prononcé, le 31 juillet, la suspension de l'exécution provisoire de la décision du TGI du mois de juin dernier. Cela signifie que le jugement ne pourra pas être exécuté avant la fin de la procédure d'appel, que la mairie ne pourra pas demander d'expulsion ni de paiement d'astreintes avant la fin de la procédure (le jugement de la cour d'appel est prévu pour l'année prochaine, sans qu'il y ait de date fixée encore).

Cela nous laisse un peu plus de temps pour envisager l'avenir de la borie et penser les choses moins dans l'urgence sera peut être plus confortable.

Vous êtes pour autant évidemment toujours les bienvenu-es pour fabriquer le présent et les suites…


Appel à soutien !

https://laborie.noblogs.org/

Ce texte peut être diffusé de manière large, et plus particulièrement dans les réseaux d'ami-es, de militant-es, de sympathisant-es, sur les listes mails et réseaux anti-autoritaires, autonomes, féministes….

LA BORIE SERA EXPULSABLE À LA FIN DE L'ÉTÉ !

Berceau d'une lutte mémorable dans les Cévennes contre un grand projet de barrage dans les années 80, ce lieu d'habitation et d'expériences politiques et humaines diverses est occupé depuis une trentaine d'années. Cet endroit, de nature préservée, à la biodiversité fourmillante, tenu et entretenu depuis toutes ces années par des personnes aux histoires éclectiques, à l'encontre des tentatives de réappropriation municipales ou privées, risque d'être expulsé !

Un jugement lourd est tombé – confirmant notre opinion sur l'infect visage de l'institution judiciaire – et les possibilités de recours sont très minces. Le jugement annonce l'obligation à quitter les lieux au 14 août et à partir de cette date une astreinte de 700 euros par jour pour les 3 personnes assignées et une intervention des forces de l'ordre possible à partir du 14 septembre. La manière dont le jugement est rédigé implique que nous n'avons très peu de certitudes d'obtenir des délais supplémentaires, malgré les tentatives de recours que nous allons effectuer. Nous considérons qu'il faut donc prendre en compte cette décision au pied de la lettre, et se préparer à son exécution dans ces termes, au vu du contexte exécrable et des comportements va-t-en-guerre des personnes de pouvoir, dans notre commune, comme ailleurs.

Nous avons décidé de nous opposer à cette expulsion et nous souhaitons garder ce lieu ouvert et continuer à vivre ici le plus longtemps possible. Nous devons également faire face à des réactions menaçantes de certain-es habitant-es du coin très réactionnaires (insultes, menaces de représailles physiques et de destruction, saccage d'un vehicule, coups de feu en pleine nuit, agressions physiques).

C'est pourquoi, nous, certain-es habitant-es de la Borie au quotidien ou par intermittence, lançons un appel urgent à différents types de soutien :

1 – En venant passer les prochains mois (ou plus) à la Borie pour préparer la résistance à l'expulsion en discutant, proposant, vivant, ou en construisant des choses avec nous, pour envisager comment faire barrage à l'arsenal repressif.

La Borie étant aussi depuis longtemps un lieu de réflexions et de pratiques de résistance à la psychiatrisation de nos existences, nous avons fait le choix d'etre un espace d'accueil et de soin, plutot que de tout miser sur la « valeur travail » et le productivisme. Aujourd'hui, sur nos souffrances et galères quotidiennes déjà complexes, se rajoute cette décision extrêmement sévère qui nous laisse très peu de temps pour nous retourner. Les personnes motivées et encourageantes sont donc les bienvenues.

Nous souhaitons que cette période puisse permettre d'élaborer des stratégies communes en accord avec les valeurs que nous portons, pour que cette bataille soit déterminée, féministe, queer, anti-coloniale, anti-capitaliste,… et qu'elle soit en résistance aux comportements racistes, sexistes, psychophobes ou validistes,… donc respectueuse des réalités de chacun-e.

En effet, il est indispensable que nous soyons nombreux-ses pour atténuer cette pression mais nous ne laisserons pas cette lutte devenir un étalage de virilisme guerrier où les personnes qui se sentent dans des capacités et envies différentes se sentiraient exclues ou dévalorisées. Nous aimerions que cet été puisse permettre aussi aux personnes qui le souhaitent de vivre des moments de partage sur tous les outils d'auto-défense existant face à cet état policier, et que les différentes luttes puissent trouver un écho et un espace d'expression. Nous vous accueillerons à bras ouverts, et en autogestion : beaucoup de choses seront à construire, si nous sommes aussi nombreux-ses que nous l'espérons.

2 – En nous rejoignant lors des Assemblées Generales des Luttes. La première étant à Saint-Jean-du-Gard, au parc derrière l'Aquarium (le Bois des Plumes), le 7 juillet vers midi, pour un pique-nique partagé avant de discuter à 14h. Pour évoquer non seulement les résistances face au projet d'expulsion de La Borie, mais aussi les contestations concernant l'ensemble des opérations de chasse aux pauvres, aux habitats précaires, à la gentrification touristique de nos communes, etc. L'atmosphère de guerre sociale nous étouffe, parlons-en, et organisons-nous !

3 – En organisant, là où vous êtes, des évènements de soutien (concerts, cantines, actions, et autres) afin de faire du bruit autour d'un très vieux squat qui pourrait sentir sa fin venir, et éventuellement faire aussi des sous pour les frais de justice déjà élevés. Nous pensons pouvoir évaluer les frais d'ici peu en fonction des recours potentiels. Car, non seulement on se fait dégager mais en plus il va falloir raquer.

Nous proposons d'ores et déjà le 14 août, pour une autre Assemblée Générale des Luttes, suivie d'un concert de soutien à La Borie. Pour toutes celles et ceux qui ne peuvent pas venir (individus, collectifs, réseaux…) l'idée est d'organiser localement un évènement de soutien ce même jour, ayant pour objectif de diffuser de l'information sur la situation, ainsi que de collecter des sous pour assurer notre défense. Cette date correspond à la fin du délai de 2 mois qui nous a été accordé avant de devoir quitter les lieux… un délai dérisoire au regard des trente années d'occupation des lieux !!

Et le 15 août, nous manifesterons dans les rues de St-Jean-du-Gard, pour faire entendre notre détermination à vivre sur les terres de La Borie, et plus largement à résister à toutes les logiques d'appropriation du vivant.

Entravons les velléités politiques des municipalités visant à nettoyer au karcher les zones habitées, à des fins touristiques, pour vendre aux visiteur-euses high standing des régions muséifiées sans pauvres ni crasseux-ses, sans constructions précaires, ou qui spéculent sur la vente des terres à de gros propriétaires déjà nantis.

4 – En faisant tourner l'info que nous cherchons des lieux de repli dans le coin ou plus loin pour nos affaires, nous-mêmes, nos casseroles et nos valeurs…

5 – En proposant ou en venant aussi passer des moments de joie et de partages comme des concerts, des ateliers, des chantiers, des fêtes, etc.

Si vous voulez venir ou organiser un truc ici et que vous connaissez pas bien l'endroit, écrivez-nous ! On pourra vous donner un peu plus de précisions sur comment venir, sur les différents espaces (certains sont des habitations, d'autres des cultures, certains sont tranquilles, d'autres plus collectifs, etc.). C'est plutôt cool de venir ici sans animaux de compagnie (y en a déjà plusieurs et ça peut faire trop pour certains-es). Les comportements relous, sexistes, racistes, homophobes, etc. ne sont pas les bienvenus.

Terres communes

8. août 2018 - 10:13

Dans un monde qui s'emmure, l'existence de la zad a ouvert des imaginaires aussi éclatants que tangibles. Depuis l'opération César en 2012, elle a servi de point de référence et d'espoir à une foule de personnes qui jugeaient indispensable de construire ici et maintenant d'autres possibles. Après l'abandon de l'aéroport face à un mouvement aussi offensif que massif, le gouvernement a tout mis en œuvre pour se venger et mettre un point final à des années d'expérimentations collectives insolentes. Une série d'attaques militaires, administratives, politiques et judiciaires ont amputé une partie de la zad et fragilisé son assise, et ce malgré les formes de résistance qui se sont trouvées sur ces différents terrains. La signature, en juin, d'un lot de conventions sur les terres occupées a néanmoins marqué une forme de cessez-le-feu et le maintien d'un ensemble de lieux de vie et de projets.

Pourtant, le statu quo actuel est précaire : la zad est toujours en lutte pour son avenir. Début octobre, un nouveau comité de pilotage va décider de la suite à donner aux conventions d'occupation. Il va formuler des orientations pour les années qui suivent face à ce qui s'est construit de singulier ici : le rapport aux communs, au soin du bocage, aux habitats, aux formes de production agricole et d'activités non-agricoles. C'est à ce moment que va être statuée la consolidation de l'emprise foncière des différents projets nés du mouvement ou sa remise en question. Ce qui se décidera dans des bureaux dépendra comme toujours de la présence d'un mouvement vibrant et actif à l'extérieur. C'est ce mouvement qui fera la réalité de ce qui continuera à se vivre sur le terrain face aux cadres institutionnels. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées régulièrement pendant des années sur la base d'un enjeu aussi clair que binaire : il y aurait ou pas un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la zad serait expulsée et le bocage détruit ou pas. Dorénavant, la menace persiste mais n'avance plus sous la forme d'un bloc de béton uniforme prêt à s'écraser brutalement sur nous. Le sens de la lutte se recompose et pourrait paraître offrir moins de prises directes._ _Cependant, tout autant que par le passé, le sort de ce précieux pan de bocage requiert la convergence de forces multiples. Aujourd'hui comme hier, ce qui va rester, se renforcer ou disparaître touche à des questions qui nous dépassent et qui infusent dans d'autres combats ailleurs dans le monde :

LUTTE PAYSANNE ET ACCÈS COLLECTIF À LA TERRE – Dans les semaines qui précèdent le comité de pilotage, il nous faudra mener campagne pour assurer la stabilisation des conventions sous des formes moins précaires et faire en sorte qu'aucun des projets ne soit laissé de côté. Nous aurons à défendre à ce titre l'existence d'une paysannerie solidaire, protectrice du bocage et vivrière face aux critères et normes d'une agriculture gangrenée par le productivisme. Le maintien des activités agricoles mises en œuvre par celles et ceux qui ont protégé le bocage est toujours menacé à divers titres. Certaines parcelles - à Saint-Jean-du-Tertre ou à la Noë Verte par exemple - sont en effet aujourd'hui revendiquées par les agriculteurs ayant accepté de les céder pour le projet d'aéroport et de toucher des compensations financières tout en retrouvant des terres à l'extérieur. De manière générale, nous devons continuer à nous mobiliser pour que les terres préservées aillent à de nouvelles installations et non à l'agrandissement d'exploitations existantes.

POUR UNE PRATIQUE DES COMMUNS – Parmi ce que l'histoire de la zad a offert de plus précieux, il y a le développement d'une pratique des communs et la possibilité de prise en charge collective d'un territoire par ses usagers réels sans subir de plans d'aménagement parachutés. C'est en ce sens que nous devrons sauvegarder cet automne l'usage actuel et partagé de la forêt de Rohanne et d'autres espaces boisés, leur enrichissement tout comme les activités liées au bois d'œuvre pour les projet de la zad. Face au modèle entrepreneurial individualiste et libéral imposé par le pouvoir, nous maintiendrons plus largement la construction d'entités collectives reliées aux assemblées de territoire : structures coopératives sur l'usage ou fonds facilitant l'accès commun à la terre...

COMBAT POUR LES HABITATS – Alors que, de région en région, de nouvelles manières d'habiter se cherchent, les vagues d'expulsion du printemps ont écrasé une partie de la richesse unique du territoire de la zad en terme d'architecture autonome et expérimentale. Certains des habitats légers préservés pourraient être de nouveau menacés dans les mois à venir. Alors que le Plan Local d'Urbanisme lié à la zad est en cours d'élaboration, un autre des combats de la rentrée sera lié au maintien de la possibilité de bâtis inventifs et auto-construits.

SOIN DU BOCAGE – Des années de vie dédiées aussi fortement à la défense d'une portion de terre humide ont décalé les regards et suscité une attention nouvelle au soin du monde et à ce qui relie quotidiennement les formes d'existences humaines et non-humaines. Elle a fait naître des manières de vivre et de cultiver qui ont la particularité rare de ne pas dégrader perpétuellement leur environnement. Cet automne, un diagnostic agro-environnemental va statuer sur les cadres de production préconisés officiellement sur ce territoire. Il nous faut veiller à ce que la sensibilité naturaliste résistante qui s'est épanouie ici ne se voit pas balayée par un retour à des formes d'agriculture classiques, incompatibles avec la préservation réelle de ce maillage bocager resserré, de ses haies, de ses tritons et de sa diversité.

TERRES DE RÉSISTANCES – Ces terres ont été sauvées en devenant carrefour des luttes, elles doivent aussi continuer à en être un des greniers. C'est l'objectif dans lequel se développent entre autres le réseau de ravitaillement, les cantines présentes auprès des grévistes ou migrant.e.s dans le pays nantais, et des infrastructures d'accueil et de formation. C'est dans cet esprit que nous voulons aussi continuer à aller à la rencontre d'habitant.e.s de quartier populaires ou d'autres territoires en lutte contre des projets destructeurs .

C'EST SUR CES DIFFÉRENTS FRONTS QUE NOUS VOUS APPELONS À CONVERGER NOMBREUX-SES SUR LA ZAD LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 SEPTEMBRE._

POUR TOUS CONTACTS : RECLAIMTHEZAD chez RISEUP.NET

Au programme :

## samedi 29 septembre

Marche et actions de soutien pour les nouvelles installations sur les terres de la zad, transhumance de brebis.

Fêtes des battages avec les récoltes de l'été, levée participative du hangar du Grand Troupeau Communal bovin, chantier bergerie, débats sur les luttes paysannes et l'accès collectif à la terre.

Mystérieux voyage dans la forêt de Rohanne, activité de bardage, discussions sur les communs et le maintien de la prise en charge de la forêt par ses usagers.

Chantiers et rencontres sur la défense des habitats auto-construits et alternatifs.

Banquet du réseau de ravitaillement des luttes et échange avec des salariés rencontrés lors des grèves de l'année passée.

Fête, concerts, cirque, spectacles...

## dimanche 30 septembre

Portes ouvertes sur plusieurs lieux de la zad : accueil et présentation des projets et installations.

Grande journée de randonnée dans le bocage avec le groupe des « sentiers de Camille », balade avec Les Naturalistes en Lutte et le groupe forestier Abrakadabois.

Défendons le Bocage & ses mondes !

pour tous contacts : reclaimthezad chez riseup.net

des infos sur les sites : zad.nadir.org

Visuel, affiche et tract ici, avec les infos mises à jour :
https://zad.nadir.org/spip.php?article6048

Rassemblement en soutien à Taner Kiliç

6. août 2018 - 18:30

Taner Kiliç, le président d'honneur d'Amnesty International Turquie, est incarcéré depuis plus d'un an.
Afin de marquer notre solidarité avec ce défenseur des droits humains, nous vous convions donc à un rassemblement organisé le lundi 6 août 2018, à 18h30, sous l'Ombrière du Vieux-Port à Marseille (cf communiqué ci-joint).
Plus que jamais, les droits humains sont bafoués en Turquie !
Liberté pour Taner Kiliç !

73e commémoration des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki

6. août 2018 - 18:00

Le Mouvement de la Paix vous invite à participer à la 73° commémoration des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki.
Elle se déroulera le lundi 6 août 2018 à 18h 00 sous l'Ombrière du Vieux Port.

Ces commémorations s'organisent cette année alors que les armes nucléaires sont enfin interdites par le Traité d'Interdiction des Armes Nucléaires (le TIAN) que l'ONU a rédigé. Il est ouvert à la signature des Etats depuis le 21 septembre 2017.
Ce traité, indispensable à cause des conséquences humanitaires de l'utilisation de telles armes, interdit la possession, la fabrication, le stockage, le financement et la menace des armes nucléaires. Il entrera en vigueur dès que 50 pays l'auront ratifié. A ce jour douze l'ont déjà fait et la campagne ICAN (campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires), qui a reçu le prix Nobel de la Paix 2017, est très optimiste, pressentant que les 50 ratifications seront obtenues avant la fin 2019.

C'est le début de la fin des armes nucléaires françaises !

Comment pourrait il en être autrement ? Ce traité va devenir la norme et comme pour les armes chimiques et bactériologiques déjà interdites, les pays qui ne rejoindraient pas l'initiative des Nations Unies se placeraient au ban des nations...
Par ailleurs, un sondage du 5 juillet 2018 commandé à l'IFOP par le Mouvement de la Paix et le journal la Croix indique que 76% des personnes interrogées se prononcent pour "que la France s'engage dans un processus international d'élimination totale et contrôlée des armes atomiques, tel que prévu par les Nations Unies".
D'autres part un rapport de la mission parlementaire pour les 50 ans du Traité de Non Prolifération (TNP), approuvé unanimement par les 40 députés présents (Modem, PCF, PS, LR et REM) de la commission des affaires étrangères, recommande que la France prenne soin d'agir sur le désarmement pour être efficace sur la non prolifération.
Ainsi, il est temps pour le Président Macron, de prendre en compte les interrogations des français et qu'il entreprenne l'organisation de l'indispensable débat national sur le démantèlement de notre arsenal nucléaire et de rejoindre le Traité d'Interdiction des Armes Nucléaires.
Le Mouvement de la Paix, en souvenir de toutes les victimes des bombardement nucléaires d'Hiroshima et Nagasaki, et afin que nul être humain n'ait à subir les indicibles souffrances que produisent les bombes atomiques, appelle à de grands rassemblements, partout en France ou se fourbit le feu nucléaire militaire, le dimanche 14 octobre 2018.
Pour la région PACA, un rassemblement est prévu devant la base aérienne 125, à Istres, où sont stockées, certaines prêtes à l'emploi, des bombes atomiques. Chacune d 'entre elles ayant une puissance 20 fois supérieure à celle qui explosa sur Hiroshima.

Un car sera affrété au départ de Marseille
Inscrivez-vous à :

Mouvement de la Paix - 45 rue de Forbin - 13002 Marseille
Tél : 04 91 91 47 00

4èmes Rencontres nationales de Convergence antinucléaire

4. août 2018 - 10:00

Ces 4èmes Rencontres nationales de Convergence s'inscrivent dans le prolongement et l'approfondissement des trois premières Rencontres antinucléaires nationales pour l'Arrêt immédiat du nucléaire initiées par le MCCA en 2016 et 2017 (en Provence, Région parisienne, Région Rhône-Alpes). Elles prolongent également le Forum Social Mondial antinucléaire qui s'est déroulé à Paris en Novembre 2017 et s'appuient sur les luttes locales et régionales de terrain.

Les précédentes rencontres ont confirmé le bien-fondé d'un positionnement sans atermoiement, sans préalable techno-scientiste ni alignement sur des stratégies politiciennes hors-jeu et autres transitions phagocytant la lutte antinucléaire.

La mise à l'arrêt immédiat de toutes les installations nucléaires est le seul moyen de faire cesser les atteintes graves à la santé et à la vie par les rejets radioactifs permanents ; de cesser de produire quotidiennement des déchets radioactifs mortels pour nous et les 1000 générations à venir ; d'éviter la catastrophe nucléaire sur notre territoire et sur les pays alentours ; de cesser de contaminer durablement l'environnement ; de lever la menace du cataclysme destructeur total planétaire.

> Contexte et objectif

Si hâter l'heure de la libération de l'occupation atomiste, de la dépendance nucléaire et de ses méfaits dépend de chacun et chacune : il n'est plus possible de continuer à répéter, tel un mantra, "le nucléaire c'est dangereux" et de rester dans les actions habituelles protestataires.

Ces Rencontres sont un espace d'intelligence collective, inter-régional et national, pour l'action et la lutte. Elles se fixent comme objectif d'affiner la réflexion pour améliorer les actions contre le crime atomique. Elles seront l'occasion de faire bénéficier le collectif de son expérience et de ses savoirs pratiques pouvant être mis en oeuvre par tous-tes là où se développent le désir de résistance et d'action.

Face à la violence institutionnelle et de guerre menée contre tout opposant, tel à Bure ou à NDDL (après Sivens, Plogoff, Creys-Maleville), où des personnes ont été mutilées dans leur chair et dans leur âme, tuées par les armes de guerre des forces répressives de l'Etat : quelle(s) stratégie(s) les antinucléaires doivent-ils déployer et quelle(s) tactique(s) mettre en oeuvre ?

> Organisation de la "Convergence antinucléaire"

. Principe d'autogestion. Chaque matin sont élaborés le déroulé et le contenu de la journée. Possibilité de proposer dès à présent une contribution (elles seront publiées au fur et à mesure), une intervention ou un thème, un moment d'animation et travaux pratiques, musical/artistique sur contact chez mcca-ain.org. Pour des raisons organisationnelles de places et de repas, il est demandé de confirmer sa venue en adressant un mail qui précise le nombre de personne(s) et de déjeuners/diners souhaités selon les jours à : contact chez mcca-ain.org

. Ouvert aux personnes comme aux collectifs et groupes de toutes les régions qui se reconnaissent et se positionnent sans tergiverser face au crime atomique


. Date et Lieu :
Le week-end des 4 et 5 août 2018 (10h-18h) en Provence sur le "Parc des Libertés" d'Avignon (parc ombragé de 5 ha à cinq kilomètres du centre d'Avignon, ligne de bus à partir de la gare TGV ou du centre-ville, hébergement léger et camping, restauration, sanitaires, aires de jeux)

. Plan de situation et d'accès, modalités pratiques :
http://mcca-ain.org/index.php/rencontres-convergence-antinucleaire-mcca

> Tu souhaites rejoindre le collectif d'organisation de ces Rencontres ? proposer des thèmes d'interventions et de débats ? : contact chez mcca-ain.org

Lettre d'information du site "La voie du jaguar"

3. août 2018 - 11:23

Nouveaux articles
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** Assassinat du compañero Abraham Hernández Gonzales, membre du Comité pour la défense des droits indigènes
Déclaration de Nodo Solidale **

par Nodo Solidale
26 juillet 2018

Abraham Hernández Gonzales était un homme de quarante-deux ans qui vivait en travaillant dans un petit hôtel sur la côte Pacifique, à Salchi, près de San Pedro Pochutla, Oaxaca. Là vivent aussi sa femme et ses deux enfants. Sa famille, comme des centaines d'autres dans la région, fait partie du Comité pour la défense des droits indigènes (Codedi), une organisation qui cherche à construire l'autonomie des peuples, défendre le territoire des projets extractivistes capitalistes et résister aux politiques gouvernementales d'appauvrissement et d'anéantissement. Plus précisément, Abraham jouait dans l'organisation le rôle de coordinateur régional à Los Ciruelos. Le mardi 17 juillet, sa vie a sombré dans la fosse noire et infinie de la guerre au Mexique.
Une camionnette et une moto sont arrivées chez lui, des hommes armés, cagoulés et déguisés en soldats l'ont arraché de sa maison et l'ont emmené avec un luxe de violence. Sa fille était présente et a déclenché l'alarme. (...)

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https://www.lavoiedujaguar.net/Assassinat-du-companero-Abraham-Hernandez-Gonzales-membre-du-Comite-pour-la


** L'Amassada s'invite sur le Tour de France pour dire non au Linky, non au transfo **

par L'Amassada
24 juillet 2018

C'est dans une ambiance survoltée par le passage de la caravane publicitaire, cette ode à la consommation absurde, que nous nous sommes invités sur le parcours du Tour de France à Saint-Affrique, dimanche 22 juillet. Un policier de la ville nous a gentiment (bien qu'involontairement) ouvert les grilles qui se dressaient dans toute la vilotte, la séparant littéralement en deux. Profitant de cette brèche, nous avons pénétré à la suite de la caravane, sous les regards éberlués des RG venus pourtant en nombre. L'accueil de la population fut chaleureux, sous les applaudissements et les bravos, seuls quelques touristes n'ont pas semblé y comprendre grand-chose. Nous avons parcouru plusieurs centaines de mètres, animés de nos chants et slogans, portant comme il se doit le maillot de l'Amassada, tout en distribuant des tracts, avant de rencontrer de nouveau une barrière nous faisant sortir.
(...)

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https://www.lavoiedujaguar.net/L-Amassada-s-invite-au-Tour-de-France-pour-dire-non-au-Linky-non-au-transfo

** Otra vez “… un México sin nosotros”
Considérations pour un nouvel agenda concernant les peuples indiens **

par Carlos Manzo
23 juillet 2018

Les nations indiennes ont plus d'ancienneté sur ces terres que la nation mexicaine, qui s'est formée il y a à peine deux cents ans. L'essence de notre identité ayuuk ou binnizá ne se limite pas à partager une quelconque émotion pour la victoire ou l'échec de la sélection mexicaine de football, c'est en peu de mots ce qui ressort de l'intervention de Yasnaya Aguilar Gil, qui fut invitée par l'EZLN à participer du 15 au 25 avril 2018 au débat intitulé "Prohibido pensar" ("Interdit de penser"). Elle a attiré notre attention sur la nécessité de revendiquer notre identité et elle s'est interrogée sur l'emploi de la catégorie "indigène" faisant partie du discours hégémonique consistant à nier la diversité des peuples, la plurinationalité sous-jacente au Mexique, due précisément à l'importance des cultures originaires. L'appel d'un "nosotros sin México" (un "nous autres sans le Mexique"), revendiquant l'être ayuuk, binnizá, maya, etc., devient possible et plausible, alors même que l'exigence d'homologuer juridiquement une certaine "mexicanité" nous est niée depuis l'État et dont la reconnaissance se fait chaque jour plus obsolète, tout comme la consigne "Nunca más un México sin nosotros" ("jamais plus un Mexique sans nous"). (…)

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https://www.lavoiedujaguar.net/Otra-vez-un-Mexico-sin-nosotros-Considerations-pour-un-nouvel-agenda-concernant

** Notes anthropologiques (XVIII) **

par Georges Lapierre
21 juillet 2018

L'objet de valeur
Première partie, l'objet

À partir de quel moment l'objet nous est-il apparu dans sa crudité ?
À partir de quel moment notre environnement a-t-il été perçu comme nature ? À partir de quel moment tout ce qui n'est pas nous, le non-soi, a-t-il été conçu comme objet, comme une chose qui n'était animée par aucune intention ou volonté propre ? La constitution de l'objet tel qu'on peut le concevoir aujourd'hui ne fut pas une donnée spontanée ou immédiate de la conscience, elle a exigé un profond bouleversement et une remise en cause de l'idée que nous nous faisions de la réalité.
Cette séparation que nous marquons instinctivement entre le monde de la pensée et celui de la non-pensée peut être datée, elle est issue de l'expérience, comme toutes nos conceptions de l'être et de la réalité. Elle ne s'est pas faite du jour au lendemain, elle a été progressive, elle a demandé des siècles avant de devenir une donnée de la conscience pour certains et certaines d'entre nous. Elle est loin d'être partagée par tout le genre humain. (...)

> https://www.lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XVIII

** La lettre de l'homme chat **

par Éric Derrien
21 juillet 2018

Dans un coin de forêt perdu du sud de la France, depuis dix-sept ans se crée une relation entre l'homme et la terre, une résistance au modèle culturel capitaliste. Ici pas de clef aux portes, des vergers collectifs, un chalet d'accueil gratuit, l'entraide, des stages et formations invitant à un nouveau regard sur nos cultures, bref la tentative bien modeste et locale de faire vivre un brin la rencontre entre Proudhon, Giono, Corto Maltese et Sitting Bull. Ce chemin, longtemps porté par un seul homme quoique bien soutenu par nombre de sympathisants, voit aujourd'hui arriver nombre de jeunes qui se retroussent les manches et le cerveau pour, entre autres, créer plusieurs hectares d'oliveraie collective. Ce courrier leur est adressé...

> https://www.lavoiedujaguar.net/La-lettre-de-l-homme-chat


** La familia Raíces
Son de Oaxaca **

par Traba
19 juillet 2018

Oaxaca, juin 2006. La ville gronde. Des barricades fleurissent dans les rues. L'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca (APPO) voit le jour.
La répression policière est féroce. L'insurrection durera près de six mois et prendra des airs de Commune de Paris. Un air rebelle et entraînant va porter les espoirs de cette ville qui lutte et qui résiste, une chanson au bout des lèvres. "El son de la barricada" sera l'hymne de ces jours enfiévrés. Une chanson qui s'inscrit dans la plus pure tradition du son jarocho et dont la famille Raices est un bel et modeste exemple.

Les musiques d'Andalousie, emportées par les conquistadors espagnols, ont débarqué sur les côtes de Veracruz pour se mêler à la musique indigène, elle-même mâtinée de sons africains. Le son jarocho était né. Puis les mélodies ont essaimé dans toute la cuenca du Río Papaloapan et dans toutes les rancherias, des groupes se sont mis à jouer cette musique métissée. Ces rendez-vous musicaux ont pris pour nom fandango et se voulaient la rencontre d'un chanteur ou d'une chanteuse, versedor ou versedora, et d'un danseur, zapateador ou zapateadora. (...)

> https://www.lavoiedujaguar.net/La-familia-Raices-Son-de-Oaxaca

LA VOIE DU JAGUAR
informations et correspondance pour l'autonomie individuelle et collective
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La Flottille de la Liberté une fois de plus interceptée par Israël : l'inacceptable blocus de Gaza

31. juillet 2018 - 18:17

Ce dimanche, la marine israélienne a commis l'acte de piraterie dont elle est coutumière depuis maintenant 10 ans : une intervention en eaux internationales pour intercepter la Flottille de la Liberté et s'en prendre à son équipage. L'Awda, le navire amiral de la flottille partie cette année de Suède et de Norvège, a été intercepté par la marine israélienne, et détourné vers le port israélien d'Ashdod. Son équipage et ses passagers ont été arrêtés et sont actuellement détenus en Israël.

L'Awda apportait une cargaison de médicaments dont la Bande de Gaza manque cruellement, et devait elle-même être remise en cadeau aux pêcheurs palestiniens de Gaza. Rien, absolument rien, qui puisse porter atteinte à la « sécurité d'Israël » au nom de laquelle tant de crimes sont commis. Mais ses 22 passagers et membres d'équipage, de 16 nationalités différentes dont la militante française Sarah Katz, apportaient un message bien plus dangereux pour la politique israélienne : la solidarité et l'espoir. Un espoir qu'Israël cherche méticuleusement à tuer, jour après jour, en continuant à réprimer dans le sang les Marches du retour, et en étranglant chaque jour un peu plus la Bande de Gaza.

Avec la fermeture, puis la réouverture limitée et sporadique du dernier point de passage pour les marchandises, la situation à Gaza, dans la chaleur étouffante de l'été, empire jour après jour. Et après les réductions des salaires payés aux fonctionnaires de Gaza, décrétées par l'Autorité palestinienne, ce sont maintenant les salariés et les services d'éducation et de santé de l'UNRWA, l'agence de l'ONU en charge des services aux camps de réfugiés, qui sont menacés par la coupure unilatérale de la part de financement des Etats-Unis. Gaza est devenue, au fil des années, un laboratoire ignoble : celui des techniques pour tuer une société et lui faire perdre tout espoir en l'avenir.

Celles et ceux qui connaissent la population palestinienne de Gaza, sa créativité, son engagement, sa profonde humanité, ne sont pas surpris par sa résistance à ce blocus inhumain. Mais rien ne sera possible sans une intervention concertée des Etats.

Nous demandons constamment et avec insistance au gouvernement français et au président de la République d'agir pour que cesse le scandale que constitue ce blocus. Et pour commencer, d'agir pour que le gouvernement israélien laisse passer la Flottille. Nous n'avons eu aucune réponse, pas plus que nous n'avons eu d'explication à l'inexcusable attitude de la police fluviale de la préfecture de police, qui a empêché par la force deux petits bateaux de la flottille d'accoster à Paris.

La Flottille doit passer, l'Awda doit être restituée pour pouvoir aller à Gaza, et son équipage et ses passagers libérés. Et la « Freedom », le voilier qui va la suivre dans quelques heures, ne doit pas faire l'objet d'un acte de piraterie similaire. Nous demandons au gouvernement français d'agir dans ce sens, de toute urgence et publiquement, en prélude à une indispensable intervention, ferme et assortie de sanctions, pour la levée du blocus de Gaza.

Nous renouvelons toute nos félicitations et notre solidarité aux équipages et passager.e.s courageux de la Flottille. Nous adressons toute notre solidarité à nos amis palestiniens de Gaza, et notamment aux animateurs des Marches du Retour, qui ont aussi publié un communiqué de solidarité avec la Flottille, et à toutes les femmes et les hommes de Gaza qui continuent à se battre pour la vie et pour l'espoir. Nous sommes et resterons mobilisés à leurs côtés.

Le Bureau national de l'AFPS
30 juillet 2018

Débat : La caisse de grève, un bon outil s'il est bien calibré

31. juillet 2018 - 18:03

Dans Alternative libertaire de mars 2018, Théo Roumier (SUD-Education) s'interrogeait sur les limites des caisses de grève. Trop centralisées, elles risquaient de renforcer le pouvoir de contrôle sur la base de certaines bureaucraties syndicales. De façon générale, elles risquaient d'alimenter une culture de « lutte par procuration ». Un camarade du groupe anarcho-syndicaliste Salvador-Seguí a voulu lui répondre sur ces deux points.

C'est toujours avec plaisir qu'on accueille les articles sur les caisses de grèves. Dès lors qu'il s'agit de penser et donner des pistes pour améliorer nos luttes, les militants savourent. L'article du camarade Théo Roumier « Pour ou contre les caisses de grève ? », paru dans Alternative libertaire de mars 2018, est très bienvenu. J'avais moi-même écrit, dans Le Monde libertaire, deux articles sur le sujet : « L'arme de la caisse de grève » [1] et « Proposition de structuration d'une caisse de grève interprofessionnelle » (un autre aussi en réponse à un camarade du SUB-CNT qui n'avait pas apprécié que je n'ai pas parlé des caisses de grève de la CNT-Vignoles).

J'avais moi-même commencé à m'intéresser au sujet suite à des discussions avec différentes instances de la CGT concernant les statuts de mon syndicat. L'idée que les caisses de grève permanentes seraient illégales y est très développée. J'ai pu m'en rendre compte encore récemment en discutant par hasard, dans le cadre de mon travail, avec une responsable confédérale (elle était présente en tant que cliente). Mon premier article avait donc pour but d'en montrer la totale légalité et légitimité. Et, comme Théo Roumier, j'avais cité la bien curieuse Cnas de la CFDT, mais aussi l'Epim de l'UIMM, patronat de la métallurgie. Profitons donc de cette occasion pour inviter les camarades cégétistes libertaires ou sympathisants à mettre la question à l'ordre du jour de leurs organisations syndicales respectives confédérées à la CGT. Car il est quand même fou que la principale organisation syndicale de France n'en dispose pas. Elle a pourtant la capacité de créer des caisses spéciales de secours mutuel.

Le second article était une invitation à créer une caisse de grève interpro à travers une union de syndicat. Le but était qu'elle puisse être utilisée pour tout le monde, sans distinction de confédération et sans capacité d'intervention dans la vie des syndicats. De même, je profite donc de cet article pour appeler les syndicalistes de tous les horizons et de toutes les confédérations à constituer une union de syndicats à travers des structures existantes ou à en créer dans ce but. Il suffit de deux syndicats professionnels pour constituer une union de syndicats interprofessionnelles [2].

L'article de Théo pose également la possibilité de caisses moins formelles, des dons directs ou presque des différentes cagnottes qui peuvent être récoltées. En effet, ce n'est pas négligeable ! Les dons non réguliers peuvent être précieux en période de fort mouvement social.

Mais il y a deux points sur lesquels j'aurais quelques bémols à émettre, et ce, dans le but de contribuer simplement à notre cause commune. Premièrement, dans le cadre de caisses de grèves nationales (la terminologie mériterait d'être plus explicite, car les formes sont très variables : compte en banque servant de caisse spéciale de secours mutuel, caisses noires, dons directs…), le risque d'un frein d'une direction face à une base remuante est facilement évitable. Il suffit de définir clairement les statuts régissant le fonctionnement de la structure. En affirmant le type d'usage autorisé et l'obligation de transparence de toute la comptabilité avec les pièces justificative pour tout adhérent. C'est, par exemple, ce qui s'est passé pour Denis Gautier-Sauvagnac, ancien dirigeant du patronat de la métallurgie. Refusant de s'exprimer sur les 19 millions d'euros retirés en liquide au cours des années 2000, il fut condamné pour non-respect du règlement intérieur relatif à l'Epim (la caisse de grève du patronat de la métallurgie), qui prévoyait les conditions d'utilisation, à savoir le soutien aux entreprises connaissant des conflits sociaux. Celles et ceux qui voulurent condamner l'individu n'avaient plus qu'à se procurer les documents montrant l'usage abusif des fonds et les dévoiler dans la presse et au procureur.

Deuxièmement, il faudra grandement relativiser le développement de la potentielle « grève par procuration » des donateurs. Il n'y a pas, d'ailleurs, d'études sociologiques à ma connaissance allant dans ce sens. Henri Vacquin, sociologue à l'origine de l'expression suite au mouvement de 1995, l'expliquait en ces termes en 2007 lors du mouvement contre la réformes des régimes spéciaux : « J'avais inventé à l'époque le concept de “grève par procuration”, de la part des salariés du privé qui, sous le poids du chômage, pouvaient difficilement entrer en conflit. Je prêtais donc aux syndicalistes du privé le sentiment de vivre la grève des transports publics comme une grève de procuration. Aujourd'hui, ce n'est pas du tout le cas. Il faut bien voir que la manière dont a été préparée cette approche des régimes spéciaux s'est beaucoup fondée sur le fait de désigner les salariés concernés comme des [...] privilégiés, ce qui, de vous à moi, n'est d'une part pas le cas et qui, en deuxième lieu, a suscité chez eux le sentiment d'être victimes d'une culpabilisation, ce qui est sûrement à l'origine d'une part de la colère qu'ils manifestent. » [3]

Les époques se ressemblent, décidément… En outre, l'explication donnée à ce comportement ne semble pas être à l'origine d'un acte de charité aux plus démunis pour se donner bonne conscience. Surtout, d'ailleurs, si le travailleur du privé donateur verse de l'argent à un fonctionnaire considéré comme « privilégié » ou simplement mieux loti. Bien au contraire, c'est une approbation d'un acte qu'on ne peut se permettre de faire dans la mesure où l'on craint des représailles sans doute bien réel. C'est d'autant plus vrai dans des secteurs d'activités économiques apparus majoritairement après-guerre et ne disposant pas de tradition syndicale et de sécurité d'emploi. À une époque de fort chômage et de forte précarité, c'est pire. Dans une société de consommation où l'intégration et la distinction sociale nécessitent d'importantes ressources souvent insuffisamment rémunérées, c'est encore pire. À une époque où le management propose aux salariés de se « réaliser » et de se divertir au travail pour le rendre encore plus souhaitable et difficilement détachable, cela devient vraiment difficile.

Si on donne à des grévistes en leur qualité de grévistes, c'est que nous cautionnons la grève et les individus qui passent à l'action directe spécifiquement dans le cas présent. Mais c'est aussi admettre que les moyens employés sont louables en eux-mêmes si les circonstances s'y prêtent. Notamment si le jeu en vaut la chandelle, en matière d'intérêts matériels et moraux. Lutter contre la « grève par procuration », c'est donc donner du sens moral à l'action, la rendre souhaitable, juste, ou en tout cas plus juste que de ne pas la faire. C'est la rendre appréciable, moralement, psychologiquement, socialement en entretenant ou en créant de nouveaux liens sociaux (nos querelles internes d'organisations et entre organisations peuvent beaucoup gêner de ce point de vue, il convient de nous interroger sur le manque de fraternité et de convivialité de nos milieux militants en ce sens, surtout en période de conflits sociaux). C'est la rendre supportable si, matériellement et monétairement, cela devient compliqué. Cela peut signifier valoriser la simplicité dans la consommation, la sobriété, le serrage de ceinture. C'est l'occasion d'interroger le sens d'une vie consumériste, réflexion chère aux courants écologistes. Néanmoins, si le capitalisme se maintient aussi bien, c'est aussi par cet apport matériel et moral dans nos rapports marchands monnayés. Inciter au régime en plus de l'insubordination en vaut-il la peine si cela peut être évité ? Sans doute non, d'où l'utilité de maintenir un niveau de rémunération proche. D'où l'utilité d'une bonne structuration de caisse de grève !

En outre, est-il impertinent de concentrer nos efforts là où cela fait mal au capital ? Lors du mouvement de 2007 cité plus haut, sur certaines lignes le trafic était paralysé avec 10 % de grévistes seulement. C'est simple, seuls les conducteurs étaient en grève, certaines sections syndicales semblent avoir puisé dans leurs fonds et d'autres travailleurs faisaient des dons réguliers. La grève de procuration par le don peut être, en conséquence, un outil d'optimisation de la lutte par l'effort de celles et ceux qui :

ne peuvent se risquer à de telles pratiques ;
n'occupent pas un poste clé dans le processus de production ;
n'ont pas d'emploi ;
n'ont pas d'utilité à se mettre en grève, ne contribuant pas au profit des capitalistes comme les permanents syndicaux ou les responsables associatifs.

Il faut bien entendu développer la pratique de la grève dans tous les secteurs possibles. Nous savons notamment depuis la Ire Internationale à quel point elle aide à forger les consciences durablement, surtout si elle est victorieuse. Mais il faut s'interroger sur les conditions du passage à l'action directe et les moyens d'optimisation des luttes.

Nathan (groupe anarchiste Salvador-Seguí)

[1] « L'arme de la caisse de grève », Le Monde libertaire, 26 février 2015

[2] « Proposition de structuration d'une caisse de grève interprofessionnelle », Le Monde libertaire, 15 septembre 2016.

[3] Henri Vacquin, « Grèves : « On est loin du conflit de 95 », RFI, 15 novembre 2007.

Alternative Libertaire n°285, juillet-août 2018

Réflexions autour d'un méga transformateur en Aveyron

31. juillet 2018 - 16:07

Notre émission du 24 juillet 2018 : « Réflexions autour d'un méga transformateur en Aveyron »

https://youtu.be/79RfKBjig_g

Nous revenons sur le projet de méga transformateur dans le sud de l'Aveyron dont la Déclaration d'Utilité Publique vient d'être signée par le ministre N. Hulot.

Nous vous invitons à partager quelques réflexions en provenance de l'Amassada, le hameau construit sur les lieux promis au bétonnage.

Voir aussi le lien suivant dont nous avons tiré de larges extraits : https://lundi.am/Les-reseaux-comme-champ-de-bataille

Bonne écoute !

* les 2ème et 4ème mardis du mois, à 14h15 en direct et le jeudi en rediffusion à 12h

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la Voix des sans-papiers n° 17

28. juillet 2018 - 20:42

Edito
Ses frontières seront le tombeau de l'Europe

Un revenant hante l'Europe : le revenant du nationalisme. Toutes les puissances de la vieille Europe-pourriture, de l'Europe-forteresse inaccessible, se sont coalisées pour insuffler à ce revenant une illusion de vie : petits grands hommes passés et présents, tel le président français, petites grandes dames, telle la chancelière allemande, esprits supérieurs, et nobles cœurs humanitaires à l'âme de gardes-chiourme.
Par effet de cette insufflation collective ininterrompue depuis deux ou trois décennies, de petits délinquants fascistes « souverainistes » se sont sentis comme ranimés et ont pris de la hauteur, comme font les ballons gonflés, s'élevant au septième ciel de la politique européenne, si bien que l'un d'eux se trouve aujourd'hui catapulté jusqu'aux leviers de commande de la machine d'un État fondateur de l'UE : à la tête, en Italie, d'un ministère-clé.
Que l'on juge sur pièce de l'homme et de l'étoffe dont il est fait. Ce qu'il rêve nuit et jour ? ce penseur original, ce génial hâbleur ?
Disons-le avec des mots très modérés, ceux de l'hebdomadaire Le Point : il rêve d'« une déportation de masse jamais vue en Europe… qui nécessiterait la mobilisation de 5 000 avions-charters » pour « bouter hors de la péninsule 500 000 immigrés irréguliers ». (lepoint.fr, 26/06/2018)
Exagération, propagande paraélectorale ? Faux. Voici ce que vient tout juste (20/06/2018) de déclarer publiquement le nouveau ministre italien de l'intérieur : « Il faut un nettoyage de masse, aussi en Italie, rue par rue, quartier par quartier, place par place, de vive force s'il le faut » (c'è bisogno di una pulizia di massa, anche in Italia, via per via, quartiere per quartiere, piazza per piazza, con le maniere forti se serve : video https://www.youtube.com/watch?v=-EBhlH4MZYY)
C'est là sa « solution finale » à lui : un simple bon sens, dans sa conception du monde, un point ferme de civilisation européenne. « Nettoyer les villes des immigrés » (ripulire le città dagli immigrati : https://it.wikipedia.org/wiki/Matteo_Salvini), c'est son programme depuis toujours. Cela est clair et net, un point c'est tout.
Comment donc réaliser un si beau rêve, un tel grand plan de nettoyage ethnique et social ? Semplicissimo ! élémentaire. Il suffit pour cela, comme pour bien d'autres maux jamais soignés de la botte italienne, de commencer par, sous ses ordres, « donner carte blanche aux carabiniers et à la police ». (dare mano libera a carabinieri e polizia : ibidem)
Conserve-t-on encore des doutes sur le fait que le grand homme est un fasciste raciste de la plus belle eau ? En 2009, alors qu'il était conseiller municipal et président du groupe de la Ligue du Nord à la mairie de Milan, il se distingua par cette proposition : réserver des wagons du métro aux Milanais et aux femmes, « qui ne peuvent se sentir en sûreté à cause de l'insolence et de l'incivilité de beaucoup d'extracommunautaires » (che non possono sentirsi sicure per l'invadenza e la maleducazione di molti extracomunitari : ibidem). De tels relents de ségrégation raciale que sont-ils sinon une exhumation à la sauce italienne du tragique apartheid d'Afrique du Sud, plus d'un quart de siècle après son abolition ?
Les événements de ces jours (Aquarius, Lifeline…) qui ont défrayé la chronique internationale, et grâce auxquels ce beau monsieur a joué, bouffi de soi et de zèle sanguinaire, le rôle du sang à la une, avec ces beaux événements on n'aura encore rien vu, rien entendu, si on n'arrive pas à le stopper à temps, par tous les moyens.
Il y en a sûrement qui se souviennent encore des « plus jamais ça ! » de l'après-guerre, quand le souvenir du fascisme et du nazisme était encore brûlant, en Europe, au milieu des décombres fumants de la guerre mondiale. Dans certains pays, comme l'Italie, l'antifascisme devint même une sorte de religion d'État : dans toutes les couches des classes supérieures on ne jurait que par lui, pour duper le peuple d'en bas insoumis. À tel point qu'en Italie il fut même dicté par la volonté constitutionnelle républicaine : dans une disposition ad hoc toujours en vigueur, qui expressément interdit « la réorganisation, sous n'importe quelle forme, du parti fasciste dissous ».
Sous n'importe quelle forme… Et pourtant, voilà un petit chef fasciste, nationaliste enragé, « secrétaire fédéral » de la Ligue, parti raciste et fasciste, voilà un petit délinquant politique applaudi par tous les criminels néofascistes et néonazis d'Italie, d'Europe et d'ailleurs, occuper la place de ministre de l'intérieur de la république antifasciste. On oublie trop vite l'histoire. On oublie que ni Mussolini ni Hitler (élu, celui-ci, à la suite d'élections démocratiques), petits chefs délinquants s'il en fût avant leur ascension au pouvoir, n'ont précisé par avance les crimes monstrueux qu'ils commettraient, par l'exercice du pouvoir d'État, au nom de leur nationalisme extrême. Empêchons que de petits délinquants nationalistes à l'instar de ces deux-là deviennent les nouveaux grands criminels politiques de l'histoire de l'Europe.
Plus jamais ça !... Pourtant : a-t-on remarqué le bizarre glissement dans le langage en usage ? Depuis pas mal d'années déjà on avait remplacé « néofascisme » et « néonazisme » par « extrême droite ». C'est comme si fascisme et nazisme n'étaient que des mots de l'histoire passée, n'appartenant plus à notre présent. Maintenant on dit même, de plus en plus, notamment en France : « ultra droite radicale ». Tout se passe comme si on se cachait de la réalité ; comme si, dans l'attente tacite du redevenir de l'« être-là », du phénix renaissant de ses cendres, l'on transformait le « plus jamais ça ! » en son contraire, en un parfait oubli ; comme si l'on s'était déjà soumis, in petto, par avance, aux nouveaux seigneurs à venir de la guerre sociale.
Et que dire alors des éternels malins qui ont voulu profiter de la venue du petit grand hâbleur d'« extrême droite » Salvini sur le devant de la scène de la politique internationale, pour essayer de se refaire une virginité droit-de-l'hommiste ? Laissons de côté le passé tout récent de « la France » pays foulant allégrement aux pieds tous ses principes d'« État de droit » à ses frontières, à la frontière franco-italienne notamment. Ne considérons que notre grand homme à nous, le président français en place. Comment peut-il avoir déjà oublié, par exemple, que cela fait presque un an jour pour jour que s'est tenu à Paris, le 3 juillet 2017, un sommet où la France et l'Espagne ont refusé à l'Italie l'ouverture de leurs ports aux bateaux des ONG transportant des migrants ? Son esprit supérieur n'arrive-t-il donc à concevoir même pas que ce sont de tels refus, aussi, qui ont contribué à l'ascension du petit esprit Salvini ? Pour quelle raison, de grâce, exactement la même « lèpre qui monte » des uns serait-elle, chez d'autres, et chez le chef d'État français notamment, une raison pour s'improviser donneur de leçon de droits de l'homme aux premiers ?

Une fois n'est pas coutume : notre édito est le texte, sans changements, sauf le titre, d'un tract de la CISPM-France et de la CSP75 en date du 29 juin dernier, distribué lors de manifestations devant l'ambassade d'Italie à Paris. Le titre du tract était : Les fascistes, dehors !
La note suivante accompagnait le tract : « Ce rassemblement devant l'Ambassade d'Italie à Paris est le premier pas d'une campagne visant à mettre sous accusation M. Matteo Salvini, ministre de l'intérieur italien, auprès des instances internationales, pour atteinte grave et répétée aux droits de l'homme et à la réglementation maritime internationale. Nous appelons toutes les organisations, associations, syndicats, partis politiques et simples citoyens de France, d'Europe et d'ailleurs à se joindre à notre initiative et à nous apporter leur savoir faire et leur collaboration pour l'aboutissement de notre démarche. Contact : +33.(0)6.51.70.74.92 »

Session de rattrapage pour le SCOT du Pays d'Arles

27. juillet 2018 - 11:32

La Préfecture des Bouches-du-Rhône vient de s'opposer au caractère executoire du SCOT du Pays d'Arles. Il faut dire qu'il y avait de quoi : incompatibilité du SCOT avec la DTA (rien que ça !), insuffisances des évaluations environnementales, consommation excessive de terres agricoles… La totale ! Pour certains, il s'agit d'un "petit contre temps". Pour d'autres, dont nous faisons partie, un signal fort de la part de l'Etat pour une meilleure prise en compte des impératifs de développement durable dans les documents d'urbanisme.


Rappel à l'ordre

Gros coup de tonnerre, à l'image des canons à grèle qui font un bruit assourdissant depuis plusieurs semaines. Les 27 conseillers qui siègent au conseil syndical du PETR du Pays d'Arles et qui avaient approuvé le SCOT à l'unanimité le 13 avril 2018 se sont fait taper sur les doigts. Il faut dire qu'ils l'ont un peu cherché. Le Préfet de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, Préfet des Bouches-du-Rhône avait fait part de ses observations sur le projet de SCOT proposé ainsi qu'on peut le lire dans les avis détaillés des personnes publiques. Voici quelques extraits choisis :

La consommation foncière doit être d'avantage explicitée,
Les questions de biodiversité, de trames vertes et bleues méritent un traitement plus approfondi,
La prise en compte du risque inondation sur les communes non couvertes par un PPRI (Plan de Prévention des Risques d'Inondation),
Eviter les projets de parc photovoltaïque dans les espaces naturels,
Expliciter d'avantage les projets d'extension sur les zones économiques de Saint-Martin-de-Crau,

On va s'arrêter la, cela en deviendrait offensant pour celles et ceux qui ont rédigé ce document de 1.000 pages. Mais la quantité n'étant pas forcément synonyme de qualité, le Préfet a donc fait jouer l'article L143-25 du code l'urbanisme : "dans un délai de deux mois, l'autorité administrative compétente de l'Etat notifie par lettre motivée à l'établissement public prévu à l'article L. 143-16 les modifications qu'il estime nécessaire d'apporter". Dont Acte !


Plus de 1300 ha d'espaces naturels et agricoles à sauver

Il faut dire que l'enjeu est de taille et qu'il mérite bien une missive (ou un missile) préfectorale. Une fois n'est pas coutume, parlons Camargue. Sur la seule commune des Saintes-Maries-de-la-Mer, ce sont 800 ha d'espaces naturels remarquables qui seraient supprimés !

L'agriculture n'est pas en reste avec près de 200 ha voués à l'urbanisation alors qu'ils se situent sur des espaces agricole de production spécialisée à fort potentiel agronomique ou gestionnaires d'écosystème.

La DTA de mai 2007 est pourtant bien claire à ce sujet :

La Camargue et la Crau constituent, à l'échelle départementale mais aussi nationale et européenne, une exception naturelle, culturelle et économique. Ces espaces ont valeur d'exemple dans une logique de développement durable où il s'agit de trouver une conciliation de long terme entre un développement économique raisonnable, le maintien d'un niveau acceptable d'équité sociale et la valorisation de ressources naturelles peu ou pas renouvelables.

L'arnaque aux emplois

Evidemment nos édiles ne se donnent pas tout ce mal pour rien. Le PADD fixe comme objectif la création de 20.000 emplois avec comme détail :

"la création de 10.000 emplois pour répondre aux besoins des 11.052 actifs sans activité" (Tome 1 – p17). Elle est pas belle la vie ! Tous ces emplois d'un coup. Par contre, il restera 1.052 personnes sans boulot, mais bon, on va pas ergoter sur des vétilles !
"création d'environ 10.000 emplois pour répondre à l'enjeu lié à l'accueil de nouveaux actifs" (Tome 1 – p17). Alors ça c'est énorme ! Avant même d'emménager en Pays d'Arles, les nouveaux arrivants auront déja du travail. Moi je dis respect pour cet exercice très réaliste de prospective économique et stratégique.
Selon l'INSEE, un peu plus de 2.000 emplois ont été créés sur ce territoire entre 2009 et 2014. Mais ça c'était avant. Avant la Culture, la Logistique, la Tour, le redéploiement du MIN de Châteaurenard, les grands défilés de Mode… Là, on va faire fois 10. Et c'est sans compter le contournement autoroutier ni les personnes embauchées pour changer tous les panneaux de limitation de vitesse à 80 km/h !


Modifications attendues

On va redevenir sérieux un instant mais il faut avouer que cette partie du SCOT devrait passer en exclusivité sur "Rires et Chansons". Suite à la publication dans le journal La Provence titré "Le SCOT retoqué par la Préfecture", nous avons fait une demande officielle aux services de l'Etat pour récupérer le document transcrivant la décision du Préfet.

Nous l'avons reçu et analysé. Pour faire court, le Préfet demande à ce que que 250 ha prévus à l'urbanisation soit retiré du SCOT. Soit 20% de ce qui est prévu à la bétonisation. C'est une très bonne nouvelle pour les 6 associations qui avaient adressé une demande de recours gracieux auprès du Président du Syndicat Mixte du Pays d'Arles.*

Mais Agir pour la Crau juge estime qu'il faut aller plus loin et sauver d'avantage de terres agricoles et d'espaces naturels et ceci sans compter les projets d'extension en zones non constructibles des PPRI ou en zones d'aléa d'inondations fort.

Le Syndicat mixte, composé en grande partie des maires des 29 communes du Pays d'Arles est donc obligé de revoir sa copie. C'est quand même un peu balot quand on sait que les intéressés ont eu 10 ans pour réviser ! Des efforts importants seront à faire en matière de géographie (terres agricoles, Natura 2000, évaluations environnementales…), de mathématiques (revoir la formule fausse du calcul des emplois créés) et de stratégie (capacités à se projeter au delà des enjeux électoraux).

Une chance supplémentaire d'obtenir son diplôme au rattrapage. Ou pas !…

* FNE13, Agir pour la Crau, Nacicca, Ader, Ligue de Défense des Alpilles, Appre

Agir pour la Crau
agirpourlacrau chez gmail.com

SOUTENEZ NOS ACTIONS
http://www.agirpourlacrau.fr/sortez-du-troupeau

Contre Linky et la vie connectée

27. juillet 2018 - 11:09

"La Demi Heure Radio-Active",

émission animée par le Collectif Antinucléaire 13 sur Radio Galère
(88.4 fm à Marseille ou sur www.radiogalere.org)*


Notre émission du 10 juillet 2018 : "Contre Linky et la vie connectée"

https://youtu.be/YQAgzu25Xcs

Les compteurs électriques Linky en cours d'installation dans nos lieux de vie seraient des maillons essentiels à une "gestion optimisée" des réseaux d'énergie et représentent un des piliers du projet global de "ville intelligente", dont on nous oblige tous et toutes à devenir acteurs sans jamais nous avoir demandé notre avis...

Nous vous proposons d'écouter un extrait d'une conférence "Contre Linky et la vie connectée" par Pièces et Main-d'Oeuvre, à Bayonne en février 2017.

Vous pouvez retrouver l'intégralité de cette conférence sur https://www.youtube.com/watch?v=NGPNLb0rTg4

Bonne écoute !

* les 2ème et 4ème mardis du mois, à 14h15 en direct et le jeudi en rediffusion à 12h

et toutes nos émissions depuis juin 2011 à réécouter à partir de notre blog

https://collectifantinucleaire13.wordpress.com/

La lettre d'information du site "la voie du jaguar"

26. juillet 2018 - 16:28
Nouveaux articles




** Notes anthropologiques (XVII) **
par Georges Lapierre - 11 juillet 2018

Où il est question de la pensée et de son aliénation

Dans son essai sur Dionysos, Maria Daraki en évoquant la cosmogonie
antique des Grecs écrit : "Au sein d'une culture qui, aux humains,
assigne l'identité d'“homme-sexe” et de “femme-sexe”, les morts se
donnent à Terre. Les femmes y trouvent un “amant”, les hommes une
“amante”. Une telle mort, il faut la vouloir, c'est en cela que se
résume la piété." Et un peu plus loin : « Pour Empédocle, Terre est
une sphère dont les “larges flancs” enferme le “feu” de l'union
sexuelle cosmique…" Puis elle ajoute : "Et l'on reste rêveur. Alors
que, pour la pensée scientifique des siècles classiques, la terre
est un disque plat et immobile, pour cette pensée entièrement magique,
la terre est une sphère, elle est remplie de feu et elle tourne !"

Ce sont sans doute les chamans des tribus indiennes ou indigènes encore
existantes qui, à travers les techniques de l'extase, se rapprochent le
plus de ce centre spirituel, de cette illumination visionnaire et
prophétique qui accompagne l'efflorescence de la pensée. (...)
https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XVII


** Essai d'une (auto)critique de la gauche
politique, économique et alternative **

par Johannes Vogele - 9 juillet 2018

Se poser aujourd'hui la question de la mondialisation, nous emmène
forcément sur un terrain beaucoup plus vaste, qui est celui du
capitalisme, son évolution historique, sa crise et la possibilité de son
dépassement. D'une manière plus générale, c'est le problème de la
civilisation occidentale et de sa suprématie totalitaire qui est en
cause.

Lutter contre la mondialisation du capital au nom du travail, contre la
globalisation de la spéculation financière au nom de l'argent "honnête",
contre la dérégulation néolibérale au nom de l'État, fût-il
démocratique, contre la globalisation au nom d'identités exclusives
— n'est-ce pas rester dans les formes immanentes, les contradictions
constituées et constituantes du système capitaliste ?
La mondialisation néolibérale et la crise ne sont-elles pas
les derniers stades d'évolution de la "société de marchandises" ?
Cette civilisation, car il s'agit bien plus de cela qu'uniquement
d'un système économique ou politique, n'est-elle pas entrée,
avec la révolution micro-électronique, dans une phase
d'autodestruction massive (...)
https://lavoiedujaguar.net/Essai-d-une-auto-critique-de-la-gauche-politique-economique-et-alternative


** ZADenVies
communiqué de presse **

par ZAD - 9 juillet 2018

Du 7 au 15 juillet 2018 auront lieu sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes
les rencontres d'été "ZADenVies".

Il s'agit du premier moment de rassemblement pour construire l'avenir
depuis les opérations de destruction du printemps et avant les
prochaines décisions d'attribution des terres de la ZAD en octobre.
Il s'inscrit dans la continuité de ceux qui ont marqué chaque été
durant les années de lutte contre l'aéroport.

Alors que l'État se montre toujours hostile à l'expérience sociale
qui se mène ici ainsi qu'à une gestion collective des terres, nous
continuons à défendre des modes de vies alternatifs à travers d'autres
manières d'habiter, de produire et de partager, de vivre ensemble. (...)
https://lavoiedujaguar.net/ZADenVies-communique-de-presse


** Les cultures afro-cubaines **
par Patrice Banchereau - 3 juillet 2018

Les cultures afro-cubaines, que l'on qualifie à Cuba de "folkloriques"
et en Occident de "traditionnelles", furent jusqu'à la fin du
XIXe siècle celles des esclaves, puis au XXe siècle celles de leurs
descendants. Elles sont aujourd'hui celles de tous les Cubains qu'ils
soient noirs, blancs ou métis. On peut les qualifier de "créoles"
tant elles se sont transformées, séparées de la matrice africaine, et
sont devenues rapidement spécifiquement cubaines. Le terme "afro-cubain"
peut prêter à confusion, puisqu'aux États-Unis (et par la suite en
Europe) on l'a utilisé — et on l'utilise encore de manière erronée —
pour qualifier les musiques "blanches" de Cuba, son, charanga et
toutes leurs déclinaisons qui donneront naissance dans les années 1970
à la "salsa" qui est de toute la Caraïbe et sans doute née à New York,
elle aussi de mélanges. Dans la musique afro-cubaine point d'instruments
à cordes ni à vent, ni guitares, ni pianos, ni cuivres, ni
contrebasses : de la percussion (principalement des tambours), du chant
et de la danse. (...)
https://lavoiedujaguar.net/Les-cultures-afro-cubaines


LA VOIE DU JAGUAR • informations et correspondance pour l'autonomie individuelle et collective • lavoiedujaguar chez riseup.net • http://lavoiedujaguar.net

Travaux imminents sur La Plaine

24. juillet 2018 - 10:47

Contrairement à ce qu'annonce la mairie,
SON PROJET N'EST NI « COLLECTIF », NI « PARTICIPATIF »,
ENCORE MOINS « POLYVALENT » OU « POPULAIRE »,
mais une brutale tentative de dépossession.

Un chantier interminable s'apprête à étouffer la place Jean-Jaurès.

Ce qui saute aux yeux, c'est une volonté de déraciner l'existant :

1) 87 arbres vont être arrachés à partir d'octobre (« transplantés » ailleurs, si l'on en croit l'élu Gérard Chenoz et le paysagiste Jean-Louis Knidel…).

2) Seuls 80 forains du marché seront tolérés pendant la durée des travaux (« Et ce n'est pas un cadeau ! », se gausse Marie-Louise Lota). Les autres iront « se faire voir ailleurs », la plupart pour ne jamais revenir.

3) La nouvelle voie qui va éventrer la place et provoquer un effet « entonnoir » + la suppression sans alternative de 400 stationnements exportera le chaos dans les rues environnantes (et pas seulement pendant le chantier !).

4) Conçu pour « se montrer et regarder », le « deck » central sera un lieu hostile aux usages actuels, tels que les jeux de ballon, la pétanque, le carnaval, la sardinade du 1er Mai ou les repas de quartier.

5) Un hold-up sur le foncier se prépare : « Vous serez bien contents du prix de vos fonds de commerce après la requalification », a lancé Yves Moraine aux commerçants inquiets. Il oublie de préciser qu'ils devront vendre sur la base d'un chiffre d'affaire plombé par trois ans de chantier.

La com' de la Soleam prétend faire briller l'opacité municipale.

L'assemblée de La Plaine dévoile quelques vérités cachées.

Conférence de presse
jeudi 26 juillet 2018 à 10h30
sur la Plaine, square Yves Montand (du côté de l'aire de jeu des enfants)

Pause estivale de Mille Bâbords jusqu'au jeudi 30 août

23. juillet 2018 - 19:56

Mille Bâbords fait une pause jusqu'au jeudi 30 août :
permanence à 15 h et réunion hebdomadaire à 18 h pour préparer sa fête de rentrée du 15 septembre à laquelle vous êtes toutes et tous invité.e.s

Féminisme en chantier

23. juillet 2018 - 12:00

joel.martine chez free.fr

bienvenue sur le chantier d'un ouvrage en cours de rédaction, sur les origines de la domination masculine, son devenir dans le capitalisme actuel, et les apports du féminisme face à la crise écologique.

Les chapitres mis en ligne sont proposés à la discussion. Vous pouvez laisser vos commentaires en forum au bas de cette page.
Si vous souhaitez que je vous envoie un chapitre non mis en ligne ici, demandez-le -moi par mail : joel.martine chez free.fr .

Cette page et les fichiers pdf auxquels elle donne accès est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
Toute mention ou citation doit indiquer le nom de l'auteur et la source :
http://www.millebabords.org/spip.php?article28869 .
Pour reproduction de tout ou partie de cette œuvre demander préalablement l'autorisation à
joel.martine chez free.fr , 33 6 11 81 60 78 .

Juillet 2018 : le manuscrit est prêt pour publication ! Il est proposé aux éditeurs.

le féminisme
attaque le mal
à la racine

sommaire et presentation manuscrit JM

PRÉSENTATION : DES EXEMPLES ET UN CHEMINEMENT

1 - PRIMATOLOGIE DE LA VIOLENCE, DE LA NON-VIOLENCE ET DU POUVOIR
Comprendre notre animalité pour comprendre notre (in)humanité
[ § à ajouter ? La plasticité cérébrale chez les humains et ses limites ]

2 - LA DOMINATION MASCULINE CHEZ LES SINGES ET LES HUMAINS
complète le chapitre précédent

3 - FEMELLES ET MÂLES : LE CONFLIT DES STRATÉGIES
Explication évolutionniste des différences physiologiques et comportementales entre les sexes
Tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur le sexe !

4 – PARENTALITÉ, CONFLITS DANS LE CARE, CONFIGURATIONS FAMILIALES
Suite du chapitre précédent
[ § à ajouter ? La référence à la biologie est-elle « essentialiste » ? ]

5 - LA « MADONE » ET LA « SALOPE » : QUELLE EST L'ORIGINE DE CES STÉRÉOTYPES ?
le modelage des rôles féminins par les stratégies sexuelles des hommes dans le patriarcat

stereotypes "madone" et "salope"

CE CHAPITRE PEUT PEUT ÊTRE LU À PART ET COMME INTRODUCTION. C'est un exemple d'analyse des différences de genre combinant deux approches complémentaires :
. le « féminisme matérialiste » d'inspiration marxiste : l'analyse des rapports de pouvoir hommes-femmes dans la production et la reproduction,
. le « féminisme évolutionniste » d'inspiration darwinienne : le rôle moteur des conflits entre les sexes dans l'évolution biologique.

6 - LES SPÉCIFICITÉS DE LA DOMINATION MASCULINE CHEZ LES HUMAINS
ET LA GENÈSE DU PATRIARCAT - Pour un biologisme historique

7 - DIVISION DU TRAVAIL, FAMILLE, LIGNAGE, ET EXPLOITATION DES FEMMES
ou le féminisme matérialiste revisité, 1

8 - L'EXPLOITATION DU TRAVAIL DOMESTIQUE ET SON ARTICULATION AVEC L'EXPLOITATION SALARIALE DANS LE CAPITALISME
ou le féminisme matérialiste revisité, 2
peut être lu indépendamment des autres chapitres

9 - DOMINATION MASCULINE ET RÉSISTANCES FÉMININES DANS LE CAPITALISME - un tableau récapitulatif

10 - L'ÉCO-FÉMINISME ET LE CARE ENTRE LUTTES SOCIALES ET REFONDATIONS THÉORIQUES
Peut peut être lu à part comme un regard sur l'actualité du champ mondial du féminisme.

écoféminisme et care

***

Textes complémentaires, non intégrés au manuscrit :

ENFANTEMENT, ALLAITEMENT, FÉMINISME
pour une politique de la co-génèse charnelle des sujets
Texte rédigé

enfantement allaitement féminisme

Le document qui suit, excellent résumé du débat sur le care dans le féminisme nord-américain, est un chapitre d'un livre d'Éric Rommeluère.
Copyright : Le Bouddhisme engagé, Éric Rommeluère, © Éditions du Seuil, 2013.
Texte du chapitre et des notes mis en ligne avec l'autorisation gracieuse des éditions du Seuil. Ne peut être ni copié ni imprimé ni transféré vers un autre support numérique quel qu'il soit. Tout autre mode de représentation et d'exploitation est strictement réservé à l'éditeur.

éthique CARE résumé bouddhiste Rommeluère

BLACK FEMINISM, FÉMINISME DÉCOLONIAL : UNE RADICALITÉ POUR CASSER UN PIÈGE
À rédiger. Paragraphes pour un chapitre en projet

racisme et sexisme

Mouvement de grève très suivi au Macdo de Sainte Marthe

21. juillet 2018 - 20:28

Les salariés du restaurant Macdonald de Sainte Marthe dans le 14ème arrondissement de Marseille sont en grève. Samedi 21 juillet après-midi l'établissement était complètement arrêté et une centaine de personnes, employés et clients solidaires, étaient rassemblés vers 17H30 sur la terrasse à l'appel des syndicats Sud, FO, UNSA, CFDT, CFE-CGC et SQPM (Syndicat des quartiers populaires de Marseille).

De grandes affiches étaient placardées sur les vitrines du restaurant dont le groupe américain a décidé récemment de se séparer en le franchisant, avec pour conséquence la perte de tous les avantages acquis de 77 salariés déjà bien exploités, avec des smics à temps partiel imposé - 800 € pour 33 H hebdomadaires (hommes et femmes) -, a expliqué Tony pour le syndicat SUD Hôtellerie-restauration. Ces 77 emplois, dans le bassin d'emploi des quartiers Nord déjà très défavorisé, sont voués au Pôle emploi si le restaurant ferme, a ajouté Kamel pour le syndicat FO, en rappelant qu'aux alentours sont également menacés de fermeture et en grève le Centre social de la Busserine, l'Ecole de la Viste et la crèche de l'Oeuf.
Sur un banc un huissier prenait des notes avec application : il refusé de prendre le micro que lui tendaient les syndicalistes.
Outre les Macdo d'Aix en Provence et de Sainte Marthe, trois autres établissements du centre-ville de Marseille ont annoncé vendredi qu'ils rejoignaient ce mouvement de grève pour contester leur franchisation. Ils dénoncent tous le fait que le groupe Macdo prélève de grosses sommes sur ses franchisés français, sommes qui ne sont pas déclarées en France où il ne paye pas d'impôts, commentent aussi les syndicats.

Cercle de Silence

19. juillet 2018 - 17:30

Jeudi 19 juillet et 16 août de 17h30 à 18h30

relayé par Resf13
resf13 chez no-log.org / 06 31 32 48 65
www.educationsansfrontieres.org

"Dix ans après la crise, prenons le contrôle de la finance"

18. juillet 2018 - 16:30

Attac Marseille vous invite le mercredi 18 Juillet à 16h30 à la librairie Maupetit à Marseille à l'occasion de la sortie du livre publié par Attac : "Dix ans après la crise, prenons le contrôle de la finance" (Edition Les liens qui libèrent).
Ce rendez-vous s'inscrit dans le cadre de "Les Mercredis Boulègue Teston d'Attac Marseille". La présentation et la discussion seront animées par Dominique Plihon, économiste et porte parole d'Attac France, membre du Conseil scientifique d'Attac et des Économistes Atterrés.
Dix ans après la crise financière de 2008, l'époque est toujours aussi favorable à la finance, aux fonds d'investissement et aux banques. Les timides réformes engagées depuis n'ont pas réussi à ébranler sérieusement leur pouvoir. Sans compter qu'un nouveau cycle de dérégulation financière voit le jour en Europe et aux États-Unis.
Mais, aujourd'hui, de plus en plus de gens ne supportent plus de devoir payer pour les dérives du secteur financier. Plus encore, ils ne croient plus que la croissance est sans limites, que la question écologique est secondaire et qu'une société peut vivre sans désordre avec de fortes inégalités.
Publié en plusieurs langues, ce livre donne des clés de compréhension aux citoyennes et aux citoyens afin qu'ils s'approprient le débat sur la finance. Il présente les réformes nécessaires pour mettre la finance au service de la société. Il est aussi le support d'une vaste campagne, « 10 ans après la crise », organisée par les mouvements sociaux et citoyens européens, dont le point culminant est fixé au 15 septembre 2018, date anniversaire de la chute de la banque Lehman Brothers en 2008, qui a marqué le début de la crise financière internationale.
Tous les deux mois depuis janvier, Attac Marseille organise avec la librairie Maupetit, sur la Canebière, un rendez-vous littéraire à l'occasion de la sortie d'un livre édité par Attac ou par un membre de son Conseil scientifique.

Llibrairie Maupetit, 142, la Canebière, 13001
Attac Marseille, 29 bd Lonchamp, 13001

 
 
 
 
DESIGN DARK ELEGANCE | PORTED FOR DRUPAL 6 | ADAPTE PAR: JEREMY BASTIDE 

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