Ecouter le live sur Galère  Discutez avec les autres auditeurs de radio galère : 

 

Infos Mille babords

Syndiquer le contenu Mille Babords
Mis à jour : il y a 18 heures 9 min

La lettre d'information du site "la voie du jaguar"

25. mars 2018 - 20:44
Nouveaux articles



** Plus vivants que jamais **
par Franz Himmelbauer
22 mars 2018

Pierre Peuchmaurd
"Plus vivants que jamais. Journal des barricades"

Il s'échappe de ces pages un âcre parfum de lacrymos… ce texte est
une sorte de "journal des barricades" qu'on aimerait citer de bout
en bout, tant il nous fait éprouver physiquement le plaisir intense
procuré par l'émeute, par "l'ouverture des possibles", comme disait
Sartre. Un exemple parmi beaucoup d'autres : "Mardi 21.
Paris-sur-Grève. Une ville paralysée et plus vivante que jamais.
Parce que ce qui est paralysé est ce qui, en temps ordinaire,
paralyse. Le métro étouffe, il n'y a plus de métro ; l'université
façonne, il n'y a plus d'université ; l'usine broie, il n'y a plus
d'usines ; nombre de bureaux retournent à leur poussière. Paris
respire et n'en croit pas ses bronches. Jusqu'au pas des gens qui
est différent, on dirait plus léger. En même temps qu'à parler, ils
réapprennent à marcher. On repart à zéro. Cette fois, en sortira-t-il
des hommes ? À quelques sales gueules près, et pas seulement les
casquées, ils ont l'air plus heureux aussi. Quelque chose d'enfantin,
quelque chose de nouveau. Fin de l'hibernation." (...)
> https://www.lavoiedujaguar.net/Plus-vivants-que-jamais

** Notes anthropologiques (X) **
par Georges Lapierre
21 mars 2018

La Danse des Aigles (suite et fin)

Tout en haut du mât se trouve juché le musicien. Il accompagne le vol
des "aigles" du son lancinant de sa flûte. À Tamaletom, la flûte était
faite d'un roseau maigrelet, qui permettait de tirer des sons aigres
et aigus ; elle était décorée en son milieu d'une plume d'un rouge vif,
que le souffle du musicien agitait. Autrefois le musicien et le maître
de danse se succédaient en haut du mât, le musicien dansait tout en
jouant d'un petit tambour et de la flûte, puis prenait place parmi les
danseurs (comme quatrième danseur), ensuite le maître du rituel dansait
à son tour, faisait des offrandes aux quatre points cardinaux, puis
imitait le vol d'un rapace. Les deux fonctions, celle de musicien et
celle de chef des danseurs, sont séparées, mais parfois elles peuvent
être confondues. Souvent le musicien est aussi le chef des danseurs,
comme aujourd'hui dans la capitale, et il joue assis sur le bloc
giratoire. À Tamaletom, elles étaient séparées et le musicien était
resté au pied du mât. Le chef des danseurs ou encore le maître du
rituel, était appelé le "k'ohal". (...)
> https://www.lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-X

** Oaxaca, Mexique
Deuxième Congrès international sur la communalité **

17 mars 2018

Dans le cadre du Deuxième Congrès international sur la communalité,
une première discussion autour du thème de la terre et du territoire
eut lieu à San Pedro Comitancillo les 5 et 6 mars 2018. San Pedro
Comitancillo se trouve dans l'isthme de Tehuantepec. Participèrent
à cette rencontre des gens venus d'Ixtepec, de Matías Romero, de
Juchitán, de Santa María Guegolani, de Santa María Ixhuatan,
d'Unión Hidalgo, de San Juan Guichicovi, de San Mateo del Mar, de
Salina Cruz, de San Miguel Chimalapa et des États du Chiapas, de
Veracruz, du Querétaro, de la ville de Mexico, de l'État de Mexico,
de Puebla, de Jalisco et aussi des compagnons venus de Colombie,
d'Espagne, d'Allemagne, d'Argentine et de Bolivie.

Les participants à cette première rencontre ont reconnu l'importance
du territoire comme lieu où se développe une vie sociale forte autour
d'un bien commun à tous. Ils ont constaté que le territoire et, par
voie de conséquence, les habitants sont désormais l'objet d'une
agression continue de la part d'entreprises commerciales transnationales
(...)->https://www.lavoiedujaguar.net/Oaxaca-Mexique-Deuxieme-Congres-international-sur-la-communalite

** Eduardo Colombo
1929-2018 **

par Tomás Ibáñez
14 mars 2018

Aujourd'hui, mardi 13 mars 2018, la triste nouvelle de la mort
d'Eduardo Colombo nous frappe douloureusement. Avec Eduardo non
seulement disparaît un compagnon attachant et fraternel, mais
aussi un penseur de tout premier plan et un militant anarchiste
de convictions inébranlables.

C'est pendant les années quarante que le jeune étudiant Eduardo Colombo
s'impliqua intensément dans le mouvement anarchiste de son Argentine
natale, participant aux luttes anarcho-syndicalistes de la FORA
(Fédération ouvrière régionale argentine), en collaborant et en
assumant des responsabilités de gestion dans son journal renommé,
"La Protesta". Depuis lors, une longue période de plus de soixante-dix
ans s'est écoulée au cours de laquelle Eduardo Colombo n'abandonna pas
une seule minute son engagement précoce et intense pour "l'Idée" et
pour la cause de cette révolution sociale pour laquelle il a combattu
toute sa vie avec un enthousiasme inépuisable. (...)
> https://www.lavoiedujaguar.net/Eduardo-Colombo-1929-2018

** Nous sommes seuls légitimes
à prendre en charge l'avenir de la ZAD **

par ZAD
9 mars 2018

Le mouvement contre l'aéroport et pour un avenir commun dans le bocage
revendique sa légitimité à prendre en charge le territoire de la ZAD.
L'abandon du projet d'aéroport est l'aboutissement d'une longue
lutte soutenue activement par des dizaines de milliers de personnes.
Le mouvement contre l'aéroport et pour un avenir commun dans le bocage
est seul en mesure aujourd'hui de mettre en œuvre un projet cohérent
pour ce territoire articulant la pérennisation des habitats, l'impulsion
d'une dynamique agricole inédite et le soin apporté aux questions
environnementales. Lui seul peut, pour reprendre les mots de la mission
de médiation, porter un "terrain d'expérimentation de pratiques" dans
un projet "spécifique, à fort enjeu", avec "un caractère très
novateur".
Depuis plusieurs mois, "l'assemblée des usages" rassemble le
mouvement autour de la question de la prise en charge du territoire
par celles et ceux qui l'ont sauvé de la destruction programmée. (...)
>https://www.lavoiedujaguar.net/Nous-sommes-seuls-legitimes-a-prendre-en-charge-l-avenir-de-la-ZAD

LA VOIE DU JAGUAR • http://lavoiedujaguar.net
informations et correspondance pour l'autonomie individuelle et collective
lavoiedujaguar chez riseup.net

Quelles pratiques face au droit ?

25. mars 2018 - 18:00

Que faire face à la police et à la justice ? Présentation de guides juridiques et de conseils pour se défendre.

On essaiera ici de faire un petit retour sur les guides d'autodéfense qui ont pu être distribués, sur comment ils ont été pensés, sur comment se les approprier, sur les choix qui ont pu être faits au niveau de l'information et des liens avec les pratiques des groupes qui les ont créés.

Avec :
La Caisse d'autodéfense juridique de Toulouse
https://caj31.noblogs.org

La Défense Collective de Rennes
https://defensecollectivtivenoblogs.org


Groupe Le Camarade
E-mail : lecamarade chez protonmail.com
Site Web : www.lecamarade.org

Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme

25. mars 2018 - 16:30

Les bénévoles de la Quinzaine des féminismes (festival féministe organisé à Marseille) vous invitent à un atelier d'écoute et de discussion autour du livre de Françoise Vergès Le ventre des femmes. Il débutera par l'écoute collective d'une conférence de Françoise Vergès, enregistrée à Saint Denis de La Réunion à propos de son livre, et sera suivi d'un atelier de discussion et de réflexion.

Thématique : Dans les années 1960-1970, l'État français encourage l'avortement et la contraception dans les départements d'outre-mer alors même qu'il les interdit et les criminalise en France métropolitaine. Partant du cas emblématique de La Réunion où, en juin 1970, des milliers d'avortements et de stérilisations sans consentement sont rendus publics, Françoise Vergès retrace la politique de gestion du ventre des femmes, stigmatisées à la fois par leur condition raciale et sociale. En parallèle, elle s'interroge sur l'aveuglement vis-à-vis de ce traitement scandaleux par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF ou le MFPF (Mouvement Français pour le Planning Familial). C'est pourquoi il est important pour nous que cette réflexion puisse avoir lieu au Planning Familial.

En s'appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l'auteure entend faire la lumière sur l'histoire mutilée de ces femmes, héritée d'un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd'hui.
Cet atelier fait suite aux précédentes rencontres organisées lors de la Quinzaine autour de la question du privilège blanc dans les luttes féministes. Il répond à la demande de plusieurs personnes de travailler sur ce livre là en particulier. Ces rencontres ont fait émerger l'envie de continuer à réfléchir à ces questions au-delà de la Quinzaine et sous des formats différents. Nous terminerons avec les idées et envies de chacun.e pour les prochaines fois. Espérons que cela nous donnera l'envie de nous rencontrer encore et encore pour réfléchir et questionner ensemble ces questions de privilèges dans les luttes passées et à venir !

Atelier en non-mixité : sans mec cis

Le 25 mars de 16h30 à 19h
au Planning familial 13
106 bd National
13003 Marseille

Propos d'un prisonnier sur son quotidien aux Baumettes

25. mars 2018 - 16:12

Le texte qui suit a été écrit par Samy Miout, prisonnier au centre pénitentiaire de Marseille depuis février 2017. Fin août début septembre, Samy et sont co-détenu Abdelhalim avaient fait parler d'eux dans la presse pour s'être mis en grève de la faim afin d'alerter sur leurs conditions d'enfermement. Ce lundi 26 mars 2018, Samy passe en procès suite à des plaintes de l'administration pénitentiaire . C'est à l'occasion de son passage devant le tribunal qu'il nous a demandé de diffuser ce texte. [Les passages entre crochets sont des notes qui ont été rajoutées par nos soins].
Parloir Libre.

En 2018 je me demande vraiment comment c'est encore possible de vivre enfermé dans une prison comme celle-ci, aussi dégradées que le sont les Baumettes historiques. Avec le temps on devient de plus en plus impatient et c'est pourquoi je vais expliquer cette incarcération qui me choque.
Le commencement c'est l'insalubrité. Les douches sont froides avec des champignons sur le sol. Les chauffages sont éteints. Les canalisations sont tellement vieilles qu'elles dégagent de mauvaises odeurs. Les chasses d'eau se cassent. Même les escaliers se sont effondrés... Il y a des trous dans les murs des cellules avec de l'humidité et des fils dénudés qui pendent. Les fenêtres sont cassées, le froid rentre. Les grillages derrière les barreaux nous maintiennent en permanence dans la pénombre ce qui à la longue provoque des problèmes de vue. [Ce sont des caillebotis, interdits par la réglementation européenne, mais la France préfère payer des amendes que de les enlever et continue d'en installer]. Les rats s'invitent partout. Des cafards pullulent jusque dans les frigos. Tout la nuit on entend le bruit des chats qui miaulent, je n'arrive pas à dormir, je n'en peux plus mais il faut faire avec...

Certains prisonniers sont enfermés à trois dans une cellule de 9m². Rien qu'à y penser cela me faire frissonner.
Dans la cour de promenade, il n'y a pas de préau, quand il pleut, on reste sous la pluie.
Depuis peu de temps, je travaille comme auxi nettoyage. Je croise des hordes de rats qui prolifèrent et n'hésiteront pas à investir la nouvelle prison, si ce n'est pas déjà fait. Il faudrait dératiser. Pour ce travail, je suis payé 1€98 de l'heure, dont une partie est prélevée pour les parties civiles.
Lorsque l'on fait des commandes auprès du service de cantine, les livraisons tardent voire n'arrivent jamais. Lorsque l'on met un drapeau à la porte pour appeler un surveillant, il faut parfois attendre plus de deux heures avant que ça soit pris en compte. Il n'y a pas d'interphone dans les cellules pour prévenir en cas de problème. Si tu as un souci de santé, il faut plus d'une heure pour aller à l'infirmerie, le temps de perdre sa vie. [L'unité de soin étant désormais située aux Baumettes 2, pour y accéder il faut prévenir un surveillant qui, si toutefois il accepte, doit ensuite escorter le prisonnier dans un long tunnel entre les deux prisons]. Les salles d'attentes de l'UCSA sont tellement pleines que l'on y est serrés comme des poulets en cage. Quand un détenu est malade ils disent que tant qu'il respire il n'y a pas d'urgence. Je suis seul dans ma cellule et j'ai déjà fait trois pneumothorax avec des risques de récidive. Une fois, ils m'ont remis dans une cellule brûlée non rénovée et, ce malgré mes problèmes de poumons, j'ai respiré les résidus de cramé.
J'ai perdu ma mère le 6 mai 2017, l'année où je suis rentré aux Baumettes. Je n'ai pas eu le droit de participer aux obsèques. Cela me choque car pourtant je leur avais donné les documents nécessaires. Ce manquement à mes droits a été avéré par le Défenseur des Droits dans un document qui m'a été envoyé.
Mon droit de correspondance, même avec mon avocat, n'est pas respecté, mes lettres ne lui parviennent pas. Des courriers qui m'ont été envoyé par des avocats et par le Défenseur des Droits, sensés être confidentiels, m'ont été donné ouverts, et ce malgré l'autocollant mentionnant la confidentialité.
J'ai été agressé par un surveillant le 1er août 2017. J'ai alors déclaré l'agression au chef du bâtiment, celui-ci a constaté que je crachais du sang et m'a promis que je pourrais aller à l'infirmerie. Le 3 août, je n'étais toujours pas allé à l'UCSA, j'ai alors pris un compte-rendu d'incident pour des dégradations commises en réaction. Ce CRI a été classé sans suite, sans doute car cela aurait trop éveillé l'attention sur l'agression que j'ai subie. Je n'ai pu me rendre que le 7 août à l'infirmerie mais les lésions n'étaient plus aussi apparentes et il n'a pas été possible de faire constater les blessures. Ma plainte, déposée le 8 août, est restée sans suite. Suite à ce dépôt de plainte, j'ai été convoqué par un brigadier qui m'a clairement dit que si je confirmais ma plainte j'en subirai les conséquences et que je vivrai un enfer. Il m'a par la suite été très difficile de récupérer les documents prouvant le dépôt de plainte, ils ont été dissimulés pendant plusieurs mois par l'administration qui a prétendu que c'était du au déménagement de prison.
Suite à la grève de la faim et de la soif que j'ai mené fin août au côté d'Abdelhalim Trazie-bi, puis de nouveau et à de nombreuses reprises, les gardiens m'ont exprimé leur énervement à propos des articles qui sont sortis dans la presse.
Alors que j'avais entamé une nouvelle grève de la faim pour faire valoir mes droits et demandé mon transfert, j'ai été de nouveau violenté par les surveillants le 15 octobre 2017. La veille, j'avais bloqué la serrure de la cellule parce que je me sentais menacé par d'autres prisonniers et par les gardiens. [Samy avait alors demandé à être placé au quartier d'isolement pour sa protection et même demandé à être enfermé au quartier disciplinaire, ce qui prouve qu'il avait vraiment le sentiment d'être en insécurité]. Ils m'accusent d'avoir dégradé ma cellule et me demandent de rembourser le matériel mais la cellule avait déjà été dégradée et je n'ai jamais signé aucun état des lieux. [Par ailleurs, il est à noter que le bâtiment A où se trouve la cellule en question a été vidé de ses occupants au début du mois et qu'il sera démoli cet été, comme le bâtiment B où se trouve actuellement Samy et les autres bâtiments des Baumettes historiques.] Ils prétendent que j'ai déclenché un incendie dans la cellule avec l'usage d'un dispositif explosif : c'est faux, j'ai utilisé un bout de drap. Après l'incendie, à mon retour de l'infirmerie, j'ai constaté que mes affaires, restées dans la cellule, m'avaient été dérobées car les surveillants avaient délibérément laissé la porte ouverte. Quand ils sont de nouveau intervenus pour me conduire au cachot, je suis tombé par terre car j'ai fait une détresse respiratoire. Ils m'ont mis des coups. J'ai fait effectuer un certificat médical le lendemain, j'ai déposé plainte contre X pour des violences commises lors de cette intervention, mais la plainte n'est jamais arrivé à destination. Aujourd'hui je suis accusé de les avoir insultés et menacés. Ils prétendent que j'ai formulé des menaces au nom de l'Islam, ce que je nie formellement, cela me paraît tout simplement inconcevable car je pense que c'est une religion de paix, incompatible avec la violence. [Dans d'autres établissements pénitentiaires également, la religion musulmane sert de véritable bouc-émissaire, sujet à tous les amalgames. Dorénavant, les surveillants qui portent plainte ou qui ont des rancœurs envers un prisonnier hésitent de moins en moins à le faire passer pour un « détenu radicalisé ».] Pour ses faits de dégradations et menaces, j'ai déjà été condamné par la commission de discipline, j'ai été placé au quartier disciplinaire, j'ai perdu 45 jours de remises de peine, et, maintenant, c'est le tribunal qui s'apprête à me pénaliser de nouveau.
Quoi qu'il en soit, quel que soit l'issue du procès, ce que j'espère c'est que je serai transféré hors des Baumettes, en espérant être incarcéré dans une prison qui respecte le règlement institué. Actuellement, même si mes rapports avec l'administration pénitentiaire se sont un peu améliorés, cela reste très dur au niveau émotionnel : le décès de ma mère, le coma de mon frère qui est encore hospitalisé, l'absence de mes enfants, etc. J'ai perdu quinze kilogrammes durant ma détention. Aucun personnel de l'état ne m'aide véritablement, je suppose que cela peut s'expliquer par la difficulté des conditions de travail et de détention dans cette prison et le réel manque de moyens qui rendent le travail difficile à exercer.
Ma dernière grève de la faim a été effectuée du 13 décembre au 9 janvier, j'ai passé les fêtes sans manger. Je n'ai été reçu par l'UCSA qu'en date du 3 janvier, treize jours après le début de la grève de la faim, ce qui a été avéré par le délégué du Défenseur des Droits. J'ai fait ça pour demander une nouvelle fois ma demande de transfert pour rapprochement familial car ici je manque de soutien.
La prison des Baumettes est tellement dure qu'on en arrive à se mutiler, à avaler des lames de rasoir, à se pendre... C'est la prison française où le taux de suicide est le plus important [chiffres de l'année 2017].
Tout ce que je viens de décrire n'est pas du tout digne d'humanité, nous sommes normalement privés de liberté mais là je comprends qu'on est en train d'enlever ma dignité. C'est pourquoi je suis révolté et le resterai jusqu'au jour où je serai libéré, afin que d'autres ne subissent pas de telles tortures psychologiques. J'espère que les nouvelles générations n'auront plus à vivre ce type d'enfermement. Suite à ses déclarations, je demande mon transfert dans l'urgence et mon placement sous protection judiciaire.

Samy Miout
numéro d'écrou 184030
Centre Pénitentiaire de Marseille - Les Baumettes

N'hésitez pas à diffuser ce texte le plus largement possible. Vous pouvez nous contacter au 0753131208 et sur l'adresse parloirlibre chez gmail.com.
Vous pouvez également aider Samy en participant à la cagnotte mise en place pour lui : www.lepotcommun.fr/pot/5qv1ilql

« Rappel à l'ordre ! »

25. mars 2018 - 16:00

Dans le cadre de la semaine nationale contre le racisme et l'antisémitisme

« Rappel à l'ordre ! » est un one-man-show de 30 minutes qui met en scène le lien entre la construction médiatique de l'étranger et de l'immigré et les politiques répressives ; entre les pogroms contre les italiens de Marseille et la marseillaise sifflée aujourd'hui ; entre le poids de l'Histoire coloniale et la crise des migrants. Ce one man show a été créé à partir des recherches de Gérard Noiriel (Immigration, antisémitisme et racisme en France, discours publics et humiliations privées, XIXe-XXe siècles) et s'adresse à tous les publics.

L'amour et la révolution

24. mars 2018 - 20:30

AU CINÉMA LE MÉLIÈS DE PORT-DE-BOUC
SAMEDI 24 MARS à partir de 19h30
séance spéciale du film… L'AMOUR ET LA RÉVOLUTION
en présence de YANNIS et MAUD YOULOUNTAS
buffet grec + film + débat

On ne présente plus YANNIS YOULOUNTAS : poète, philosophe, cinéaste, journaliste, grand activiste dans les luttes contre un ultra-capitalisme sauvage et inhumain, défenseur de la cause grecque et des injustices sociales qui secouent le pays, militant anti-fasciste… Yannis Youlountas, et sa compagne Maud, sont de tous les combats, avec une générosité et une fraternité rares. Nous avons eu l'honneur de les recevoir de nombreuses fois au cinéma le Méliès, en l'occurrence à l'occasion des sorties de leurs précédents films, Ne vivons plus comme des esclaves et Je lutte donc je suis. Aujourd'hui, Yannis et Maud sont repartis sur les routes pour présenter leur troisième film : L'AMOUR ET LA RÉVOLUTION !

C'est avec un immense honneur que nous vous proposons la première date dans la région de ce nouveau film, puissant et humaniste : Yannis et Maud Youlountas seront en effet au cinéma le Méliès de Port-de-Bouc le SAMEDI 24 MARS à partir de 19h30, pour la projection de L'AMOUR ET LA RÉVOLUTION !

La bande-annonce ici :
https://www.youtube.com/watch?v=4LHHR9LBga4

Au programme, buffet grec à 19h30, film et débat à 20h30 ! Il est fortement conseillé de réserver dès à présent, en appelant le cinéma !

Toute l'équipe du cinéma espère vous retrouver nombreuses et nombreux lors de cette belle soirée à venir !

……………………………………………………………………………..

LE FILM
L'AMOUR ET LA RÉVOLUTION

Un film de Yannis Youlountas (FR/GR, 2018, 1h17, VOST)
Dix ans après les premières émeutes les médias ne parlent plus de la crise grecque. Tout laisse croire que la cure d'austérité a réussi et que le calme est revenu. Ce film prouve le contraire. A Thessalonique des jeunes empêchent les ventes aux enchères de maisons saisies. En Crète des paysans s'opposent à la construction d'un nouvel aéroport. À Athènes un groupe mystérieux inquiète le pouvoir en multipliant les sabotages. Dans le quartier d'Exarcheia menacé d'évacuation le coeur de la résistance accueille les réfugiés dans l'autogestion. Un voyage en musique parmi celles et ceux qui rêvent d'amour et de révolution.

DÉROULÉ DE LA SOIRÉE ET TARIFS :
19h30 : buffet grec
20h30 : projection du film + débat avec le réalisateur
Tarifs habituels du cinéma pour le film
Buffet grec : 8€
Réservations (fortement conseillées) au 04 42 06 29 77
……………………………………………………………………………..

Cinéma le Méliès
04 42 06 29 77
cinemelies chez wanadoo.fr

Face à la répression, se défendre collectivement

24. mars 2018 - 19:30

Il y a deux ans, suite à l'action menée sur les rails de la gare Saint-Charles, lors du mouvement contre la loi travail, des membres de l'assemblée 13 en lutte étaient poursuivis. Dans ces procès, systématiquement, les accusés ont été sommés de se désolidariser de la manifestation, des “casseurs”, bref, il s'agissait d'être innocent du fait même de vouloir lutter. Certains d'entre eux, ont lors de leurs procès tenté de se défendre politiquement, d'assumer leurs engagements, pas par fierté, mais parce qu'ils considéraient que cette soumission imposée par la justice était, elle aussi, politique. C'est pour reprendre la main et en solidarité que nous organisons ces rencontres.

Au tribunal, qu'on ait volé une caisse ou manifesté hors du trottoir, on est souvent isolé et réduit au silence. Ceci dit, de temps en temps, des groupes parviennent à faire front.
Rester unis, refuser de se désolidariser, ne pas laisser les inculpés tout seul, démasquer le rôle de la justice pour mieux contre-attaquer : c'est ce qu'a proposé la Défense Collective de Rennes pendant le mouvement contre la loi travail.
On parlera avec eux de ce qui a été fait la-bas, ici, et dans d'autres villes comme à Toulouse, en présence de la CAJ ( Caisse d'Autodéfense Juridique de Toulouse),

Au local Camarade
54 rue Espérandieu
Samedi 24 mars à 18h30

Avec la participation de :
La Caisse d'autodéfense juridique de Toulouse
https://caj31.noblogs.org
La Défense Collective de Rennes
https://defensecollectivtivenoblogs.org

« Les Gracieuses » film de Fatima Sissani

24. mars 2018 - 18:30

Projection-débat, 24 mars 2018, Marseille, ACT-L'Embobineuse-Gyptis

Six jeunes femmes. Proches de la trentaine. Elles sont nées dans le même immeuble de la cité des Mordacs à Champigny-sur-Marne, banlieue ouest. Elles ne se sont pas quittées depuis l'enfance. Une relation fusionnelle. Elles racontent, joyeuses et à toute vitesse, cette amitié presque amoureuse et aussi l'identité, les rapports de classe, la relégation spatiale, sociale… À travers le portrait d'une bande de copines, drôles, joyeuses, énergiques mais aussi lucides et émouvantes, voici un regard juste sur la banlieue qui s'éloigne des clichés habituels.

Dans le cadre de la semaine nationale d'éducation et d'actions contre le racisme et l'antisémitisme, le centre de ressources ACT, l'association L'Embobineuse et le cinéma le Gyptis organisent la projection du film les Gracieuses réalisé par Fatima Sissani.

La projection sera suivie d'un débat avec :
Fatima Sissani, réalisatrice du film et journaliste
Magdi Réjichi, metteur en scène et comédien de la compagnie Peanuts qui travaille à explorer les mécanismes de violences et d'exclusions au travers de spectacles, de lectures théâtralisées et de projets culturels dans le quartier de la Belle de mai
Fatou Siby, militante, association Sur la Piste / Par la Bande

En savoir plus :
http://www.approches.fr/Les-Gracieuses-3031

Journée internationale contre l'invasion turquePour Afrin, Pour le Rojava !

24. mars 2018 - 17:00

Après 58 jours de bombardement, l'armée turque et ses milices djihadistes occupent la ville d'Afrin dans le nord de la Syrie. Ce sont des centaines de victimes civiles, d'innombrables destructions et plus de 250 000 personnes contraintes à l'exode.
Après l'anéantissement de villes entières dans l'Est de la Turquie comme Cizre, Nuysabin ou encore Diyarbakir, le Président Erdogan affirme clairement ses objectifs de poursuivre ses offensives jusqu'à la destruction totale des zones Kurdes hors des frontières de la Turquie.

C'est une sale guerre organisée contre le peuple Kurde.

Alors que les Kurdes de Syrie (avec leurs forces armées, les YPG/YPJ) et leurs alliés arabes (avec lesquels ils ont formé les FDS, Forces Démocratiques de Syrie) ont livré un combat inégal face à la deuxième armée de l'OTAN, les pays de la coalition anti-Daesh sont restés spectateurs.
Erdogan a attaqué Afrin, une ville qui a maintenu la paix et la stabilité tout au long de la guerre civile syrienne. Une ville qui a accueilli des milliers de réfugiés et déplacés ayant fui la barbarie des mercenaires djihadistes armés et financés par la Turquie.

C'est une occupation sanglante sous les yeux du monde entier.

Mondialement salués, les YPG et YPJ ont été en première ligne pour défaire les terroristes islamistes à Kobané, Raqqua et dans d'autre partie de la Syrie. Ces milliers de combattants et combattantes Kurdes ont donné de leur vie pour nous protéger de l'Etat Islamique. Leurs sacrifices, face à la barbarie djihadiste, sont passés « en perte et profit » des stratégies géopolitiques des grandes puissances qui ont donné leur feu vert au Sultan Erdogan.
Le Président turc a lancé une invasion du Kurdistan syrien en totale violation du droit international.
Avec son armée et des milices djihadistes et islamistes, ils se livrent à des massacres sur la population civile. Avec lui c'est Daesh qui se renforce, les mêmes qui ont planifié les attentats en France.

C'est un nettoyage ethnique sous le silence complice de la communauté internationale.

Le peuple Kurde mérite notre soutien et non notre trahison :
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit exiger immédiatement le retrait de l'armée turque et constituer une zone d'exclusion aérienne au nord de la Syrie.
La Communauté Internationale doit assurer la fourniture d'une aide humanitaire et médicale aux civils avec l'envoi de délégations d'observateurs.
L'Europe doit agir contre le régime liberticide et dictatorial d'Erdogan en prenant les sanctions économiques et politiques qui s'imposent.
La France doit condamner explicitement la politique criminelle de l'Etat turc et apporter son soutien aux forces Kurdes.

Par millier à Marseille et en France faisons entendre notre voixSOLIDARITÉ AVEC AFRIN, SOLIDARITÉ AVEC LE ROJAVA !

Collectif Droit de l'Homme Turquie - Solidarité Kurdistan 13
Centre Démocratique Kurde Marseille (CDKM) - Ligue des Droits de l'Homme (LDH) Marseille - Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) 13 - Parti Communiste Français (PCF) 13 - Parti de Gauche 13 - Solidarité & Liberté Marseille - Union Départementale CGT

Organisations signataires : Association des Femmes Kurdes Marseille / Arin Mikran - Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) France Marseille - Centre Culturel des Alévis Marseille - Collectif 13 Droits des Femmes - Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires Marseille (FUIQP) - Marche Mondiale des Femmes (MMF) 13 PACA - Mouvement de la Paix 13 - Palestine 13 - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) 13 - Rouge Vif / ANC 13.

Pour la fermeture du « Bastion social »

24. mars 2018 - 16:00

Les fascistes n'ont pas leur place, ni à Marseille ni ailleurs !

La montée de l'extrême-droite est à l'oeuvre dans plusieurs pays européens, comme l'ont notamment rappelé les récents résultats électoraux en Autriche ou en Italie, ainsi que le score du FN en France !

Les politiques antisociales, sécuritaires et anti-migrants du gouvernement actuel, dans les pas de leurs prédécesseurs en favorisant et légitimant la xénophobie et le racisme ne font que renforcer le développement des idées et groupes d'extrême droite, en nette augmentation ces derniers mois et dernières années.

Le 24 mars sera inaugurée à Marseille une section du « Bastion Social ».

Le « Bastion Social », c'est une organisation néo-fasciste née des cendres du Groupe Union Défense. Le local qui ouvrira ses portes à Marseille sera géré par des ancien.ne.s membres de l'Action Française Provence, groupuscule royaliste et d'extrême droite. Sa stratégie est calquée sur celle des fascistes italien.ne.s de CasaPound : s'implanter localement, en ouvrant des lieux qui se prétendent populaires, à vocation sociale et solidaire.

Solidaire et populaire, uniquement sur le papier, et de manière très sélective. Cette prétendue « charité » ne s'adresserait en réalité qu'aux SDF blanc.he.s et de nationalité française, mais même cela n'a jamais été mis en oeuvre. Comme depuis toujours, l'extrême-droite est totalement indifférente aux gens qui vivent dans la misère, et ne fait que monter les pauvres les un.e.s contre les autres. Historiquement, l'extrême-droite a toujours été du côté du patronat !

Derrière le prétendu « Bastion Social », des réseaux d'extrême-droite. Leurs membres partagent des idées racistes, sexistes, xénophobes, anti-LGBTI... et viennent de diverses mouvances : catholiques intégristes, royalistes, nationalistes, néo-nazi.e.s... Des élu.e.s FN ont également apporté leur soutien au « Bastion Social », notamment Stéphane Ravier, maire des 13ème et 14ème arrondissements de Marseille.

Leur présence imposera une tension quotidienne, à l'image des violences et des intimidations qui ont été largement ressenties depuis l'apparition d'un local de l'Action Française rue Navarin, dans le centre-ville marseillais. Dans les villes atteintes par le « Bastion Social » (Lyon, Strasbourg, Chambéry, Aix), les agressions fascistes se sont multipliées et banalisées.

À nous de montrer que les idées et les valeurs du « Bastion Social » ne sont ni les nôtres, ni celles de notre ville, en nous mobilisant dans l'unité la plus large possible.

Signataires : ATTAC Marseille, Alternative Libertaire Marseille, CGT Educ'action 13, CGT Ferc Sup Université d'Aix-Marseille, CGT PJJ Sud-Est, CNT-SO 13, CNT-STICS 13, Collectif Nosotros, Collectif Soutien Migrant-e-s 13/Al Manba, Ensemble 13, Front Révolutionnaire Antifasciste de Provence, FSU 13, Génération.s Marseille 1e/7e, Jeunes Communistes 13, Jeunes Génération.s 13, Ligue des Droits de l'Homme Marseille, Marche Mondiale des Femmes 13, MRAP 13, Parti de Gauche 13, RESF 13, Résister Aujourd'hui, Rouge Vif 13, RUSF 13, Solidaires, Finances Publiques 13, Solidaires 13, Sud Education 13, UNEF Aix-Marseille, Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes 13

Non au fascisme, pas de Bastion Social à Marseille !

24. mars 2018 - 16:00

CONTRE LE FASCISME, REFUSONS LE BASTION SOCIAL !

LE 24 MARS 15H COURS ESTIENNE D'ORVES à MARSEILLE !
le 10 février dernier le bastion social ( ex-GUD) en lien avec l'Action Française, ouvrait un local à Aix, ils remettent ça le 24 mars avec l'ouverture d'un local fasciste a Marseille ! Sous couvert d'aider les plus démunis , ils utilisent la misère pour propager leurs idées nauséabondes !

Bastion Social est un essai de recréer l'expérience des centres sociaux italiens, qui se sont développés suite à l'abandon total par l'État de zones du territoire. C'est surtout de par ses liens avec Casa Pound que Bastion Social essaie d'exporter cette tradition. Casa Pound est une organisation ouvertement (et fièrement) fasciste, n'hésitant pas à se revendiquer de Mussolini. Ces liens sont vérifiables par la présence régulière de militants ou d'anciens responsables de Casa Pound lors de manifestations fascistes sur Marseille ou Aix en Provence, par les diverses initiatives européennes auxquelles ils ont participé...

Localement, le Bastion Social correspond à un rapprochement entre l'Action Française (le groupuscule fasciste le plus visible du département, mais pas le seul), des éléments du Groupe Union Défense, et d'autres conglomérats.

Avec son mot d'ordre démagogique "Les nôtres avant les autres", cette organisation s'inscrit dans la manœuvre idéologique en cours dans les partis de droite et d'extrême droite, à savoir recentrer leur propagande sur la question des réfugiés, des immigrés, des étrangers, ...
Tout comme le reste de cette tendance politique, FN en tête, elle se donne une vitrine acceptable, un pseudo but social. Elle s'appuie pour se faire sur les mesures antisociales mises en place par le PS, Macron et tous ceux qui l'ont soutenu d'une façon où d'une autre, et qui ont ainsi fait progresser la fascisation de la société française.

Mais les faits démontent déjà les discours verbeux de Bastion Social. Depuis l'ouverture de locaux à Lyon et à Strasbourg la seule action de Bastion Social a été de multiplier des agressions aux alentours de leurs locaux, de se faire détester par la majorité de la population locale, nos camarades de la JC Lyon et de la JC du Bas Rhin ont d'ailleurs énergiquement lutté contre ces nouvelles forces fascistes. Pas par opportunisme ou par humanisme naïf, mais parce que nous combattons sur tous les terrains les offensives de la bourgeoisie, dans l'objectif de créer l'unité du mouvement ouvrier pour la victoire contre le capitalisme, pour la révolution et le socialisme.

COMBATTRE LE FASCISME C'EST COMBATTRE LE CAPITALISME !

CONTRE L'OUVERTURE DU BASTION SOCIAL NOUS APPELONS À LA MOBILISATION LA PLUS LARGE

samedi 24 mars à 15h Cours Estienne d'Orves

Pour la fermeture de ce local néo nazi, de celui d'Aix, la dissolution de cette organisation et de tous les autres groupuscule fascistes.

Suivre les infos sur Facebook

Silence, on vaccine, documentaire

24. mars 2018 - 15:00

Pour faire suite à la soirée de vendredi 16 mars où nous n'avons pas eu le temps de lancer le film suite à la somme de questions soulevées !

« Diplo-docus » autour de l'article de Leïla Shahshahani dans Monde diplomatique de janvier 2018 :
« Vaccinations obligatoires, le débat confisqué »

Un extrait de l'article est sur le site du Monde diplomatique.

Tout enfant né en France à partir du 1er janvier 2018 devra obligatoirement recevoir avant ses 2 ans onze vaccins, contre trois auparavant. Désireux de rappeler les bienfaits incontestables de ce mode de prévention, le gouvernement recherche l'efficacité. Mais la volonté de clore le débat scientifique et politique pourrait au contraire relancer les soupçons qui l'empoisonnent, en renvoyant chacun à ses certitudes.

Plus d'infos : http://www.kheper.org/Vaccinations-obligatoires-le-debat

Cantine sans frontières : repas Kabyle !!

24. mars 2018 - 13:30

Au menu de la cantine ce mois ci :

Galettes de poivrons
Couscous légumes / poulet
Cornes de gazelle / Makrouts

prix libre de soutien aux familles sans papiers.

Le 24 mars 2018 à 12h30

laretive chez riseup.net • https://laretive.info/

Inauguration de l'ambassade des Mal-Logés-Marseillais

24. mars 2018 - 12:00

Médecins du Monde, Rencontres Tsiganes, Just, Ligue des Droits de l'Homme, Fédération des acteurs de la solidarité PACA-Corse, La Cimade Marseille, CCFD-Terre solidaire, Uriopss, ATD Quart Monde, La Fondation Abbé Pierre, Latcho Divano, Nouvelle Aube, Nomades Célestes, MRAP13, L'école au présent, RESF13, Syndicat des avocats de France, ADP Marhaban, Collectif Roms de Gardanne, Pôle Marseille de la Fédération protestante de France.

Le samedi 24 mars 2018 à Marseille, le collectif Un toit pour tous !, organise l'inauguration de l'ambassade des Mal-Logés-Marseillais. Rassemblement à 11h00 et conférence de presse à 12h30 devant l'hôtel de ville de Marseille sur le Vieux Port.

Une conférence de presse aura lieu à 12h30 au même endroit.

L'action ambassade des MLM débutera à partir de 11h, devant l'hôtel de ville de Marseille sur le Vieux Port et se terminera à 17 heures. Elle sera l'occasion d'informer de manière ludique et active les citoyens marseillais sur les conditions de traitement des sans abri dans la ville à la veille de la fin de la trêve hivernale.

Sous forme d'une réception avec buffet, les citoyens sont invités à (re)découvrir la réalité des conditions de survie dans la rue (près de 500 morts par an en France), à prendre la parole et s'emparer de moyens d'agir.

Avec la fin de la trêve hivernale de nouvelles expulsions locatives sont à redouter. Le concours de la force publique sera requis pour déloger des familles contraintes à habiter squats et bidonvilles, le recours à la force pour expulser encore une fois des personnes qui vivent déjà dehors.

Le mal logement, en France et dans notre ville, s'intensifie mais ne relève en rien d'une fatalité, des solutions existent et sont expérimentées dans d'autres villes.

 Pour un droit effectif au logement pour tous !
 En finir avec le scandale des personnes sans domicilie !
 Pour une politique de résorption des bidonvilles !
 Pour un moratoire des expulsions !

Venez nombreux.ses et diffusez l'information (aussi via Facebook : https://www.facebook.com/events/2078785049029006/ ).

Prisons : Attica ! Attica ! Souvenez-vous d'Attica !

23. mars 2018 - 21:11

À la fin des années 1960, l'opposition à la guerre du Vietnam, au racisme et à l'injustice sociale se radicalise aux États-Unis. Le 9 septembre 1971, une révolte éclate à la prison d'Attica, dans l'État de New York. Les détenus, en majorité noirs, font entrer une équipe de télévision, des photographes et des observateurs. Pour la première fois, une mutinerie est suivie de l'intérieur. Au bout de quatre jours, l'assaut est donné. La mutinerie est matée dans le sang : on dénombre 43 morts et des dizaines de blessés.

L'événement a un écho immense, entraînant enquêtes et mobilisations : Attica devient un symbole de la lutte contre l'arbitraire. C'est cette histoire, à la fois politique et artistique, que met en lumière un livre, Attica, USA, 1971 [1]. Outre ses 331 illustrations et photographies, celui-ci réunit six essais de chercheurs de différentes disciplines, ainsi qu'une introduction et un récit des événements par Philippe Artières, historien, directeur de recherches au CNRS et responsable de l'ouvrage. Il en parle ici.

CQFD : Flagornerie à part, Attica, USA, 1971 est un bouquin puissant. Si dans le jargon des éditeurs on le désignera comme un « beau livre », son contenu et son esthétique font manifeste. Qu'est-ce qui vous a motivés à faire ça comme ça ?

« Attica, USA, 1971 fait suite à un premier livre que nous avons publié avec Le Point du jour ; il portait sur la mutinerie de la prison de Nancy le 15 janvier 1972, quelques mois après celle d'Attica ; cette mutinerie avait été marquée par la prise des toits de l'établissement par les détenus insurgés et, la prison étant située en centre-ville, par des échanges avec la population. Foucault avait écrit à propos de cet événement que les mutins avaient inversé la fonction du mur d'enceinte, ils l'avaient transformé en barricade et les toits en tribune. Et il ajoutait que pour la première fois, les prisonniers de droit commun étaient entrés dans le champ des luttes comme sujet. Je dirai que c'est cette histoire-là, mal connue, silencieuse, celle des soulèvements comme moments de subjectivation, que nous sommes un certain nombre à vouloir écrire. Ce qui s'est passé dans l'immense prison de l'État de New York en septembre 1971, pendant quatre jours, relève de cette histoire. Il me semble que c'est cela qui nous a motivés : ‘‘ faire savoir '', aux deux sens du terme.

Ce livre vient après une exposition, qui a été montrée à Cherbourg puis à Toronto. Il est pourtant un autre objet car, comme tu l'as dit, avec la graphiste Suzana Shannon et les éditeurs, on a cherché à ce qu'il ne soit pas seulement une trace mais un acte. On voulait qu'il soit clair que ce livre a été écrit en 2017 et en France. L'historicisation, qui n'est pas seulement une mise en contexte, est un travail politique que tout chercheur se doit de faire. »

Attica a été un emblème des luttes anticarcérales et antiracistes, autant que de la violence systémique. Les documents graphiques et écrits montrent la mutinerie au plus près. Qu'est-ce qui a rendu possible, à chaud, une telle visibilité ?

« Cette question de la visibilité, centrale lors des événements d'Attica, relève de la propre stratégie politique des mutins. Leur première revendication, c'est que les médias (et notamment le nouveau média de l'époque, la télévision) soient présents pendant toute la mutinerie. Pour que cette révolte ne soit pas, comme toutes les mutineries dans les lieux d'enfermements, tue et sans images. Cette politique a été redoublée par une autre demande qui a été aussi acceptée par les autorités sans mesurer sans doute toutes ses conséquences, à savoir la présence d'un comité d'observateurs composé d'avocats, de journalistes, de représentants d'organisations politiques noires, hispaniques… Ils ont été des relais extraordinaires, au dehors, de ce ‘‘ moment Attica ''. Pour la première fois sans doute, on a pris au sérieux le discours des prisonniers, des petits malfrats du Bronx et d'Harlem. Toute l'Amérique a vu comment on traitait des jeunes gens en détention. Elle a pris conscience de la violence d'État, qui n'était plus seulement celle des troupes US au Vietnam, mais aussi à l'intérieur du pays sur les détenus. »

Au-delà de la révolte et de sa répression, le livre explore l'époque : engagement artistique, guerre du Vietnam, Black Panthers, critique de l'institution carcérale comme perpétuation du système esclavagiste… Il évite pourtant la dispersion. Quel est votre angle d'attaque ?

« Comprendre pourquoi la mutinerie s'est achevée par un massacre d'État avec la mort de 43 personnes, dont 29 détenus, tous tués par les balles de la police de l'État de New York et de la Garde nationale, passait par une mise en perspective de cette violence dans l'histoire américaine. Il était très important de ne pas isoler cet événement du reste : du massacre de Mi-Lay en 1968, de la répression contre les Black Panthers, et notamment de l'assassinat de George Jackson, de ce climat très violent à l'égard de l'ensemble des minorités, mais aussi à l'égard des petits Blancs… Notre angle a été de ne pas élever les mutins en héros ou en martyrs, mais de les faire entrer dans l'histoire. Je crois qu'on ne mesure pas combien le fait que la révolte d'Attica ait existé comme sujet historique peut en encourager d'autres aujourd'hui. »

Les revendications des insurgés, qui oscillent entre maximalisme et améliorations du quotidien carcéral, disent l'esprit d'une époque. Si l'amnistie générale et le départ des mutins pour « un pays non impérialiste » rappellent l'Exodus de Marcus Garvey, que dire de la non moins utopique demande de participation des détenus à la reconstruction de la prison qu'ils viennent de ravager ?

« Oui, il y a en effet ce mélange très années 1970, entre des revendications dont on peut dire qu'elles ont une dimension internationale et d'autres liées à l'ordinaire carcéral. Du fond de leurs cellules, les détenus portent une vision du monde. Ils ont des croyances – beaucoup appartenaient à l'organisation Nation of Islam – ils ont des convictions politiques (marxistes, principalement) et ils ont une vie personnelle – ils sont détenus loin de leurs familles, ils sont mal nourris… »

Alors que la presse parle d'abord d'une émeute 100 % noire, des alliances interraciales ont lieu dans la cour D, qui laissent le champ libre à une critique radicale de la prison et de la société. Cela ne fait-il pas étrangement écho ici à l'entêtement des médias français à réduire toute révolte des quartiers à un conflit ethnique ?

« Oui, venant après l'assassinat de Jackson à San Quentin en août, la première image d'Attica a été très racialisée ; on a voulu n'en faire qu'un événement dans l'histoire des Afro-Américains. Or, ce n'est absolument pas ce qui s'est passé. Il y a plusieurs porte-paroles qui étaient blancs ou latinos ; et l'une des figures clés des poursuites judiciaires lancées ensuite contre l'État de New York a été un ex-mutin amérindien. En fait, c'est bien la figure du détenu de droit commun qui surgit avec cette mutinerie. Dans la cour que les prisonniers occupent et tiennent trois jours durant, il y a un véritable mouvement d'alliance. L'historienne Caroline Rolland-Diamond le souligne dans l'ouvrage, les questions juridiques ont occulté la question sociale : Attica, c'est une révolte contre les injustices faites aux pauvres, à ceux qui n'ont toujours pas de place dans cette société américaine du début des années 1970. »

Si le soulèvement des prisonniers et les négociations ont été largement médiatisés, la violence de la répression a mis plusieurs décennies à être reconnue officiellement…

« En effet, jusqu'à 2015, date du début de notre enquête, certains dossiers n'étaient pas consultables. Non pas que la loi impose, comme en France, un délai de communication, mais parce l'État de New York refusait par tous les moyens de reconnaître sa responsabilité dans la mort des mutins, mais aussi des surveillants et autres personnels pénitentiaires – ceux qu'on a appelés les ‘‘ forgotten victims ''. Au-delà des conditions de l'assaut, ce sont les représailles subies les jours suivants par les mutins qui furent le plus difficile à faire admettre : des violences terribles qui prouvaient très clairement, si besoin l'était, que la prison US, au lendemain même du massacre, restait un lieu d'abus de pouvoir. »

Mohamed Ali, Archie Shepp… Le sport, la musique, l'art de l'époque s'insurgent contre le massacre d'Attica. Qu'en reste-t-il ?

« À l'époque, le poème de Mohamed Ali, l'album de Shepp, les affiches des artistes contemporains et tant d'autres images participent d'une très forte porosité entre l'art, le sport et la politique. Ce ne sont pas des objets culturels qu'on encadre et qu'on met dans son salon… Les arts sont contemporains des luttes. Dans le livre, les articles largement illustrés d'historiens de l'art (Elvan Zabunyan), du cinéma (Nicole Brenez) et de la musique (Jedediah Sklower et Emmanuel Parent) insistent sur cette dimension : Attica est emblématique d'un moment de notre histoire, un moment où il y a jonction entre des lieux très différents et qui ne sont nullement marginaux – à la même époque qu'Attica, des artistes mènent par exemple des actions dans les grands musées new-yorkais contre la guerre du Vietnam ou les discriminations. »

Quelle est, dans l'Amérique d'aujourd'hui, la permanence des questions que posait Attica ?

« À l'occasion des quarante-cinq ans de la mutinerie, en septembre 2016, on a assisté à un vaste mouvement de prisonniers à travers les États-Unis. Cela n'a rien d'anecdotique, cela signifie que la mémoire d'Attica est toujours vivante. Dans Un après-midi de chien (1975) de Sydney Lumet, le ‘‘ Attica !, Attica ! '' crié par Al Pacino face aux policiers résonnait comme un slogan, un appel à l'insurrection. Ce cri reste d'actualité. »

Et ici, face à l'inflation carcérale et au discours sécuritaire, ce livre veut-il faire œuvre utile ?

« Si Elizabeth Fink, l'une des avocates, aujourd'hui décédée, des Attica brothers, nous a fait confiance en nous confiant ses archives, c'est qu'elle a compris, je crois, que nous ne cherchions pas à faire d'Attica un sujet académique – ou tout au moins pas seulement. Ce qu'inventent ces mutins, c'est une forme d'utopie politique : ils réinventent des formes politiques d'assemblée, avec des décisions collectives, ils produisent de nouveaux discours… Il me semble qu'aujourd'hui sur un certain nombre de questions, et notamment ces questions pénales, on parle beaucoup à la place des détenus, à la place de ceux qui sont derrière les barreaux. Attica est un exemple formidable où des journalistes, des juristes, des intellectuels ont accepté de se taire et d'écouter, écouter ceux qui sont dans l'en-deçà de l'histoire, ceux dont la parole est précisément la plus mise en doute. »

Propos recueillis par Bruno Le Dantec

[1] Attica, USA, 1971, Le Point du jour, 2017.

CQFD n°162, février 2018

Diplo-docus : Nul homme n'est une île

23. mars 2018 - 21:00

« Diplo-docus » le vendredi 23 mars 2018 à 20 h 00, au Cinéma Le Roc - Boulevard Pasteur - 05200 Embrun : projection en avant-première du film « Nul homme n'est une île » (1h36), suivie d'une discussion en présence du réalisateur.
En partenariat avec l'association Kheper, Court-Jus et GAG (Groupe d'Agrumes Gapençais).

"... chaque homme est un morceau du continent, une partie de l'ensemble."
« Nul homme n'est une île » est un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes, où l'on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l'esprit de la démocratie et à produire le paysage du bon gouvernement.
Des agriculteurs de la coopérative les Galline Felici en Sicile aux architectes, artisans et élus des Alpes suisses et du Voralberg en Autriche : tous font de la politique à partir de leur travail et se pensent un destin commun.
Le local serait-il le dernier territoire de l'utopie ?

Ancien critique de cinéma aux Inrockuptibles, Dominique Marchais a réalisé « Lenz échappé » en 2003, court métrage librement adapté de la nouvelle de Georg Büchner. Depuis plusieurs années, il travaille sur les relations entre paysage et politique à travers la forme du cinéma documentaire. « Le temps des grâces », état des lieux sur la modernisation agricole, constitue le volet « histoire » d'un travail sur la France rurale contemporaine dont « La ligne de partage des eaux », en s'inscrivant dans le bassin versant de la Loire pour dépeindre un certain état du paysage français, est le volet « géographie ».

Un film produit par Zadig Films, avec la participation de TV5Monde, du CNC, du Ministère et de la Culture et de la Communication – Direction générale des patrimoines. Avec le soutien de la Région Île-de-France et le soutien au développement de la Région Basse-Normandie et de la Procirep.
Distribution France : Météore Films.
Ventes internationales : Doc & Film International.

diplo-docus chez kheper.org
Renseignements sur : www.kheper.org

« Pour un nouveau système »

23. mars 2018 - 21:00

Suite au succès de la pièce « Travailleur de la nuit », une pièce inspirée de la vie de Marius Jacob, le Collectif Manifeste Rien sera de nouveau au Théâtre de l'Œuvre pour une nouvelle création :

« Pour un nouveau système » les 23 et 24 mars à 20h (Théâtre de l'Œuvre, 1 Rue Mission de France, 13001 Marseille).
Un mot sur la pièce : La révolution sera sociale et poétique ou ne sera pas. Des cœurs brûlants pulsent à l'unisson d'un nouveau monde : une jeune femme se bat contre sa famille pendant que son amant poète se défend contre les nantis de la culture. Ils refusent tous deux de choisir entre assimilation ou isolement. Ils luttent pour un système qui épanouisse les personnalités au lieu de les comprimer ; qui coordonne les initiatives au lieu de les paralyser ; un système qui soit un faisceau de libertés.

Texte et adaptation : Virginie Aimone et Jeremy Beschon d'après Stig Dagerman (éditions Agone) et librement inspiré des recherches et des vies de Aimé Césaire, Charles Bukowski, Philippe Léotard, Philippe Geneste. Comédienne : V. Aimone / Mise en scène : J. Beschon / Lumières : Cyrille Laurent / Création sonore : Franck Vrahidès

« Les Coriaces sans les Voraces », de Claude Hirsch

23. mars 2018 - 20:00

Vendredi 23 mars 2018 à 19H projection du film-documentaire Les Coriaces sans les Voraces à Mille Bâbords

Après Pot de thé, pot de fer (2013) et 1336 jours, des hauts, débats, mais debout (2017), Les Coriaces sans les Voraces sera présenté en présence de Claude HIRSCH, le réalisateur, et d'un représentant de la coopérative SCOP-TI (sous réserve).

Après une lutte de 1336 jours devenue exemplaire, les salariés de l'usine Unilever ont obtenu de reprendre leur entreprise et d'en faire une SCOP. Où en sont-ils aujourd'hui ? Quels sont leurs nouveaux défis ? Comment gère-t-on une coopérative ouvrière sans perdre la problématique syndicale qui les a guidés tout le long du conflit ?
Le réalisateur suit depuis longtemps l'aventure et a voulu répondre à ces questions en filmant le quotidien de ces salariés d'un nouveau genre.

contact chez millebabords.org

Palestine 1948-2018. Du nettoyage ethnique à l'apartheid

23. mars 2018 - 19:30

Mme Adri Nieuwhof est chercheuse spécialisée sur l'apartheid.

bdsfrance.org

C'est quoi la justice ?

23. mars 2018 - 19:30

Chacun amène quelque chose à grignoter, on boit un coup ensemble, on discute. Aujourd'hui, dire que la Justice est bonne ou mauvaise n'est pas l'enjeu : elle existe... On échange autour de cette notion, son rôle, sa fonction, ses principes et ses conséquences.

Apéro-discussion, dans le cadre de la semaine "se défendre collectivement face à la répression"

Au local Camarade
54 rue Espérandieu
lecamarade chez protonmail.com

 
 
 
 
DESIGN DARK ELEGANCE | PORTED FOR DRUPAL 6 | ADAPTE PAR: JEREMY BASTIDE 

Powered by Drupal, an open source content management system