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Infos Mille babords

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Ensemble contre l'extrême-droite toulonnaise

19. octobre 2018 - 19:00

Le Local – un lieu autogéré à Toulon • 6 rue Corneille 83000 Toulon • http://www.lelocal.volutes.lautre.net/

Présentation du livre Essentialité

19. octobre 2018 - 19:00

Essentialité éd La Courte Echelle/Éditions Transit

Extrait du prologue de l'ESSENTIALITÉ du Singulier à l'Universel, de l'Universel au Singulier de Luc Enoka Camoui et Georges Waixen Wayewol, auteurs, écrivains et poètes Kanak

Sommes-nous ce cerf-volant qui aime surfer dans les courants libres des airs, à la recherche de sensation grisante dans l'espace infini. Mais que l'idée de liberté totale fait craindre la perte d'un confort sécuritaire imaginaire, au point d'oublier notre beauté et notre dignité. Habitué au régime de semi-liberté, le colonisé dans sa liberté apprivoisée a du mal à rompre le très colonial cordon ombilical, avec son maître, sur son droit que seul ce dernier peut aliéner unilatéralement. Qui rompra le lien à la place du colonisé, certainement pas le colonisateur ?
Nidoish Naisseline faisait part de son expérience coloniale en ces termes : « […] j'ai pris conscience de quelque chose d'essentiel : le colonisé n'est pas seulement quelqu'un qu'on exploite, c'est aussi quelqu'un que l'on prive de beauté. »
La beauté est réservée à l'homme civilisé européen. Par une énième mascarade des pouvoirs, les possibilités de penser, de jouir du beau, de produire des théories et de devenir souverain restent presque inaccessibles. Et si par bonheur nous parvenions à y accéder, c'est dans un format pré-établi que notre Graal se trouve. La résistance demeure et les pratiques intellectuelles avec.
Dans un texte encore non publié pressenti pour la préface de l'essentialité, Hamid Mokaddem, auteur de Nouvelle-Calédonie, écrivait : « Dans ces contradictions, les intellectuels et créateurs, impliqués par le pli inégalitaire du monde, produisent des lieux-dits, des lieux-communs, proches, voisins, juxtaposés. À leur tour, les créateurs recomposent leurs pratiques intellectuelles avec les nouvelles formes d'impérialismes. Dans ces superpositions entre l'ici et l'ailleurs, les artistes font tous l'épreuve des assujettissements ... ».
L'essai est restitué avec le style kanak. Il est provocateur parce qu'éthique. Il révèle le message en donnant du sens aussi à l'esthétique. C‘est un ordre anti colonial, dans la manière d'amener librement la pensée intellectuelle. Ainsi se décline le concept de l'essentialité, qui pour se désaliéner, veut que le postulat subversif ne soit assujetti à aucune contrainte normative du moment, et ne doit répondre à aucun diktat du monde hermétique de l'écriture.


Lectures-contes
20 octobre à 16h à la librairie Transit
Rentrée littéraire du Congo(s)
Avec Doyen Hopiel Ebsiata, Maha Lee Cassy, Kayro et Jorus Mabiala

Les pieds sur terre - Documentaire de Baptiste Combret et Bertrand Hagenmüller - 2017

19. octobre 2018 - 19:00

CYCLE AUTOMNE 2018 : "Occuper l'espace public ! "

Projection - débat- Apéro dînatoire -

"Ici, on ne fait pas de politique, on la vit !"

Batiste Combret et Bertrand Hagenmüller, sociologue et réalisateur de films documentaire sont allés entre décembre 2012 et mai 2015 interviewer des habitants du Liminbout, un « hameau » situé sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ce « lieu de passage » est l'un des rares endroits où les différents types d'habitants se croisaient.
Agriculteur historique, paysans syndicalistes, locataires surendettés venus chercher une autre vie, squatteurs y apprennent à vivre et à lutter ensemble au quotidien.
« Ici, disent-ils, on ne fait pas de la politique : on la vit. »
Loin des représentations habituelles de la ZAD, le film est une immersion dans le huis-clos de ce village devenu au fil des années symbole de la lutte contre l'aéroport et son
monde. À travers un documentaire, les deux auteurs ont su montrer que malgré les différences, les habitants de ce petit hameau contribuaient ensemble à
construire un autre monde.

Pour une ville vivante, verte et populaire, rien n'est encore perdu !

19. octobre 2018 - 12:23

SUR LA PLAINE, LA MAIRIE MENT (ET DÉTRUIT) ÉNORMÉMENT :

Dans sa propagande en quadrichromie, la Soleam promet de faire de la place Jean-Jaurès « un lieu de vie végétalisé, méditerranéen, pour la préservation et le développement de la biodiversité ». Dans la vraie vie, les riverains découvrent une scène de désolation : une place vidée, quadrillée, sinistrée par la fin du marché et la coupe brutale de dizaines d'arbres...

1) Arbres « transplantés » ? « On n'entendra pas le bruit des tronçonneuses sur La Plaine », juraient M. Chenoz (élu et président de la Soleam) et M. Knidel (du cabinet paysagiste APS). Résultat : déjà 43 arbres abattus !

2) Arbres « malades » ? Selon la Soleam, ils étaient « en amorce de dépérissement, voire de mortalité »... Après abattage, un expert forestier a constaté que la plupart étaient en bonne santé.

3) « Des travaux phasés » ? Le cahier des charges de la Soleam prévoyait de garder les 2/3 du marché sur place pendant les travaux. Mais l'élue Marie-Louise Lota a tranché : « Le marché de La Plaine, c'est fini. »

4) « Vie de quartier animée, une énergie à respecter » ? Les activités gratuites (jeux de ballon ou de boules, sardinade du 1er Mai, carnaval...) sont maintenant considérées comme des « usages déviants ». Et 3 ans de chantier, comme le manque d'alternatives pour le stationnement, risquent de ruiner les commerces de proximité.

5) « Espace piéton demain » ? La fermeture totale de la place asphyxie déjà le quartier. À terme, on aura un espace « minéralisé » (béton) et une piétonnisation contredite par l'aberration urbanistique que serait une voie de circulation cassant en deux la plus grande place de Marseille.

6) « Une démarche collective et collaborative » ? Deux médiateurs nommés par la Soleam ont déjà démissionné, dégoûtés par l'attitude de leurs commanditaires. Lors de la pseudo-concertation publique, de nombreux habitants ont demandé un meilleur entretien de la place et le respect des activités existantes. C'est tout le contraire qui arrive.

En réalité, La Plaine subit un coup de force. Une opération table rase à visée purement spéculative. Un projet malveillant contre l'un des quartiers les plus dynamiques de Marseille – qui avait juste besoin qu'on prenne soin de lui.

www.facebook.com/assembléedelaplaine – assembleedelaplaine chez gmail.com

Cercle de Silence

18. octobre 2018 - 17:30

de 17h30 à 18h30

Après le cercle : Rencontre bavarde, à 18h45 dans les locaux de la Cimade (8 rue Jean-Marc Cathala 13002), pour faire un bilan de ces rassemblements.

Les arbres de la Plaine

18. octobre 2018 - 16:15

Mesdames et Messieurs de la Mairie, de la Soléam et de Vinci,

Je pense qu'avec ce qu'on a vu, entendu, vécu sur la Plaine ; avec l'immense peine partagée pour nos arbres. Là, vraiment, on a envie que vous vous étouffiez avec vos salades.
Et surtout n'utilisez plus le mot "végétalisé".
Un terme appartient à tout le monde ; mais il a un sens. On végétalise un lieu qui n'est pas couvert de végétaux. VOUS DÉVÉGÉTALISEZ. VOUS ÉRADIQUEZ. .

Alors, pour réaliser l'irréparable vous concentrez autour des végétaux des centaines d'hommes en armes : des robocops contre les arbres. De la lacrymo, des fumigènes, des heurts provoqués par les forces de l'ordre. Même les pompiers étaient là pour vous aider. Et la ronde de vos camions autour de la place ..

Un carnaval d'un genre différent, pour supplicier des arbres en bonne santé.
Juste quelques jours après que M. Bruno Gilles ait dit au Conseil Municipal du 5/4arrondissements, du 04/10/2018 à propos de la Place et des arbres : "TOUS LES ARBRES SERONT TRANSPLANTES"

Demandons à l' AFP et à la PROVENCE de contrôler les informations distillées par le "grand argentier" ; c'est ainsi qu'est nommée la SOLEAM par le président du Conseil du Territoire, d'après la PROVENCE du 08/07/2018 .
Non, ces arbres n'étaient pas malades. Ce ne sont pas les arbres qui sont malades . C'est nous maintenant .

Et VOUS. laissez les derniers arbres en place ! Car vous savez que ces arbres ne pourraient supporter une transplantation. Rappel des propos de la SOLEAM juillet 2018 par la voix de son président .
"Aucun arbre ne sera abattu ; ils seront simplement déplacés et repositionnés après la fin des travaux"
Chaque informé sait que ces arbres ne pourraient pas supporter le "déplacement". À la Soleam les arbres marchent. Mais s'il n'y avait que les arbres ! Combien de personnes qui ont approuvé ce projet ont "marché" ; ont cru aux affirmations de la SOLEAM.

QU'ON NOUS LAISSE NOS ARBRES EN PLACE !

Alors. Ravalons nos larmes . Politisés, pas politisés, allergiques à la politique ? UNISSONS NOUS !

LUTTONS POUR LES DERNIERS ARBRES. SI ON LAISSE TOUCHER A CES DERNIERS ARBRES ON PERD LA FACE ..

Rassemblons-nous à 14 h au Vieux Port ce samedi 20/10/ 2018
Faisons chacune, chacun, en famille, seul, avec nos enfants, nos chéris.es, nos amis ; dans nos lieux de réunion, associatif, politique, sportif, culturel, nos cafés, nos petits restos, nos bars, nos terrasses, passer l'info et fabriquons des affichettes, tout ce que vous pouvez inventer, pour sauver nos derniers arbres qui cette fois-ci sont déclarés sains par la SOLEAM. Alors ils doivent être ultra-sains, car les arbres abattus étaient sains, saints même .

"Actuellement , l'homme mène une guerre contre la nature ; s'il gagne il est perdu." Hubert Reeves 2012.

Marie, du quartier, de Marseille, de l'Assemblée de la Plaine

Appel à manifester contre la réforme du système des retraites

18. octobre 2018 - 10:30

Les neuf organisations de retraitées appellent ensemble leurs adhérent-e-s à manifester ce jeudi 18 octobre dans toute la France pour s'opposer au projet de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS 2019) qui métamorphose notre retraite actuelle en une allocation sociale pouvant être adaptée au gré du gouvernement et des marchés financiers.
Cette transformation préfigure le système à points dont la valeur du point, sans aucune garantie, sera fixée au dernier moment là aussi en fonction du marché.
L'UNIRS/Solidaires13 et les 9 organisations retraité/es appelle à un grand rassemblement à 10H30 devant le Medef13, place du Général de Gaulle, pour rejoindre ensuite la Préfecture où la motion unitaire reprenant le texte du groupe des 9 (" Notre pension en danger... un avant goût de la réforme") sera déposée.
Six autres associations de retraité-e‐s (dont Police, Gendarmerie, PTT, agriculteurs, etc.) viendront manifester derrière les cortèges des 9 organisations syndicales. La colère des personnes retraitées finira par devoir être entendue par ce gouvernement.

Rassemblement de soutien aux salarié.e.s des McDonald's devant le Tribunal

18. octobre 2018 - 10:00

Le franchisé de plusieurs Mac Do de Marseille a les mêmes méthodes que son enseigne : terreur, licenciements abusifs et vigiles pour casser la grève... Ketchup avarié sur le burger : du fric mis sur la table pour faire dégager les militants syndicaux !

Mac Do, c'est une longue histoire d'exploitation.

En 2017, une grève à Villefranche de Rouergue a duré six mois suite au licenciement d'un salarié. Là aussi un franchisé est à la manœuvre. Mais la patte managériale Mac Do est dans l'ombre.

Aujourd'hui aux États-Unis, de nombreux cadres de Mac Do sont accusés de pratiquer le harcèlement sexuel comme méthode de management.

À Marseille, le conflit a démarré avec la vente de six enseignes de la région à un repreneur, Mohammed Abassi, qui en possède déjà huit. Ses méthodes : intimidation et vigiles avec pour objectif la liquidation du Mac Do de St Barthélémy, considéré comme un véritable bastion.

Un patron ça licencie énormément ! Ça cogne aussi !

Grèves, occupations et manifestations sont le quotidien des salarié.e.s de Mac Do depuis cinq mois. Leur combat tenace a permis de gagner aussi au tribunal. La cession du Mac Do de St Barthélémy a été annulée en septembre.

Cependant, jamais à Marseille chez Mac Do le niveau de violence n'a été aussi haut. Au Mac Do Chave une représentante syndicale est harcelée par sa hiérarchie qui enchaine les mesures vexatoires à son encontre, elle a même été victime d'une agression ayant entrainée une ITT de 3 jours ! Et ce n'est pas un cas isolé ! du Mac Do de Félix Barret à celui de Grand Littoral, les représentants syndicaux sont harcelés, intimidés et poussés vers la porte. Placardisation, agressions verbales, agressions physiques, arme braquée sur la tête sont les méthodes utilisées contre les salarié.e.s.

Face à l'escroquerie patronale et à sa violence, l'action solidaire s'est exprimée le 9 octobre, lors de la manif intersyndicale, par l'intervention devant (et dans) 3 Mac Do, salarié.e.s Mac Do et manifestant.e.s solidaires de leur lutte côte à côte. Cette action solidaire doit se poursuivre, s'amplifier et devenir notre arme.

Rendez vous 16 octobre au Mac Do Chave à 18 heures 30

Prochain rendez-vous jeudi 18 octobre devant le TGI de Marseille à 10 heuresrassemblement de soutienpour gagner l'annulation de la vente des 5 autres restaurants

Pour suivre la lutte des Mac Do, une page Facebook : « Christian Buisson ».
Caisse de grève en ligne : https://www.leetchi.com/c/tous-ensemble-du-13014

Premiers signataires : ATTAC Marseille, CNT-SO, CNT-STICS, LDH Marseille, NPA, Mouvement de la paix, PG, UNEF Aix-Marseille, UNL, Union syndicale Solidaires 13

Tract + Lutte des MacDo Marseille : un peu d'historique :

Syndicalisme international : Penser et agir concrètement par-delà les frontières

17. octobre 2018 - 20:35

Le mois dernier, nous avons fait un état des lieux du syndicalisme international. Il n'a d'intérêt que s'il est couplé à une activité militante. Alors que faire, en matière internationale, dans nos organisations syndicales ?

L'internationalisme est une des valeurs traditionnellement mises en avant dans les congrès du mouvement ouvrier, et notamment des organisations syndicales. Mais qu'en est-il réellement ?

Au siècle passé, on connaît le catastrophique exemple de la guerre en 1914 avec le ralliement massif – mais non unanime, fort heureusement – à l'Union sacrée [1]. Les luttes anticoloniales trouvèrent aussi un mouvement syndical aux attitudes diverses ; la majorité n'apporta pas un soutien franc et massif aux peuples en lutte. On le voit encore aujourd'hui, vis-à-vis de la situation en Kanaky, en Guadeloupe ou en Corse, par exemple.

Si le capitalisme s'est largement mondialisé depuis des décennies, les résistances et offensives syndicales n'ont pas suivi le même chemin : trop peu de grèves et manifestations internationales, car de trop faibles coordinations à cette échelle ; et cela, tant au plan professionnel qu'interprofessionnel. Pourtant, bien des choses peuvent être faites.

Pour cela, l'international ne doit pas concerner que les collectifs militants les plus éloignés du terrain, (fédérations, union, confédérations). Chacun et chacune, au sein de sa section syndicale, a la possibilité d'y ­contribuer et d'insuffler une dynamique qui pourra ensuite s'élargir à toute l'organisation.

Tracts communs et tournées à l'étranger

Des contacts peuvent être pris avec des syndicats étrangers du même secteur professionnel, à travers les réseaux internationaux évoqués le mois dernier.

Il est à la portée de tous et toutes de réaliser des tracts communs à des syndicats de plusieurs pays, parlant des problèmes concrets des salarié.es en les resituant dans la logique patronale internationale. Même chose pour des affiches ou pour des tournées à l'étranger, comme celle organisée par les syndicats états-uniens en 2002 avec les grévistes victorieux de McDo France, afin d'apprendre de leur lutte. Contacts et mises en œuvre sont plus aisés lorsqu'on travaille dans une entreprise multinationale et/ou de réseau, ou un service public, car les correspondants et correspondantes sont facilement identifiables.

Autour de syndicats se situant clairement sur le terrain de la lutte des classes, il existe des coordinations de ce genre, aux contours divers, dans le rail, l'éducation, les centres d'appel, l'automobile, la santé, la logistique… Cela peut déboucher sur des « eurogrèves », telles celles organisées dans les chemins de fer européens, en octobre 1992, par la Fédération européenne des transports (liée à la Confédération européenne des syndicats), ou en mars 2003 via ce qui deviendra ensuite le Réseau rail sans frontières [2]. Mais on peut également citer la tentative d'eurogrève chez Renault contre la fermeture du site de Vilvorde, en 1997, ou, plus récemment, l'eurogrève des salarié.es de Ryanair. Marins et dockers ont également une longue habitude de solidarité sans frontières, ponctuée par quelques grèves actives où l'action directe prend toute sa place.

Se connaître en amont pour agir au bon moment

Un peu comme l'interprofessionnel, la dimension internationale n'est souvent redécouverte qu'au moment d'un conflit : « Contre la fermeture de notre usine ou les suppressions d'emplois, prenons contact avec les collègues d'autres pays ». Mais, comme pour l'interprofessionnel, c'est souvent trop tard. Les liens doivent être tissés avant, le travail commun permet d'anticiper, de créer la confiance.

Lorsque des sections syndicales, syndicats ou unions locales se jumellent avec des structures similaires d'autres pays, il s'agit de ne pas en rester au symbole, mais d'échanger les publications, d'organiser des échanges militants, de soutenir réciproquement les luttes. Sur ce dernier point, de nombreux témoignages de camarades en attestent : dans beaucoup de pays, les messages de protestation auprès des institutions et du patronat pèsent dans la résolution de certaines grèves et contre la répression. C'est loin d'être négligeable !

Au-delà des réactions ponctuelles, plusieurs organisations syndicales françaises mènent des campagnes unitaires dans la durée : soutien aux syndicalistes d'Iran (CGT, CFDT, Unsa, Solidaires, FSU) ; libération de Koltckenko et Sentsov en Russie (Solidaires, CNT-SO, CNT) ; Boycott Désinvestissement Sanctions à l'égard de l'État israélien (Solidaires, CNT, quelques structures CGT) ; etc. Il y a eu des choses du même type lors de la Coupe du monde de football au Brésil, d'autres démarrent (collectif Nicaragua).

Du soutien aux syndicats indépendants persécutés dans les pays du bloc soviétique ou dans les dictatures sud-américaines à l'aide apportée aux syndicalistes du Maghreb en butte à la répression de leurs États, le courant syndical dans lequel nous nous retrouvons a une longue tradition derrière lui. A nous de la perpétuer et de la renouveler. C'est ce qui se fait à travers l'assemblée européenne des livreurs à vélo (qui se réunit fin octobre à Bruxelles), la coor­dination des travail­leurs et travailleuses d'Amazon (une rencontre avec des délégations ­d'Allemagne, Pologne, France, Espagne, États-Unis… s'est tenue fin septembre). On peut ainsi donner du retentissement à certaines luttes pour lesquels des collectifs agissent avec abnégation, persistance et… trop peu d'écho.

L'action syndicale internationale permet d'agir sur des sujets aussi importants que les droits des femmes, qui ne sauraient se traiter dans le seul cadre national ; de même pour le respect des migrants et migrantes. C'est aussi la possibilité d'échanger et d'apprendre en matière de contrôle ouvrier, d'autogestion… L'information joue un rôle important pour la formation syndicale internationale. La CGT publie un bulletin ; Solidaires de même avec aussi une revue dont chaque numéro est consacré à pays (les dernières sur la Tunisie, le Mexique, l'Algérie, le Brésil, le Kurdistan ; la prochaine sur la Chine) ; la CNT-SO dispose aussi d'un bulletin international plus irrégulier ; la CNT, d'un site dédié. On peut reprendre des extraits de ces publications dans les bulletins de sections ou de syndicats.

Christian (AL Banlieue sud-est)

[1] Guillaume Davranche, Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914), L'Insomniaque/Libertalia, 2014.

[2] Le réseau Rail sans frontières associe des syndicats britannique (RMT), français (SUD-Rail, Solidaires-RATP, Solidaires-Transports), espagnol (CGT, Intersyndical), marocain, sénégalais, malien, tunisien, états-unien, canadien, brésilien et suisse...

Alternative Libertaire n°287, octobre 2018

Sur La Plaine, le marché des derniers jours

17. octobre 2018 - 20:16

Bien décidée à « requalifier » la plus grande place de Marseille, la mairie a pour abcès de fixation le marché qui y campe trois fois par semaine et attire une population qu'on ne veut plus voir en ville. C'est que le souk, le bazar et toute la smala des vendeurs de rue incarnent aux yeux des élites un commerce honteux qu'il faut éradiquer à tout prix. Mais plus que la fin d'un marché populaire, c'est l'essence même d'une ville portuaire que l'on condamne à mort. Chronique sur le vif.

Jusqu'au bout, on n'arrive pas à y croire. Samedi 29 septembre 2018, dernier jour officiel du marché de La Plaine, place Jean-Jaurès. Chez les clients, les marchands, les mamies qui viennent y chercher de la chaleur humaine autant qu'une livre de haricots écheleurs, l'émotion est palpable. Comme disent Monique et sa compagne, vendeuses de prêt-à-porter féminin : « C'est la fin d'un monde. Ils ne veulent plus de nous. »

De crainte que les forains ne se cabrent (des panneaux « stationnement gênant » annoncent l'entrée en action type Blitzkrieg d'une armée de poseurs de palissades pour fermer l'esplanade dès 13 h), le pacha de l'Hôtel de ville a fait un geste. Alors que, la veille encore, il sommait le préfet de « faire respecter l'ordre républicain » en lançant les CRS contre les « quelques individus » qui paralysaient les autoroutes d'accès à Marseille, Jean-Claude Gaudin a accepté de les recevoir lundi 1er octobre. « Si, évidemment, ces derniers ont levé toute forme de blocus d'ici là. » Il promet, en échange, que le chantier de La Plaine ne démarrera pas avant qu'un accord soit trouvé. Il était temps. Si les journaux parisiens (nationaux ?) ignorent ce conflit qui menace de mettre le feu à la deuxième ville de France, La Provence titre « Blocus » en grosse manchette. Des travailleurs du port saluent pour leur part ceux de la place Jean-Jaurès : « La prochaine fois, on bloque ensemble, on a un ennemi commun. » Oui, il était temps.

Zad de La Plaine

Outre les blocages d'autoroutes, préfecture et mairie ont beaucoup fantasmé sur le spectre d'une Zad urbaine. Les RG évoquent un noyau de 200 énervés prêts à construire des cabanes dans les tilleuls et à s'opposer à l'avancée des tractopelles. Mais là, un tour d'écrou de plus vient pincer le muscle dans la poitrine des élus : et si les forains refusaient de remballer ? Et si une Zad à Marseille, c'était un souk permanent ? Doc Youcef le vélomane le préconisait entre deux réparations : « Il faut arrêter le chantier en plantant des tentes et en déclarant le marché ouvert 7 jours/7 et 24 h/24 ! »

Plaisanterie à part, la fraternisation des habitants avec les gens du marché préoccupe ceux qui dénigraient les opposants – « une bande de punks à chien qui aime casser des canettes et faire caca par terre » (dixit le poète Chenoz [1] )…

Le marché tri-hebdomadaire de La Plaine n'est pas qu'un marché de quartier. L'espèce de plan social à la hussarde qu'impose le service des emplacements publics à 300 marchands forains en prétendant les disperser aux quatre vents, qui sous une bretelle d'autoroute, qui sur le port de l'Estaque, n'est que l'aspect le plus criant d'une guerre de position. Il s'agit de casser une dynamique qui lie encore le centre-ville aux quartiers populaires, pour le faire basculer du côté des quartiers Sud, plus huppés.

« Sans La Plaine, on est morts »

« C'est pas que pour défendre mon gagne-pain ! », lance Manu par-dessus son étalage. Avec sa dégaine de hipster tout-terrain et sa gouaille nordiste, il martèle : « Du boulot je peux m'en réinventer ailleurs. C'est ma dignité d'homme que je défends, là. » Vendredi 14 septembre, lors de la venue de Macron et Merkel à Marseille, Hichem a sorti le barbecue, deux ou trois transats, un parasol, qu'il a posés au milieu de la Canebière bloquée par des dizaines de forains, en face de la chambre de commerce. Deux collègues gitans s'y sont installés avec une guitare et ont balancé une rumba. La scène voulait dire beaucoup : le collectif forain, divisé et méprisé, a retrouvé sa fierté. Et la joie de faire front, même si c'est le dos au mur.

Milou, forain journalier depuis dix ans, raconte : « Un jour, j'ai fait remarquer à un placier qu'il y en a qui sont titulaires [d'un emplacement au marché] alors qu'ils sont arrivés après moi. Il me répond que je suis bien con… Ça veut dire quoi, d'après toi ? » On les a bien baladés, les forains de La Plaine. Persuadée qu'elle les tient par l'entrejambe, l'élue chargée des marchés, Marie-Louise Lota, leur parle avec dédain : « Vous vendez trop du bas de gamme. » Son âme damnée passait la main dans le dos des uns et des autres : « On compte sur vous pour le futur marché, ce qu'on ne veut plus, c'est des barbus. » Ou : « Vous les Gitans, on vous mettra sur la place de La Joliette, vous verrez, vous serez bien. » Ce à quoi les intéressés ont répondu : « Non, nous on reste avec les Noirs et les Arabes. »

Les gens savent bien que ce marché est un tout. Les soldeurs et les fripiers font locomotive. Ils attirent le public et tout le monde en profite. Les commerçants sédentaires de la rue Saint-Michel aussi : les jours de marché, leurs ventes augmentent, et pas qu'un peu. C'est une alchimie à la fois rugueuse et fragile, un marché. On n'y touche pas impunément. « On veut rester là. À la limite, on pourrait accepter de bouger à côté pendant les travaux, mais ensemble. Et on s'appellera “ marché de La Plaine en exil ”, lâche Dalila dans un sourire. Sans La Plaine, on est morts. »

Sur son stand, le Nigérian Dolapo taille un cliché en pièces : « Les gens croient que si on vend si peu cher, c'est qu'on deale des trucs tombés du camion. Hé non, c'est pas volé ! Regarde les Manouches, c'est les rois du déstockage. Ils font la tournée des boutiques avec des liasses de billets et ils proposent de débarrasser le commerçant de la collection qui lui reste sur les bras. Il y en a qui sont même branchés avec des directeurs de vente d'hypermarchés ! » Et ces mêmes directeurs espionnent le commerce de rue pour voir ce qui marche et à quel prix…

Diviser pour mieux régner

La promesse initiale du cahier des charges de la Soleam – deux tiers du marché maintenu et le tiers restant relogé à proximité – s'est réduite comme peau de chagrin. Dans un deuxième temps, seuls 80 forains allaient rester sur la place pendant les travaux. Soi-disant choisis selon des critères d'ancienneté et d'assiduité… Mais chassez le clientélisme, il revient au petit trot. À la sortie d'une réunion en mairie, le forain Bakouche lâche à une journaliste : « La discussion ? C'est pas une discussion, Madame, c'est une requalification. Ils requalifient les forains. […] Tu veux que je te dise comment les 80 qui resteront ont été choisis ? Par catégorie d'origine. Ils ont pris 20 de telle origine, 20 de telle autre, et ils ont nettoyé le problème comme ça. »

« La place sera totalement fermée pendant les travaux pour des raisons de sécurité et de salubrité », a finalement tranché une lettre adressée aux forains le 1er août 2018. Pompier pyromane, Mme Lota a eu le culot de rejeter la faute de l'annulation du phasage des travaux sur les forains : selon elle, ils allaient s'étriper pour une place, mettant la clientèle en danger. Elle les somme de choisir un « site de repli » parmi huit proposés. Des sites inhospitaliers, où rien n'a été préparé pour leur arrivée. Et puis, « la dame qui m'achète du tissu, si elle cherche aussi des chaussures, je vais lui dire de prendre le bus et d'aller à l'Estaque ?,interroge Raphaël. Avec quoi ils pensent, à la mairie, avec le cul ? »

Sciemment divisés par communautés, par statuts (journaliers, titulaires, pistonnés…), les gens du marché ont réagi à l'annulation du phasage des travaux. Tout le monde s'est retrouvé nivelé par le bas, partageant la même précarité quant à leur avenir. Résultat, les rangs se sont resserrés. Les journaliers, qui ne participaient pas aux mobilisations parce qu'ils allaient de toute façon « gicler », se sont joints à la protestation. En masse, plus de la moitié des marchands se sont affiliés à un même syndicat, celui des marchés de France, qui « défend une éthique des marchés populaires ».

Disperser les indésirables

Après les premières manifs, la mairie a gagné une semaine de répit avec la promesse d'une réunion sous les auspices de la préfecture. Jeudi 13 septembre à 22 h 30, après trois heures de palabres, Mme Lota fait mine de céder sur un point. Alors qu'elle affirmait que les forains devraient se réinscrire individuellement une fois la place rénovée (ce qui est illégal), voilà qu'elle jure, par écrit, que tous les titulaires seront réadmis. Tous ? Sauf ceux qui auront changé de métier, asphyxiés par trois ans de disette… Et les journaliers, sacrifiés sans considération. Si un des délégués est sorti les bras levés en signe de victoire, un camarade l'a prestement ramené à la réalité : « Oh, tu es entré forain et tu ressors syndicaliste ? »

Car la question est de savoir comment survivre pendant le chantier. Pour la relocalisation provisoire, Mme Lota consent à donner une semaine au syndicat pour « modéliser » sur plan une éventuelle installation sur le boulevard Chave, à côté de la place. Mais dès le lendemain, la maire de secteur s'offusque à l'idée de voir débouler la smala dans son quartier. Deux jours plus tard, le directeur du service des emplacements passe en coup de vent pour distiller ce qu'on savait déjà : malgré ce qu'avait annoncé La ProvenceCe sera Chave »), la promesse n'engageait personne. Retour à la case « dispersion ». À une semaine du début présumé des travaux, l'incertitude règne.

L'ombre du chantier avance comme un monstre titubant, à la fois chapacan [2] et prêt à piétiner tout ce qui permet ici la présence des indésirables. Il est là pour durer, jusqu'à ce que les gens oublient l'usage qu'ils avaient des lieux. Jusqu'à provoquer suffisamment de faillites et de fuites d'habitants pour faire table rase avant que des investisseurs bien rencardés raflent la mise. Mais cette seconde étape dans des opérations spéculatives fait souvent pschitt à Marseille. Les paysages urbains dernièrement requalifiés ressemblent à des déserts.

Qu'importe, Gérard Chenoz a toujours le mot pour rire : « Les touristes, ils ne demandent pas qu'on enlève les Arabes, blague-t-il à la fin d'une réunion avec des commerçants du quartier inquiets des effets dévastateurs du chantier. Ils veulent juste qu'on balaye un peu plus les rues. Alors je piétonnise et ça va devenir un quartier branché. » Et Hichem de traduire : « Chenoz ne parle pas comme un élu, mais comme un gouverneur colonial. »

« Ils ont voulu la guerre »

Il y a, parmi ces marchands ambulants qu'on regarde de haut, de vrais philosophes de combat. Dolapo a étudié au South Bank Polytechnics de Londres avant que les aléas de la vie l'amènent à vendre des parfums et des sous-vêtements féminins sur les marchés du sud-est de la France : « Shakespeare disait que le bien que font les hommes est souvent oublié après leur mort, mais le mal, lui, persiste. C'est peut-être ce petit goût d'immortalité que recherche Mme Lota en nous maltraitant ! » Avant de partir d'un grand rire : « Mais c'est lui faire trop d'honneur. Cette dame n'a pas la carrure d'un personnage shakespearien ! »

Samedi 29 septembre, à la fin du dernier marché, s'est déroulée une scène encore inimaginable quelques jours auparavant. Une réunion commune, où des forains et des foraines, les représentants de leur syndicat, des riveraines, des membres de l'assemblée de La Plaine, des jeunes décidés à ne pas laisser couper les arbres et quelques Insoumis ont partagé un micro ouvert pour parler stratégie. Tristesse et colère étaient étroitement mêlées. Mais aussi le sentiment qu'une situation inédite autorisait quelques espoirs. Tout n'est pas encore perdu. Que le vieux maire se sente obligé de recevoir des gens qu'il a ignorés, puis traités – la veille encore – d'illégitimes fauteurs de trouble, révèle l'instabilité de sa fin de règne. Et prouve aussi que la cause de La Plaine est maintenant reconnue dans toute la ville.

En verve, Hichem entreprenait ainsi un automobiliste coincé lors d'un blocage, le 7 septembre dernier : « Où vous allez, avec votre petite famille, quand vous voulez vous promener dans un endroit sympa, où les gens se mélangent paisiblement ? Y a pas 36 solutions : sur les plages, au stade ou au marché de La Plaine. Il faut défendre La Plaine, Monsieur, c'est le cœur de Marseille ! » Ayant grandi dans le quartier, le jeune homme à la barbe en pétard a été bercé par les chansons de Bob Marley dans l'épicerie de son père. Lui aussi utilise les armes de l'esprit : « Ils ont voulu la guerre et ils vont la perdre, parce qu'ils ne nous laissent aucune issue. Comment il s'appelait déjà, le philosophe chinois des champs de bataille ? Il disait “ Si tu veux prendre une ville, encercle-la, mais laisse une porte de sortie pour que les faibles puissent s'enfuir. Sinon, s'il est acculé, un gentil berger est capable de te tuer six ou sept soldats ”. Cette mairie, si elle voulait mettre le feu aux poudres, elle ne s'y prendrait pas autrement. »

Bruno Le Dantec

[1] Gérard Chenoz, adjoint au maire chargé des Grands projets d'attractivité et président de la Soleam, établissement public à la manœuvre dans les opérations de rénovation urbaine.

[2] « Chapacan » : « bras cassé », en marseillais.

[3] Claude Valette, ex-adjoint au maire délégué à l'urbanisme, dans Le Figaro du 18/11/2003.

CQFD n°169, octobre 2018

Stan et Ulysse, l'esprit inventif de Benjamin Hennot

17. octobre 2018 - 20:00

Bruxelles, 1940. Deux gamins se lancent dans la résistance, puis fondent un maquis, où ils multiplient les coups-d'éclat contre l'occupant nazi. Voilà le point de départ du long-métrage documentaire qu'a consacré Benjamin Hennot (auteur du très recommandé La Bataille de l'eau noire) à l'histoire de ces maquisards goût wallon : « Stan et ulysse, l'esprit inventif ». Un film aux allures de western belge, diffusé en présence du réalisateur.

Chrétiens de Gaza

17. octobre 2018 - 18:30

À l'initiative du CRI (coordination contre le racisme et l'islamophobie) et avec le soutien du Collectif 13, Palestine en Résistance.

PALESTINE 13 - Groupe marseillais de l'AFPS
Association France Palestine Solidarité
c/o La Cimade, 8 rue Jean-Marc Cathala, 13002 Marseille
asso.palestine13 chez gmail.com
www.assopalestine13.org

Réunion RESF 13

17. octobre 2018 - 17:30

de 17h30 à 19h30

resf13 chez no-log.org / 06 31 32 48 65
www.educationsansfrontieres.org

Mercredi 17 octobre Assemblée à 18h sur la Plaine

17. octobre 2018 - 17:00

Site et suivi de la lutte La Plaine, on est là - tou.te.s ensemble défendons notre quartier :
https://laplaine.noblogs.org/

Lundi 15 octobre au matin : les palissades sont en train d'être posées.
Selon un ouvrier, ils envisagent de finir l'installation des palissades dans la journée.
voir les infos de l'Assemblée. Besoin de monde.
Assemblée sur la Plaine à 18 heures

Samedi 13 octobre : appel à manifestation. Rendez-vous 14h au Cours Julien
piège et affrontement au retour des participant.e.s
16h45 : à l'issue de la manif, affrontement avec la police autour de et sur la plaine

Vendredi 12 octobre : blocs de béton pour boucher les entrées. La plaine va être grillagée pour en empêcher l'accès. Rien n'a pu être empêché ce matin. Venez à 13 h. AG à 18 h.

Jeudi 11 octobre
Sur la plaine : après l'intervention des flics anti-émeute cet après-midi avec usage de lacrymo, appel à une AG

5 arrestations ! Plus d'infos demain.

Ce matin, dernier marché sur la plaine

• 14h30 : plusieurs militant.e.s qui veulent empêcher le bouclage de la plaine.
Face à eux, des cars de crs et la police antiémeute, gazage.
• 17h : 24 camions de flics • blocage • entre 200 et 300 militant.e.s
• 18 h : les flics partent de la place
• 18 h 30 : AG

facebook de l'Assemblée :
https://www.facebook.com/assembleedelaplaine/

et le fil d'infos de mars info :
https://mars-infos.org/la-plaine-en-lutte-fil-d-infos-et-3388

Au cœur du camp d'Idomeni, en Grèce

16. octobre 2018 - 18:30

Les mouvements d'exils qui entraînent femmes, enfants et hommes sur les routes et mers du Monde, fuyant guerres ou extrême misère du quotidien, sont devenus, depuis quelques années, au cœur des débats, en l'occurrence sur le continent européen. Le miroir déformant médiatique nous empêche bien souvent de comprendre avec justesse la réalité de ces drames humains. Le cinéma se substitue ainsi, mais il n'est pas le seul, aux faux reflets renvoyés par les mass média, et nous permet de développer nos regards, évitant ainsi la caricature, aux effets dévastateurs dans le contexte européen actuel.
Ce sera le cas ce MARDI 16 OCTOBRE à partir de 18h30, à la médiathèque Boris Vian et au cinéma le Méliès de Port-de-Bouc : nous avons le grand plaisir de recevoir les deux réalisatrices, MARIA KOURKOUTA et NIKI GIANNARI, du très beau documentaire DES SPECTRES HANTENT L'EUROPE, qui nous plonge dans le camp d'Idomeni, en Grèce, situé sur la fameuse « route des Balkans ».
Avant la séance, Niki Giannari, écrivaine et poète grecque, viendra à la médiathèque échanger autour de son ouvrage Passer, quoi qu'il en coûte, co-écrit avec le grand philosophe Georges Didi-Huberman !

DÉROULÉ DE LA SOIRÉE

18h30 à la médiathèque Boris Vian - entrée libre
Rencontre littéraire avec l'écrivaine et poète grecque
NIKI GIANNARI
autour de son livre
PASSER, QUOI QU'IL EN COÛTE (Les éditions de Minuit, 2017)
Passer, quoi qu'il en coûte se compose d'une part d'un poème, en version bilingue, de Niki Giannari intitulé Des spectres hantent l'Europe (pages 11 à 21) et d'un texte de Georges Didi-Huberman intitulé « Eux qui traversent les murs » (pages 25 à 88).
Les migrants venus de Syrie, d'Afghanistan, stationnent dans un camp à la frontière gréco-macédonienne. L'incertitude des lendemains les oblige à vivre ou survivre, dans le présent perpétuel de l'attente

20h : buffet au cinéma le Méliès • 21h : projection du film
DES SPECTRES HANTENT L'EUROPE
de Maria Kourkouta & Niki Giannari
(FR/GR, 2018, 1h39, VOST)
La vie quotidienne des migrants (Syriens, Kurdes, Pakistanais, Afghans et autres) dans le camp de Idomeni. En attendant de traverser la frontière gréco-macédonienne : des queues pour manger, pour boire du thé, pour consulter un médecin. Un jour, l'Europe décide de fermer ses frontières une bonne fois pour toutes. Les "habitants" de Idomeni décident, à leur tour, de bloquer les rails qui traversent la frontière.

SUIVI D'UN ÉCHANGE AVEC LES DEUX RÉALISATRICES


Cinéma le Méliès • 12 rue Denis Papin • 13110 Port-de-Bouc
04 42 06 29 77
cinemelies chez wanadoo.fr

Médiathèque Boris Vian • Rue de Turenne • 13110 Port-de-Bouc
04 42 06 65 54

Entrée libre à la médiathèque • Tarifs habituels pour le film au cinéma
Buffet : 7€ • Réservations conseillées au 04.42.06.29.77

Solidarité avec les salarié.e.s de McDonald's

16. octobre 2018 - 18:30

Violence patronale, répression anti-syndicale : Ça se passe comme ça chez Mac Donald !

Le franchisé de plusieurs Mac Do de Marseille a les mêmes méthodes que son enseigne : terreur, licenciements abusifs et vigiles pour casser la grève... Ketchup avarié sur le burger : du fric mis sur la table pour faire dégager les militants syndicaux !

Mac Do, c'est une longue histoire d'exploitation.

En 2017, une grève à Villefranche de Rouergue a duré six mois suite au licenciement d'un salarié. Là aussi un franchisé est à la manœuvre. Mais la patte managériale Mac Do est dans l'ombre.

Aujourd'hui aux États-Unis, de nombreux cadres de Mac Do sont accusés de pratiquer le harcèlement sexuel comme méthode de management.

À Marseille, le conflit a démarré avec la vente de six enseignes de la région à un repreneur, Mohammed Abassi, qui en possède déjà huit. Ses méthodes : intimidation et vigiles avec pour objectif la liquidation du Mac Do de St Barthélémy, considéré comme un véritable bastion.

Un patron ça licencie énormément ! Ça cogne aussi !

Grèves, occupations et manifestations sont le quotidien des salarié.e.s de Mac Do depuis cinq mois. Leur combat tenace a permis de gagner aussi au tribunal. La cession du Mac Do de St Barthélémy a été annulée en septembre.

Cependant, jamais à Marseille chez Mac Do le niveau de violence n'a été aussi haut. Au Mac Do Chave une représentante syndicale est harcelée par sa hiérarchie qui enchaine les mesures vexatoires à son encontre, elle a même été victime d'une agression ayant entrainée une ITT de 3 jours ! Et ce n'est pas un cas isolé ! du Mac Do de Félix Barret à celui de Grand Littoral, les représentants syndicaux sont harcelés, intimidés et poussés vers la porte. Placardisation, agressions verbales, agressions physiques, arme braquée sur la tête sont les méthodes utilisées contre les salarié.e.s.

Face à l'escroquerie patronale et à sa violence, l'action solidaire s'est exprimée le 9 octobre, lors de la manif intersyndicale, par l'intervention devant (et dans) 3 Mac Do, salarié.e.s Mac Do et manifestant.e.s solidaires de leur lutte côte à côte. Cette action solidaire doit se poursuivre, s'amplifier et devenir notre arme.

Rendez vous 16 octobre au Mac do Chave à 18 heures 30



Prochain rendez-vous jeudi 18 octobre devant le TGI de Marseille à 10h rassemblement de soutien
pour gagner l'annulation de la vente des 5 autres restaurants

Pour suivre la lutte des Mac Do, une page Facebook : « Christian Buisson ».
Caisse de grève en ligne : https://www.leetchi.com/c/tous-ensemble-du-13014

Premiers signataires : ATTAC Marseille, CNT-SO, CNT-STICS, LDH Marseille, NPA, Mouvement de la paix, PG, UNEF Aix-Marseille, UNL, Union syndicale Solidaires 13

Tract + Lutte des MacDo Marseille : un peu d'historique :


« 8, avenue Lénine », film de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun

16. octobre 2018 - 18:30

L'association "Les roses des Aciéries", Architectes sans frontières, CCFD-Terre solidaire, LDH-Marseille, Médecins du Monde-Marseille, Rencontres tsiganes

vous invitent le 16 octobre à 18h30 à la projection de
8, avenue Lénine
un film de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun

Salcuta est une jeune femme rom de Roumanie arrivée en France en 2002. Ayant perdu son mari, elle fait le choix de l'exil pour élever ses deux enfants, alors âgés de 8 et 10 ans. Dépourvue de titre de séjour, ne parlant pas français, elle a connu la vie en caravane dans un bidonville, la mendicité, la grande pauvreté, les expulsions et les reconduites à la frontière. Quinze ans plus tard, Salcuta se considère comme une citoyenne française. Logée en appartement en banlieue parisienne, travaillant pour une école de la ville, parlant parfaitement le français, mère et désormais grand-mère de petits-enfants nés en France, Salcuta a rencontré sur son chemin des Français qui ont fait le choix de la solidarité. Une histoire de lutte et d'amitié, "8, avenue Lénine", un film à ne pas manquer !

Le marché de la démocratie participative

16. octobre 2018 - 18:00

Présentation : Aujourd'hui la démocratie participative ne s'affiche plus seulement dans les discours, elle s'incarne dans des règles juridiques, des dispositifs participatifs, des services administratifs, des échanges marchands, etc. Les militants d'hier sont pour l'essentiel concurrencés par des professionnels (agents publics, consultants, salariés de grandes entreprises d'aménagement) qui vivent de l'offre de participation et ont, à ce titre, intérêt à l'entretenir. La demande de participation tend ainsi désormais à devenir la finalité et l'alibi de ce que les auteures qualifient de marché de la démocratie participative.

En s'intéressant à la construction savante de l'impératif participatif, aux luttes d'expertises professionnelles qui l'ont accompagnée tout comme à la sociologie et aux pratiques concrètes de ces acteurs auxquels les autorités publiques ont confié la charge d'animer, d'organiser ou encore d'évaluer des dispositifs participatifs, cet ouvrage rappelle combien la qualité démocratique ne peut à elle seule expliquer le développement des politiques participatives en France. Les dynamiques de professionnalisation y ont joué un rôle majeur. C'est ce que montre cet ouvrage qui éclaire également les logiques sociales et politiques de la sophistication croissante des technologies de gouvernement et plus largement l'ambivalence politique du tournant participatif contemporain. Remise en cause sur le plan symbolique par la promotion du citoyen-expert et des formes participatives de légitimation politique, la division du travail politique entre le professionnel et le profane semble en pratique plus solide que jamais.

*Magali Nonjon est maître de conférences en science politique à Sciences Po Aix et chercheuse au laboratoire Croyance, Histoire, Espace et Régulation (CHERPA). Elle est également chercheuse associée au Laboratoire Biens Normes et Contrat (LBNC).

Renseignements au 06 42 37 78 55
http://deconnomistes.org/v2/

La médiation communiste

15. octobre 2018 - 19:00

Brasserie Communale, 57 cours Julien, 13006

- L'agenda /

 
 
 
 
DESIGN DARK ELEGANCE | PORTED FOR DRUPAL 6 | ADAPTE PAR: JEREMY BASTIDE 

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