Agrégateur de flux

Alter Randonnée d'Automne

Mille babords - 26. septembre 2010 - 10:00

Il s'agit d'une randonnée facile, gratuite et ouverte à tous de 10 kilomètres d'une durée de 3h20 autour de Lamanon et du cirque de Calès dans les Alpilles. Rendez-vous à 10h00 place Lamartine à Arles pour des départs en covoiturage ou directement à 11h00 à Lamanon place de l'Église. N'oubliez pas votre pique-nique et quelque chose à partager.

Le descriptif complet sur le site www.local.attac.org/13/arles page Caminattac.

Qu'est-ce que la Révolution prolétarienne ?

Mille babords - 25. septembre 2010 - 17:00
De quelle nouvelle société va-t-elle accoucher ? Pourquoi est-elle possible ? Est-elle vouée à répandre un “bain de sang” ? N'est-elle pas inéluctablement condamnée à déboucher sur une monstruosité comme l'avaient été les régimes staliniens ? Ce sont ces questions et d'autres soulevées par ce thème central dont nous vous invitons à débattre lors de nos prochaines réunions publiques

Penser l'aide, de l'intention à l'acte (L'Harmattan)

Mille babords - 24. septembre 2010 - 19:00
19 heure à la librairie "L'Odeur du Temps", 35 rue Pavillon, 13001 Marseille. - 110. l'agenda militant /

"Hors du langage, un territoire"

Mille babords - 22. septembre 2010 - 20:00

Autour de la "tentative" menée depuis près de 50 ans à Monoblet, dans les Cévennes, avec des enfants alors, adultes aujourd'hui, autistes, à l'initiative de Fernand Deligny et d'un petit groupe de personnes.

La présentation complète ainsi que le documentaire en libre écoute et téléchargement ici :
www.intempestive.net/spip.php?article62

Zoom sur ... La face cachée de nos assiettes et de nos champs ?

Mille babords - 18. septembre 2010 - 14:00

Dès 14 h : Marché paysan - Animations ludiques - Stands associatifs
14 h 45 : projection de “Alix, au pays des gènes”, d'Okinawa Guérard (2006)
16 h : goûter local / bio préparé par l'A.M.E.
17 h : Table ronde “La face cachée de nos assiettes et de nos champs et les risques pour l'homme et l'animal” en présence de :
— Patrice Halimi, chirurgien pédiatre, co-fondateur de l'Association Santé Environnement France (ASEF).
— Olivier Keller, conseiller régional de Rhône-Alpes, responsable OGM Confédération paysanne.
— Jean-Claude Quintalet, WWF PACA
— Olivier Florens, collectif anti-OGM 13-84
animée par Gilles Pipien, président de P'Aix 21, Ligue ROC, conseiller environnement pour la Banque mondiale.
18 h 30 : Apéro bio/local en chansons avec le groupe L'Inconsolable.

Quartier de mémoire du bassin de Séon

Mille babords - 17. septembre 2010 - 18:00

La projection des photographies de Jacques Windenberger est conçue par l'association Ancrages. Intitulée Quartier de mémoire du bassin de Séon, elle met en valeur les « séries sujet » dans l'oeuvre du photographe consacrées aux quartiers composant le bassin de Séon, tels que Saint-Henri, Saint-André, La Castellane, la Bricarde et l'Estaque.

Ces images permettent de découvrir l'histoire locale de Marseille, à travers les différentes vagues migratoires qui peuplent ce territoire ainsi que l'habitat social, entre bidonville et cité HLM. Elles nous donnent à voir combien ce sont l'ensemble des histoires locales qui font l'histoire nationale des immigrations.

Quelle réforme des retraites pour 2010 ?

Mille babords - 16. septembre 2010 - 18:00

À l'heure du débat sur la réforme des retraites, et à l'occasion de la parution du 7éme numéro de la revue Regards Croisés sur l'Économie consacré aux rapports entre les générations, intitulé “Le choc des générations ? Dette, retraites, dépendance…”

Avec
Antoine Bozio, Chercheur à l'Institute for Fiscal Studies et enseignant à l'University College London, Co auteur avec Thomas Piketty en 2008 du livre Pour un nouveau système de retraites. Des comptes individuels de cotisations financés en répartition
Jean-Michel Charpin, Membre du Conseil d'orientation des retraites, auteur en 1999 du rapport L'avenir de nos retraites
Henri Sterdyniak, Économiste à l'Observatoire Français de la Conjoncture Économique

Le débat sera suivi d'un cocktail

Assemblée Générale de l'Université Populaire et Républicaine

Mille babords - 15. septembre 2010 - 19:00
Projet de l'UPR ; conférences pour 2010-2011 ; formation ; élection d'un Conseil d'administration de l'association.

Y a-t-il un problème des retraites ?

Mille babords - 9. septembre 2010 - 19:30

* sociologue, informaticien et synthéticien.

Après avoir mises à mal quelques idées reçues, Alain Persat explorera les nombreuses solutions permettant d'améliorer les régimes de retraites


www.lerepairedemarseille.org
repairemarseille@facteursdimages.com

Non lieu scandaleux : Vérité et Justice pour HAKIM !

Mille babords - 9. septembre 2010 - 14:00

Après deux ans de procédure judiciaire, pourquoi les juges d'instruction du tribunal correctionnel de Grasse concluent-elles l'information judiciaire par un non-lieu favorable aux deux agents de la Brigade Anti Criminalité (BAC) responsables de la mort de Hakim AJIMI ? Alors que, parallèlement, des agents de la police nationale et de la police municipale sont mis en examen, les agents de la BAC jouissent-ils d'un statut particulier ?

Il y a deux ans déjà, le 9 mai 2008 à Grasse, en plein jour, en plein centre-ville, Hakim AJIMI est mort, suite à son interpellation par la police. Interpellé dans la rue, Hakim n'est ni armé, ni dangereux, ni même menaçant. Sous les yeux de nombreux témoins, il est immobilisé par deux agents de la BAC, rejoints par des officiers de la police municipale et nationale. Pieds et mains menottés, ventre contre terre, Hakim subit durant 15 à 20 minutes une clé d'étranglement (dont l'usage est condamné par la Cour Européenne des Droits de l'Homme) associée à une violente compression thoracique et à de violents coups de poings et coups de pieds. Voyant l'état critique du jeune homme, des passants tentent d'intervenir. En vain. Hakim AJIMI est mort, il avait 22 ans.

Lire la suite :
www.millebabords.org/spip.php?artic...

comitedesoutienpourhakim@gmail.com

Jeûne de protestation contre le projet de loi immigration devant l'Assemblée nationale

Mille babords - 8. septembre 2010 - 11:25

Du 8 au 18 septembre, 9 personnes mèneront un jeûne citoyen devant l'Assemblée nationale, pendant les travaux de la Commission des lois sur le projet de loi immigration. Ils entendent ainsi exprimer leur indignation et leur protestation contre les graves dispositions inscrites dans le projet de loi. Ils occuperont la place Édouard Hérriot chaque jour de 12h à 21h et seront hébergés à proximité.

Un rassemblement est prévu pour le lancement du jeûne mercredi 8 septembre à 13h30 place Edouard Hériot, Paris 7ème

Parce que ce projet de loi heurte profondément les consciences, chacun est aujourd'hui appelé à se mobiliser :

Pour les franciliens, en participant à des jeûnes de 2 à 5 jours aux côtés des premiers jeûneurs. Ou encore en renforçant la mobilisation par votre présence lors du rassemblement du 8 septembre et au cours de veillées thématiques tous les soirs de 19h à 21h.

En région, en organisant et en participant à une déclinaison locale de cette initiative : par la mise en place d'un jeûne de 2 jours et/ou de veillées devant les permanences locales des députés membres de la commission des lois ou dans tout autre lieu symbolique.

En soutenant financièrement cette initiative. Utilisez le formulaire de la Cimade qui soutient d'ores et déjà cette action ou envoyez un chèque à La Cimade, 64 rue Clisson, 75013 Paris (à l'ordre de "La Cimade / jeûne"). Vous recevrez un reçu fiscal.

Les Jeûneurs
Alain BOSC, François GAUDARD, Jean-Pierre GARITSU, Jean-Baptiste LIBOUBAN, Jean-Paul NUNEZ, Alain J. RICHARD, Pierre ROSENZWEIG, Françoise ROSSETTI-HERBELIN, Jean-Claude VIGOUR.

contact : contreunehaineiemeloi@gmail.com

Ali ne doit pas être expulsé : restons vigilants.

Mille babords - 8. septembre 2010 - 11:00

Appel de la décision du juge de la détention de samedi lundi 30 août à partir de 10h en Cour d'Appel (palais Monclar, l'ancienne prison) à Aix-en-Provence.

Ali n'a pas été libéré en appel lundi.

Ali est passé devant le juge ce matin lundi 30 vers 11h30 bien assisté par Claudie Hubert qui a fait une brillante plaidoirie.

L'appel a cependant été rejeté cet après-midi à 15h30 pour à peu près les mêmes motifs que devant le Juge des Libertés et de la Détention avant-hier...

Ali est donc retourné au centre de rétention du Canet. Sa situation devient de plus en plus précaire, elle est suspendue à la décision du Consulat d'Algérie jusqu'au 11 septembre où, faute de laisser-passer à cette date, il devrait être remis en liberté.

Le 11 septembre c'est loin, nous devons donc être prêts à intervenir à tout moment à Marignane d'ici là. Pas question de laisser démolir une famille sans réagir !

Samedi 28 août

La juge de la détention n'a pas libéré Ali à l'audience de ce matin samedi. Restons vigilants : sa famille a besoin de lui ; il ne doit pas être expulsé.

Vendredi 27 août

Ali n'a pas été expulsé et doit repasser devant le Juge des libertés et de la détention
Soutenons-le demain samedi 28 août à 10 h 15 au TGI

Il serait bien que ceux qui le peuvent nous rejoignent pour montrer - une fois de plus - que nous les soutenons fermement tous les cinq, et que nous n'admettrons en aucun cas la démolition de cette famille.

Ali n'a pas été expulsé et doit repasser devant le Juge des libertés et de la détention

Soulagement pour sa femme Fatima et ses 3 enfants (Amra 16 ans, Hakim 8 ans et Afid 2 ans), le consulat algérien n'a vraisemblablement pas délivré de laisser passer aux autorités de la PAF (Police aux frontières). Ali n'a donc pas été embarqué ce matin. Au passage, plusieurs billets d'avion réservés pour rien...

Pour autant, Ali est toujours enfermé au CRA (centre de rétention administrative) de Marseille au Canet (14è). Il pourrait repasser devant un juge des libertés et de la détention (JLD) samedi matin qui peut le libérer ou prolonger sa rétention pour une période maximale de 15 jours. Cette dernière hypothèse laisserait la possibilité à la préfecture de mettre la pression dans les prochains jours sur le consulat algérien afin que celui-ci délivre enfin un laisser passer.

Pétition de soutien à Ali :
www.educationsansfrontieres.org/art...

voir aussi : www.millebabords.org/spip.php?artic...

Non lieu scandaleux : Vérité et Justice pour HAKIM !

Mille babords - 8. septembre 2010 - 4:50

Après deux ans de procédure judiciaire, pourquoi les juges d'instruction du tribunal correctionnel de Grasse concluent-elles l'information judiciaire par un non-lieu favorable aux deux agents de la Brigade Anti Criminalité (BAC) responsables de la mort de Hakim AJIMI ? Alors que, parallèlement, des agents de la police nationale et de la police municipale sont mis en examen, les agents de la BAC jouissent-ils d'un statut particulier ?

Il y a deux ans déjà, le 9 mai 2008 à Grasse, en plein jour, en plein centre-ville, Hakim AJIMI est mort, suite à son interpellation par la police. Interpellé dans la rue, Hakim n'est ni armé, ni dangereux, ni même menaçant. Sous les yeux de nombreux témoins, il est immobilisé par deux agents de la BAC, rejoints par des officiers de la police municipale et nationale. Pieds et mains menottés, ventre contre terre, Hakim subit durant 15 à 20 minutes une clé d'étranglement (dont l'usage est condamné par la Cours Européenne des Droits de l¹Homme) associée à une violente compression thoracique et à de violents coups de poings et coups de pieds. Voyant l'état critique du jeune homme, des passants tentent d'intervenir. En vain. Hakim AJIMI est mort, il avait 22 ans.

En octobre 2008, les deux juges d'instruction du tribunal correctionnel de Grasse ont placé, contre toute logique, les deux agents de la BAC responsables de la mort de Hakim en position de témoins assistés. Le 5 mai 2010, suite à l'appel de la partie civile, elles récidivent en concluant l'information judiciaire par un non-lieu, ignorant tous les éléments à charges contre ces deux agents :
faisant fi des vingt témoins oculaires dénonçant les méthodes barbares employées par la police sous leurs yeux et ayant causé la mort de Hakim ;
faisant fi de l'expertise médicale explicitant une mort lente et douloureuse par asphyxie mécanique ;
faisant fi des procès verbaux des agents de la BAC et de la police ne démentant ni la durée de l'étranglement ni l'inertie du corps au moment de son transfert au commissariat ; ·_ faisant fi de la requête du procureur de la République demandant la mise en examen pour avoir « causé la mort de Hakim par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité » ;
faisant fi de l'ordonnance de la Chambre d'instruction d'Aix-en-Provence de fournir un supplément d'information « aux fins de mise en examen des deux policiers pour homicide involontaire et non assistance à personne en péril ;
faisant fi du rapport accablant de la Commission Nationale de Déontolgie de la Sécurité, qui s'indigne de « l'inhumanité » des policiers, dénonce « l¹abus inutile de l¹usage de la force », et demande des sanctions disciplinaires contre les agents impliqués.

Le comité de soutien Vérité et Justice pour Hakim dénonce l'alimentation d'un corporatisme aveugle et dangereux et le maintien d¹un climat délétère par les deux juges d'instruction du tribunal correctionnel de Grasse. Il ¦oeuvre, avec détermination, pour faire triompher la vérité et pour que justice soit rendue.

MOBILISATION JEUDI 9 SEPTEMBRE 2010 À 14 H DEVANT LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE CONTRE LE NON-LIEU SCANDALEUX PRONONCÉ EN FAVEUR DES RESPONSABLES DE LA MORT DE HAKIM AJIMI

Vérité et Justice pour Hakim

tél : 06 61 47 39 17

mail : comitedesoutienpourhakim@gmail.com

La pétition continue à avoir besoin de signatures massive et pour cela doit circuler massivement :
http://www.ldh-toulon.net/spip.php ?article3971

APPEL DU 18 SEPTEMBRE contre le nouveau projet de loi Besson sur l'immigration.

Mille babords - 8. septembre 2010 - 1:40
L'APPEL DU 18 SEPTEMBRE

Je signe :
http://rocksanspapiers.org/appel/index.php

Nous, auprès des artistes, musiciens, comédiens, réalisateurs, écrivains, plasticiens, professionnels de la musique, du spectacle, du cinéma, de l'information, de la culture, avec la majorité des citoyens français, nous déclarons solidaires des milliers de sans-papiers qui grandissent, étudient, et vivent à nos côtés dans notre pays.

· Nous refusons que des enfants, souvent nés et scolarisés en France, soient expulsés avec leurs parents vers des pays qu'ils ne connaissent pas ou plus et dont certains ne parlent même pas la langue.

· Nous refusons que des parents soient arrêtés, menottés, rudoyés, humiliés et enfermés dans des Centres de Rétention Administrative sous les yeux de leurs enfants.

· Nous refusons que des familles parce qu'elles n'ont pas de papiers soient séparées, le père brutalement expulsé à des milliers de kilomètres tandis que la mère et les enfants restent ici, souvent dans la misère et traumatisés à vie.

· Nous refusons que des travailleurs, qui bien souvent exercent leur métier dans des conditions pénibles, car sans droit, dont la plupart cotisent (retraites, maladie, chômage...) et paient des impôts en France vivent en permanence dans la peur et la clandestinité.

· Nous refusons les lois Besson sur l'immigration qui bafouent le droit d'asile français et font honte au pays des Droits de l'Homme.

Comme certains l'ont fait en d'autres périodes de l'histoire, en accord avec les principes du droit international qui protègent les migrants, en accord avec les droits de l'homme et de l'enfant, comme avec les valeurs universelles de fraternité, d'égalité, de liberté et d'accueil de notre République, nous appelons à résister à ces pratiques indignes et inhumaines.

Je signe : http://rocksanspapiers.org/appel/index.php

Le PROJET de LOI BESSON

Adopté le 31 mars dernier par le Conseil des Ministres, le projet de loi Besson sera examiné à l'Assemblée Nationale en septembre.

Ce texte, sans se donner les moyens de lutter efficacement contre les employeurs qui exploitent les sans-papiers, vise à rendre plus efficace la « machine à expulser », au mépris des libertés fondamentales les plus élémentaires.

Pouvoir judiciaire écarté, pouvoir administratif renforcé

Expulsions expresses sans vérification de la légalité des conditions d'interpellation par les forces de police

Bannissement de l'espace Schengen pour 5 ans :

· Droit d'asile bafoué

· Droit de vivre en famille bafoué

Allongement de la durée de rétention (45 jours), enfermement des migrants systématisé

Délit de solidarité maintenu

Précarisation et marginalisation des sans-papiers et des demandeurs d'asile

Stigmatisation renforcée de tous ceux qui ont « l'air étranger » : contrôles au faciès, rafles, arrestations et gardes à vue abusives…

Ce projet de loi s'inscrit dans une logique politique ultra-sécuritaire, liberticide, nationaliste et xénophobe, qui met en danger notre démocratie.

Cette politique s'attaque aux plus démunis, divise et oppose les habitants de ce pays les uns contre les autres, attisant la xénophobie et le racisme.

Les immigrés participent à la vie économique et sociale de notre pays. Ils doivent être régularisés !

La France doit respecter les droits des migrants et des demandeurs d'asile.

Nous refusons ce repli nationaliste et xénophobe, ultra-sécuritaire et liberticide qui s'attaque aux droits des plus précaires pour les précariser davantage, et met en danger notre démocratie.

Leurs droits sont nos droits !

Nous appelons tous les citoyens et les élus à interpeller les parlementaires pour qu'ils refusent ce texte.

Nous appelons à signer et à faire signer l'Appel du 18 septembre
http://rocksanspapiers.org/appel/index.php

Nous exigeons la suppression du Ministère de l'Identité Nationale et de l'Immigration
http://www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationale.org/l-appel.html

« Malgré l'échec flagrant de la politique répressive envers les migrants, et sans tirer le bilan des conséquences humaines catastrophiques de cette politique, le projet de loi s'obstine à poursuivre dans la même impasse. Son message est au fond beaucoup plus politique que technique. Il est sous-tendu par l'idée selon laquelle les migrants ne bénéficient pas des mêmes droits et n'ont donc pas la même dignité humaine que les autres. »

Extrait de l'analyse collective du projet de loi par : ADDE, Acat France, Anafé, Cimade, Fasti, Gisti, InfoMIE, Migreurop, MOM, Association Primo Levi, SAF, Syndicat de la magistrature. Sont en outre associées à ce travail les organisations membres de la CFDA (Coordination française pour le droit d'asile) Analyse complète en PDF sur le site de Mille Bâbords 14541

« Criminaliser les immigrés en situation irrégulière les met au même niveau que les trafiquants ou les employeurs qui, dans de nombreux cas, les exploitent. Une telle politique renforce la stigmatisation et la marginalisation alors qu'en réalité la majorité des migrants contribue au développement des pays européens et de leur société. »

Thomas Hammarberg, Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe (cf https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?id=...).

Tous en grève le 07 septembre ! Sept Français sur dix approuvent la journée de mobilisation pour les retraites !!!

Mille babords - 7. septembre 2010 - 23:55

13h :

A Marseille, alors que les premiers manifestants, partis à 11h, sont à 200 mètres de l'arrivée place Castellane, les derniers n'ont toujours pas quitté le départ du cortège sur le Vieux-Port ! A ce rythme, la dispersion n'est pas prévue avant 15h minimum.
La police a compté 27.000 personnes, chiffre en hausse par rapport à la mobilisation du 24 juin (120.000 personnes selon les syndicats, 14.500 selon la police). Même pas peur du ridicule. "Magnifique. Selon la police il y avait plus du monde au Mans qu'à Marseille " !!!

A Avignon, c'est 5000 selon la police, 25 000 selon les manifestants.

A Paris, la CGT annonce que 270.000 personnes ont manifesté, contre 80.000 pour la préfecture de police de Paris. C'est toujours plus que les 47.000 annoncés par la police le 24 juin dernier !!

En France selon le ministère de l'intérieur : 450 000 manifestants à la mi-journée

Les premiers taux de grévistes communiqués par les directions et les syndicats des principaux services publics sont plus élevés que lors de la précédente journée d'action.

État des lieux des taux de grévistes :

Fonction publique : près du quart (24,77%) des agents de la fonction publique d'Etat y compris les enseignants, 16,2% des agents territoriaux et 17,76% des agents hospitaliers sont en grève, selon le ministère de la Fonction publique. Des chiffres supérieurs à ceux de la journée du 24 juin.

La Poste : quelque 22,07% de postiers étaient en grève à 10 heures, contre 19,86% le 24 juin dernier, selon la direction. Des chiffres contestés par la CGT et Sud, qui avance une proportion de 35 à 40% de grévistes.

Éducation : les enseignants font grève à 29,3%, dont 33,6% en primaire et 25,8% dans le secondaire, selon le ministère, les syndicats de la FSU chiffrant les grévistes à 60% dans le primaire et 55% dans le secondaire. Le 24 juin, les premiers chiffres du ministère de l'Education nationale affichaient un taux de grévistes de 31,87% en primaire et 10,27% dans le secondaire.

Transports : la direction de la SNCF a recensé 42,9% de grévistes et la CGT 51,8%. Des chiffres également en hausse par rapport au 24 juin. La direction de la RATP annonce quant à elle 22% de grévistes sur l'ensemble du personnel de l'entreprise francilienne. C'est donc plus que les 18% de salariés qui avaient cessé le travail le 24 juin. (LIRE AUSSI - Le point sur les perturbations, secteur par secteur)

Pôle emploi : entre 16,93% (selon la direction) et près de 25% (selon le principal syndicat, le Snu-FSU) des agents de Pôle emploi sont en grève. Soit, une nouvelle fois, plus que le 24 juin (respectivement 12,26% et 22%).

France Télécom : 30,84% des 100.000 salariés français étaient en grève, contre 29,29% le 24 juin, selon la direction, les syndicats parlant de chiffres « supérieurs » sans donner de précisions pour l'instant.

EDF : la direction a relevé 21,3% de grévistes à la mi-journée, contre 15,9% le 24 juin, mais c'est « susceptible d'augmenter dans l'après-midi », selon la CGT qui précise que la grève a fait perdre 8.000 megawatt à EDF du fait des baisses de charge causées par les grévistes.

Justice : l'Union syndicale de la magistrature, majoritaire, a appelé au renvoi de toutes les audiences du jour.

Des débrayages se sont également produit dans le secteur privé, comme l'automobile ou les banques ou l'énergie.

Ls salariés de deux raffineries de Total ont-ils décidé de prolonger la journée de grève contre le projet de réforme des retraites.
Par ailleurs, le port de Nantes/Saint-Nazaire est bloqué depuis lundi soir, jusqu'à mercredi matin, « peut-être davantage en ce qui concerne l'activité de la raffinerie Total de Donges », selon le secrétaire du syndicat local CGT Ports et Docks, majoritaire. « Toutes les entreprises dépendantes du port sont actuellement paralysées, que ce soit Total, Airbus, Cargill », a-t-il déclaré. Deux porte-conteneurs, deux navires transportant du soja et plusieurs bateaux alimentant la raffinerie Total sont actuellement bloqués au port de Montoir, près de Saint-Nazaire.

Mardi 29 juin 2010

Communiqué de l'intersyndicale du 29 juin

Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 24 juin 2010. Ils ont réaffirmé leur opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement, notamment au report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes. Cette réforme n'apporte, par ailleurs, pas de réponse sur le plan de la pénibilité. Elle aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes. Les organisations syndicales dénoncent la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet.

Cette réforme, une des plus dures d'Europe, arrive dans une situation économique dégradée où le chômage est en hausse continue et touche plus fortement les jeunes et les seniors. Les politiques de rigueur se généralisent dans toute l'Europe en aggravant les inégalités et hypothèquent fortement toute reprise.

Des initiatives intersyndicales viseront à interpeller le gouvernement et ses représentants, aux niveaux national et local, le 13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet de loi. Durant l'été, les organisations syndicales interpelleront les parlementaires.

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA vont poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des retraites.

Elles décident d'une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre 2010, au moment où s'ouvrira le débat parlementaire. Elles appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour une mobilisation d'ampleur.

29 juin 2010

Gagner sur les retraites c'est possible !

Mille babords - 7. septembre 2010 - 18:09

http://www.solidaires.org/article32300.html

Plus de 3 millions de manifestants dans toute la France, salariés du privé et du public, chômeurs, jeunes, retraités, ont exprimé leur colère et leur rejet d'un projet de loi injuste, inefficace, aggravant encore les inégalités. La journée de grèves et de manifestations organisée par l'intersyndicale a été un succès considérable avec de fortes grèves dans de nombreux secteurs.

Elle montre que ce projet de loi est fondamentalement refusé par la population.

Ce gouvernement, dont le seul souci est de complaire au patronat et aux plus riches, refuse d'envisager une nouvelle répartition de la richesse produite qui permettrait, sans problème, de financer nos retraites. Il n'a aucune légitimité pour conduire une réforme qui engage l'avenir des générations futures.

Pourtant et malgré le fait que journée d'action après journée d'action, la mobilisation devient de plus en plus importante, le gouvernement ne renonce pas. Après le refus de toute négociation, nous avons droit maintenant à une parodie de débat parlementaire, le président de la République voulant faire adopter par l'Assemblée nationale son texte à la va-vite dans les jours qui suivent. Son choix est clair : le passage en force.

Un bras de fer est donc engagé. Face à la détermination du gouvernement nous devons faire preuve d'une détermination plus grande encore. Pour l'Union syndicale Solidaires, l'enjeu est aujourd'hui de forcer le gouvernement à céder. Il faut donc s'en donner les moyens. Les salariés doivent discuter et organiser la reconduction de la grève partout où cela est possible et il est de la responsabilité de l'intersyndicale de décider d'une suite à la hauteur des enjeux au 7 septembre, suite qui devrait avoir lieu dans les jours qui viennent. Ce gouvernement ne cédera que contraint et forcé. Imposons-lui le retrait de ce projet !

Le 7 septembre 2010

Actuellement une maman tchétchène et son bébé au centre de rétention de MARSEILLE.

Mille babords - 7. septembre 2010 - 18:00

Après un été marqué par une sur-enchère xénophobe et sécuritaire, stigmatisant les étrangers comme les français d'origine étrangère, la rentrée s'annonce violente...

Après l'enfermement d'une famille Tchétchène de Nice en juillet 2010, la rétention de Paulo, lycéen à Marseille, celle de Bei et de son enfant de 4 ans et demi vivant à Cannes, puis d'une famille cap verdienne de Cannes également, assignée à résidence par le Juge des Libertés, c'est au tour d'une jeune femme et de son bébé d'être enfermés.

Grand peur et misère d'une France qui enferme des enfants dans un lieu où la seule distraction est une cour fermée, au plafond grillagé, avec... un toboggan et une balançoire.

La jeune maman tchétchène est entrée en Europe par la Pologne. Elle vit à Nice dans un foyer-hôtel avec son mari et leur enfant. Suite à une altercation avec la police, son mari a été emprisonné.

L'administration policière s'est avérée particulièrement sournoise en allant arrêter cette jeune femme et son bébé après avoir incarcéré le papa.
Madame et son enfant ont été transférés à Marseille où le CRA est habilité à accueillir des enfants !

Maintenue en rétention par le juge des Libertés, elle attend le résultat du référé liberté déposé au tribunal Administratif de Nice.

Parce qu'entrée sur le territoire européen par la Pologne, Madame doit être expulsée vers la Pologne avec son bébé.

Qu'est-ce qui attend cette jeune femme et son enfant en Pologne ?
Ils seront soit placés dans des "centres gardés pour étrangers" indignes et dangereux ou des "centres de déportation", avec ensuite le risque d'être expulsés vers l'Ukraine puis la Russie ; soit ils obtiendront pendant 1 an le statut de "résident toléré" qui n'inclut ni les droits sociaux (scolarisation, santé, hébergement...) ni la liberté de mouvement hors de Pologne.
Seule, sans ressources, avec un bébé, sans parler polonais, sans famille, comment va-t-elle s'en sortir ?
Pour les russes (en quasi totalité tchéchènes), le taux de reconnaissance du statut de réfugié en Pologne est très bas : 3% en 2007 (34% en France cette même année, chiffres de l'UNHCR).

La préfecture des Alpes Maritimes se livre depuis des mois à un réel acharnement contre un certain nombre de familles demandeuses d'asile à Nice. Les célibataires sont enfermés au CRA de Nice, les familles sont transférées au CRA de Marseille. La politique du chiffre, encore et toujours... Nous ne nous lasserons pas de faire savoir le sale boulot fait pas les préfets, juges, flics... mais pas en notre nom en tout cas !

L'article 9 de la convention des droits de l'enfants précise que /« Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l'intérêt supérieur de l'enfant. »/

Pour cette famille, les droits élémentaires sont bafoués : celui de circuler librement, celui de rester uni en tant que famille, celui de ne pas enfermer d'enfants...

Une cellule, une cour grillagée, ce n'est pas un lieu pour un petit enfant, que l'on vient déjà de séparer de son père. Nous ne devons pas nous habituer.

Contact presse RESF 13 : 06 31 32 48 65

Réseau Education Sans Frontières 13

resf13@no-log.org
06 31 32 48 65**

www.educationsansfrontieres.org

Comment soulager les comptes de la Sécu tout en faisant plaisir aux entreprises ?

Mille babords - 7. septembre 2010 - 17:24

7 septembre 2010 ,

par Napakatbra

http://www.lesmotsontunsens.com/les...

Comment soulager les comptes de la Sécu tout en faisant plaisir aux entreprises ? Le gouvernement a trouvé un moyen simple : autoriser la suspension des arrêts de travail sur la seule base d'un contrôle effectué par un médecin mandaté par l'employeur.

Jusqu'à présent, le contre-examen de l'assuré par le médecin-conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) était obligatoire. Depuis le 26 août 2010, ce n'est plus le cas. En quelques minutes, sans consultation du dossier médical du patient, le médecin patronal pourra donc donner un avis négatif, qui sera automatiquement suivi d'une suspension du versement des indemnités.

Le travail, c'est la santé (et inversement)

L'assuré disposera alors d'un délai de 10 jours "pour demander à la caisse de sécurité sociale dont il relève un examen de sa situation par le médecin-conseil", qui devra statuer sous quatre jours, dit le décret. Et lorsqu'un nouvel arrêt de travail est prescrit dans les dix jours suivant une suspension, celui-ci devra d'abord passer entre les mains du médecin-conseil de l'assurance maladie qui disposera du même délai de quatre jours pour se prononcer. En attendant, l'avis du patron étant prépondérant, le malade devra reprendre le boulot.

"Suspicion inacceptable"

Le Conseil nationale de l'Ordre des médecins (CNOM) critique cette mesure, qui remet en cause l'article 69 du code de déontologie médicale selon lequel "l'exercice de la médecine est personnel ; chaque médecin est responsable de ses décisions et de ses actes". Une "suspicion inacceptable" pour le CNOM, pour lequel la reprise obligatoire du travail dans l'attente de l'avis du médecin-conseil est "susceptible de porter atteinte à la santé du salarié malade".

Et si les médecins se rebellent, on envoie les CRS ? Ah, non... ils sont en arrêt maladie ! (http://www.lesmotsontunsens.com/un-...)

Une femme à la retraite ne vaut que la moitié d'un homme

Mille babords - 7. septembre 2010 - 17:09

A lire avec les liens sur :
http://www.bastamag.net/article1168.html

7 septembre 2010

La réforme des retraites risque bien d'aggraver la situation des femmes. Toutes les inégalités, en matière de salaires, de précarité de l'emploi, de temps consacré aux activités domestiques, vont se cumuler au moment du calcul de l'âge de départ en retraite et du niveau de pension. Plusieurs parlementaires de gauche, soutenus par des associations et des syndicats, viennent de saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). Explications.

Les femmes vont-elles être victime d'une gigantesque discrimination si l'actuelle réforme des retraites est mise en œuvre ? C'est la question que posent neuf parlementaires de gauche (du PS, du PCF, des Verts, du Parti du gauche et de la Fédération pour une alternative sociale et écologique) [1] en saisissant la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). Selon les élus, l'allongement de la durée de cotisations et le report de l'âge légal de départ en retraite induiront des discriminations indirectes à l'encontre des femmes. Celles-ci seront, bien plus que les hommes, obligées de partir plus tard en retraite ou de se contenter de pensions très affaiblies.

Qu'est-ce qu'une discrimination indirecte ? Elle est définie « comme la situation dans laquelle une disposition, un critère ou une pratique apparemment neutre désavantagerait particulièrement des personnes par rapport à d'autres, pour des motifs prohibés, comme le sexe ». À moins que la mesure en question « ne soit objectivement justifiée par un but légitime et que les moyens pour parvenir à ce but soient appropriés et nécessaires ». Le « but légitime » est ici la sauvegarde du système par répartition. Derrière l'apparente égalité de traitement, quelles seront les conséquences concrètes de la réforme ? Les femmes seront-elles sacrifiées sur l'autel de la diminution des dépenses publiques ? « Nous considérons que, compte tenu de l'état du marché du travail et du niveau de chômage, notamment celui des seniors, tout allongement de la durée de cotisation, comme tout report des âges légaux, ne peut aboutir qu'à une baisse des pensions servies, à l'opposé donc de la sauvegarde de la répartition », estiment les élus dans une lettre envoyée à la Halde le 1er septembre, et inspirée par un collectif composé d'associations et de syndicats (Attac, FSU, Solidaires, Fondation Copernic…).

Pension divisée par deux ?

Qu'en est-il ? Les inégalités entre hommes et femmes en matière de retraite sont déjà criantes. Les retraitées touchent une pension moitié moindre que celle des hommes : 745 euros en moyenne contre 1550 euros (en 2004). Plusieurs mécanismes de compensation, comme les majorations de pensions liées au nombre d'enfants ou les pensions de réversion pour les veuves, permettent de combler partiellement cet écart. Au final, la pension des femmes retraitées équivaut à 62% de celle des hommes, au lieu de seulement 48% avant le versement des droits familiaux ou des pensions de réversion [2]. Quand un homme touche 100 euros de pension, une femme ne perçoit que 62 euros.

Pourquoi un tel écart ? Il concerne les femmes déjà à la retraite, donc nées avant 1950. Des générations, surtout celles d'avant-guerre, davantage confinées aux tâches domestiques et peu présentes sur le marché du travail. Et lorsqu'elles exercent une profession entre deux congés parentaux, les femmes des années 50 et 60 perçoivent des salaires inférieurs de 35% en moyenne à ceux des hommes. Résultat : moins de la moitié de ces femmes partant aujourd'hui en retraite arrivent à valider une carrière complète, contre 86% des hommes.

Condamnée à partir à 67 ans ?

Contraintes à toucher des pensions plus faibles, elles sont souvent obligées de partir plus tard que les hommes pour faire valoir leurs droits. Presque la moitié des anciennes salariées du secteur privée nées en 1938 ont, par exemple, dû attendre au moins 65 ans – l'âge du taux plein – pour bénéficier de la retraite, contre seulement 16% pour les hommes du même âge qui ont pu valider leurs trimestres plus tôt. Illustration de cette précarité sexuée, parmi les 600.000 bénéficiaires du minimum vieillesse en 2004, quasiment deux sur trois sont des femmes [3]. Qu'en sera-t-il quand ce même âge passera de 65 à 67 ans ?

Pour les élus qui saisissent la Halde, la réforme ne fera qu'aggraver ces inégalités. « Toute augmentation de la durée de cotisation signifie donc qu'une proportion beaucoup plus forte de femmes que d'hommes devront, soit prendre leur retraite à un âge plus tardif (avec les difficultés notoires d'emploi des seniors), soit subir une décote plus forte, puisqu'elles seront en moyenne encore plus loin que les hommes de la durée exigée », écrivent-ils. La Halde, elle-même le reconnaît : « Ces disparités résultent des discriminations liées à l'état de grossesse et au sexe dont les femmes sont victimes et qui impliquent qu'elles sont davantage pénalisées par des carrières interrompues, des temps partiels et des salaires moins importants », écrit sa présidente, Jeannette Bougrab, qui a pris l'initiative d'autosaisir la haute autorité sur la question, début juillet.

Dans ses rapports, le Conseil d'orientation des retraites (COR) se veut bien moins alarmiste. Si l'âge moyen de départ en retraite tend à reculer à cause de l'allongement des études et de la durée de cotisations, les conséquences négatives pour les femmes devraient être en partie compensées par leur plus grande participation au marché du travail. « Elles seraient donc moins nombreuses à attendre l'âge de 65 ans pour faire valoir leurs droits et les âges de départ en retraite des hommes et des femmes salariés du secteur privé auraient tendance à converger », positive le COR [4]. L'inégalité des pensions entre hommes et femmes devrait donc se réduire au fil des générations, entre celle qui part en retraite aujourd'hui (née en 1950) et celle qui partira dans une trentaine d'années (née en 1980), les hommes travaillant un peu moins – moins de carrières longues entamées avant 18 ans – et les femmes davantage.

Une inégalité inter-générationnelle ?

Cette vision optimiste oublie que les inégalités salariales et une grande précarité dans l'emploi persistent. En 2010, les femmes gagnent en moyenne 27% de moins que les hommes. À poste équivalent, qu'elles soient ouvrières ou cadres, les femmes touchent 10% de moins. Cette discrimination se répercutera sur le niveau des pensions dans vingt ou trente ans. Elle risque bien d'être amplifiée par la réforme mise en œuvre par le gouvernement.

Car, si les femmes sont bien plus nombreuses à travailler qu'il y a 50 ans, elles le font dans un contexte de grande précarité et d'interruptions répétées de carrière. « L'augmentation de l'activité féminine s'est essentiellement produite via des emplois à temps partiel, parfois très courts comme récemment en Allemagne, où les femmes représentent 64 % des 4,8 millions de salariés occupés à titre principal sous un statut de mini-job, pour lesquels les droits à la retraite sont réduits », observent les économistes Odile Chagny et Paola Monperrus-Veroni [5]. « Pour la France, des simulations récentes montrent que si l'on tient compte du temps partiel, les femmes de la génération 1970 devraient connaître le même déroulement de carrière que les femmes nées dans les générations 1950. » Une précarité à laquelle s'ajoutera le risque du chômage en fin de carrière.

De quoi mettre à mal les rassurantes hypothèses du COR. « L'allongement de la durée de cotisations est à l'œuvre depuis 1993 avec la réforme Fillon et est déjà discriminatoire. On sait parfaitement que les femmes subissent davantage que les hommes le système de décote des pensions. Ce sont des mesures qui pénalisent de manière disproportionnée une catégorie de la population », déplore Christiane Marty, de l'association Attac.

Baisse du niveau de vie

Avant la crise, seule la moitié des femmes âgées de 55 à 59 ans occupait un emploi (51% en France, contre 58% en Allemagne et 77% en Suède). Leur situation ne va pas s'améliorer. Depuis la crise financière, la précarité s'est massivement développée, notamment sous forme de CDD. Au deuxième trimestre 2010, 60% des embauches sont des CDD de moins d'un mois ! Cette précarité « se manifeste aussi, et de plus en plus, par un sous-emploi durable, fait de temps partiel imposé et accepté faute de mieux, d'emplois non qualifiés qui se développent dans les services. Les femmes sont surreprésentées dans ce sous-emploi durable, à temps partiel et non qualifié, donc porteur de bas salaires », s'inquiète l'économiste Françoise Milewski (http://www.ofce.sciences-po.fr/clai...).

En France, comme en Allemagne, en Italie ou en Suède, où sont mises en œuvre le même type de réforme, « c'est aux femmes que les réformes demanderont potentiellement l'effort le plus important en termes d'allongement de durée d'activité, et c'est également sur elles que pèsent les risques les plus élevés en termes de niveau de vie », assènent Odile Chagny et Paola Monperrus-Veroni. À moins de renforcer les dispositifs qui visent à compenser ces inégalités – augmentation du minimum contributif (595 euros aujourd'hui), valorisation du temps consacré à la vie familiale… – les femmes seront, avec les ouvriers, les plus défavorisées par la réforme. Toutes les inégalités qui frappent les femmes par rapport aux hommes – inégalités salariales, précarité de l'emploi, temps consacré aux activités domestiques et familiales... – se cumuleront au moment du calcul de la pension et de l'âge de départ en retraite. À la Halde de dire s'il s'agit d'une discrimination. Si son avis ne sera que consultatif, il pourra servir à contester la nouvelle loi et ses effets devant les tribunaux.

Ivan du Roy

Notes

[1] Marie-Hélène Amiable (PCF), Martine Billard (Parti de gauche), Danielle Bousquet (PS), Patrick Braouezec (Fase), Marie-George Buffet (PCF), Jean Desessard (Verts), Noël Mamère (Verts), Roland Muzeau (PCF), Anny Poursinoff (Verts)

[2] Lettre de l'Observatoire français des conjonctures économiques, mai 2008

[3] Chiffres tirés du sixième rapport du COR : « Retraites : droits familiaux et conjugaux. »

[4] 6ème rapport : « Retraites : droits familiaux et conjugaux. »

[5] Chroniques internationales de l'Ires, janvier 2008.

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