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Mis à jour : il y a 22 heures 52 min

Étape marseillaise du Tour AlternatibaLe Village des Alternatives

15. septembre 2018 - 9:00

SAMEDI 15/09 Le Village des Alternatives !

>> Rejoignez l'événement<<

Le Chapiteau de la Belle de Mai se transforme en Village des Alternatives toute la journée, pour faire connaissance avec celles et ceux qui construisent et s'indignent, se rencontrent et bâtissent ensemble les alternatives.

A partir de 10h et jusqu'à 19h, vous pourrez vous informer sur l'alimentation, les énergies renouvelables, la finance éthique, la mobilité douce, avec nos partenaires associatifs au travers des rues thématiques.

Le détail de la journée ici :
https://alternatiba.eu/marseille/wp-content/uploads/sites/54/2018/09/Programmation_Visuel.pdf
https://www.facebook.com/events/395317877620426/

Programme Village des alternatives

"Libre" de Michel Toesca : le délit de solidarité au cinéma

14. septembre 2018 - 19:00

Dans le cadre de sa section Ciné-Luttes, le cinéma Le Renoir à Martigues programme une projection-débat en présence de Cédric Herrou, producteur d'olives du Sud de la France, poursuivi pour avoir aidé et hébergé des réfugiés venant d'Italie par la Vallée de la Roya. C'est le film "Libre" de Michel Toesca (1h40) qui sera projeté en avant-première le 14 septembre à 20H.
Cet agriculteur a croisé en 2015 des migrants dans sa vallée et a décidé de les accueillir et de les aider à déposer leur demande d'asile. Or il va être poursuivi pour cet acte de solidarité considéré comme un délit par la justice française. Depuis 2016 il héberge plus d'une centaine de migrants sur son terrain en montagne avec l'aide de nombreux voisins et de mouvements citoyens.
C'est l'histoire de son combat que raconte Michel Toesca, cinéaste vivant lui aussi dans la vallée de la Roya et qui l'a suivi pendant trois ans.
La soirée bénéficie du soutien de RESF (le réseau Education sans frontières) et de la Ligues des droits humains (LDH).

Réunion du collectif Exploités-Enervés

14. septembre 2018 - 18:00

Collectif Exploités-énervés – réunion

Gouvernement après gouvernement, réforme après réforme, nos conditions de vie sont de plus en plus dures. Difficile de payer ses factures à la fin du mois. Difficile de s'opposer aux patrons qui nous exploitent, à l'augmentation de la productivité pendant que les salaires stagnent ou baissent. Difficile de se défendre quand la CAF nous traque, quand Pôle emploi nous coupe les vivres…

La liste des galères auxquelles on se heurte est longue et ne cesse de s'allonger.
Alors, à quelques RSAstes, travailleurs, chômeurs… on a décidé de ne plus subir tout ça en silence. On s'est organisés pour se défendre – et même, dès que c'est possible, pour reprendre l'offensive face au système capitaliste – et on a formé un collectif : Exploités-énervés. C'était il y a huit ans. Aujourd'hui, non seulement ce collectif existe encore, mais il n'a rien perdu de sa nécessité. [...]

Voir le site : https://exploitesenerves.noblogs.org

laretive chez riseup.net • https://laretive.info/

2e Rencontre pour l'hébergement solidaire

14. septembre 2018 - 17:00

Vous êtes toujours émus, choqués, en colère de voir des enfants, des adultes, des familles exilés dormir à la rue ? Vous voudriez faire quelque chose ?

Nouvelle rencontre à l'initiative d'acteurs de la société civile et associatifs (El Manba, Cimade, Welcome, RESF, …)

Vendredi 14 septembre 2018
de 18h à 21h
Au théâtre de l'Œuvre, 1 rue mission de France 13001 Marseille
2e rencontre de l'hébergement solidaire
pour s'informer, s'interroger et s'organiser

Au programme :
Présentation du nouvel outil informatique du Réseau Hospitalité pour faciliter et amplifier les démarches d'accueil
Témoignages et discussion autour des questions de l'accueil et l'accompagnement des migrants restant à la rue : conseiller, orienter, manifester de l'attention, inviter pour des loisirs, aider à apprendre le Français, mais aussi
Témoignages et discussion autour de l' Hébergement toujours provisoire, prolongé ou uniquement pendant les WE et/ou les vacances en complément des structures officielles toujours insuffisantes.

Fin de la rencontre autour d'un verre convivial

Marseille : Maltraitances départementales

14. septembre 2018 - 13:26

Dans le cadre de la protection de l'enfance, la loi stipule que toute personne se déclarant mineure isolée doit être hébergée et nourrie par le Conseil Départemental (CD) en attendant l'évaluation de sa minorité et de son isolement. Le juge des enfants prononce ensuite une Ordonnance Provisoire de Placement (OPP) qui enjoint le CD de placer le jeune dans un foyer où il sera pris en charge, c'est-à-dire hébergé, nourri, soigné, accompagné dans sa scolarité et sa formation.
A Marseille comme dans la plupart des grandes villes, le Conseil Départemental ne respecte pas ses obligations de protection de l'enfance. Mais le département des Bouches-du-Rhône est un des rares (le seul ?) à ne pas respecter la décision de justice qu'est une OPP. De son propre aveu, il y avait en juin 150 mineurs avec OPP « non pris en charge », et il doit en arriver 50 de plus d'ici la fin de l'année grâce ou à cause de la clef de répartition nationale de ces mineurs. Ce qui ne comptabilise pas ceux et celles en attente d'évaluation, ni ceux et celles non encore répertorié-es par le service chargé de les accueillir. Des dizaines de plus.
L'expression « non pris en charge » est d'une neutralité qui ne rend aucun compte de ce que ces jeunes vivent au quotidien. Ils passent des semaines voire des mois dans la rue avant d'être mis à l'abri dans des hôtels pas toujours recommandables, pas toujours accueillants, curieusement là où les touristes ne vont pas. Tant qu'ils ne sont pas mis à l'abri, alors même qu'ils sont connus et que leur OPP a été enregistrée, ils n'ont pas droit aux tickets repas. Même ceux et celles qui sont à l'hôtel manquent de produits d'hygiène élémentaire, de vêtements de rechange, et d'accès aux soins. Certain-es se plaignent de douleurs depuis des mois, ont des séquelles visibles et avérées de mauvais traitements subis sur la route ou en Lybie, et on leur dit d'attendre, quelques mois de plus, que leur carte CMU soit opérationnelle. Il va sans dire qu'ils et elles n'ont aucun accompagnement éducatif ni psychologique, quand certain-es ont des parcours qui les marqueront à vie. Ils ne voient personne, ils ont peur, ils ont faim, ils se sentent méprisés et abandonnés. Ceux qui sont scolarisés (souvent grâce aux militants et solidaires) n'ont pas de tickets de transport pour se rendre dans leur établissement, certains ont raté leur rentrée alors qu'ils avaient une place parce qu'ils n'en ont pas été prévenus par « leur » éducateur…
Tout ce qui précède n'est que la synthèse de dizaines de témoignages que nous avons recueillis et envoyés au Conseil Départemental, qui ne dément pas.
Ceux et celles qui ne sont toujours pas mis-es à l'abri se retrouvent au commissariat central le soir, en attendant qu'on leur trouve une place, ou pas. S'ils se montrent trop insistants ils se font agresser, gazer, par des policiers. Quand la réponse est négative il ne leur reste plus qu'à errer toute la nuit par peur de se faire agresser, ou à trouver un coin pour s'allonger par terre. En général à la gare St Charles, pourtant connue pour ses dealers, ses pervers-es en quête de chair fraîche, et autres réseaux prêts à profiter de leur détresse.

De temps en temps, dans la presse, il est fait mention de la découverte par les services sociaux (les mêmes…) d'enfants maltraités qui dorment par terre, privés de soins, d'hygiène, de scolarité. Tollé général et indigné, et poursuites devant les tribunaux des parents indignes, condamnés le plus souvent pour maltraitance aggravée. Il est clair qu'en ce qui concerne ces mineur-es non seulement délaissé-es mais objectivement mis-es en danger par les services-même chargés de leur protection, il s'agit bien de maltraitance aggravée.

Parmi ces jeunes, un certain nombre, non négligeable, arrive d'autres départements, selon la fameuse clef de répartition nationale. Or tous les départements commencent à savoir que les jeunes envoyés à Marseille se retrouveront au mieux en hôtel, le plus souvent à la rue, alors qu'ils étaient pris en charge, parfois scolarisés, dans leur département d'origine. Pourquoi alors continuer à les y envoyer ? Soit la cellule de répartition nationale est mal renseignée sur les places vacantes, par le Conseil Départemental donc, soit il y a des places dans les maisons d'enfants à caractère social (MECS), mais qui ne bénéficient pas à ces jeunes-là. Dans les deux cas, ces jeunes sont victimes d'une maltraitance institutionnelle supplémentaire, d'un système qui les balade comme de vulgaires patates chaudes : ils sont brutalement coupés de leurs foyers d'accueil ou de la famille à qui ils avaient été confiés, au mépris des liens affectifs parfois très forts qu'ils avaient noués, leur scolarité interrompue, leur projet professionnel anéanti, on les met dans un train sans avoir la certitude qu'ils seront accueillis à leur arrivée, et de fait ils ne le sont pas.
Ce qui conduit les éducateurs les plus engagés dans leur métier à faire ce qu'ils peuvent pour essayer d'éviter la rue à ceux qu'ils ont protégés pendant des semaines et des mois : Nous voyons arriver des jeunes de Mâcon, de Rodez, de Gap, de Grenoble, de Carcassonne et d'ailleurs, qui présentent une fiche de transfert avec la mention : « en cas de problème s ‘adresser au Mamba » (collectif Soutien Migrant-es 13), adresse et téléphone suivent. Quand ce n'est pas le nom et le téléphone personnel d'une militante du RESF, dûment imprimé sur les papiers officiels ! Soyons clairs, ce ne sont pas ces travailleurs sociaux ni ces services qui dysfonctionnent : aucun éducateur n'a choisi ce métier pour envoyer un-e jeune dormir dans les rues. Ils essaient seulement de compenser les carences notoires du CD 13 .
Ce ne sont d'ailleurs pas les seules circonstances où les institutions font appel aux solidaires : Le téléphone du RESF 13 est appelé régulièrement par des travailleurs sociaux, les services du rectorat appellent les militant-es pour trouver les jeunes qui doivent passer les tests de niveau scolaire, d'autres départements pour savoir où sont les jeunes qu'ils ont envoyés, dans la mesure où le CD 13 ne répond pas ou ne sait pas… Les mêmes solidaires hébergent et nourrissent, collectent les vêtements, accompagnent ceux et celles qui ont besoin de soins, organisent des cours, inscrivent dans les clubs de sport, prennent les RV au CIO, tiennent une permanence pluri-associative une fois par semaine, proposent un groupe d'écoute et de soutien animé par trois psychologues tous les lundis…

Et certains s'étonnent que les jeunes aient confiance en nous.

Ce qui crée sans aucun doute le plus de souffrance, c'est le manque de considération dont ils sont l'objet de la part de l'institution chargée de les protéger. Non seulement comme partout ailleurs ils sont soupçonnés de tricher sur leur âge, leur identité ou leur parcours, mais ils sont traités comme des délinquants alors qu'ils sont avant tout en danger : Quand un jeune, dans une crise de désespoir, casse une table ou balance une chaise, on appelle la police, ils partent en garde à vue et sont poursuivis pour dégradation de matériel. Quelle bienveillance de la part de « techniciens de la protection de l'enfance », envers des jeunes qui ont besoin de soutien, d'accompagnement, et peut-être de soins ! Un autre s'est défenestré récemment depuis sa chambre d'hôtel (il va mieux, ses jours ne sont plus en danger) : son compagnon de chambre et un autre qui avait essayé de l'aider ont été emmenés 24h en garde à vue. Aucun accompagnement psychologique n'a été proposé, ni pour eux, ni pour la vingtaine hébergés dans le même hôtel et qui ont assisté à la scène. C'est encore une fois les psychologues bénévoles qui ont organisé en urgence un groupe de paroles. Et quand ils se sont spontanément rassemblés devant le Conseil Départemental plusieurs jours après pour demander des nouvelles de leur copain (ils ne savaient même pas s'il était encore en vie), personne n'a daigné venir leur parler, mais la police a été appelée pour les disperser à coups de matraques et d'insultes…

La liste est encore longue des exemples de la façon dont ces mineurs sont traités. Et le manque de moyens ne justifie en aucun cas le regard porté sur eux.
Le manque de moyens ne justifie d'ailleurs rien du tout. Il n'y a pas de manque de moyens, il y a un manque de volonté politique de les accueillir, et même une volonté délibérée de ne pas les accueillir.
Mme Vassal, Présidente du CD13 et candidate adoubée à la succession de M. Gaudin, ne lésine pas sur les subventions accordées à la Mairie de Marseille, 50 millions d'euros en plus des 100 millions déjà accordés. Mais n'a pas les moyens de prendre en charge 300 mineurs.
L'appel de Mme Vassal (et avec elle les Président-es des autres départements) au gouvernement pour prendre en charge ces jeunes, au prétexte que c'est à l'Etat de gérer la politique migratoire, relève de la plus pure hypocrisie : Un gouvernement qui vient de faire adopter cette nouvelle loi sur l'asile et l'immigration, pendant que certains barbotent en Méditerranée et que d'autres s'y noient, n'a pas plus de considération pour les mineurs migrants que pour leurs aînés. Tous sont refoulés en toute illégalité à la frontière italienne, à l'aide de moyens humains et matériels dignes d'une guerre (là on n'a pas de problème pour financer), au mépris des lois et de leurs vies. Les solidaires qui leur viennent en aide sont poursuivis, les petits fachos qui s'arrogent le droit de faire leur cinéma à la frontière ne le sont pas. Mme Vassal et M. Macron sont en parfait accord, lui qui du haut de sa suffisance ne fait que perpétuer et amplifier la politique de brutes, ouvertement raciste et xénophobe, de ses prédécesseurs. En 2017, la France a opéré 86 000 refoulements à la frontière, dont 17 000 concernant des mineur-es, 43 % des refus d'entrée terrestre en Europe (chiffres DCPAF et Eurostat). De quoi cocoriquer et regarder de haut Orban et Salvini.

Mme Vassal dans les Bouches-du-Rhône, M.Collomb et M. Macron qui l'a nommé sont bien directement responsables de maltraitance institutionnelle aggravée en bande ô combien organisée. Et ne pourront plus ignorer longtemps la colère de solidaires de plus en plus nombreux qui s'opposent farouchement , en paroles et en actes, à cette politique migratoire qui se veut dissuasive et qui n'est que meurtrière.

Anne Gautier, avec le soutien de
RESF 13
Collectif Soutien Migrant-es 13 El Mamba
Association Katilla
La CIMADE Marseille
Médecins du Monde Collège Régional PACA

Étape marseillaise du Tour Alternatiba

14. septembre 2018 - 10:30

VENDREDI 14/09

Arrivée du Tour à Luminy à 11h30 !
repas convivial à midi avec les étudiants du campus.
A 15h45, rendez-vous avec vos vélos pour accompagner les cyclistes jusqu'à la Gare Saint-Charles.
Action surprise à Saint-Charles à 17h !
Soirée engagée et endiablée au Chapiteau de la Belle-de-Mai à partir dès 18h

Le détail de la journée ici :
http://alternatiba.eu/marseille/etape-marseillaise-du-tour-alternatiba/

SAMEDI 15/09 Le Village des Alternatives !

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Le Chapiteau de la Belle de Mai se transforme en Village des Alternatives toute la journée, pour faire connaissance avec celles et ceux qui construisent et s'indignent, se rencontrent et bâtissent ensemble les alternatives.

A partir de 10h et jusqu'à 19h, vous pourrez vous informer sur l'alimentation, les énergies renouvelables, la finance éthique, la mobilité douce, avec nos partenaires associatifs au travers des rues thématiques.

Le détail de la journée ici :
https://alternatiba.eu/marseille/wp-content/uploads/sites/54/2018/09/Programmation_Visuel.pdf
https://www.facebook.com/events/395317877620426/

Programme Village des alternatives

La lettre d'information du site "La voie du jaguar"

13. septembre 2018 - 13:05
Nouveaux articles

** Notes anthropologiques (XXI) **
par Georges Lapierre - 3 septembre 2018

L'objet de valeur
Deuxième partie : La monnaie

II. Il était une fois…

Dans le chapitre précédent, je m'étais surtout attaché au lien
qui unissait irrémédiablement la naissance de l'État à celle de la
monnaie — plus précisément à une tournure d'esprit dont la monnaie
est la confirmation. Je pense que ce rapport entre le pouvoir et
l'argent a été trop souvent sous-estimé, quand il n'était pas ignoré,
par les historiens et surtout par les philosophes. Je n'ai fait
qu'aborder bien trop légèrement cette question qui mériterait un large
développement. Mon propos ne consiste pas à m'attacher à la monnaie en
tant que moyen d'échange, mais à saisir la dérive de la notion de valeur
aboutissant à cet objet de valeur un peu particulier qu'est la monnaie.
La formation des États représente un changement important dans
l'organisation de la société. Ce changement dans les mœurs s'accompagne
d'un changement dans les esprits si bien qu'il est difficile de
distinguer les deux : la formation des États et la tournure d'esprit
que cela implique. (...) -> https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXI

** L'État colombien assassine
un libérateur de la Terre Mère **

par Liberación de la Madre Tierra - 27 août 2018

Ce jeudi 23 août, encore une fois en toute impunité et dans le silence
médiatique total, Fredy Julián, un jeune Nasa de Vista Hermosa, a été
assassiné pour avoir "libéré la Terre Mère". A priori le huitième
depuis le lancement du Processus de libération de la Terre Mère,
"Uma Kiwe" en nasa.

Les Nasa, peuple originaire de cette région, luttent pour la défense
et la récupération de leur territoire depuis l'arrivée des Espagnols.
Ils ont été déplacés et rassemblés dans des "resguardos", sorte de
territoires protégés restreints au pied des montagnes. Ils ont commencé
depuis les années 2000 à se rassembler et à occuper les monocultures de
canne qui ont envahi la vallée sur des milliers d'hectares et qui sont
aux mains de grands propriétaires terriens et d'une industrie de la
canne impulsée par l'État.

En 2014 le Processus de libération de la Terre Mère est entré dans une
phase active par la multiplication d'occupations consistant à faucher la
canne et à la remplacer par des cultures nourricières collectives (...)
https://lavoiedujaguar.net/L-Etat-colombien-assassine-un-liberateur-de-la-Terre-Mere

** Début septembre à Bure :
une semaine pour se retrouver et se préparer ! **

par Bure résistance - 25 août 2018

L'Andra (Agence nationale de gestion des déchets radioactifs)
s'apprête dès l'automne à commencer les travaux des infrastructures
de la poubelle nucléaire Cigéo (Centre industriel de stockage
géologique) à Bure, alors même que la demande d'autorisation du projet
n'est toujours pas déposée. Ainsi, les études préalables devraient
continuer (fouilles archéologiques, défrichement du bois Lejuc,
forages…) et des travaux pourraient commencer (voies ferrées et routes
pour le transport des matériaux de construction et des déchets
radioactifs ; transformateur électrique pour l'alimentation de
Cigéo…). Commencer à construire alors même que le projet n'est pas
encore autorisé est d'ailleurs une pratique courante pour les GPII
(grands projets inutiles et imposés), on force l'acceptation en mettant
devant le fait accompli.

Il nous semble donc important d'organiser la résistance sur le terrain
pour pouvoir, le moment venu, s'opposer efficacement physiquement à
l'avancée des travaux des infrastructures et au défrichement du bois
Lejuc. (...)
https://lavoiedujaguar.net/Debut-septembre-a-Bure-une-semaine-pour-se-retrouver-et-se-preparer


LA VOIE DU JAGUAR • informations et correspondance pour l'autonomie individuelle et collective • lavoiedujaguar chez riseup.net • http://lavoiedujaguar.net

Josefa Sánchez Contreras : « Regard d'une femme indigène Zoque sur le Mexique ancien, contemporain et son devenir »

12. septembre 2018 - 18:30

Josefa Sánchez Contreras : « Regard d'une femme indigène Zoque sur le Mexique ancien, contemporain et son devenir »

Josefa Sánchez Contreras est une femme indienne de la tribu Zoque. Universitaire de la UNAM, elle a conclu un Programme de Master en Études Latino-américaines et a présenté une thèse intitulée : Racines historiques de la communauté Zoque

En Europe avec une délégation mexicaine, dans le cadre du festival des cultures Latino Américaines elle a participé à Munich, à la création collective d'une fresque murale en mémoire du 20° anniversaire du « Mur de Taniperla », Chiapas Mexique.

Josefa sera à Marseille :

Mercredi 12 septembre 19h30
Casa Colorada
76, rue Consolat Marseille 1°

... pour nous parler du Mexique d'en bas à gauche, des résistances
aux grands projets inutiles, de la communalité.

Primitivi prend le large

12. septembre 2018 - 17:12

Adeptes du pas de côté, les médias libres, indépendants, citoyens, « pas pareils » sont parfois aussi accrochés à leur territoire qu'une moule à son rocher. Cela tient à l'objet éditorial, à la nécessité d'approfondir, à cette idée qu'on peut raconter le monde à travers ce qui se passe dans notre coin mais aussi, trop souvent, au manque de moyens. Alors, prendre un peu de champ, cela ne peut pas faire de mal.

Primitivi, la télé pas très « cathodique » du centre-ville de Marseille avec Marges de manœuvre, largue ainsi les amarres (1). C'est ainsi que Romain et Matthieu ont embarqué sur le bateau de Lounapo pour se rendre, à l'invitation d'Alarm'Phone (une association de sauvetage en mer), en Tunisie.

« A la base, il y a la question du droit au départ. Que revendiquent ceux à qui on le refuse et que l'on a nous, grâce à notre passeport. Mais, pour commencer, on s'est pris la mer dans la gueule », raconte le duo, guère habitué à ce genre de traversée. D'emblée, notre point de vue sur ceux qui prennent la mer a commencé à changer. Car si, d'ores et déjà pour nous, prendre la mer signifie sortir de sa zone de confort, qu'est-ce que cela doit être lorsqu'on se retrouve entassé sur une embarcation de fortune… »

Après une escale du côté de la Sicile, les voilà en Tunisie. Dans un petit village portuaire « où les marins doivent se partager entre la pêche et le sauvetage en mer, une activité qu'ils doivent apprendre sur le tas et qu'ils ne peuvent toujours assurer. Et qu'ils assurent malgré tout en sachant que leurs enfants, eux aussi, vont prendre les mêmes risques que ceux qu'ils parviennent à secourir ». Où un ancien pêcheur « donne une sépulture à ceux que la mer rejette ou qui remontent dans les filets ».

Et le regard de s'affiner. Sur la situation des migrants qui viennent d'Afrique sub-saharienne. Sur ce qui se passe au large des côtes libyennes… Et sur ceux qui revendiquent le droit au départ mais aussi celui au retour. « On voudrait voir ceux qui partent comme des victimes fuyant la guerre, la misère. Or, ce n'est pas toujours le cas. Certains ont étudié la seconde guerre mondiale, la colonisation, veulent voir ces pays qui se sont emparés de leurs richesses… En revanche, ils se retrouvent dans de tels engrenages, dans de telles situations qu'ils sont petit à petit coincés dans une cage. Et plus le temps passe, plus le retour est impossible. »

La caméra circule, change de main et la parole se libère, jetant des ponts par-dessus les flots et les barrières. A leurs côtés, se prépare un roman graphique. Romain et Matthieu viennent à peine de rentrer. Ils ont à peine eu le temps de « dé-rusher ». L'un pense que le film sera prêt d'ici « 2 mois », l'autre « dans 10 ans ». Avant de se ressaisir. Car la question est brûlante d'actualité. Et l'envie de repartir les taraude déjà : « On a bien évidemment envie d'y retourner pour montrer le film et le prolonger. Faire des allers-retours. »

De fait, si, aujourd'hui, la Villa Méditerranée à Marseille est désormais une coquille vide, les médias « pas pareils » de Paca n'ont jamais cessé d'explorer les rives de cette mer intérieure, que ce soit Tabasco Vidéo, 15/38 Méditerranée ou le Ravi avec sa page « La grande Bleue ». Et qu'importe si, pour Marges de manœuvre, celles dont dispose Primitivi sont étroites. Ils réclamaient chichement 6000 euros, ils n'en ont réuni que 4500. Pas grave : le manque de moyens n'a jamais empêché cette télé pirate - à l'origine entre autres d'un « doctorat sauvage en média libre » - d'arpenter ces marges où elle sait si bien manœuvrer.

Sébastien Boistel

www.primitivi.org

Article publié dans le Ravi n°163, juin 2018

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« L'amour et la révolution » en présence du réalisateur Yannis Youlountas

11. septembre 2018 - 19:00

Dix ans après les premières émeutes les médias ne parlent plus de la crise grecque. Tout laisse croire que la cure d'austérité a réussi et que le calme est revenu. Ce film prouve le contraire. A Thessalonique des jeunes empêchent les ventes aux enchères de maisons saisies. En Crète des paysans s'opposent à la construction d'un nouvel aéroport. À Athènes un groupe mystérieux inquiète le pouvoir en multipliant les sabotages. Dans le quartier d'Exarcheia menacé d'évacuation le cœur de la résistance accueille les réfugiés dans l'autogestion. Un voyage en musique parmi celles et ceux qui rêvent d'amour et de révolution.

L'AMOUR ET LA RÉVOLUTION
Non, rien n'est fini en Grèce
Durée : 1h26. VF-VOSTF

https://equitablecafe.org/programmation/projections-du-film-lamour-et-la-revolution-en-presence-du-realisateur-yannis-youlountas/

Marx et son temps

10. septembre 2018 - 18:00

installation du capitalisme, rénovation de la pensée philosophique et économique, dialectique et matérialisme dans l'étude de l'histoire, la place de l'économie dans l'histoire

Entrée libre dans la mesure des places disponibles

Contact :
Jean Pierre : 06 52 786 785
upop13 chez free.fr

Le site : upop.info/
Le programme : upop.info/programme-des-cours
Les vidéos : youtube.com/c/upopmarseille

Réunion pour la création d'un comité de soutien marseillais aux 3+4 de Briançon

10. septembre 2018 - 17:00

Pour la création d'un comité de soutien marseillais aux 3+4 de Briançon
Réunion lundi 10 septembre – 18h – Manifesten
(59 Rue Adolphe Thiers, 13001 Marseille)

Jeudi 8 novembre 2018 aura lieu à Gap le procès de 7 militant.e.s, dont 4 Français.e.s, 2 Suisses et une Italienne.

Celleux-ci risquent 10 ans de prison et 750.000 euros d'amende.

Il leur est reproché « l'aide à l'entrée sur le territoire français d'étrangers en situation irrégulière, le tout en bande organisée » à l'occasion de la marche de solidarité du 22 avril dernier. Cette manifestation au caractère spontané était une réaction aux provocations racistes et dangereuses du groupuscule Génération Identitaire qui depuis la veille bloquait en toute impunité le col de l'Échelle.

Suite à cette marche, 3 militant.e.s ont été mis en détention provisoire durant 11 jours, puis assignés à résidence durant plus de 25 jours. Illes ont finalement été remis.e.s en liberté dans l'attente de la décision du Conseil Constitutionnel sur le délit de solidarité. Cette décision, tombée le 6 juillet, n'a en rien affecté leur situation, toujours pénalement répréhensible. En effet, le Conseil Constitutionnel a décidé que la solidarité devait se réduire à apporter une aide humanitaire ponctuelle côté français à celles et ceux qui, au péril de leur vie, parviennent à franchir la frontière. Ne seraient donc pas répréhensibles ceux qui aideraient par hasard, sans remettre en cause les politiques migratoires ; et condamnables celles et ceux qui s'organiseraient en solidarité ! Suite à cette décision, quatre nouvelles personnes ont été placées en garde à vue et se retrouvent également poursuivies, pour les mêmes motifs.

Leur procès à tous les 7 se déroulera le 8 novembre prochain au Tribunal de Gap.

A cet égard, nous appelons à un rassemblement de soutien le plus large possible le 8 novembre devant le tribunal à Gap ainsi qu'à des actions de soutien décentralisées partout, en amont et jusqu'à la date du procès !

Les frontières sont humaines et non naturelles, à nous de les défaire !
Résistance et Solidarité sans frontières !

Les comités de soutien Français, Suisse et Italien aux 3+4 de Briançon

Action non violente à la Société Générale

10. septembre 2018 - 9:15

Samedi 8 septembre 2018 - 27 activistes ont nettoyé ce matin l'agence Société Générale, agence du Cours Mirabeau à Aix-en-Provence.

27 activistes des organisation font le ménage de l'agence Société Générale de Aix-en-Provence, Cours Mirabeau, pour dénoncer le financement de la banque aux énergies sales. Cette opération nettoyage, d'envergure nationale, appelait la banque à cesser ses soutiens aux énergies fossiles, et en priorité au projet texan d'exportation de gaz de schiste liquéfié Rio Grande LNG.

Scène inédite ce matin à l'agence du cours Mirabeau de la Société Générale : des activistes des collectifs ANV-COP21, Alternatiba, Amis de la Terre et ATTAC d'Aix-en-Provence et Marseille sont entrés munis de seaux, d'éponges et de balais pour faire le ménage de la banque, qui continue d'apporter son soutien aux industries fossiles les plus polluantes et impactantes pour les populations : le gaz de schiste, le charbon, les sables bitumineux, les forages en eaux profondes et en Arctique, les terminaux de gaz naturel liquéfié. Ils répondaient à un appel national à mener des actions pour dénoncer la politique climaticide de la banque [1].

“Société Générale est la première banque française à soutenir les énergies sales. Elle est même la première banque au monde à soutenir l'exportation et donc l'expansion du gaz de schiste aux Etats-Unis, alors que l'extraction de ce dernier est interdite en France ! Nous avons honte qu'une banque française détienne ce triste palmarès au niveau international, alors que d'autres à l'image de BNP Paribas ont fait le choix responsable de se retirer entièrement de ce secteur [2]. Dans quelques jours, se tiendra justement à San Francisco le Sommet mondial pour l'action climatique : l'occasion pour Société Générale d'annoncer de nouvelles mesures ambitieuses pour un alignement de ses activités avec les objectifs de l'Accord de Paris.” affirme Vincent LOMBARD d'ANV-COP21 Orléans.

En effet, alors que tous les signaux climatique sont au rouge, les financements massifs accordés par une banque française à des énergies fortement émettrices de gaz à effet de serre entre en contradiction avec la volonté affichée de la France de respecter l'Accord de Paris sur le climat. Société Générale fait au contraire le jeu de la politique de l'administration Trump : en 2017, elle a accordé 1,1 milliard de dollars au développement de terminaux d'exportation de gaz naturel liquéfié issu de gaz de schiste en Amérique du Nord [3].

L'action menée aujourd'hui à Valence s'inscrivait dans une dynamique de mobilisation internationale contre Rio Grande LNG, projet pour lequel Société Générale est responsable de lever 20 milliards de dollars. Ce projet monumental de terminal d'exportation de gaz de schiste prévu au Texas se développe en dépit d'une forte opposition des communautés locales et en particulier de la tribu autochtone des Estok'Gna. S'il voit le jour, il aurait pourtant des impacts majeurs et irréversibles sur le climat, la riche mais vulnérable biodiversité de ce territoire, ainsi que sur la santé et la sécurité de ses habitants [4].

Si la banque ne saisit pas l'occasion du Sommet de San Francisco pour relever son niveau d'ambition, les militants sont bien déterminés à poursuivre la mobilisation. Ils appellent dès à présent à organiser une opération de nettoyage de grande envergure à l'agence centrale de Société Générale boulevard Haussmann à Paris le vendredi 14 décembre, jour de la fin annoncée de la 24e Conférence des Nations-Unies sur le climat (COP24).

#OpérationNettoyage

Contact presse : Sophie, noel_sophie chez orange.fr

[1] La mobilisation contre Société Générale est coordonnée par les Amis de la Terre et ANV-COP21 dans le cadre d'une séquence internationale d'actions Rise for climate, https://riseforclimate.org/

[2] www.amisdelaterre.org/Nouvelles-mesures-climat-de-BNP-Paribas-un-pas-dans-la-bonne-di rection-2831.html

[3] Voir les chiffres du Report Card 2018 : ​ran.org/bankingonclimatechange2018

[4] Plus d'information dans le rapport “Société Générale, plein gaz sur les fossiles” publié par les Amis de la Terre en mars 2018 : www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/20180712rapportsocietegenerale.pdf

Collecte de fournitures scolaires pour enfants en grande précarité

9. septembre 2018 - 17:00

L'association "L'école au présent" et le Molotov organisent le 9 septembre, de 18H à 21H, une récolte de fournitures scolaires destinées aux enfants en grande difficulté ainsi que la projection d'un reportage sur cette initiative qui sera suivi à 20H30 d'un débat avec Jane Bouvier à l'origine du projet.
"Nous voilà donc en septembre, les minots de notre ville reprennent le chemin de l'école. Sauf que pour certain-es vivant dans la grande précarité et l'errance, ce chemin s'avère compliqué : manque de moyens pour acheter ces fournitures, déménagements fréquents faute de logement pérenne, etc.
L'association l'École Au Présent agit pour la scolarisation des enfants roms logés dans des bidonvilles ainsi que de tout enfant en situation de grande précarité. Les organisateurs recherchent aussi des groupes de musiciens pour tenter d'organiser un concert de soutien à l'association ce jour-là.
Vous pouvez nous aidez en apportant du matériel scolaire : trousses complètes (avec crayon gris, gomme, stylos 4 couleurs, ciseaux, taille-crayons, colle et règle), ardoises veleda, crayons/feutres de couleurs, cartable/sac à dos (d'occasion), etc

Le Molotov 3 Place Paul Cézanne 13006 Marseille
www.lemolotov.com & hazem.molotov chez gmail.com

Alternatiba à Aix en Provence : formation à la désobéissance civile

9. septembre 2018 - 13:00

Le Dimanche 9 septembre, le collectif Alternatiba pour la mobilisation sur le dérèglement climatique vous invite à une formation citoyenne à l'action non violente et à la désobéissance civile, de 14H à 17H, au Château de l'Horloge, Jas du Bouffan à Aix en Provence. La participation est gratuite (inscription libre).
Cette seconde édition du Tour alternatiba de 2015 permettra de rendre visible les alternatives concrètes pour lutter contre le dérèglement climatique.
le Tour Alternatiba est parti de Paris en juin 2018 et arrivera à Bayonne début octobre : 5800 km, 200 étapes pour former toujours plus d'habitant-es à l'action non violente et à la désobéissance civile !
Durant l'étape aixoise du tour Alternatiba les 8 et 9 septembre participez aussi à la ballade festive et familiale à vélo pour découvrir les lieux alternatifs aixois, aux animations et ateliers, avec conférences, buvette-restauration et concert (voir programmation sur le site du Collectif Climat Pays d'Aix).
Les engagements que les états du monde entier ont pris lors de la COP21 en 2015 sont largement insuffisants pour relever le défi climatique. N'attendons pas que la solution vienne d'en haut, c'est à nous de saisir les alternatives au dérèglement climatique qui existent déjà dans notre région et de mobiliser autour de ces enjeux !

Collectif Climat du Pays d'Aix
https://collectifclimat-paysdaix.fr/
lecollectifclimatpaysdaix chez gmail.com

Cercle de Silence

8. septembre 2018 - 10:30

de 11h30 à midi

Chers amis,

Le gouvernement allemand a adopté il y a un mois un projet de loi visant à classer la Tunisie, l'Algérie, le Maroc et la Géorgie parmi les pays d'origine sûrs, afin d'accélérer les procédures de renvoi des demandeurs d'asile déboutés originaires de ces pays. Le projet sera discuté par le Bundestag à la rentrée avant d'être remis au Conseil fédéral qui doit également donner son aval.

Quelques semaines plus tard, l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) demandait une intervention urgente pour stopper les attaques et déportations menées par les autorités marocaines contre les migrants sub-sahariens, spécialement dans les régions de Nador et Tanger. Les victimes sont conduites dans de lointaines zones isolées, tout au sud du pays ou proches de la frontière algérienne, et laissées dans le plus total dénuement après qu'on a détruit tous leurs maigres biens et effets personnels... Le Maroc, tout-à-fait les caractéristiques d'un pays d'origine sûr !

Et pendant ce temps-là le directeur de l'agence européenne des garde-frontières et garde-côtes, Frontex, exhorte les Etats membres à appliquer plus systématiquement les décisions d'expulsions de migrants et à harmoniser leurs règles. Il suggère de plus, pour une meilleure efficacité, de coordonner les expulsions par avion à l'aide d'un système informatique d'échange de données nommé Irma. Ce système évaluera “en temps réel combien d'irréguliers d'un pays, par exemple des Pakistanais, vont avoir bientôt une décision effective d'éloignement de l'Union, ce qui permettra de planifier l'envoi d'un charter vers le Pakistan”.

Sans commentaire.

Il y a heureusement de nombreux citoyens solidaires en Europe, et parmi eux, le jeune Raphaël Faye-Prio qui a été condamné le 25 juin dernier par le TGI de Nice à 3 mois de prison avec sursis pour avoir convoyé sur 7 km entre Saorge et Breil quatre migrants à la recherche d'un hébergement. Il passera en Cour d'appel à Aix à une date que nous vous communiquerons, nous devrons alors le soutenir massivement.

Et n'oublions pas notre rendez-vous mensuel, samedi 8 septembre de 11h30 à midi, Place de la Rotonde à l'orée des Allées Provençales, pour un nouveau cercle de silence.

Philippe Chouard, pour le groupe de coordination du Cercle de silence d'Aix-en-Provence

« La fête est finie » de Nicolas Burlaud

7. septembre 2018 - 19:00

Rendez vous le 7 Septembre sur la place Jean Jaurès à Marseille pour la rentrée des Plainards et des Plainardes avec la projection en plein air, donc à la tombée de la nuit soit 20H00 ce soir là, de "La Fête est finie", film de Nicolas Burlaud de l'association PRIMITIVI qui vient juste de se faire sucrer sa subvention de "Média d'information sociale et de proximité".
PRIMITIVI n'en continue pas moins à tenir son rôle et accompagne deux projets d'ami-es chèr-es auquel nous vous invitons chaleureusement à participer : "BOBINES REBELLES" et "CINÉ-VOYAGEUR" (voir site).
Ça chauffe sur notre Plaine chérie : la rentrée sera chaude et sur les chapeaux de roues et il va falloir s'accrocher aux arbres !

La Fête est finie

Contact : primitivi chez no-log.org
PRIMITIVI · 127 rue d'Aubagne · Marseille 13006 · France
www.primitivi.org/

États-Unis : Enchaînés à l'histoire esclavagiste

7. septembre 2018 - 18:39

Aux États-Unis, politiques pénales et prisons continuent à entonner l'air esclavagiste. Justifié légalement et moralement, avec ses sources d'approvisionnement, ses négriers modernes, ses défenseurs et détracteurs, l'esclavage moderne états-unien est un commerce circulaire, privé, qui commence avec la relégation et culmine avec la prison comme lieu de production.

Les formes et représentations sociales d'une culture se cristallisent généralement dès ses instants fondateurs. Un paradigme, c'est une vision du monde qui détermine les décisions, les goûts et critères d'une société et forme un pli dans le tissu culturel qui s'imprime jusque dans les mentalités, dans les inconscients. L'esclavage aux États-Unis est un tel paradigme : économiquement et historiquement fondés sur l'exploitation ultime de la force de travail, socialement organisés sur une division Blancs-Noirs, psychologiquement ancrés dans la crainte et la méfiance communautaires, les États-Unis demeurent cet endroit du monde où l'esclavage s'actualise, quoique sous des formes déguisées.

La guerre de Sécession et le 13e amendement

Pli fatal et structurant, peut-être sociologiquement indépassable malgré les luttes passées et les horreurs policières récentes, les États-Unis maintiennent l'esclavage productif – sous de nouvelles formes – parce qu'il traverse aujourd'hui encore les logiques politiques, policières et économiques.

On pourrait se croire à la veille de la guerre de Sécession. Nous sommes en 2018. Quatre millions d'esclaves ont été « libérés » à l'issue de la guerre de Sécession, en 1865. Pourtant, les mêmes schémas psycho-sociologiques demeurent, et nul modèle ne remplace le couple puritanisme-capitalisme, ou la perception d'une « différence de nature » des Afro-Américains. Comment résoudre la contradiction d'un État fondé sur des principes de liberté et d'égalité avec une réalité de lynchages et de misère, fondamentalement divisé socialement ?

Les Noirs doivent rester des esclaves pour permettre au système de se maintenir. Or le 13e amendement de la Constitution prévoit que l'esclavage et la servitude involontaire ne peuvent exister… sauf pour les criminels. Paradigme encore : il ne s'agit pas de priver de liberté seulement, mais de faire produire, de faire travailler – l'empreinte capitaliste remet « le Noir » à sa place d'esclave qui ne s'appartient pas [1]. Le tour est joué. Il suffit de criminaliser les Afro-Américains sous les prétextes les plus minces (vagabondage, musardage…) pour peupler les bagnes et « fermes d'État » d'une main d'œuvre inépuisable [2]. Cela s'effectue par les moyens législatifs et policiers habituels, mais aussi par une propagande lancinante et quotidienne, distillant l'image de personnes noires menottées, arrêtées : coupables. Aujourd'hui, la population carcérale états-unienne est la plus importante de la planète : 2,3 millions, soit un prisonnier sur quatre dans le monde.

Répression et acteurs privés

Dès 1975, Nixon puis Reagan déclarent la « guerre à la drogue », visant les activistes antisystème d'un côté, la population noire de l'autre. L'équation « Noir = drogue = criminel » est symétrique à l'addition « judiciarisation + répression + privatisation » : les deux s'équilibrent parfaitement. Le couple « surveiller-punir » de Foucault devient aux États-Unis « enfermer et produire ».

Dans les années 1980, 1990 entrent en scène les grands groupes privés de gestion carcérale. Corrections Corporation of America, par exemple, membre du puissant lobby American Legislative Exchange Council (Alec), met à la disposition des entreprises (Walmart, Boeing, AT&T) une force de travail esclave, dont l'approvisionnement est garanti par les États, chargés de garder les prisons bien remplies. Les lobbies préparent les lois pour le législateur et les font soutenir par les politiques. L'ingérence privée dans la production juridique va jusqu'à la conception de la libération sous caution, de manière à empêcher les pauvres de sortir de l'incarcération probatoire et de se défendre.

La pression sur les populations qui alimentent cet esclavage moderne est constante. Et la pression ne s'arrête pas à la sortie de prison, tous leurs droits civiques n'étant pas restitués aux anciens et anciennes détenues, qui demeurent administrativement et socialement stigmatisé.es – droits de vote, parentaux, accès à l'éducation…

Le coût est moral et psychologique : il en résulte une société structurellement fracturée, méfiante, où l'apartheid est inscrit dans les schémas mentaux et continûment actualisé. Des cellules familiales massivement privées du conjoint masculin marqué comme criminel, aux revenus de ce fait réduits, n'ayant plus accès qu'à des écoles, à des hôpitaux et à des boulots de seconde zone, et où les troubles mentaux sont 20 % plus fréquents que pour le reste du pays, notamment en lien avec la violence – urbaine, policière, conjugale. Statistiquement, une personne afro-américaine sur trois ira en prison dans sa vie.

Foncièrement prédatrice, la société états-unienne veut faire de tout le champ social une occasion de profit, Les prochaines étapes ? Peut-être l'incarcération à domicile avec géolocalisation, de manière à ne pas couper les prisonniers des circuits de consommation. Mais dans ce cas, comment conserver le potentiel de production de masse des millions de travailleuses et travailleurs incarcérés, cet autre nom de l'esclave ?

Cuervo (AL Marseille)

[1] Voir le documentaire d'Ava DuVernay, 13th (100 min., 2016), ainsi que le rapport de l'American Civil Liberties Union sur l'incarcération de masse : « Banking on Bondage : Private Prisons and Mass Incarceration », sur www.aclu.org.

[2] Le 13e amendement stipule : « Ni esclavage ni servitude involontaire, si ce n'est en punition d'un crime dont le coupable aura été dûment condamné, n'existeront aux États-Unis ni dans aucun des lieux soumis à leur juridiction. »

LES TROIS STRATES DE L'HÉRITAGE

La guerre de Sécession (1861-1865) oppose le modèle du Sud agricole, esclavagiste et néo-aristocratique, à celui du Nord, industriel, urbain, bourgeois, où c'est le prolétariat immigré d'Europe qu'on exploite. Au lendemain de la guerre se pose la question : « que faire des esclaves affranchis ? »

Dans un premier temps, les Noir.es restent « caché.es », relégué.es par mépris et vexations, par une mythologie puritaine fondatrice (l'homme noir violeur de femmes blanches) les tenant à l'écart de tout commerce avec le reste de la société, et évidemment par la terreur (exercée notamment par le Ku Klux Klan).

Dans un deuxième temps, de la fin du XIXe siècle aux années 1940-1950, la pression démographique et l'attraction des États du Nord font déborder la population afro-américaine de sa ruralité miséreuse du Sud. C'est le grand exode vers le nord, de l'agriculture aux usines, des champs aux grandes villes. L'exode concerne quatre millions d'anciens esclaves, et s'apparente à une fuite ; les Afro-Américains, à l'époque, sont véritablement des réfugiés intérieurs.

Dans un troisième temps, de 1873 à 1964, la mise en place de la ségrégation par les lois Jim Crow fonde en droit une société divisée en deux parties juxtaposées « par nature ».

Alternative Libertaire n°285, juillet-août 2018

Autour de la lutte contre le projet de requalification de La Plaine de la Soleam

7. septembre 2018 - 18:30

Les travaux vont commencer ! Défends ton quartier !

Vendredi 7
19h30 Repas auberge espagnole
21h30 Projection par Primitivi

Samedi 8
16h Ateliers sur les stratégies de lutte face au début imminent des travaux
20h Grand banquet à prix libre

Dimanche 9
de 9h à 17h Vide-grenier autogéré

laplaine.noblogs.org

Soirée de soutien à l'association Mémoire vivante

7. septembre 2018 - 18:00

L'association Mémoire Vivante propose une soirée de soutien le vendredi 7 septembre de 19H00 à 23H00 chez Bastianelli, 3 impasse des 3 poilus (elle part du 16 rue Audibert) à Marseille (métro et tram Blancarde).
Un concert et un repas de soutien sont prévus avec au programme la participation exceptionnelle de la chanteuse française d'origine algérienne Françoise Atlan, spécialiste notamment du répertoire des musiques traditionnelles arabo-andalouse.
Pour le buffet oriental réservez avant le 3 septembre auprès de mhbastianelli @gmail.com

 
 
 
 
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