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Mis à jour : il y a 1 jour 28 min

Le Mouvement ouvrier à l'épreuve de la Grande Guerre

12. novembre 2018 - 19:00

Lundi 12 novembre, 19h Bibliothèque Méjanes, Salle Bouvaist

Conférence en collaboration avec l'association Promémo, un autre regard sur la première guerre mondiale :
« Le Mouvement ouvrier à l'épreuve de la Grande Guerre »

En confrontant leurs analyses et en restituant dans leur contexte les débats qui ont agité les consciences ouvrières et citoyennes avant et pendant le conflit, les auteurs de l'ouvrage révèlent un mouvement social d'envergure, d'un noble idéal : la paix entre les peuples et les nations.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Tél : 06 37 26 91 62

La Plaine emmurée

12. novembre 2018 - 18:53

La mairie y croyait dur, à son opération table rase sur La Plaine. Et, la mort dans l'âme, le quartier s'y préparait. Une fois chassés les gens du marché, la résistance allait faiblir. Gérard Chenoz, adjoint (LR) aux Grands projets d'attractivité et maître d'œuvre des travaux de requalification de la place Jean-Jaurès, s'en était vanté auprès du site Marsactu : « Une Zad sur La Plaine ? Dans dix jours c'est fini. » Il aura finalement fallu un mois riche en surprises, et un mur de béton de 2,5 mètres de haut ceinturant l'esplanade, pour que le chantier puisse démarrer vraiment. Le Marseille populaire n'a pas dit son dernier mot.

Neuf jours après la fin du marché, samedi 20 octobre, plusieurs milliers de manifestants convergent en fanfare du Vieux-Port jusqu'à la place Jean-Jaurès [1] blessée – 46 de ses arbres viennent d'être abattus. Là, dans un joyeux mouvement de foule, des planches et des poutres passent de main en main, d'épaule en épaule, jusqu'à l'esplanade centrale. Et une haute cabane symbolique y sera érigée, le « Gourbi n° 8 », cadeau fraternel de ceux et celles de Notre-Dame-des-Landes. « Beaucoup de monde est venu nous soutenir dans les moments difficiles, aujourd'hui nous rendons la pareille », déclare une jeune fille juchée sur une agora mobile.

Guerre de symboles : la mairie détruit, éradique, arrache. Le quartier prend soin de l'existant, construit et se réinvente. L'image qu'il restera de ce début de chantier lancé comme une expédition punitive, ce sont ces six grands tilleuls en pleine santé coupés comme par erreur. Sur une place quadrillée par deux compagnies de CRS qui n'ont pas hésité à bousculer des mamies ni à gazer le jardin d'enfants.

Stratégie du choc

Mardi 16 octobre, en massacrant ces arbres, ceux de la mairie espéraient atteindre un point de non-retour : sidérer l'ennemi par la stratégie du choc, imposer l'évidence de la défaite. C'est le contraire qui s'est passé. Révolté, le quartier s'est soulevé. On a vu accourir des dames bien mises, qui ne fréquentaient sans doute ni le marché, ni la vie nocturne. Les larmes aux yeux, scandalisées par l'abattage : « Ils avaient dit qu'ils les transplanteraient ! Ils faut arrêter ça. Si vous avez besoin d'argent pour payer un huissier, on est là. »

Samedi 20 octobre, la place récolte les fruits d'une colère contagieuse. Il fallait voir, et vivre, l'intensité de cet instant-là. Au milieu de la foule, la surprenante armature du Gourbi n° 8 est assemblée, puis dressée dans le square, à dix mètres des magnolias emblématiques. La sénatrice (PS) des quartiers Nord Samia Ghali passe par là, en talons aiguilles dans la poussière du terrain de boules, sans que personne ne la remarque… Moins visible, en tout cas, que Khalifa : « On est lààà ! Ce quartier a une âââme et il vous emmerde ! »

La magie opère

Une fois la structure levée, la magie opère. Tout le monde se masse sous la protection de sa charpente ouverte à tous les vents, à la belle étoile, à tous les possibles. Un bistrot du quartier apporte deux caisses de bon vin, à la régalade. Guitza, de la fanfare Vagabuntu, fait miauler sa trompette : La Vie en rose, Bella Ciao… Une poignée de jeunes grimpe sur les poutres maîtresses pour y entonner des chants du stade Vélodrome adaptés à la situation : « Aux aaarbres ! Aux aaarbres ! C'est nous les Marseillais ! Et nous allons gagner ! Alleez La Plaine ! » L'émotion est pleine, oui, et on a envie d'embrasser le voisin, la voisine. Un quartier se réveille, prend conscience de sa singularité, de sa force. La quinzaine de flics alignés comme un appât le long d'un immeuble n'en croient pas leurs yeux. La préfecture n'a pas osé interdire l'accès à la place.

Un jeune abonné du club de supporters Marseille Trop Puissant jubile : « C'est ma première manif ! D'habitude, on descend dans la rue pour les victoires de l'OM. » Il sera présent tous les jours suivants, organisant sardinade et repas partagés. Plus loin, deux parents émus observent leur fils s'enthousiasmer pour la lutte : « Il vient de nous dire que la première fois qu'il a fait l'amour, c'était sur la butte aux magnolias… » Touchez pas à ma Plaine.

La veille, Gérard Chenoz a tenté de réduire la contestation à « 50 meneurs et 200 manipulés » [2] – ou une bande de « punks à chien ». L'ampleur et l'ambiance de la manif, la présence d'élus d'opposition et de gens venus de toute la ville, ont démontré le contraire. L'appel de l'association Un Centre-ville pour Tous, signé par une centaine de personnalités (dont des architectes et urbanistes de renom et le prix Goncourt Patrick Chamoiseau), ou les plus de 4 000 signataires de la pétition « Sauvons la Plaine », prouvent que la majorité silencieuse derrière laquelle se cache Gérard Chenoz n'existe pas. Ce qu'on a voulu réduire à une opposition « idéologique » est devenu un mouvement social qui rejette ce projet pour ce qu'il est : un désastre pour le quartier et pour la ville toute entière.

Pourtant, malgré ce camouflet, Chenoz s'enferre dans le déni de réalité et la surenchère sécuritaire. Il déclare le soir même : « On va pas rentrer dans cette spirale de violence. Il y a la police, la justice qui sont là pour ça.[sic] » [3] Mais de quelle violence parle-t-il ? Violence de la police (plusieurs blessés par fracture parmi ceux et celles qui se sont opposés à mains nues aux engins), violence de l'abattage d'arbres conduit comme une opération coup de poing, violence des propos d'élus contre les forains et leur clientèle, violence du mépris pour les activités et les usages cohabitant sur cette place… Histoire d'en remettre une couche, Chenoz persifle et signe une intox pleine de menaces : « Que les Marseillais ne se fassent pas manipuler par quelques extrémistes identifiés par les services de police. »

Étrange entre-deux

N'en déplaise à la mairie, ce ne sont pas que les opposants qui ont réinvesti la place mutilée. Étrange entre-deux : elle n'est plus tout à fait un lieu public, mais pas encore un chantier. Drôle de travaux non sécurisés qui bégayent et éructent violemment tous les trois jours avec des apparitions éclair d'ouvriers sous escorte policière… Comme ceux venus couper à la disqueuse les grilles du square, à la va-vite. Ils sont repartis sans même ébarber les moignons métalliques qui affleurent dangereusement à proximité des jeux d'enfants.

Une fois de plus, la mairie a laissé la place à l'abandon. Une fois de plus, l'inventivité et la bienveillance des habitants viennent y suppléer. Des anonymes ont limé les moignons de grilles et leur ont enfilé des sortes de capuchons en feutrine, pour éviter les accidents. Patrons de bar ou même clients se chargent de vider et remplacer les sacs poubelle que les services municipaux « oublient » depuis deux semaines… La fontaine Wallace, elle, a été restaurée depuis longtemps déjà, par « les gens »… Des chiottes sèches sont posées sur un talus promis au bulldozer, avec sur la porte un charmant « En attendant Gaudin [4] »… On a également vu un officier des CRS pisser dans une vespasienne bricolée au-dessus d'une bouche d'égoût par la même équipe qui a construit des guéridons et des bancs en bois autour des arbres menacés…

Plainification du chantier

Les graffs et les mots d'esprit fleurissent sur les blocs de béton : « Pour une plainification du chantier », « Requalifions la Soleam [5] », « Plus d'arbres, moins de connards », « Plaine perdue ? Mon cul ! », « Zone à pétanque »… Mais en face, on n'a pas d'humour. L'agora en gradin, où les gens s'asseyaient pour discuter, a été détruite le 23 octobre à l'aube, avec le Gourbi n° 8, lors d'une violente intervention policière…

Malgré tout, les gens du quartier se sont réappropriés la place : jeux d'enfants plus fréquentés que jamais, terrain de foot tracé sur l'asphalte avec des cages en bois bricolées ; skate-park utilisant les glissières de béton du pseudo-chantier comme rampes de lancement ; blocs de béton écartés pour laisser passer les poussettes et les caddies des grands-mères ; jardinières construites avec des pavés, de la terre rapportée et des plantes qu'on amène de chez soi ; kiosque à sandwiches promis à la démolition réouvert…

Tout cela fait écho à une autre réinvention de cet espace. Quand, après le déménagement en 1972 du marché de gros au Marché d'intérêt national des Arnavaux, le vide créé dans le quartier avait d'abord été comblé par les dealers, l'héroïne et le sida. En une admirable réaction vitale, les gens, parfois eux-mêmes touchés par l'épidémie, réinvestirent les espaces laissés vacants. Mûrissoirs à bananes et entrepôts à fruits et légumes furent transformés en salles de concert, restos, cafés, locaux associatifs… Le regain des années 1990, avec sa scène musicale, sa littérature, le Tipi (sorte d'Act-Up local), Marseille Trop Puissant (club de motards multiethnique, puis de supporters antiracistes), le carnaval indépendant, le Chourmo et sa sardinade des feignants pour célébrer le 1er Mai… font désormais partie de l'histoire de la ville.

Fructueuses frictions

Retour au Marseille d'aujourd'hui. Pendant deux semaines, à son habitude, la mairie a joué le pourrissement. Pendant ce temps, les tractations, les cellules de crise, les remontages de bretelles ont dû aller bon train côté préfecture et hôtel de ville. Macronie et droite dure ont longuement marchandé les conditions d'un retour à l'ordre. En attendant, on brandissait l'épouvantail de la Zad urbaine. Jusqu'à ce que Gérard Chenoz, accompagné du préfet de police, annonce ce lundi 29 octobre la pose d'un mur de béton de 2,5 mètres de haut tout autour de la place. Début de l'opération : le jour même, sous protection de contingents policiers encore plus massifs. Durée estimée : trois jours. Coût : 390 000 euros. Mesures d'accompagnement de cette lugubre mise sous cloche : un collectif de graffeurs est pressenti pour décorer l'enceinte et des indemnisations seront négociées avec les commerçants. Car l'asphyxie a commencé dès le départ du marché et la suppression sans alternative des 400 places de parking – certains commerces ont déjà constaté une chute de 50 % de leurs ventes.

La bagarre va être longue et puisera ses forces dans le besoin pressant d'espace commun. Elle sera culturelle dans le sens le plus puissant du terme : le quartier prend date et fait corps contre un chantier Attila de deux ou trois ans. Culturelle, pas cultureuse : on parle là de rapports sociaux et d'une identité enracinés dans un territoire. Pour la mairie, un centre-ville populaire, c'est un problème. Pour ceux et celles qui aiment Marseille, c'est une solution à toutes les erreurs de l'urbanisme qui a dépecé les villes par zones (résidentielles, industrielles, commerciales, d'activités, de loisirs…), provoquant l'apogée du tout-bagnole et blessant le cœur même de la cité, le lien social, le foisonnement du bazar, la confrontation des cultures urbaines… Des quartiers comme Noailles, Belsunce, La Plaine sont bien plus que la survivance paupérisée d'époques révolues. Ils sont la persistance de fructueuses frictions, de surprenantes rencontres, de débrouille et de connections populaires, de la présence têtue de populations jugées illégitimes qui, en se fabriquant une vie, habitent et font vivre la ville.

Bien des questions se posent. Où et comment se déroulera le carnaval indépendant ? Comment faire vivre l'idée que le marché populaire de La Plaine existe encore, qu'il est en exil et qu'il reviendra ? Comment défendre le jardin des chats et le boulodrome Carli voisins ? Les gestes d'hostilité face à un chantier qui veut effacer l'histoire du quartier ne vont-ils pas se multiplier – et du même coup dégoûter les investisseurs de venir mettre leurs sales pattes dans ce pétrin ?

Oui, c'est à une résistance de longue haleine qu'on va assister… Ce quartier n'est pas une zone résidentielle valorisable, mais un lieu où cohabitent de multiples activités et usages qui se nourrissent les uns des autres. Avec un cri de ralliement : « On est là ! On ne partira pas ! »

Bruno Le Dantec

[1] Nom officiel de la place centrale du quartier de La Plaine.
[2] La Marseillaise, 18 octobre 2018.
[3] France 3 Région Paca, le 21 octobre 2018.
[4] Jean-Claude Gaudin, maire (LR) de Marseille depuis 1995.
[5] Société publique en charge de la « requalification » de La Plaine.

CQFD n°170, novembre 2018

La révolution sera féministe

12. novembre 2018 - 18:00

Lundi 12 novembre à 18h sur Radio Galère (88.4) ce sera le deuxième opus d'une nouvelle émission, un rendez-vous régulier prévu les 2ème et 4ème lundi du mois.

Au sommaire de l'émission :
1. La grande histoire des luttes féministes : Olympe de Gouge une pionnière
Depuis deux siècles des femmes ont tenté, en vain, de revendiquer pour elles- mêmes une émancipation qui leur était interdite non seulement par l'habitus ou la coutume mais aussi par la loi. Longtemps le code civil, ou l'équivalent, a placé, au nom d'une nature spécifique, l'ensemble des femmes sous la tutelle masculine, essentialisant ainsi les fonctions sociales et justifiant une hiérarchie dont les effets sont toujours à l'œuvre aujourd'hui. Les notions de Liberté et d'égalité ne semblent jamais s'appliquer a cette moitié de l'humanité . Leur histoire a été oubliée, Ne dites pas qu'elle est ennuyeuse et que l'on sait déjà tout cela. Les hommes sont des analphabètes du féminisme on le sait mais les femmes le sont a peine moins En effet Il a toujours été de bon ton d'ignorer ou de dénigrer les féministes.
“L'impudente Olympe de Gouges qui a abandonne les soins du ménage “ comme l'écrivait Chaumette eut la tête tranchée le 13 brumaire, pour ce motif que l'opinion publique jugea tout a fait légitime : “Elle voulut être homme d'état et il semble que la loi ait punit cette conspiratrice d'avoir oublie les vertus qui conviennent a son sexe
2. Un monde sans femmes : Le nombre de femmes dans le monde est en chute libre. surtout en Chine et l'Inde, qui représentent à eux-seuls 37 % de la population mondiale,. En Asie, des décennies de politiques de contrôle des naissances et d'avortements sélectifs de foetus féminins , des programmes financés à coups de millions de dollars par de puissantes fondations américaines (conseil de la population, Ford, Rockefeller...) ont des conséquences désastreuses....
3. Quelques Actualités

Présentation de l'émission :
http://www.millebabords.org/spip.php?article32280

Archives des émissions sur http://www.radiogalere.org/station/archives/10234
Archive de la première émission du 28/10 : http://www.radiogalere.org/node/12676

Hôtel Marriott Prado Vélodrome, les femmes de chambre en grève pour des salaires dignes ! Soutenez la lutte !

12. novembre 2018 - 16:47

Les femmes de chambre, sous-traitées par STN Groupe à l'hôtel Marseille Marriott Prado Vélodrome, avec leur syndicat CNT-SO, sont en grève reconductible depuis le lundi 12/11/2018.

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Les travailleuses de ce quatre étoiles, propriété du groupe Mariott International, revendiquent des rémunérations dignes :
  • Augmentations des qualifications dans la grille des salaires (passage à AQS2A)
  • 13e mois
  • Augmentation de la majoration pour le travail du dimanche (50% au lieu des 20 % conventionnels)
  • Respect des plannings contractuels et paiement des heures complémentaires

Le groupe Mariott International, un des leaders mondial de l'hôtellerie c'est plus de 20 milliards de chiffre d'affaire en 2017 ! Sans ses « petites mains », ces hôtels de luxe ne tourneraient pas et ne pourraient pas générer les profits confisqués par les actionnaires !

Cette lutte n'est pas isolée. Elle fait écho à la grève pour l'internalisation, depuis le 25 septembre, des salarié-e-s sous-traité-e-s par STN Groupe de l'hôtel Park Hyatt à Paris ou encore à la grève de 8000 travailleurs-euses du groupe Marriott, aux USA depuis un mois, pour de meilleurs salaires et une amélioration des
conditions de travail.
Il est temps pour le groupe Marriott et ses sous-traitants comme STN, de partager les richesses générées par les travailleurs-euses !

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Soutenez financièrement la grève en participant à la caisse de grève en ligne
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Piquet de grève, tous les matins, à partir de 09h devant l'hôtel Marriott Marseille Prado Velodrome 4 Allée Marcel Leclerc, 13008 Marseille (Métro rond-point du Prado).

Repas de soutien à un groupe de femmes pour financer leur permis de conduire : le Miam Miam Vroum Vroum !

12. novembre 2018 - 12:00

Afin d'alimenter leur caisse d'autofinancement pour passer le permis de conduire, le groupe de femmes en formation linguistique au Code de la route avec l'association Mot à Mot vous invite à venir déguster de délicieux mets à la Cantine du midi de l'association En Chantier, partenaire de Mot à Mot :

Lundi 12 Novembre 2018

Au Menu :

Entrée : Salade d'automne
Plat :
* Lentilles à la viande
* Lentilles végétariennes
Dessert : Basboussa
Avec du pain fait maison
et le thé offert !

8 euros le menu, ou plus en guise de soutien !
Réservation possible au : 04.91.05.97.03

Lieu : 36 rue Bernard, 13003 Marseille

Discours du collectif des habitant.es prononcé lors de la Marche blanche du 10 novembre à Marseille

11. novembre 2018 - 23:56

5 novembre 2018 : nous n'oublierons pas

Nous sommes indignés de la communication actuelle de la mairie. Comment accepter en effet d'entendre je cite que l'on parle de simples évacués ou encore de dégager les immeubles ? Il y a aujourd'hui des victimes, des morts à qui nous rendons hommage et, des familles de victimes avant tout à qui nous apportons toute notre solidarité et affection. Il y a aussi des centaines de personnes qui ne sont pas de simples évacués comme le dit la mairie mais des victimes indirectes, traumatisées psychologiquement. Les mots ont un sens. Il est temps d'arrêter de parler de simple effondrements mais de déclarer ce drame comme une catastrophe naturelle afin de permettre les indemnisations et comme une catastrophe municipale et du mal logement.

La gestion de cette catastrophe est pour le moment pour le moins chaotique. Nous demandons en premier lieu qu'un comité de pilotage soit constitué , associant le collectif des habitants et les associations du territoire aux côtés de l'etat la mairie et l ensemble des services concernés .
Nous réclamons enfin d'être reçus immédiatement par ces mêmes institutions pour mettre en place les mesures d'urgence suivantes :

Deuil :
Prise en charge des obsèques de toutes les victimes, incluant les frais de déplacement des familles, y compris à l'étranger, et frais de rapatriement
Décréter un jour de deuil avec drapeaux en berne
Laisser en place les points spontanés de recueillement sur la rue d'Aubagne (fleurs et cierges qui ont été enlevés)
Alléger le dispositif policier de sécurisation (agents régulièrement casques à la ceinture)
Communication transparente sur la gestion de crise et la fouille des décombres, notamment du n°63

Information et soutien aux familles et habitant·es :
Renforcement de la cellule psychologique à l'école Chabanon avec des psychologues spécialisés sur la gestion des moments de crise (pour le moment, il s'agit des psychologues de l'EN habitué·es au soutien aux enseignant·es)
Création d'une cellule de crise, de soutien psychologique, sanitaire, technique, juridique et matérielle sur le quartier de Noailles à destination des sinistré·es et des évacué·es
Temps pour récupérer les effets personnels annoncés avec clarté et individuellement aux personnes évacuées.
Obtenir enfin des informations claires sur la possibilité de recueillir les effets personnels, notamment des victimes, retrouvés dans les décombres
Réunions d'informations annoncées individuellement à toutes les personnes recensées, à des horaires accessibles et concertés avec les associations et habitant·es, pour éviter toute contradiction avec l'agenda des événements et réunions de quartier.
Transparence et diffusion publique des expertises et diagnostics déjà effectués ainsi que la mise en place d'une double expertise sur les no pairs et impairs des deux rues concernées avant de permettre la réintégration des logements. Cela ne concerne pas seulement les.logements évacués mais l'ensemble des deux portions de rues. Dans le cas où seraient identifiés des travaux d'urgence a réaliser, nous réclamons que la mairie utilise son pouvoir de police municipale et fasse exécuter des travaux d'office sur les immeubles.

Logement, problèmes immédiats :
Relogement temporaire dans des appartements meublés dans la zone géographique souhaitée et non des chambres d'hôtel, permettant de maintenir une vie quotidienne digne
Mise en place de kits pour les relogé·es permettant des conditions dignes d'existence : tickets RTM, accès à des repas chauds, prise en charge de taxis hors des horaires des transports en commun de jour, visite de psychologue et accès aux soins
Extension du périmètre de l'accès aux relogements (immédiat et pérenne) à toute la rue Jean Roque et le haut de la rue d'Aubagne pour les personnes qui le souhaitent en attendant l'expertise
Délivrer les attestations de sinistre au plus vite pour les sinistré·es et évacué·es, afin de permettre l'accès aux droits
Des visites des services sociaux immédiatement sur les deux rues concernées afin d'identifier les besoins notamment des plus précaires et des personnes âgées. Le courrier postal doit également revenir immédiatement.

Suivi des sinistré·es et familles des victimes
Création d'une cellule de suivi pérenne, portée par une association indépendante et reconnue, sur des fonds publics, pour les familles de victimes et sinistré·es, destinée à assurer l'accès aux droits, le soutien psychologique, matériel, juridique et financier.
Facilitation de l'accès au logement social pour celles et ceux qui le souhaitent et aide à l'accès au parc privé (notamment aides financières) pour les sinistré·es et riverain·es, avec des propositions systématiques de logements pérennes dans le quartier
Nous demandons une réunion de concertation spécifique avec les commerçants, les petits propriétaires et propriétaires occupant, associée à des engagements financiers pour que les économies d'une vie ne soient pas perdues . Les commerçants doivent également se voir indemnisés pour les pertes financières de ces derniers et prochains jours.

De nombreux immeubles ont été évacués récemment dans d'autres quartiers voisins. Nous demandons que des dispositifs similaires soient mis en place au plus vite pour leurs habitants et réclamons une communication transparente afin d'apaiser le climat général dans la ville.

Nous, habitants, associations et commerçants du secteur seront extrêmement vigilants dans les jours et semaines à venir pour que ces mesures soient appliquées au plus vite. Nous refusons enfin que ce drame soit l'occasion pour la mairie ou les spéculateurs de "dégager" quiconque du quartier pour installer d'autres populations.

Nous remercions toutes celles et ceux qui nous ont soutenus ces derniers jours, à marseille et dans le reste du pays. Nous ferons bientôt à nouveau appel à vous toutes et tous dans tout le pays.

Nous vous invitons à une marche de la colère mercredi 18h rue d'aubagne afin de nous assurer que ces mesures soient mises en place et réclament un logement digne pour toutes et tous. Nous invitons tous les quartiers tous les marseillais à nous rejoindre.

Sachez le, nous n'oublierons jamais, nous réclamons la justice et nous parlons avec notre dignité.

Les habitant·es, associations et commerçant.es de Noailles réuni·es le 10 novembre 2018,
Le collectif du 5 novembre : Noailles en colère.

Répercussions des violences conjugales et sexuelles sur la santé et du point de vue socio-économique

11. novembre 2018 - 23:46

Après avoir fait le point sur la violence du système judiciaire face aux violences [http://www.millebabords.org/spip.php?article31996], je souhaiterais mettre en lumière les répercussions, sur la santé et socio-économiques, car là encore, le système est inadapté aux cas de violences conjugales et demeure, de ce fait, un obstacle supplémentaire à franchir pour les victimes. Il est grand temps que la société entière prenne ses responsabilités face à ce fléau : lors de la quatrième conférence mondiale sur les femmes, en 1995, l'ONU a rappelé que ces violences traduisent « des rapports de force historiques qui ont abouti à la domination des femmes par les hommes », et « constituent une violation des droits fondamentaux et des libertés fondamentales des femmes »

Les conséquences sur la santé de ces violences sont parfois immédiates, parfois handicapantes sur le long terme. Qu'importe la forme, l'impact est parfois évident, comme dans le cas des violences physiques (fractures, hématomes, ecchymoses, plaies…), parfois invisibles (dépression, douleurs musculaires, troubles alimentaires, troubles du sommeil…) et parfois même somatiques, rendant un diagnostic et la suspicion des violences plus ardues ; souvent les séquelles se cumulent aussi car les violences ont pu être de formes multiples. Pourtant, en France, les médecins ne sont pas encore vraiment sensibilisés à ces questions. Sans doute parce que la prise de conscience de leur importance en termes de santé publique (ainsi que leur fréquence) a été assez tardive dans notre pays. De ce fait, la formation des professionnels de santé sur le thème des violences conjugales est quasi inexistante. L'enquête nationale sur les violences envers les femmes en France confirme que 24% Des femmes victimes d'agressions (physiques principalement) se sont confiées en premier lieu à un médecin. Le rapport Henrion 2001 est considéré comme récent par les services publics et de santé et grande référence pour les études concernant les violences faites aux femmes ; ce rapport rappelle que 3 catégories de médecins sont en première ligne pour recueillir les doléances des femmes et dépister les signes de violence : les médecins généralistes libéraux, les urgentistes hospitaliers et l'ensemble des gynécologues et gynécologues-obstétriciens. Il a en effet été constaté que les grossesses ont un effet catalyseur des violences conjugales (et résultent parfois également de violences sexuelles antérieures). D'autres professionnels sont concernés : professionnels de santé libéraux (infirmières, sages-femmes…), les intervenants spécialisés dans les différentes addictions (notamment les alcoologues) et les médecins du travail. Ainsi, le médecin généraliste est le premier témoin des violences. Il est souvent le premier (voire le seul !) interlocuteur pour les victimes. Les professionnels de santé, dans un monde idéal, seraient capables de : savoir repérer les victimes de violences, leur apporter les soins et le soutien dont elles ont besoin, les orienter vers d'autres professionnels en fonction des besoins (centres d'accueil ou d'hébergement, justice, travailleurs sociaux). Ils doivent être actifs dans la démarche en vue d'obtenir un meilleur résultat, puisque la loi du silence autour des violences est persistante.
Sachant, malheureusement, que le système actuel a dénaturé les métiers de santé, et que dans cette logique nous sommes aujourd'hui des clients plutôt que des patients, et le médecin un ouvrier de la santé avec un objectif chiffré de productivité, les liens qui unissaient patients et médecin se sont délités, mon médecin avait peur de me mettre en arrêt de travail et devoir se justifier auprès de la sécurité sociale par exemple. Or, la disparition du cadre bienveillant et de la relation de confiance entre médecin et patiente prive d'un cadre favorable les femmes dans la libération de leur parole. Un autre élément pour responsabiliser et permettre aux professionnels de santé de se saisir pleinement de cette mission passe par la sensibilisation des médecins et la formation professionnelle à ce sujet. Mais cela passe aussi par l'instauration d'une prise en charge avec d'autres partenaires ce qui améliorerait les réponses apportées aux victimes et aiderait à dépasser le sentiment d'impuissance que la moitié des médecins soulignent dans les études. Malheureusement, la formation des personnels de santé n'est pas obligatoire. D'après Muriel Salmona, psychiatre, psychothérapeute et présidente de l'association Mémoire traumatique et victimologie : « à l'heure actuelle, ils ne sont toujours pas formés ni en formation initiale, ni en formation continue ». Les kits de formations sont disponibles sur le site : stop-violences-femmes.gouv.fr ou peuvent être demandé à la MIPORF (mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains) en écrivant à formation chez miprof.gouv.fr, sous la forme de 2 courts métrages de 15 minutes : « ANNA » et « ELISA », accompagnés d'un livret pédagogique, comme si toute la complexité des violences conjugales des mécanismes (cycle de la violence, mécanisme neuropsychologique… pouvaient être expliquée résumée à 30 min de film et un simple livret). Tout cela relève donc plus du volontariat (on se rappelle qu'il en est de même dans le domaine de la justice). Il en va de même pour les travailleurs sociaux. Ce sont là les moyens pour faire face à une question d'Etat ! Lors d'une enquête récente auprès des étudiants en médecine en 2013, plus de 80 % ont déclaré ne pas avoir reçu de formation sur les violences et 95 % ont demandé une formation pour mieux prendre en charge les victimes de violences ; de plus, l'offre de soins adaptés est très rare, et n'est pas répartie sur tout le territoire et dans les outre-mer.
Qui plus est, même une fois la victime séparée, la santé reste durement dégradée, les séquelles sont nombreuses et durables, parfois même handicapantes à vie. Selon l'OMS les femmes victimes de violences conjugales perdent entre une et quatre années de vie en bonne santé. Les études nord-américaines révèlent que jusqu'à 50 % des femmes hospitalisées en psychiatrie auraient été victimes de violences conjugales.
Les violences conjugales peuvent donc aussi avoir des répercussions significatives sur la vie professionnelle des victimes. Le comportement du conjoint peut menacer la poursuite de l'activité professionnelle : harcèlement sur le lieu de travail en l'appelant sans cesse au téléphone ou en l'attendant à la sortie, en lui faisant des scènes devant ses collègues ou en la dénigrant, porter atteinte à son véhicule, elle peut être dépossédée de l'accès à son salaire (control des comptes par le conjoint par exemple), etc. … Elles cumulent alors les arrêts maladies. Là encore, cela devrait alerter sur l'existence d'un problème, mais le système capitaliste préfère dans son inhumanité catégoriser la personne de fainéante, non productive et non compétitive, la sanctionnant, par une mise à l'écart, par du harcèlement pouvant pousser à une démission, par un non renouvellement d'un cdd ou encore par un licenciement, entrainant une fragilité financière supplémentaire ; très rare sont les employeurs (sauf violences sur le lieu de travail) à prendre en compte le contexte et les violences que subissent leurs salariées. Le recours au médecin du travail devrait permettre à la victime de trouver du secours et une orientation mais là encore reste le problème de la connaissance et de la sensibilisation du médecin aux violences conjugales, la mienne m'avait poussé à reprendre le travail ne comprenant pas que j'y vivait les mêmes violences que dans mon couple (dénigrement, rabaissement, insultes…).
Une fois le conjoint violent quitté, reste à se reloger. Difficile quand on a perdu son travail ou qu'on est en arrêt longue maladie avec une perte sur le salaire. Après un rapport du sénat sur les travaux de 2006 à 2016 une recommandation devait être formulée pour que le motif « violences familiales » soit véritablement (la mention figurait déjà dans un rapport de 2013, nous ne savons pas si elle a été appliqué) prioritaire pour l'attribution d'un logement social (même si la victime était propriétaire avec son conjoint). Malheureusement, là encore, l'information n'est communiquée nulle part et nous n'avons aucun bilan de cette mesure. Si elle a été appliquée, les travailleurs sociaux n'en parlent pas toujours aux victimes, probablement par méconnaissance de cette recommandation, ou du fait de la difficulté à la faire appliquer. Mais là encore, voici un droit dont ne peuvent bénéficier les concernés, nous laissant seules à chercher une solution pour ne pas se retrouver à la rue, alors même que nous n'avons pas la force de se lever nous devons faire face à tellement de chose. Ne reste que les hébergements d'urgence gérés principalement par les associations qui manquent cruellement de moyen (quand elles ne sont pas tout simplement contrainte de fermer) et doivent hiérarchisés les demandeurs, privilégiant de fait les femmes avec enfants. Il faut également se remeubler ce qui représente un coup énorme. Là encore, pour des personnes en situation de précarité, cela représente un défi. Les institutions politiques et sociales n'ont pas pris en compte la vie après les violences conjugales, la caisse d'allocation Familiale par exemple, ne fait pas d'exception sur le calcul des aides au logement (ils ne prennent pas en compte la précarité de la nouvelle situation), le calcul se fait sur les revenues d'il y a deux ans, or tant de choses peuvent se passer en deux ans !) ou pour une aide spécifique pour le relogement seul chose existante le FSL trop peu connu et sans certitude d'obtention. Autre aberration, la sécurité sociale ne prévoit pas le remboursement des professionnels de santé, même en cas de violences conjugales ou de viol. Il ne faut surtout pas faire d'exception même dans les cas les plus graves ! On est alors obligé d'arrêter le suivi psychologique dont on a besoin, les autres soins aussi ! Il est possible pour une femme qui travaille et qui doit s'éloigner de son conjoint pour violences, de démissionner et de percevoir des indemnités chômage (le changement de résidence est justifié par une situation où la salariée est victime de violences conjugales et pour laquelle elle justifie avoir déposé une plainte auprès du procureur de la République), mais cela signifie que le juge des affaires familiale a été saisi, ce qui prend du temps sauf dans les cas d'urgence ultime. Cela reste donc extrêmement rare, et surtout, très peu connu ou proposé, y compris des procureurs, magistrats et de l'instance pole emploi.
Ce constat d'une situation de vie précaire, cumulant une détresse financière à une détresse émotionnelle et des problèmes de santé, augmente les troubles psychologiques tels que la dépression ; bons nombre d'entre nous ne peuvent profiter d'un suivi adapté. Les répercussions sont quotidiennes, car elles sont sur tous les aspects de nos vies. La reprise du travail en est également compromise car nous restons fragiles. Crise d'angoisse, irritabilité, sont incompatible avec le travail en clientèle ou en équipe par exemple. Problème de constance dans l'effort (on peut travailler plusieurs jours puis s'écrouler sans prévenir), le travail en équipe exige de pouvoir prendre sur soi, d'accepter critiques et remarques dans un moment où cela demande un effort supplémentaire, auquel n'a pas à faire face une personne non concernée. De plus la société actuelle a tellement érigé en objectif, je dirais même en réussite, le fait d'avoir un métier, les bienfait du travail etc.. , que la pression sociale nous poussant un reprendre un travail au plus vite, nous soupçonnant de se complaire dans cet état dans le but de profiter et bénéficier d'un pseudo assistanat, nous culpabilise de ne pas réussir à dépasser nos traumatismes suffisamment vite mais sans pour autant nous y aider. Il n'existe pas en France à proprement parler de centres spécialisés dans la prise en charge spécifique des conséquences posttraumatiques des violences intrafamiliales. Le travail effectué au sein des cellules d'urgence médico-psychologique (CUMP), activées dans chaque département, pour les victimes ou proches des victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, est digne de servir d'exemple, selon Muriel Salmona, qui y est intervenue : les compétences dans ce domaine (prise en compte des conséquences psycho traumatiques de ces violences sur les victimes et les enfants) existent donc et peuvent être mobilisées. « Stop aux violences sexuelles », de leur côté, réclament la prise en charge des soins pour les victimes par la sécurité sociale et estime à 3,7 milliard le cout des violences conjugales et sexuel pour la société expliquant qu'une victime pas ou mal soignée aura du mal à reprendre une vie active et indépendante des aides sociales.

C'est ainsi que certaines femmes ne ressortent jamais complètement la tête hors de l'eau, autant d'un point de vue financier que concernant leur santé. Certaines se retrouvent SDF, subissant alors encore plus de violences (75% des femmes sdf sont des victimes de viols multiples). Moi-même j'ai plus d'une fois eu peur de me retrouver sans logement, et j'ai bénéficié de la bienveillance de mon entourage des ami-es qui m'ont hebergée, qui m'ont donné du mobilier, de la famille qui m'a donné de l'argent des chèques restaurant pour pouvoir manger. Sans un entourage je crains qu'on ne puisse survivre à pareil chose ou tellement difficilement car l'Etat est loin d'avoir pris les mesures nécessaires ni même pour commencer la mesure de l'impact des violences conjugales et sexuelles. Enfin, la mort peut être l'issue de la violence conjugale : sur un échantillon de 441 cas en 7 ans, 31 % des homicides de femmes reçues à l'Institut Médico-légal de Paris sont perpétrés par le mari, 20 % par son partenaire sexuel et dans seulement 15 % des cas le meurtrier est inconnu de la victime. La mortalité totale liée à ces violences reste inconnue dans la plupart des pays. A ces décès par homicide, il faudrait, donc ajouter les décès par suicide des femmes victimes et la mortalité maternelle associée aux violences faites aux femmes enceintes.

Je constate qu'aujourd'hui on parle plus des violences faites aux femmes mais ce n'est qu'un brouhaha médiatique, malheureusement je ne vois jamais de questions, de débat de fond, les victimes ne sont jamais questionnées sur ce qui aurait pu ou pourrait les aider là maintenant, les médias publient, diffusent des histoires qui nous font échos, nous rappelant ce que l'on a subi, nous n'avons plus de ministère, et les associations courent après des aides pour survivre. Encore une fois donc les victimes sont enfermées dans un silence, elles devront faire avec ce qu'on leur donne, et continuer de faire face au reste seule.

Sources :
Rapport d'information au sénat sur les actions de 2006 à 2016
Association Stop Violences Sexuelles
MIPROF
L'OMS
Académie nationale de médecine
Association solidarité femmes

Pour une journée de résistance simultanée, sans frontières, le 10 décembre 2018

11. novembre 2018 - 14:31

Partout dans le monde, au prétexte de la dette des États, le pouvoir ne cesse d'accroitre les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres et de détruire la planète.

Partout dans le monde, ce recul de nos droits et ce saccage de la vie s'accompagnent d'une amplification de la surveillance et de la répression contre tous ceux qui s'y opposent.

Partout dans le monde, le pouvoir tente de diviser pour mieux régner en détournant la colère sur le dos des migrants qu'il fait passer pour les principaux responsables du malheur des opprimés.

Partout dans le monde, le fascisme ne cesse de monter, stade ultime du capitalisme, paroxysme de la société autoritaire, prêt à éliminer ses opposants et tous ceux qui lui déplaisent.

Partout dans le monde, le pouvoir se prétend légitime au prétexte, d'une part, de lois qu'il écrit lui-même pour conserver et renforcer sa position, et, d'autre part, d'élections périodiques qui n'ont rien de démocratiques puisqu'elles sont le produit de la fabrique de l'opinion par les médias de masse qui appartiennent à la classe dominante.

Partout dans le monde, le pouvoir usurpe sa position et nous vole nos vies.

À la différence des classes opprimées du 19ème siècle, au temps où elles commencèrent à s'organiser au niveau international et à se révolter, nous sommes aujourd'hui face à deux problèmes nouveaux qui s'ajoutent aux précédents : la course contre la montre technologique face à un pouvoir qui ne cesser de se renforcer grâce à de nouveaux moyens de surveillance et de répression, ce qui rappelle les œuvres prophétiques de Orwell et de Huxley, et la course contre la montre écologique face à un capitalisme qui, en plus de nous exploiter, arrive maintenant à un stade où la destruction de la Terre sera bientôt irréversible.

Nous ne pouvons donc plus attendre. Nous ne pouvons plus nous contenter de lutter chacun de notre côté, chacun à l'intérieur de nos frontières, chacun dans le cadre de nos luttes spécifiques sur toutes sortes de sujets, chacun avec nos différentes façons de penser et d'agir.

Il devient urgent de faire converger nos résistances, un jour par mois, à compter du 10 décembre 2018 et, par la suite, tous les 10 de chaque mois, en même temps, partout dans le monde, parallèlement à nos luttes locales quotidiennes.

Nous proposons un jour par mois d'actions simultanées contre le durcissement du capitalisme et de la société autoritaire. Un jour par mois pour rappeler partout que cette lutte est globale. Un jour par mois pour évoquer l'urgence de nous mobiliser partout et d'en finir avec le pouvoir et l'exploitation. Un jour par mois pour entrer dans un compte à rebours, reprendre confiance en nous, devenir plus nombreux, et préparer ensemble la fin de la société autoritaire et du capitalisme.

Le 10 de chaque mois est le premier jour à deux chiffres, comme un changement d'ère, d'époque, de maturité. Car nous devons sortir de la préhistoire politique et économique de l'humanité avant qu'il ne soit trop tard.

Parmi nous, pas de chef, pas de responsable, pas de direction syndicale, pas de bureau d'un parti, pas d'homme providentiel, pas de d'avant-garde éclairée : nous proposons uniquement et simplement un jour de convergence globale par mois, mais nous ne voulons en rien diriger ni coordonner quoi que ce soit. Juste donner une impulsion de départ, avec ce texte et les actes qui vont s'ensuivre.

Nous ne proposons pas non plus une marche à suivre, une façon de faire, un cadre précis à nos actes ce jour-là : à chacun de lutter comme il l'entend là où il se trouve et de cibler ce qui lui semble important. Descendre dans la rue un même jour, partout dans le monde, est déjà quelque chose d'important, ne serait-ce que pour parler et préparer la suite en occupant des places, des terres, des usines, et plus, beaucoup plus, si certains le souhaitent.

À chacun d'imaginer sa façon de résister ce jour-là et de la faire savoir, éventuellement avec des photos ou des vidéos, à travers nos médias libres et autogérés partout dans le monde, comme les indymedia, par exemple.

À chacun de traduire dans d'autres langues ce message et de le propager, sur Internet et jusque sur les murs des villes, pour que chaque 10 du mois, nous soyons toujours plus nombreux et plus déterminés.

Personne ne nous libérera que nous-mêmes : c'est à nous de prendre au plus tôt nos vies en mains.

Le pouvoir n'est pas à conquérir, il est à détruire.

Des anarchistes, libertaires, anarcho-syndicalistes, autonomes et anti-autoritaires de plusieurs régions du monde (Grèce, Mexique, Espagne, France, Argentine, Algérie, Italie, Belgique, Canada, Allemagne…)

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FOR A DAY OF SIMULTANEOUS RESISTANCE, WITHOUT BORDERS, DECEMBER 10 2018, AGAINST THE HARDENING OF CAPITALISM AND AUTHORITARIAN SOCIETY

Everywhere in the world, on the pretext of the debt of states, power continues to increase the inequalities between the richest and the poorest and destroy the planet.

Everywhere in the world, this decline in our rights and the destruction of life is accompanied by an amplification of surveillance and repression against all those who oppose it.

Everywhere in the world, power is trying to divide and rule by diverting the anger at the migrants it passes for the main culprits of the misfortune of the oppressed.

Everywhere in the world, fascism continues to rise, the ultimate stage of capitalism, the paroxysm of the authoritarian society, ready to eliminate its opponents and all those who displease.

Everywhere in the world, power claims to be legitimate on the pretext, on the one hand, of laws it writes itself so as to maintain and strengthen its position and, on the other hand, of periodical elections that are not democratic because they are the product of the factory of opinion by the mass media that belong to the ruling class.

Everywhere in the world, power is usurping its position and stealing our lives.

Unlike the oppressed classes of the 19th century, when they began to organize at the international level and to revolt, we are now facing two new problems in addition to the previous ones : the race against the clock in the face of a power that continues to grow through new means of monitoring and repression, which is reminiscent of the prophetic works of Orwell and Huxley, and the ecological race against the clock against a capitalism that, in addition to our exploitation, now arrives at a stage where the destruction of the Earth will soon be irreversible.

As such we can not wait anymore. We can no longer be content to fight each on his side, each within his borders, each within the framework of his struggles specific on all kinds of topics, each with his different ways of thinking and acting.

It becomes urgent to converge our resistance, one day per month, from 10 December 2018 and, thereafter, every 10th of every month, at the same time, all over the world, parallel to our daily local struggles.

We propose one day a month simultaneous actions against the hardening of the capitalism and authoritarian society. One day a month to remind everyone that this fight is global. One day a month to evoke the urgency to mobilize everywhere and to end power and exploitation. One day a month to start a countdown, to regain confidence in ourselves, become more numerous, and prepare together the end of authoritarian society and capitalism.

The 10th of every month is the first two-digit day, like a change of era, time, maturity. Because we must leave the political and economic prehistory of humanity before it's too late.

Among us, no boss, no manager, no union management, no office of a party, no providential man, no enlightened leader : we propose only and simply a day of global convergence a month but we do not want to direct or coordinate anything. Just give a starting impulse, with this text and the acts that will ensue.

We do not propose either a procedure to follow, a way of doing things, a precise framework to our actions that day : to each to fight as he sees fit, where he is and to target this which seems important to him. Going out to the street the same day, all over the world, is already something important, if only to speak and prepare for the next occupying places, lands, factories, and more, much more, if some wish.

Everyone, imagine how to resist that day and let us know, possibly with photos or videos, through our free and self-managed media around the world, like indymedias, for example.

Everyone, translate this message into other languages and propagate it, on the Internet and even on the walls of cities, so that every 10 of the month, we are always much more and more determined.

Nobody will release us but ourselves : it is up to us to take our lives into our own hands as soon as possible.

Power is not to be conquered, it is to be destroyed.

Anarchists, libertarians, anarcho-syndicalists, autonomous and anti-authoritarian several regions of the world (Greece, France, Argentina, Spain, Algeria, Italy, Mexico, Belgium, Canada, Germany …)

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ΓΙΑ ΜΙΑ ΣΥΛΛΟΓΙΚΗ ΗΜΕΡΑ ΑΝΤΙΣΤΑΣΗΣ ΔΙΧΩΣ ΣΥΝΟΡΑ, 10 ΔΕΚΕΜΒΡΙΟΥ 2018, ΕΝΑΝΤΙΑ ΣΤΗΝ ΑΥΤΑΡΧΙΚΟΠΟΙΗΣΗ ΤΟΥ ΚΑΠΙΤΑΛΙΣΜΟΥ ΚΑΙ ΤΗΝ ΑΠΟΛΥΤΑΡΧΙΚΗ ΚΟΙΝΩΝΙΑ

Σε όλο τον κόσμο η εξουσία, με πρόσχημα το χρέος των κρατών, οξύνει το ταξικό χάσμα ανάμεσα σε πλούσιους και φτωχούς και καταστρέφει τον πλανήτη.

Σε όλο τον κόσμο τα δικαιώματά μας και οι ζωές μας λεηλατούνται, ταυτόχρονα με την όξυνση του κρατικού ελέγχου και επιτήρησης των πάντων, και την καταστολή εναντίον όλων όσων αντιστέκονται.

Σε όλο τον κόσμο η εξουσία διαιρεί και βασιλεύει, στρέφοντας την κοινωνική οργή προς τις πλάτες των μεταναστών, τους οποίους παρουσιάζει ως τους υπαίτιους των δεινών των καταπιεσμένων.

Σε όλο τον κόσμο, ο φασισμός συνεχίζει να δυναμώνει. Είναι το τελικό στάδιο του καπιταλισμού, ο παροξυσμός της απολυταρχικής κοινωνίας. Και είναι έτοιμος να εξολοθρεύσει τους αντιπάλους του και εκείνους που τον δυσαρεστούν.

Σε όλο τον κόσμο, η εξουσία υπερασπίζεται τη νομιμότητά της με το πρόσχημα, αφενός των νόμων που γράφει η ίδια για την ενίσχυση και τη διαιώνισή της και, αφετέρου, των εκλογών, οι οποίες όμως δεν είναι δημοκρατικές, αφού αποτελούν το προϊόν της μιντιακής διαμόρφωσης της κοινής γνώμης.

Και τα media ανήκουν στην κυρίαρχη τάξη.

Σε όλο τον κόσμο, η εξουσία επιβάλει την θέση της και κλέβει τις ζωές μας.

Σε αντίθεση με τις καταπιεζόμενες τάξεις του 19ου αιώνα, αναφορικά με τον καιρό που αυτές άρχιζαν να οργανώνονται σε διεθνές επίπεδο και να εξεγείρονται, στη σημερινή εποχή αντιμετωπίζουμε δύο νέα προβλήματα εκτός από τα προηγούμενα : Από τη μία, είναι ο αγώνας εναντίον μιας εξουσίας που συνεχώς εξελίσσεται με νέα μέσα παρακολούθησης και καταστολής, μια τεχνολογική καταστολή η οποία θυμίζει τα προφητικά έργα των Orwell και Huxley. Και από την άλλη, είναι η πάλη ενάντια στη καπιταλιστική λεηλασία της φύσης, τις οποίας οι συνέπειες φαντάζουν μη αναστρέψιμες.

Δεν μπορούμε, λοιπόν, να κάνουμε άλλο υπομονή. Δεν μπορούμε πλέον να δίνουμε μεμονωμένους αγώνες, ο καθένας μέσα στα σύνορά του, για διαφορετικά θέματα και με απομονωμένες απόψεις και μορφές δράσης.

Είναι επιτακτική ανάγκη να ενώσουμε τους αγώνες μας, μία ημέρα κάθε μήνα, από τις 10 Δεκεμβρίου του 2018 και, στη συνέχεια, κάθε 10 του μήνα, την ίδια στιγμή, σε όλο το κόσμο, παράλληλα με τους καθημερινούς μας τοπικούς αγώνες.

Προτείνουμε μία μέρα το μήνα ταυτόχρονες δράσεις ενάντια στην αυταρχικοποίηση του Καπιταλισμού και της κοινωνίας. Μια μέρα το μήνα, για να θυμόμαστε όλοι ότι αυτός ο αγώνας είναι διεθνής. Μία μέρα το μήνα για να πυροδοτήσουμε παντού κινητοποιήσεις και να τελειώνουμε με την εξουσία και την εκμετάλλευση. Μια μέρα το μήνα για να ξεκινήσει η αντίστροφη μέτρηση, να ανακτήσουμε την πίστη στις δυνάμεις μας, να γίνουμε πιο πολλοί και να προετοιμάσουμε από κοινού το τέλος της αυταρχικής κοινωνίας και του καπιταλισμού.

Η 10η μέρα κάθε μήνα είναι η πρώτη διψήφια ημέρα, όπως μια αλλαγή εποχής, αιώνα, ωριμότητας. Πρέπει να τελειώνουμε με την πολιτική και οικονομική προϊστορία της ανθρωπότητας πριν να είναι πολύ αργά.

Ανάμεσά μας, δεν υπάρχει κανένα αφεντικό, κανένας διευθυντής, καμία διοίκηση συνδικάτων, κανένα γραφείο κόμματος, κανένας « θεόσταλτος », κανένας πεφωτισμένος αρχηγός : προτείνουμε μόνο μια μέρα παγκόσμιας συνδιαμόρφωσης μηνιαίως, αλλά δεν θέλουμε να κατευθύνουμε ή να διευθύνουμε το οτιδήποτε. Θέλουμε μόνο να ανάψουμε την σπίθα, με αυτό το κείμενο και τις πράξεις που θα ακολουθήσουν.

Ούτε και προτείνουμε να ακολουθηθεί μια συγκεκριμένη διαδικασία, ένα ακριβές πλαίσιο με προαποφασισμένα χαρακτηριστικά για τις δράσεις μας εκείνη την ημέρα : Ο κάθενας ας επιλέξει να δράσει σύμφωνα με την κρίση του και να στοχεύσει εκεί που είναι σημαντικό για αυτόν. Κατεβαίνοντας στον δρόμο την ίδια μέρα, σε όλο τον κόσμο, είναι από μόνο του μια σημαντικά μεγάλη στιγμή, έστω κι αν απλώς συζητηθεί και προπαρασκευαστεί η συνέχεια των κινητοποιήσεων, με καταλήψεις γης, πλατειών, εργοστασίων, και πολλά, πάρα πολλά άλλα, αν κάποιοι το επιθυμούν.

Εκείνη την ημέρα, ο καθένας ας αναλογιστεί τους τρόπους δράσης του και στη συνέχεια να τις γνωστοποιήσει, ενδεχομένως με φωτογραφίες ή βίντεο, μέσα από τα ελεύθερα και αυτοδιαχειριζόμενα μέσα μας σε όλο τον κόσμο, όπως π.χ. το indymedia.

Ας μεταφραστεί αυτό το μήνυμα σε άλλες γλώσσες και ας διαδοθεί στο Διαδίκτυο, και ακόμη και στους τοίχους των πόλεων, έτσι ώστε κάθε 10 του μήνα, να είμαστε πάντα ακόμα πιο πολλοί και πιο αποφασισμένοι.

Κανείς δεν θα μας απελευθερώσει, εμείς θα κερδίσουμε την ελευθερία μας : εμείς θα πάρουμε τη ζωή μας στα χέρια μας το συντομότερο δυνατό.

Η εξουσία δεν πρέπει να κατακτηθεί, πρέπει να καταστραφεί.

Αναρχικοί, ελευθεριακοί, αναρχοσυνδικαλιστές, αυτόνομοι και αντιεξουσιαστές σε διάφορες περιοχές του κόσμου (Ελλάδα, Γαλλία, Αργεντινή, Ισπανία, Αλγερία, Ιταλία, Μεξικό, Βέλγιο, Καναδάς, Γερμανία …)

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PARA UN DíA DE RESISTENCIA SIMULTANÍA, SIN FRONTERAS, EL 10 DE DICIEMBRE DEL 2018, PARAR CONTRARESAR EL DEL CAPITALISMO Y DE LA SOCIEDAD AUTORITARIA

En todas partes del mundo, uzando el pretexto de la deuda de los Estados, el poder sigue acentuando las inequidades entre los más ricos y los más pobres y destruyendo el planeta.

En todas partes del mundo, la disminución de nuestros derechos y el saqueo de la vida se acompañan de una amplificación de la vigilancia y de la represión en contra de quienes se oponen.

En todas las partes del mundo, el poder intenta dividir para ganar, desviando la cólera sobre los migrantes, haciendo creer que son los principales responsables de los males de los oprimidos.

En todas partes del mundo, el fascismo sigue creciendo, último estado del capitalismo, paroxismo de la sociedad autoritaria, listos a eliminar quienes se oponen.

En todas partes del mundo, el poder se presenta como legítimo con el pretexto, por un lado, de leyes que el mismo Estado escribe para reforzar su posición, por otro lado de la elecciónes periódicas cuales no son democráticas : son el resultado de la manipulación de la opinión por los medios de comunicación masivos, que pertenecen a una clase social dominante.

En todas partes del mundo, el poder a usurpado la posición que ocupa y nos roba nuestras vidas.

De otra manera que las clases oprimidas del siglo XIX, del tiempo donde empezaron a organizarsen a nivel mundial y a subevarsen, nosotros estamos hoy en frente de dos nuevos problemas a demás de los que hya existían : carrera contra reloj frente a las nuevas tecnologías y a un poder que no deja de crecer con el apoyo de nuevas técnicas de vigilancia y de represión, lo que nos acuerda las obras proféticas de Orwell y de Huxley, y la carrera contra reloj ecológica frente de un capitalismo cual, a demás de explotarnos, llega ahora a un punto donde la destrucción del planeta será pronto irreversible.

Ya no podemos esperar más. Ya no podemos contentarnos de luchar cada uno de nuestro lado, cada uno de su lado de la frontera, cada uno luchando de manera particular frente a problemáticas diferentes, cada uno con nuestras diferentes maneras de pensar y de actuar.

Es urgente de reunir nuestra resistencia, un día por mes, desde el 10 de diciembre de 2018, y luego, el 10 cada mes, al mismo tiempo, en todas partes del mundo, y paralelamente a nuestras luchas locales del cotidiano.

Proponemos un día por mes de acciónes simultáneas en contra del fortalecimiento del capitalismo y de la sociedad autoritaria. Un día por mes para acordarse en todas partes que está lucha es global. Un día por mes para recordar la urgencia con cual tenemos que movilizarnos en todas partes y de acabar con el poder y la explotación. Un día por mes para tener más confianza en nuestras capacidades, para que seamos más y prepararnos juntos al final de la sociedad autoritaria y del capitalismo.

El 10 de cada mes, es el primer día que se compone de dos cifras, como un cambió , de época, de madurez. Porque tenemos que salir de la prehistoria política y económica de la humanidad antes que sea demasiado tarde.

Entre nosotros no hay jefe, responsable, director sindical, no hay un hombre providencial, un comité de partido, una anguardia ilustrada, solo proponemos un día de convergencia global por mes, pero no queremos dirigir, ni cordinar cualquier cosa. Solo queremos dar un impulso para empezar, con este texto, y las acciones que seguirán.

Tampoco proponemos un camino que hay que seguir, un modo de actuar, límites a nuestras acciones de ese día : cada uno lucha a su manera, donde quiera y contra lo que le parece importante. Aunque solo fuera para manifestar un mismo día en todas partes del mundo, ya es muy importante, aunque solo sea para hablar y preparar lo que sigue, ocupando lugares, tierras, fábricas, y aún más, mucho más, si algunos lo quieren.

A cada uno le toca pensar a su manera de hacer resistencia, y de hacerlo saber, que sea con photos, vidéos o nuestros medios de comunicación libres y autogestionados, haciendo presencia en el mundo entero.

A cada uno le toca traducir en otras lenguas este mensaje y compartirlo haciendolo conocer por internet y hasta en los muros de las ciudades, para que el 10 de cada mes seamos siempre más numerosos y determinados.

Nadie nos liberará de nosotros mismos : nos toca tomar rápidamente la vida en nuestras manos.

El poder no es para conquistarlo, es para destruirlo.

De los anarquistas, litarios, anarco-sindicalistas, autónomos y anti-fascistas de varias regiones del mundo ( Grecia, Francia, Argentina, España, Argelia, Italia, México, Bélgica, Canadá, Alemania …)

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FÜR EINEN TAG GLEICHZEITIGEN WIDERSTANDS, OHNE GRENZEN, AM 10. DEZEMBER 2018, GEGEN DAS ERSTARKEN DES KAPITALISMUS UND EINER AUTORITÄREN GESELLSCHAFT

Überall in der Welt nimmt, aufgrund von Staatsverschulden und ungleichen Machtverhältnissen, die Schere zwischen Arm und Reich stetig zu und zerstört den Planeten.

Überall in der Welt sind die Abnahme unserer Rechte und die Zerstörung unseres Lebens von einer permanenten Überwachung und Unterdrückung gegen jene begleitet, die dem widersprechen.

Überall in der Welt versucht Macht zu spalten und durch das Propagieren von Wut auf Migranten einen Schuldigen in ihnen für das Unglück der Unterdrückten aufzuzeigen.

Überall in der Welt wachsen Faschismus und Kapitalismus auf ein höchstes Maß an und sind bereit, im Rahmen einer autoritären Gesellschaft alle die, die widersprechen zu eliminieren.

Überall in der Welt gibt Macht einerseits vor, vor dem Hintergrund der Gesetze die sie selbst geschrieben hat, um sich selbst zu stärken, legitim zu sein und andererseits gründet sie sich auf regelmäßig wiederkehrende Wahlen, die nicht demokratisch sind, da die das Produkt der Massenmedien wiederspiegeln, die zu der herrschenden Klasse gehören.

Überall in der Welt nutzt Macht ihre Position aus, um unsere Leben zu stehlen.

Anders als die unterdrückten Klassen des 19. Jahrhunderts, die ihre Kritik auf einem internationalen Level organisiert haben, stehen wir zwei weiteren neuen Problemen gegenüber : Das Wettrennen gegen die Zeit während die Macht kontinuierlich wächst und sich dabei neuer Mittel der Überwachung und Unterdrückung, die Erinnerungen an die prophetischen Werke von Orwell und Huxley hervorrufen, bedient und der ökologische Wettkampf gegen die Zeit gegen einen Kapitalismus der, neben der Ausbeutung nun in einem Stadium angekommen ist, wo die Zerstörung der Erde nicht mehr unumkehrbar sein wird.

Daher können wir nicht länger warten. Wir können nicht länger damit zufrieden sein, dass jede/r innerhalb seiner/ihrer Möglichkeiten, seiner/ihrer Grenzen kämpft und dabei vor dem Hintergrund individuellen Handelns und Gedanken auf spezifische Hürden stößt.

Es erscheint uns daher als notwendig, dass sich der weltweite Widerstand neben den alltäglichen Erfordernissen beginnend mit dem 10. Dezember diesen Jahres fortlaufend immer am 10. eines Monats vereint.

An diesem Tag im Monat sollen jene Aktionen, die sich gegen die Verhärtung des Kapitalismus und der autoritären Gesellschaft stark machen zeitgleich stattfinden. An diesem einen Tag im Monat möchten wir alle daran erinnern, dass dieser Kampf ein globaler ist. An diesem einen Tag im Monat erinnern wir an die Dringlichkeit überall wirksam zu werden, um der Macht und der Ausbeutung Einhalt zu gebieten. An diesem einen Tag im Monat beginnen wir einen Countdown, um Selbstvertrauen in uns selbst und Unterstützung anderer zu gewinnen, um gemeinsam das Ende des Kapitalismus und autoritärer Gesellschaften vorzubereiten.

Der 10. eines Monats ist der erste zweistellige Tag im Monat, wie ein Wandel einer Ära, ein Wandel von Zeit und ein Wandel von Reife. Wir müssen diese politische und wirtschaftliche Geschichte der Menschheit hinter uns lassen, bevor es zu spät ist.

Unter uns gibt es einen Chef, keinen Manager, keine Verbindungen oder Vereinigungen, keine Parteizugehörigkeit, keinen Führer : Wir wollen lediglich einen Tag im Monat einzuführen, der zu einer globalen Annäherung führen kann – koordinieren wollen wir ihn nicht. Dieser Text dient daher als Startimpuls für die Handlungen, die folgen können.

Wir geben keine Struktur, keine Prozedur oder Handlungsweisen vor für diesen Tag : Jede/r soll so kämpfen, wie es für sie oder ihn möglich ist und für die Ziele, die ihm oder ihr relevant erscheinen. Am selben Tag auf die Straße gehen auf der ganzen Welt ist bereits ein enormes Zeichen. Auch wenn es nur der Absprache oder der Vernetzung dient.

Jede/r hat seine oder ihre eigene Vorstellung, wie man an dem Tag den Widerstand zum Ausdruck bringen kann. Lasst es uns wissen mit Fotos, Videos oder über eigens organisierte Medien wie indymedia.

Übersetzt diese Nachricht in andere Sprachen, um sie zu verbreiten. Im Internet, auf der Straße, oder über Mund-zu-Mund Propaganda, damit wir am 10. eines Monats immer mehr und bestimmter werden.

Es liegt an uns, unser Leben selbst in die Hand zu nehmen – und das so schnell wie möglich.

Macht muss nicht erobert werden, Macht muss zerstört werden.

Anarchisten, Anarchosyndikalisten, Libertären, Autonomen und Antiautoritarien aus dem ganzen Welt (Griechenland, Frankreich, Argentinien, Spanien, Algerien, Italien, Mexico, Belgien, Canada, Deutschland …)

https://athens.indymedia.org/post/1592897

Rue d'Aubagne : Crions notre colère

11. novembre 2018 - 14:00

À l'heure où nous rendons public ce communiqué, l'effondrement de deux immeubles de la rue d'Aubagne à Marseille a déjà fait 8 morts. Le FUIQP tient en premier lieu à exprimer ses condoléances aux familles et aux proches endeuillés par ce drame. A l'émotion qui nous tenaille s'ajoute la colère car nous ne sommes pas en présence d'une catastrophe imprévisible mais du résultat logique du mépris pour les conditions d'hébergements des pauvres, des immigrés et de leurs descendants qui constituent la majorité des habitants du quartier. La situation des deux immeubles effondrés était, en effet, connue de tous, et leurs habitants avaient déjà tiré la sonnette d'alarme à de nombreuses reprises.

Quelques chiffres suffisent à mesurer les responsabilités de l'ensemble des autorités publiques : dès 2015 le rapport Nicol évalue qu'un marseillais sur huit vit dans un logement représentant un danger pour la santé et la sécurité ; le même rapport chiffre à 13 % du parc les logements indignes (42 400 appartements) ; pour les « arrondissements centraux » le taux passe à 35 % pour le parc privé, le seul auquel peuvent accéder de nombreuses familles en raison des carences des politiques de logements ; le quartier de Noailles compte pour sa part 48 % de logements insalubres c'est-à-dire de véritables taudis. Bref les autorités savaient ; les autorités ont laissés faire.

L'inertie meurtrière des autorités municipales cumulée aux effets de la politique nationale du logement (insuffisance de la construction de logements sociaux ; encouragement au parc privé ; etc.) ont réuni les conditions structurelles de la catastrophe. Car bien sûr l'insuffisance de la construction publique et le coût des loyers créent les conditions dans lesquelles fleurissent les « marchands de sommeil ». Plus grave la volonté de faire partir du centre-ville les pauvres, les immigrés et toutes les populations jugées « non rentables » a conduit à une politique délibérée de pourrissement dans l'espoir de les inciter à quitter les quartiers centraux. L'objectif parfois explicite mais généralement implicite est d'opérer une opération de « chirurgie sociale » en remplaçant les classes populaires du centre-ville pour les remplacer par des habitants aux revenus plus conséquents.

Plus largement c'est l'ensemble du logement populaire qui est laissé à l'abandon. Il suffit d'habiter un quartier populaire en centre-ville ou en périphérie, majoritairement d'habitat social ou au contraire du parc privé, pour sentir quotidiennement que nous ne constituons pas une priorité dans l'agenda des décideurs nationaux et locaux. Des logements laissés à l'abandon aux ascenseurs non réparés, du sous-équipement en infrastructures au non entretien des espaces en passant par les réparations dépendant du bailleur non effectués, etc., le droit au logement digne est bafoué chaque seconde.

Bien sûr comme à chaque drame des promesses seront tenues afin de nous faire patienter et diluer notre colère. Nous devons au contraire défendre le droit à la vie décente et au logement digne. Sans notre mobilisation d'autres drames surgiront inévitablement à plus ou moins long terme. Dans l'immédiat mobilisons-nous pour imposer un plan de mise en sécurité dans un délai court de l'ensemble des logements du quartier avec droit au relogement dans le même secteur si nécessaire.

De ce fait notre section à Marseille est partie prenante des mobilisation en cours. Elle mettra à la disposition de ces dernières les modestes moyens dont elle dispose.

Nos vies comptent. défendons-les.

10 novembre 2018

Repas asiatique en soutien à La Rétive

11. novembre 2018 - 13:00

Dimanche 11 novembre à 13H la cantine de La Rétive à Alès propose un menu asiatique.
Un dimanche par mois nos cordons rouge et noir vous invitent à partager un repas à prix libre. La cantine est destinée à soutenir les finances de la Rétive. N' ayant ni mécène, ni subvention, tant qu' il y aura de l'argent… il en faudra pour la Rétive !
Au menu : Rouleaux de printemps, curry de légumes et son riz, salade de kiwis
(Pas d'alcool prévu. Chacun ramène sa boisson à partager).

Bibliothèque La Rétive : permanence tous les mercredis et samedis de 15 à 19 heures
laretive-at-riseup.net - https://laretive.info

Blues et Féminisme noir d'Angela Davis (2ème session)

10. novembre 2018 - 19:00

La Bibliothèque la Rétive à Alès propose le samedi 10 novembre à 19H un débat "musical" autour du livre d'Angela Davis BLUES ET FÉMINISME NOIR (2ème partie), aux édiitions Libertalia, 416 pages.
La présentation musicale sera suivie d'un débat, après une première session au mois de juillet : les blues women, Ma Rainey et Bessie Smith, seront de retour pour la deuxième partie du livre.
Dans Blues et féminisme noir, Angela Davis nous dévoile une tradition inconnue de la conscience féministe des femmes noires américaines des années 1920. En effet, par leurs spectacles et leur disques, les chanteuses de blues vont infuser dans la population noire de l'époque des idées libératrices et émancipatrices grâce à leur grande popularité.
Sexualité, domesticité, sororité, voyage, politique sont des thèmes abordés par ces chanteuses populaires bien avant les mouvements féministes des années 1960 !
Et aussi : amours lesbiennes ; détournement du patrimoine musical religieux, violences faites aux femmes et réactions à celles-ci ; exode vers les villes du point de vue des femmes ; comment le blues sur des disques censurés aborde la politique ; et enfin, revendication de la culture populaire musicale noire comme une culture à part entière.
Lectures choisies, traduction de chansons et interprétation musicale par Karim.

Blues et féminisme noir (2ème partie), d'Angela Davis

10. novembre 2018 - 18:30

SAMEDI 10 NOVEMBRE : Musique/débat : BLUES ET FÉMINISME NOIR (2ème
partie)
Angela Davis, Libertalia, 2017, 416 p.

Présentation musicale suivie d'un débat

Dans Blues et féminisme noir, Angela Davis nous dévoile une tradition inconnue de la conscience féministe des femmes noires américaines des années 1920. En effet, par leurs spectacles et leur disques, les chanteuses de blues vont infuser dans la population noire de l'époque des idées libératrices et émancipatrices grâce à leur grande popularité.
Sexualité, domesticité, sororité, voyage, politique sont des thèmes abordés par ces chanteuses populaires bien avant les mouvements féministes des années 1960 !
Après une première session au mois de juillet , les blues women, Ma Rainey et Bessie Smith sont de retour pour la deuxième partie du livre d'Angela Davis.
Les thèmes : Amours lesbiennes ; détournement du patrimoine musical religieux, violences faites au femmes et réactions à celles-ci ; exode vers les villes du point de vue des femmes ; comment le blues sur disques censurés aborde la politique ; et enfin, revendication de la culture populaire musicale noire comme une culture à part entière.

Lectures choisis, traduction de chansons et interprétation musicale par Karim.

Compilation écoutable sur : http://editionslibertalia.com

Bibliothèque La Rétive : permanence tous les mercredis et samedis de 15 à 19 heures
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"Le sol, un bien commun à protéger" par Daniel Nahon

10. novembre 2018 - 17:00

L'association Opera Mundi propose une conférence intitulée "Le sol, un bien commun à protéger" par le géochimiste Daniel Nahon, le samedi 10 novembre à 17H à la médiathèque Nelson Mandela de Gardanne. La conférence sera suivie d'un apéro.
Les sols arables sont comptés. Seulement 22% d'entre eux sont capables de porter les cultures qui nous nourrissent. Mais par ignorance ils sont maltraités, pollués, érodés, urbanisés. Et des millions d'hectares sont détruits chaque année. Que faire pour les protéger car la ressource n'est pas renouvelable à l'échelle humaine ? Quelles pratiques agricoles doit-on changer ? Comment le sol anthropisé joue-t-il sur le réchauffement climatique et comment en retour celui-ci modifie-t-il le fonctionnement de la terre arable ?
Spécialiste mondialement reconnu pour ses travaux sur la géochimie des sols, Daniel Nahon estime que l'épuisement des sols est l'enjeu du XXIe siècle. Professeur émérite à Aix-Marseille Université, il a fondé en 1995 le CEREGE (Centre européen de recherche et d'enseignement en géosciences de l'environnement) et présidé le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement).

Entrée libre mais la réservation est conseillée au 04 42 51 15 16
www.opera-mundi.org/

Le premier Bal des Malfaiteurs contre le projet Cigeo à Bure

10. novembre 2018 - 17:00

Le premier BAL DES MALFAITEURS est annoncé à Rouen, samedi 10 novembre à partir de 17H, devant le Palais de Justice, dans le cadre de l'appel national à organiser des bals partout en France contre le projet d'enfouissement de déchets nucléaires CIGEO à Bure.
Le Bal des Malfaiteurs de Rouen se tiendra à 17H samedi, devant le Palais de Justice de Rouen, place du Maréchal Foch, à l'initiative du collectif "Stop EPR, ni à Penly, nii ailleurs, en soutien aux opposantEs au projet CIGÉO".
L'appel est parti de Bure où les opposants à Cigéo appellent à "une belle fête partout en France et ailleurs pour sortir de l'atomisation et (se) reprendre la main !" en conseillant d'envoyer l'adresse de "votre' bal sur "baldesmalfaiteurspartout chez riseup.net" avec toutes les informations utiles.
"Bure : malfaiteurs ? Alors j'en suis ! Nous avons clamé que nous ne serions pas les prochain.es à subir la répression, à Bure comme ailleurs. Il est temps maintenant pour nous de reprendre la main et de nous retrouver dans la rue.
Ce samedi 10 novembre, nous voulons en faire un temps fort, partout en France et ailleurs, pour se ressaisir d'une longue séquence répressive qui dure depuis plusieurs mois à Bure et qui se cristallisera quelques jours après : le 13 novembre, avec le délibéré de l'ubuesque et scandaleux procès du 16 octobre qui sera rendu par le Tribunal de Bar-le-Duc ; et surtout, le 14 novembre, avec une audience décisive à la Cour de Cassation pour exiger la levée des contrôles judiciaires de 5 personnes mises en examen pour « association de malfaiteurs » à Bure.
Un « contrôle judiciaire » ce sont des mesures créées en 1970 dans le droit français, pour qu'un juge puisse mieux garder la main sur des personnes suspectées. À Bure depuis leur mise en examen ou sous statut de témoin assisté dans l'instruction pour « association de malfaiteurs » en juin 2018, dix personnes – ami-e-s, camarades de lutte, membres d'associations – sont bannies de différentes portions du territoire meusien ou haut-marnais, pour certain.e.s interdites de sortir de France et… tout bonnement interdit-e-s de se voir et se parler ! Pour plusieurs années, tant que durera l'instruction. Le motif avancé ? Éviter qu'elles puissent harmoniser leurs versions des faits reprochés. La justice s'arroge donc le pouvoir de ruiner une relation entière pour éviter une petite discussion suspecte. Elle tue des amitiés pour contrôler un procès.
Calculer chaque déplacement et chaque rencontre, mettre en place des « gardes alternées » absurdes à chaque réunion, raser les murs la boule au ventre pour éviter de croiser une personne qu'on aime et ne pas nourrir les fantasmes policiers de la « cellule Bure », s'isoler en croyant se protéger… Peut-on imaginer plus perverse prison à ciel ouvert ? Utilisés de manière presque systématique à Bure dans d'autres procès contre les opposant.es, ces contrôles judiciaires sont un scandale absolu et le silence qui les entoure pour l'instant ne le rend pas moins assourdissant !
Alors, pour le 10 novembre, l'idée est simple : brisons le cercle vicieux de l'isolement imposé par la répression pour reformer celui de nos solidarités aimantes et joyeuses ! Donnons-nous rendez-vous devant les tribunaux et les places de nos villes, les bras emplis de vin chaud, infusions brûlantes, chocolat et autres victuailles.
Déployons des banderoles affirmant que si association de malfaiteurs il y a, alors « nous sommes tou.tes des malfaiteurs ! ». Exigeons, d'une manière ou d'une autre, la levée des contrôles judiciaires scandaleux qui – à Bure comme ailleurs – nous empêchent de parler à nos ami-e-s, les prendre dans nos bras, vivre dans les lieux que l'on aime.
Apportons, bien sûr, de quoi partager les infos sur ce qui se passe à Bure et partout ailleurs, car le laboratoire d'expérimentations répressives qui s'y installe concerne toutes les tentatives actuelles et futures de s'opposer à l'avancée vers le gouffre.
Avec de la musique, des banderoles et des chants, c'est toujours mieux : appel à l'inventivité de tous et toutes les malfaiteur-euse-s qui ont envie de prendre part à la danse ! Nous luttons en réseaux, ils traquent nos cercles pas si concentriques, alors rythmons la cadence. Arpentons les rues, lançons une année de farandoles, de bals et de rassemblements !
Et pour ne pas passer la soirée dans le froid, à contempler les portes closes des tribunaux, lorsque nous aurons remballé thermos et infokiosques, continuons la nuit ! Que nous soyons plutôt techno ou plutôt fest-noz, sound-system ou crincrin, accueillons la fête dans nos squats, lieux de réunions, cafés associatifs, ou même dans nos salons.

Suivez la mise à jour des rassemblements sur baldesmalfaiteurspartout chez riseup.net et sur Facebook
Site : noussommestousdesmalfaiteurs chez riseup.net
Blog : https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org
Liste : noussommestousdesmalfaiteurs chez lists.riseup.net

Marche blanche en soutien aux sinistrés de la rue d'Aubagne

10. novembre 2018 - 15:00

L'Assemblée de la Plaine et le syndicat SUD Education appellent à se joindre à la Marche blanche qui aura lieu ce samedi 10 novembre à 15h au départ du Métro Notre Dame du Mont ainsi qu'à la manifestation prévue le mercredi 14 novembre à 18h dont le lieu de rendez-vous reste à définir.
Après l'effondrement meurtrier qui a frappé la rue d'Aubagne le 5 novembre, le quartier de Noailles appelle à une marche blanche, en hommage aux victimes et en soutien aux habitants qui ont tout perdu.
Une fois de plus ce sont les gens modestes et les jeunes qui subissent les conséquences du véritable "apartheid" qui régit Marseille, souligne l'Assemblée de la Plaine qui déclare sa solidarité avec le quartier.
De son côté le syndicat SUD Education déclare sa "tristesse et sa très grande émotion en apprenant l'effondrement de trois immeubles de la rue d'Aubagne dans le quartier de Noailles au cœur de Marseille. Nos pensées solidaires vont bien entendu aux victimes, à leurs familles, aux habitant-es du quartier mais aussi aux élèves et aux personnels de l'éducation touché-es de près ou de loin par ce terrible drame qui, à l'heure où nous écrivons, a provoqué la mort d'au moins 6 personnes.
Comment un tel évènement est-il possible dans la seconde ville de France au XXIe siècle ? Comment trois immeubles peuvent-ils s'effondrer alors que le danger était connu depuis longtemps ? A la tristesse s'ajoute la sidération face à un accident qui aurait dû être évité. La municipalité était en effet au courant depuis 2008 de la situation du n°63 de la rue d'Aubagne, tandis que le numéro 67 était quant à lui abandonné depuis 2012. Le numéro 65 en revanche était quasiment intégralement habité sans que la Mairie ne semble prendre la mesure du risque et ce alors même que 15 jours avant le drame la cage d'escalier de l'immeuble avait menacé de s'effondrer.
Non, contrairement à ce qu'annonce le Maire de Marseille, ce ne sont pas les fortes pluies qui ont touché Marseille ces derniers jours qui sont responsables de cette catastrophe. Les responsables sont à trouver ailleurs dans une ville où l'incurie s'étend à tous les domaines de la vie communale. Cette municipalité au pouvoir depuis 25 ans a toujours privilégié les projets « bling bling » et couteux pour touristes et habitant-es fortuné-es, obsédée qu'elle est par la gentrification du centre-ville. A l'opposé, c'est de projets d'utilité publique dont a cruellement besoin la population : logements sociaux et salubres, piscines municipales, équipements sportifs et culturels, centres sociaux… La liste est longue mais au sommet de celle-ci figure bien entendu la situation désastreuse des écoles marseillaises offertes aux Partenariats Publics Privés (PPP). Là encore ce sont les populations les plus précaires qui sont les premières touchées.
Ces colères, il faudra tenter de les unifier pour trouver une voix commune face à cette situation. Mais d'abord, c'est la solidarité qu'il nous faut mettre en place. SUD Education 13 et ses militant-es se tiennent prêt-es à participer à l'organisation de l'indispensable soutien aux riverain-es. Une collecte matérielle et financière est mise en place pour parer aux besoins de premières nécessité auprès de « Destination familles » au 43 rue d'Aubagne.
SUD éducation 13 appelle les collègues à se joindre à la marche blanche qui aura lieu ce samedi 10 novembre à 15h au départ de Notre Dame du Mont et à la manifestation du 14 novembre à 18h dont le lieu de rendez-vous reste à définir.

Pique-nique des malfaiteurs

10. novembre 2018 - 12:00

« PIQUE-NIQUE DES MALFAITEURS
SAMEDI 10 NOVEMBRE À 12H
SUR LE CHANTIER ÉOLIEN DE CRASSOUS (12) »

Le 14 novembre prochain se tiendra à Nant (12) une énième réunion servant de propagande sur les énergies renouvelables et leur « capacité » à dynamiser les territoires.

Mr Fauconnier, Maire de Saint-Affrique, Président du Parc Naturel Régional des Grands Causses , ardent défenseur du projet de transformateur à St Victor et du parc éolien de Crassous y sera présent. Ce sera pour lui l'occasion de s'exprimer sur « l'acceptabilité » de l'éolien industriel dans la région. Ce personnage continue de fabriquer son image de Mr Propre en affirmant haut et fort, sans honte, que la population accepte très bien la soi-disant « transition énergétique ». A en croire ses propos il n'y aurai pas d'opposition au fait que la région soit vendu aux promoteurs. Comme si la quasi totalité des projets éoliens n'était pas contestée. Comme si un collectif (TNE Occitanie) regroupant plus de 150 associations n'existait pas. Comme si des terres au dessus de Saint-Affrique n'étaient pas occupées. Mais comment accorder du crédit à quelqu'un qui d'un coté parle d'écologie et d'un autre accueille à bras ouvert un Mac Donald dans sa ville. Peu importe d'où vient l'argent. Toujours l'argent.
Quant à nous, nous faisons parti de cette multitude de gens qui voyons la vie et les espaces où nous vivons depuis d'autres points de vue que celui de l'économie, qui plus est quand elle se prétend « verte ».
Non, nous n'acceptons pas. Non, nous ne cautionnons pas. Non, nous ne nous taisons pas.
Nous vous invitons à venir le faire entendre le 10 novembre à Crassous.

Le 10 novembre est aussi une date importante en ce qui concerne nos luttes. Depuis Bure et la résistance contre l'enfouissement des déchets radioactifs, un appel est lancé pour dénoncer la criminalisation de celles et ceux qui n'accepte pas. Celles et ceux qualifié d' « association de malfaiteurs ». Un appel à organiser partout en France des « bals de malfaiteurs ». Ce pique-nique se veut solidaire. Il nous paraît plus qu'important de mettre au grand jour cet outils de répression que l'État appliquera partout ou une résistance lui sera opposé.

Lors de la dernière Fête du Vent à l'Amassada, une camarade Mexicaine de l'isthme de Tehuantepec est venue nous parler du projet d'EDF (et oui !) de dresser des éoliennes sur 4000 hectares. Nous vous laissons imaginer ce que cela signifie pour les communautés qui habitent et travaillent sur ces terres. A l'issue de la discussion il a été convenu de mener de part et d'autre de l'atlantique des actions de solidarité. Nous vous invitons à venir pique-niquer muni d'un bandana rouge (symbole de communautés en lutte au Mexique) afin d'exprimer là aussi notre solidarité totale.

NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS DES MALFAITEURS
SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX A LE MONTRER

RDV AU VILLAGE DE CRASSOUS À MIDI
ET ALLONS PIQUE-NIQUER ENSEMBLE SUR LE CHANTIER

Pour toute information supplémentaire. Pour s'inscrire à la lettre d'information "infoamassada". Pour nous inviter à parler de l'amassada et de la lutte de Saint-Victor une seule adresse mail : amassada chez riseup.net

Bouffe de soutien et thé dansant anti-répression pour La Plaine

10. novembre 2018 - 12:00

Ciel gris, plaine ceinturée de béton, CRS partout ... Yep, ce début d'automne est rude. Ajoutez à ça les compadres inculpés et ça ne donne pas vraiment envie de faire la teuf ... Alors le Manifesten lance la formule "Tea against répression" : soit samedi 10 novembre une bouffe à midi (prix libre), puis une boum d'aprème ... L'objectif : renflouer la caisse anti-répression qui en a bien besoin depuis le début des travaux. Ca va groover !

Rencontre festive et revendicative

10. novembre 2018 - 11:00

Le personnel partant de la bibliothèque du Panier doit être remplacé !

repas coopératif (porte un plat, une bouteille, tes couverts)
bibliothèque sauvage et joyeuse
musique

page facebook : je défends ma bibliothèque

pétition : Pour que tous les emplois des bibliothèques de Marseille soient pourvus :
Depuis plusieurs semaines, suite au départ à la retraite d'une employée, la bibliothèque du Panier n'est plus animée que par trois personnes. Trois personnes dévouées à la communauté des Marseillais, mais qui ne peuvent évidemment pas assurer une ouverture des locaux cinq jours sur sept, y compris le samedi, y compris pendant les vacances scolaires, tout en assurant diverses activités (atelier d'écriture, club de lecture), notamment auprès des publics scolaires.
Plutôt que de remplacer cette salariée, la mairie propose une autre solution : n'ouvrir la bibliothèque qu'un samedi sur deux. Nous en sommes là.
[…]
=> https://www.change.org/…

"Avoir 20 ans dans les Aurès" de René Vautier

9. novembre 2018 - 19:30

A l'approche du 11 novembre on s'est dit que c'était une bonne idée de parler ensemble de ce que c'est que la guerre. Alors pour aborder le sujet avec le groupe Germinal et Survie PACA, on vous propose de venir évoquer la guerre autour d'un film de 1972 de René Vautier, "Avoir 20 ans dans les Aurès", le vendredi 9 novembre à 19h30 à la Dar Lamifa à Marseille.
Synopsis : en avril 1961, dans le massif des Aurès, un commando, formé d'appelés bretons, affronte un groupe de l'Armée de libération nationale : il fait un prisonnier algérien. Le soldat français blessé au cours de l'accrochage, instituteur dans le civil, se rappelle les événements qu'il a vécus avec ses camarades au cours des derniers mois : leur opposition à la guerre en Algérie les a conduits dans un camp réservé aux insoumis ; il se remémore la façon dont leur chef a su les transformer, de jeunes Bretons antimilitaristes qu'ils étaient, en redoutables chasseurs de fellaghas, prêts à tuer et y prenant goût. Tous sauf lui, cèdent progressivement à l'escalade de la violence.

www. survie.org / survie13 chez riseup.net
Fédération anarchiste : groupe.germinal chez riseup.net

Le Collectif Exploités-Énervés salue ses huit d'existence

9. novembre 2018 - 19:30

Le vendredi 9 novembre à 19H30 le Collectif Exploités-Énervés salue ses huit d'existence à Alès. Ce collectif s'est organisé pour se défendre - et même, dès que c'est possible, pour reprendre l'offensive face au système capitaliste –.
Aujourd'hui, non seulement ce collectif existe encore, mais il n'a rien perdu de sa nécessité.
Gouvernement après gouvernement, réforme après réforme, nos conditions de vie sont de plus en plus dures. Difficile de payer ses factures à la fin du mois. Difficile de s'opposer aux patrons qui nous exploitent, à l'augmentation de la productivité pendant que les salaires stagnent ou baissent. Difficile de se défendre quand la CAF nous traque, quand Pôle emploi nous coupe les vivres…La liste des galères auxquelles on se heurte est longue et ne cesse de s'allonger.
Alors, à quelques RSAstes, travailleurs, chômeurs… on a décidé de ne plus subir tout ça en silence.
Nous pouvons nous regrouper et nous organiser, que ce soit pour débloquer une situation individuelle (menace d'expulsion, RSA coupé, patron qui refuse de payer des heures…) ou pour mener des luttes de plus grande ampleur par la diffusion d' informations autonomes, par la grève, les manifestations, les occupations, le sabotage, ou pour prendre part à un mouvement social, comme la loi Travail en 2016.
Nous montrer solidaires et unis entre exploités, remettre en question l'ensemble de la société de classes, participer aux luttes sociales, tout cela est un premier pas primordial pour aller vers une autre société, débarrassée de l'exploitation, de l'État et de toute oppression.
Cette soirée s'accompagnera de ce que nous aurons amené à grignoter.

le site : https://exploitesenerves.noblogs.org
laretive chez riseup.net

 
 
 
 
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