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Mis à jour : il y a 1 jour 59 min

Les femmes de la Belle de Mai s'emparent de l'espace public

9. novembre 2018 - 18:00

Vendredi 9 novembre à 18h la Marche Mondiale des Femmes PACA vous invite au vernissage de l'exposition :
« Les femmes de la Belle de Mai s'emparent de l'espace public »

A la maison méditerranéenne des droits de l'homme 34 cours Julien 13006.

pour la réhabilitation de tous les fusillés pour l'exemple de la guerre de 14-18

9. novembre 2018 - 17:00

à l'appel de : la Libre Pensée, la Ligue des Droits de l'Homme,
l'Association Républicaine des Anciens Combattants.

rendez-vous au croisement de la rue A. Blanc, du Bd de la 1ère DB
et de l'avenue P. Sémard (près du dépôt SNCF)

La Libre Pensée Vaucluse
http://librepensee84.fr/ • tél. 06 31 08 95 10

Procès des 7 de Briançon

9. novembre 2018 - 15:20

L'audience du procès des 7 de Briançon poursuivis pour « aide à l'entrée sur le territoire français d'étrangers en situation irrégulière en bande organisée », qui s'est tenue hier le 8 novembre, a été marquée par la force et l'endurance de la défense et la mobilisation pacifique continue à l'extérieur du tribunal de Gap. Le verdict a été mis en délibéré au 13 décembre 2018.

C'est dans une ambiance tendue que l'audience s'est tenue pendant plus de 17 heures hier au tribunal correctionnel de Gap. Les longs débats, qui ont duré près de 11 heures, n'ont pas permis d'établir le caractère délictueux des faits reprochés, mais a été réaffirmé le caractère fondamental du droit de manifester.

Au terme d'1h30 de réquisitoire et après avoir finalement (et enfin !) abandonné la circonstance aggravante de « bande organisée », le Ministère public n'a même pas pris la peine d'établir la responsabilité individuelle de Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo concernant les infractions qui leur étaient reprochées, principe pourtant indispensable en droit pénal. Il a néanmoins demandé au tribunal de condamner chacun des prévenu·e·s à respectivement 6 mois d'emprisonnement avec sursis simple pour Bastien, Benoit, Eleonora, Lisa et Théo ; 12 mois dont 8 avec sursis simple pour Juan ; et 12 mois dont 8 avec sursis avec mise à l'épreuve pour Mathieu.

En revanche, les avocat·e·s de la défense (Me Binimelis, Me Brengarth, Me Chaudon, Me Djermoune, Me Faure-Brac et Me Leclerc) ont brillamment démonté, aux termes de 3h10 de plaidoiries, un à un les quelques éléments avancés par le Parquet, et ont démontré qu'il n'y avait pas d'infraction à reprocher à des « marcheurs solidaires ». Le procès a également permis aux avocat·e·s et aux prévenu·e·s de dénoncer, à nouveau, les violations quotidiennes des droits des personnes migrantes commises par les forces de l'ordre à la frontière franco-italienne, les agissements illégaux restés impunis à ce jour du groupuscule Génération Identitaire et les tentatives d'entraves au droit fondamental de manifester à la fois des prévenu·e·s mais aussi des personnes exilées.

En face du tribunal, un rassemblement pacifique de soutien a réuni plus de 2 500 personnes venues de la région de Gap, de Briançon, de Marseille, Toulouse, Grenoble, etc. Collectifs, associations françaises et européennes et militant·e·s étaient rassemblé·e·s pour soutenir les prévenu·e·s et dénoncer les pressions, intimidations et poursuites à l'encontre des militant·e·s, et porter haut et fort leur attachement à la solidarité dans les Alpes et au-delà. C'est dans un esprit pacifique et déterminé que le soutien s'est organisé de 7 heures à 2 heures du matin, malgré une présence policière disproportionnée. La préfecture avait mobilisé plus d'une dizaine de camions de CRS, plus d'une dizaine de camions de gendarmes, de nombreux policiers en civil, et même un canon à eau.

En plus des poursuites intentées par le procureur de Gap contre Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo, d'autres bénévoles solidaires des personnes migrantes de Briançon sont convoqués devant la justice en janvier 2019, comme Pierre de l'association Tous Migrants.

Nos organisations dénoncent l'acharnement de certains procureurs contre celles et ceux qui défendent les droits humains en venant en aide aux personnes migrantes.

Soutenues par près de 50 000 personnes qui ont déjà signé la pétition lancée par les organisations signataires, celles-ci espèrent donc que le tribunal se prononcera en faveur de la relaxe des 7 de Briançon, et demandent l'abandon de toutes les poursuites pour délit de solidarité contre les personnes, dans les Alpes et ailleurs, qui agissent dans un esprit de fraternité.

Rappel des faits :
Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo sont poursuivi·e·s pour avoir participé en avril dernier à une marche solidaire pour dénoncer les violences commises par le groupuscule identitaire à l'encontre des personnes exilées dans la région de Briançon. L'État leur reproche d'avoir à cette occasion « facilité l'entrée de personnes illégales sur le territoire français », et de l'avoir fait « en bande organisée ». Ils et elles risquent jusqu'à 10 ans de prison et 750 000 euros d'amende.

Appel à soutien pour se pourvoir en cassation

9. novembre 2018 - 15:00

C'est décidé : on va contre-attaquer contre les fachos de Defend Europe !

http://blogyy.net/2018/11/05/appel-a-soutien-pour-se-pourvoir-en-cassation/

Pour tout vous dire, dans un premier temps, on hésitait un peu. Tout d'abord parce que nous étions sous le choc de l'ampleur des condamnations sur tous les chefs d'accusation (même si on s'y attendait un peu malheureusement, au vu du déroulement bizarre à la Cour d'Appel d'Aix). Ensuite, on hésitait aussi, tout simplement, parce que financièrement, on ne roule pas sur l'or, c'est même tout le contraire.

Pour le dire autrement, on va déjà devoir trimer et vendre quelques babioles pour trouver rapidement les 10 000 balles auxquelles on a été condamnés (le pourvoi en cassation n'est pas suspensif). Alors, évidemment, on n'a pas le moindre radis pour les frais de Justice à payer en cassation : à la louche, encore 10 000 balles de plus au total.

Mais, après réflexion, vu le soutien qu'on a eu pour nos frais de Justice en première puis en deuxième instance (quasiment couverts), on se sent épaulés : on suppose que vous allez soutenir notre choix d'aller en cassation contre ces fachos qui font les malins depuis l'incroyable jugement rendu le 29 octobre.

L'enjeu, ce n'est pas notre petite gueule, ni notre honneur, ni l'annulation des sommes à verser à nos ennemis.

Non, l'enjeu principal, c'est l'idée qu'on se fait, vous et nous, de la vérité et de la justice : notre procès en appel a été honteux, sur le fond comme sur la forme, au point que Yannis a été privé du droit de se défendre équitablement, notamment en subissant l'incroyable interdiction de parler « politique », en l'occurrence d'exposer pourquoi, preuves à l'appui, il pouvait traiter ce mouvement de « nazi », parmi d'autres termes*.

Ensuite, il est impensable de laisser le moindre bout de terrain à ces énergumènes, même au sein de palais de marbre dans lesquels on ne se sent pas franchement à notre place. En rester là, ce serait admettre qu'on puisse inverser les rôles, alors que c'est inadmissible : ce sont eux qui ont formenté le projet sordide d'empêcher le sauvetage d'adultes et d'enfants en danger de mort en Méditerranée, pas nous !!!

Qu'est-ce que c'est que ce pays où de tels affreux aux idées nauséabondes peuvent ainsi se payer une virginité sur notre dos dans un tribunal totalement inversé ? 4 mois de prison avec sursis pour une simple réaction révoltée de Jean-Jacques, comme tant d'autres sur Facebook, alors que les vrais responsables poussent des cris d'orfraie ? C'est complètement kafkaïen !

Pour finir, si la condamnation de Yannis pour le qualificatif « nazi » se confirmait, c'est-à-dire sans cassation, cela ferait jurisprudence dans d'autres affaires en cours ou à venir. C'est donc aussi pour d'autres personnes et militant.es concerné.es que nous devons contre-attaquer, quel qu'en soit le coût.

Nous faisons donc appel à votre solidarité, une dernière fois, dans notre bras de fer judiciaire contre ces dirigeants fascistes.

Nos mandataires financiers sont encore et toujours nos camarades Annick et Eric Sirvin avec le soutien technique de l'association Cercle des Poètes Tarnais et bien sûr de Maud et Sandrine. Merci à elles, à eux.

Quatre façons possibles de nous soutenir :

1 – participer au pot commun sur le site dédié :
https://www.lepotcommun.fr/pot/hvfshv5n

2- envoyer un chèque à l'ordre du Cercle des poètes tarnais (ne rien ajouter sur l'ordre) à l'adresse suivante :
ANEPOS
« Solidarité avec Yannis et Jean-Jacques »
BP 10
81540 SORÈZE

3 – faire un virement au Cercle des poètes tarnais en mentionnant « Solidarité avec Yannis et Jean-Jacques » dans le libellé.
IBAN : FR48 2004 1010 1606 9098 3K03 727
BIC : PSSTFRPPTOU

4 – il parait que certain.es songent à faire des concerts ou d'autres événements pour nous soutenir. Dans ce cas-là, contactez-nous tout simplement.

MERCI ENCORE À TOUTES CELLES ET CEUX QUI NOUS ONT DÉJÀ AIDÉ ET/OU QUI NOUS AIDERONT DANS CETTE DERNIÈRE LIGNE DROITE !

Une pensée également pour les 7 de Briançon qui seront en procès à Gap le 8 novembre, pour Cédric Herrou et pour les autres poursuivi.es présent.es ou futur.es.

On ne baisse pas les bras ! On les aura ! No pasaran !

Solidairement,

Yannis et Jean-Jacques

CQFD : en cas de surplus, le solde sera reversé à des associations d'aide aux migrants et réfugiés

* http://blogyy.net/2018/09/17/un-proces-bizarre-et-un-verdict-qui-sera-rendu-le-22-octobre/
Yannis Youlountas

Vente aux enchères à Prix Libre en soutien à la Plaine

8. novembre 2018 - 20:30

Grande vente aux enchères de La Plaine. Qui kick le capitalisme et soutien les inculpés de la Plaine !
Junk Food option vegan et sans gluten à prix libre et bar à prix sympa.
Appel à dons : un cours de peinture, de bricolage, ton méchant survet, ta dernière culotte de la Plaine, un bout du mur, un minitel, un vase de la dynastie Minh... Bref tout ce qui peut intéresser autrui !
Ramène nous ça à la Dar Lundi ou Mardi entre 12h et 15h ou jeudi à partir de 16h !!

Liberté pour les 3+4 de Briançon

8. novembre 2018 - 8:30

Jeudi 8 novembre 2018 aura lieu à Gap le procès de 7 militant.e.s dont 4 Français.e.s, 2 Suisses et une Italienne.
Celleux-ci risquent 10 ans de prison et 750.000 euros d'amende.
Il leur est reproché « l'aide à l'entrée sur le territoire français d'étrangers en situation irrégulière, le tout en bande organisée » à l'occasion de la marche de solidarité du 22 avril dernier.
Cette manifestation au caractère spontané était une réaction aux provocations racistes et dangereuses du groupuscule Génération Identitaire qui depuis la veille bloquait en toute impunité le col de l'Échelle.

Suite à cette marche, 3 militant.e.s ont été mis en détention provisoire durant 11 jours, puis assignés à résidence durant plus de 25 jours. Illes ont finalement été remis.e.s en liberté dans l'attente de la décision du Conseil Constitutionnel sur le délit de solidarité.
Cette décision, tombée le 6 juillet, n'a en rien affecté leur situation, toujours pénalement répréhensible. En effet, le Conseil Constitutionnel a décidé que la solidarité devait se réduire à apporter une aide humanitaire ponctuelle côté français à celles et ceux qui, au péril de leur vie, parviennent à franchir la frontière. Ne seraient donc pas répréhensibles ceux qui aideraient par hasard, sans remettre en cause les politiques migratoires ; et condamnables celles et ceux qui s'organiseraient en solidarité !

Suite à cette décision, quatre nouvelles personnes ont été placées en garde à vue et se retrouvent également poursuivies, pour les mêmes motifs.

Leur procès à tous les 7 se déroulera le 8 novembre prochain au Tribunal de Gap.

Cette convocation groupée en justice fait suite aux nombreuses pressions et tentatives d'intimidations que subissent depuis des mois les personnes solidaires.
Elle s'inscrit aussi dans un contexte de renforcement de la violence des politiques migratoires depuis de nombreuses années. Ce durcissement touche plus particulièrement les personnes en exil qui en sont les principales victimes (enfermement, renvoi, délit de faciès, vol, passage à tabac, menace à l'arme à feu, intimidation, ... ).

Pourtant, dans le même temps, la solidarité qui refuse cette mise en danger des personnes est passible d'une accusation de trafic d'êtres humains alors qu'elle cherche à prévenir les risques mortels en montagne et à faire respecter les droits et les libertés fondamentales de plus en plus sacrifiés au profit d'exigences sécuritaires et identitaires.
Cette situation désastreuse et injuste qui prévaut à la frontière nous pousse aussi à adopter un regard critique sur les dysfonctionnements de cette société capitaliste (histoire esclavagiste et coloniale, pillage des ressources, changement climatique, corruption, guerres impérialistes,...) dont des milliers d'exilé.es subissent les conséquences. Au-delà du soutien aux 7 personnes convoquées en justice, nous tenons à ce que la solidarité qui se manifestera lors de ces mobilisations soit une occasion de témoigner de notre solidarité aux personnes en exil perpétuellement criminalisées et déshumanisées, de dénoncer les violences et mécanismes sociétaux dont elles sont victimes et de faire des propositions pour un monde plus accueillant pour toutes et tous.

A cet égard, nous appelons à un rassemblement de soutien le plus large possible le 8 novembre devant le tribunal à Gap ainsi qu'à des actions de soutien décentralisées partout, en amont et jusqu'à la date du procès !

Les frontières sont humaines et non naturelles, à nous de les défaire !

Résistance et Solidarité sans frontières !

Les comités de soutien Français, Suisse et Italien aux 3+4 de Briançon

Le tract :

Appel à mobilisation internationale


Départ collectif en car depuis Marseille et Aix
contact : mars3plus4debriancon chez riseup.net / tel. 07 58 84 68 75

Première de "Samouni Road"

7. novembre 2018 - 19:30

Samouni Road, un film de Stefano Savona
(Prix du Meilleur documentaire au Festival de Cannes 2018)
France, Italie – 2018 – durée 2h08 – VOSTFR

Projection suivie d'une rencontre avec Wissam Alhaj, journaliste palestinien de Gaza, dialoguiste du film.

Dans la périphérie rurale de la ville de Gaza, la famille Samouni s'apprête à célébrer un mariage. C'est la première fête depuis la dernière guerre. Amal, Fouad, leurs frères et leurs cousins ont perdu leurs parents, leurs maisons et leurs oliviers. Le quartier où ils habitent est en reconstruction. Ils replantent des arbres et labourent les champs, mais une tâche plus difficile encore incombe à ces jeunes survivants : reconstruire leur propre mémoire. Au fil de leurs souvenirs, Samouni Road dresse un portrait de cette famille avant, pendant et après l'événement qui a changé leur vie à jamais.

Cinéma : Sortie nationale
Samouni Road
Mercredi 7 novembre à 19h30

"Femmes rurales en Palestine" par Nadia Harb

7. novembre 2018 - 19:00

le Collectif 13 Palestine en résistances propose une conférence consacrée aux "Femmes rurales en Palestine" par Nadia Harb, le mercredi 7 novembre à 19H, au Manifesten à Marseille.
Il sera question de prévention de la violence, de participation politique et sociale et d'émancipation économique
Nadia Harb est palestinienne de Bethléem et militante. Elle présentera l'action de l'association "Femmes et Développement rural" dont elle est directrice générale

www.assopalestine13.org
asso.palestine13 chez gmail.com

Noailles/effondrement : réunion pour un habitat digne pour tou·tes

7. novembre 2018 - 18:00

Suite au tragique effondrement de trois immeubles aux 63, 65 et 67 rue d'Aubagne, nous sommes quelques habitant·es, acteurs et actrices associatives de Noailles à nous être vu·es aujourd'hui.

Gaudin n'a pas trouvé de pires mots en début d'après midi que de s'en remettre à "la pluie" comme cause de l'accident. La valse des ministres vient elle de démarrer. Les habitant·es, par contre, savent où sont les responsabilités. Depuis des décennies, la mairie et l'Etat ont laissé l'état du bâti se dégrader, préférant injecter l'argent pour modifier la physionomie commerçante du quartier, attirer les touristes et de nouvelles populations. Aujourd'hui, ce sont encore les plus précaires qui en paient les frais.

En colère et choqué·es, nous proposons à tou·tes les habitant·es, commerçant·es, associations du quartier de nous réunir le MERCREDI 7 NOVEMBRE, à 18h, au 11 rue de l'Arc afin de nous retrouver, organiser la nécessaire solidarité envers les riverain·es et trouver une voix commune face à ces événements.

Merci de diffuser largement cet appel.
https://www.facebook.com/events/292650311353897

Des habitant·es de Noailles,

Appel à soutien auprès des habitants et amis, copains, camarades et voisins du quartier de Noailles

7. novembre 2018 - 15:00

RDV demain mercredi 7 nov en haut de la rue d'Aubagne, au niveau de la Dar Lamifa, sur le pont, à 15H00 avec du café, du thé, des gâteaux , des tartes....

En solidarité avec Noailles, quartier en deuil.

SANS slogan ni étendard.
Juste un moment pour partager nos peines, voire nos colères et apporter notre soutien si necessaire.... logistique ou autre....

On est là , à vos côtés

L'ADLP

"POINTU / POILU", un voyage dans les tranchées de 1914-1918

7. novembre 2018 - 14:30

Dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale, la compagnie Mémoires Vives présente son nouveau spectacle "POINTU / POILU" au Théâtre de l'Oeuvre à Marseille à partir du mercredi 7 novembre à 14H30. Une seconde séance aura lieu le même jour à 20H. Deux séances analogues sont également proposées les jeudi 8 et vendredi 9 novembre. Entrée libre sur réservation, à partir de 13 ans.
Entre rap et théâtre, burlesque et gravité, rires et larmes, silences et fracas, Pointu-Poilu est un voyage dans les tranchées, les paysages et les visages lacérés, les espoirs et les désillusions d'une humanité sacrifiée sur l'autel de la gloire. Deux personnages liés par l'Histoire et les rapports de domination : Mr Kapital, bonimenteur illusionniste et Mr Pointu-Poilu, outil de production et instrument de destruction, nous content ce que fût la Première Guerre mondiale, ses mythes et ses réalités… Mr Kapital, homme en frac, voyage de ville en ville pour raconter la légende de « La Der des Der ». Il donne à voir l'intime de la guerre à travers le destin de deux soldats... l'un français, l'autre allemand, Mr Pointu- Poilu, l'un et l'autre ne faisant qu'un. Soldat marionnette, ouvrier ou paysan, instituteur ou musicien, père de famille…

réservation : reservation chez theatre-oeuvre.com

« Un peu de dignité »

7. novembre 2018 - 13:00

No TAP : un an et demi de lutte contre le gazoduc trans-adriatique dans le sud de l'Italie

7. novembre 2018 - 11:54

Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du second opus de notre série sur les territoires en bataille. Il relate la lutte contre le gazoduc TAP au sud de l'Italie.
https://mauvaisetroupe.org/spip.php?article226
18 mois de combat durant lesquels les No TAP n'ont pas ménagé leurs efforts pour stopper les travaux et les arrachages d'oliviers : presidi, manifestations fleuves, grève générale des commerçants et sabotages. Ils ont déployé avec célérité tout le savoir-faire élaboré ces dernières années dans les luttes territoriales. Mais face à eux, la contre-offensive gouvernementale est elle aussi très bien rodée. En à peine quelques mois, la zone du chantier a été militarisée, et de nombreuses amendes ou interdictions de territoire délivrées par la Préfecture. Le projet, un temps mis en débat, vient d'être la semaine dernière relancé par le gouvernement italien.

Si le gouvernement a tranché sur le TAP, l'avenir du TGV dans le Val Susa est lui encore en débat. Dans ce contexte incertain, les No TAV ont convoqué une assemblée des luttes contre les grands projets nuisibles de tout le pays, le 17 novembre à Venaus.
http://www.notav.info/post/venaus-17-18-11-appello-per-unassemblea-nazionale/

Enfin au rayon langues étrangères, Territoires en bataille n°1 ("Errekaleor - le plus grand squat du pays basque") vient d'être traduit en anglais, italien (aux éditions Tabor) et basque...
https://mauvaisetroupe.org/spip.php?rubrique106

Le livre Riots and militant occupations relatant les apparitions émeutières sur les différents continents et dans lequel nous avons publié plusieurs textes sur le mouvement contre la loi travail à Nantes vient de paraître aux éditions Rowman and Littlefield international.
https://mauvaisetroupe.org/spip.php?rubrique108

Courage à tous
La Mauvaise Troupe

« Chanter dans la Grande Guerre »

6. novembre 2018 - 18:30

Dans le cadre du centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918, la ville de Gardanne et l'association PROMEMO (Provence mémoire et monde ouvrier) organisent une conférence-écoute sous le titre « Chanter dans la Grande Guerre » le mardi 6 novembre à 18H30 à la Médiathèque Nelson Mandela de Gardanne.
Les conférenciers seront Marie-Noëlle Hôpital (conférencière littéraire) et Gérard Leidet (historien du mouvement ouvrier provençal).

Rassemblement suite à l'effondrement des deux immeubles de la rue d'Aubagne, en soutien à ses habitant.e.s.

6. novembre 2018 - 17:00

Contre la récupération politique de ce drame au profit du projet « Opération grand centre ville de Marseille » qui favorise notamment l'expulsion de ses habitant.e.s.
Pour un centre ville populaire et rénové pour et par ses habitant.e.s et non au profit exclusif des bourgeois et touristes.

Des habitant.es du quartier

information reçue par mail

Humiliations, mises en danger, violences : enquête sur les abus policiers contre les migrants

6. novembre 2018 - 12:17

Le procès des « 7 de Briançon », poursuivis après leur participation à une manifestation contre l'action à la frontière des militants d'extrême-droite de Génération identitaire, démarre ce 8 novembre. Le tout sur fond de crise franco-italienne, après l'intrusion récente côté italien de gendarmes français refoulant des migrants. Au quotidien, sur les chemins alpins qui relient les deux pays, les réfugiés voient leurs droits piétinés, subissent des courses poursuites dangereuses, des humiliations et même des violences de la part des forces de l'ordre. Du point de vue des migrants, peut-on encore parler d'État de droit ?

« Nous gérons ensemble une frontière commune et il y a ponctuellement, des deux côtés, de petits incidents regrettables. » Par ces mots diffusés dans la presse le 16 octobre, l'Élysée tentait de minimiser une crise diplomatique en train de gonfler avec l'Italie [1]. Le 12 octobre, deux gendarmes français étaient surpris par la police italienne sur la commune de Clavière, en train de déposer en camionnette, côté italien, deux réfugiés, ce qui déclencha l'ire de Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur issu du parti d'extrême droite La Ligue. Résultat, depuis le 20 octobre, des patrouilles de la police italienne gardent la frontière à l'entrée du village de Clavière, sur la route de Briançon à Turin.

Cette frontière a vu passer, depuis un peu plus de deux ans, des milliers d'exilés à la recherche d'un avenir meilleur. Pour éviter les forces de l'ordre et le poste de la police aux frontières (Paf) de Montgenèvre, les migrants traversent à pied, par le col de l'Échelle (1762 m) et, surtout depuis l'hiver dernier, par le col de Montgenèvre (1854 m). Quand ils sont arrêtés, ils sont ramenés côté italien. La grande majorité retente alors la traversée, une deuxième, une troisième... et même parfois une dixième fois, jusqu'à atteindre Briançon, un peu plus bas côté français. Le Refuge solidaire, lieu de premier accueil qui y est mis à disposition par la Communauté de communes, a hébergé un peu plus de 6250 personnes depuis son ouverture en juillet 2017 [2]. Depuis des mois, des associations, notamment Tous migrants, dénoncent régulièrement des pratiques policières violentes et illégales qui poussent les exilés à prendre toujours plus de risques en altitude.

Saisis de cette alerte nous avons enquêté, autour de la frontière, sur ces possibles violences policières. Fin août une première fois, puis fin septembre et début octobre, nous avons d'abord circulé sur ces chemins en simples promeneurs. Nous avons ensuite complété nos observations par le recueil de plusieurs dizaines de récits d'exilés et de témoins oculaires. Enfin, des rapports d'ONG viennent confirmer la litanie des « incidents regrettables » constatés.

Tourisme de masse et rejet des migrants

Depuis les attentats de novembre 2015, la France a rétabli les contrôles à sa frontière avec l'Italie. Ce qui se joue au cœur de la station de Montgenèvre apparaît comme un concentré des inégalités du monde. Skis aux pieds en hiver ou club de golf à la main en été, les touristes passent d'un pays à l'autre à leur guise. La traversée de Clavière à Briançon se fait sur 16 kilomètres de chemins balisés. Pour un randonneur un peu expérimenté, c'est une belle demi-journée. Mais les migrants peuvent être amenés à prendre d'autres itinéraires, parfois plus en altitude, sur une durée de plusieurs jours, soumis aux dangers des accidents de terrain, du froid, de la déshydratation...

Fatigués, ils descendent parfois à Montgenèvre, tels des papillons de nuit. Là, quelques habitants les mettent à l'abri. D'autres les dénoncent. « Je suis allé à un restaurant. Je demande : "Est-ce qu'il y a le numéro d'un taxi, je voudrais partir à la croix-rouge" », nous raconte Abdoulaye*, un Guinéen de 19 ans. Sans l'inquiéter, son interlocuteur le fait patienter. C'est finalement la police qui est venue le récupérer... D'autres s'offusquent des vêtements abandonnés en route par les migrants, en quantité pourtant infime par rapport aux deux tonnes de déchets déversés par les touristes sur les pistes de Montgenèvre, ramassés par des bénévoles au début de l'été.

Au moins par trois fois, cette frontière a tué. Début mai, Blessing Mathew, une jeune nigériane, se noie dans la Durance. Elle aurait paniqué à cause d'une « course-poursuite » policière, accuse l'association Tous migrants. Le même mois, le corps d'un jeune homme, probablement mort d'épuisement, est retrouvé dans un bois proche du hameau des Alberts, sur la commune de Montgenèvre. Inconnu, les montagnards solidaires l'on dénommé Alpha. Enfin, le corps de Mohamed Fofana, venu de Guinée Conakry, est découvert dans un vallon de Bardonecchia en Italie, après avoir passé une partie de l'hiver sous la neige [3]. Quand elle ne tue pas, la frontière peut aussi mutiler. L'hiver dernier, l'hôpital de Briançon a hospitalisé pour gelures plus de 300 malheureux qui avaient tenté de braver la neige. Heureusement, les secours de la gendarmerie de haute montagne (PGHM) et des CRS sauveteurs portent assistance à toute personne en détresse, sans distinction d'origine.

« Arrête-toi ou je te tue ! »

La préfecture des Hautes-Alpes rejette en bloc les accusations portées par les associations. « L'action conduite en matière de lutte contre l'immigration irrégulière est conforme en tout point aux règles de droit national, européen et international. Nous nous attachons à appliquer ces règles de droit avec humanité et discernement. Ces accusations reposent sur des supputations », nous indique-t-elle par courriel.

Ce samedi 29 septembre, alors que nous cheminons en début d'après-midi, de Montgenèvre à Clavière, nous sommes pourtant témoins de faits donnant une autre vision de la situation. Au loin, deux « randonneurs » sortent du poste de la Paf. Allure sportive, tee-shirts bleu ciel et lunettes de soleil. Dans le bois vers Clavière [4], au moment où nous croisons un groupe d'une dizaine de migrants originaires d'Afrique subsaharienne, l'un de ces deux « randonneurs » demande son chemin au premier migrant qu'il rencontre. Le second surgit alors en courant, comme sorti de nulle part. Il tient dans ses mains une perche en plastique bleu d'environ deux mètres, qui sert normalement au balisage d'une piste de ski. « Arrête-toi ou je te tue ! », hurle-t-il, juste avant de bousculer en passant l'une de nous deux. Il plaque ensuite un homme au sol. Nous constatons trois arrestations réalisées par les deux « randonneurs ». Les autres migrants se dispersent dans la forêt.

Opération « anti-terroriste » au milieu des bois

Au crépuscule, dans le même secteur, nous croisons un homme athlétique, tout de noir vêtu. « C'est la dame qui a été bousculée tout à l'heure ? », nous demande-t-il. Après avoir acquiescé, nous feignons la surprise, affirmant ne rien comprendre à la situation qui s'est déroulée un peu plus tôt. « Je suis de la gendarmerie. Nous menons une opération anti-terroriste à la frontière », annonce l'homme en noir. Puis il contrôle nos identités « par mesure de sécurité », avant de disparaître dans les bois. Dans sa réponse à nos interrogations, la préfecture ne nous a pas confirmé le cadre « anti-terroriste » de l'opération.

Depuis le début de l'été, le recours à des faux randonneurs a déjà été constaté par des observateurs locaux. Nous avons eu un autre aperçu de cette pratique grâce à une observation réalisée à la longue-vue, de celles dont on se sert plutôt, habituellement, pour observer les chamois. Mercredi 3 octobre, à 16h10, nous nous trouvons sur un point surplombant le village de Montgenèvre. Deux hommes en civil – l'un couvert d'un bob et l'autre vêtu d'une veste sportive noire et orange – amènent cinq jeunes gens, dont la peau est noire, à des gendarmes en uniforme. « A cause de ces faux randonneurs, les migrants se méfient de tout le monde. Ils peuvent partir en courant quant on vient à leur rencontre pour les aider », explique un maraudeur solidaire. […]

La suite de cet article et des compléments sur :
https://www.bastamag.net/migrants-refugies-route-police-violences-gap-alpes-briancon#nh253-4


[1] Voir par exemple cet article.

[2] Comptabilisées au 30 septembre 2018.

[3] Voir cet article.

[4] Toujours côté français. La frontière épouse les contours ouest du village de Clavière depuis que l'Italie a cédé du territoire à la France en 1947 au titre des réparations de la Seconde guerre mondiale.

Effondrement des trois bâtiments de la rue d'Aubagne : Faites des murs qui protègent, pas des murs qui séparent !

6. novembre 2018 - 11:07

Le Syndicat des Quartiers Populaires de Marseille tient à exprimer toute sa solidarité avec les habitant·es de Noailles, profondément choqué·es suite à l'effondrement des 3 immeubles des 63, 65 et 67 rue d'Aubagne. À l'heure où nous écrivons, un mort est à déplorer et nous sommes encore dans l'attente des nouvelles de presque une dizaine de disparu·es. Certain·es sont sans nouvelles de leurs proches, ami·es, familles. Nous leur exprimons tout notre soutien et notre affection. Encore une fois, ce sont les habitant·es les plus précaires de notre ville qui sont en première ligne.

L'insalubrité et l'état de ces immeubles étaient connus de toutes et tous depuis des années. Jean-Claude Gaudin a déclaré hier en début d'après-midi que ce drame serait dû « aux fortes pluies de ces derniers jours », quel cynisme ! Il conviendrait que l'édile de la ville assume ses responsabilités plutôt que de s'en remettre à la bonne ou mauvaise volonté climatique. Depuis des décennies, le quartier de Noailles est fragile socialement, d'un point de vue urbain ou économiquement. Les rénovations successives n'ont eu pour seul objectif que de faire augmenter la valeur marchande du quartier, installer de nouvelles populations, attirer le tourisme. Les marchand·es de sommeil continuent pendant ce temps de laisser se dégrader à toute vitesse les bâtiments et à y loger les plus précaires d'entre nous. Alors même que la SOLEAM a investi 390.000 euros pour murer la place de la Plaine la semaine dernière, comment ne pas être révolté·es lorsqu'on voit le mauvais investissement de l'argent public, la non-protection des habitant·es des quartiers populaires du centre-ville, le manque global d'habitat digne dans la ville ?

Des habitant·es et acteurs et actrices associatives de Noailles se sont d'ores et déjà organisé·es et se réuniront le mercredi 7 novembre, à 18h au 11 rue de l'Arc afin de discuter de la meilleure façon de porter une voix collective face au mal-logement et à ce drame. Nous nous associons à elles et eux et invitons tou·tes les marseillais·es à se solidariser.

Marseille, le 6 novembre 2018

Communiqué

Marie Curie, une figure scientifique

5. novembre 2018 - 19:00

L'Université Populaire du Pays d'Aix (UPPA) propose le lundi 5 novembre à 19H à la Cité du livre d'Aix en Provence une conférence sur Marie Curie, femme et figure scientifique, par Mirjana Lanfrey, professeure de littérature comparée à Aix,
Née en Pologne, ayant fait ses études à Paris, Maria Sklodowska Curie reste l'une des plus grandes figures féminines de l'Histoire des sciences. Bouleversant le XXe siècle par ses recherches en chimie, recevant deux prix Nobel en moins de 10 ans, s'impliquant dans le premier conflit mondial en apportant son aide en chirurgie par la radiographie, elle sera la première femme à entrer dans le prestigieux caveau du Panthéon.
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Coup de mistral sur La Plaine : le mur est tombé

5. novembre 2018 - 12:13

voir les photos sur
https://lundi.am/Marseille-lettres-de-la-Plaine-1567

avec la Lettre à Jean-Claude, Jean-Louis & Gérard, 3 novembre 2018 (et les précédentes).

et aussi le suivi sur
https://mars-infos.org/la-plaine-semaine-4-3462#maj3712

Les Bricabracs aux fourneaux !

5. novembre 2018 - 12:00

Au menu :

- fougasse au potimarron avec sa compotée,

- gratin dauphinois,

- pommes au four

Parents, Gibustiers, sympathisantEs et même plus, enfants et éducatrices/teurs oeuvrent pour faire de cette aventure une réussite et en assurer la pérennité.

L'association « En Chantier, La Cantine du Midi » nous met à disposition son espace une fois par mois pour vous préparer des petits plats aux petits oignons, à la façon des Bricabracs. Pour en savoir plus, nous rencontrer, et soutenir cette initiative, tout en savourant nos plats... venez !

 
 
 
 
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