Ecouter le live sur Galère  Discutez avec les autres auditeurs de radio galère : 

 

Infos Mille babords

Syndiquer le contenu Mille Babords
Mis à jour : il y a 16 heures 16 min

Loi Travail XXL : qu'est-ce qui nous attend ?

5. octobre 2017 - 19:30

Loi Travail XXL : qu'est-ce qui nous attend ?

Le chômage est-il lié à la rigidité du marché du travail en France ?
Le dialogue social sortira-t-il renforcé par cette réforme ?
Que font les autres pays, pour quels résultats ?
Et enfin, quelles conséquences prévisibles pour les salariés : plus d'emplois ou plus de précarité ?

Après la présentation des rouages de cette nouvelle loi travail, nous vous proposons d'en débattre !

*3C, Café Culturel et Citoyen, 23 bd Carnot, Aix
http://cafeculturelcitoyen.org/

Voir l'affiche de la soirée au format PDF :

La parole au travail

5. octobre 2017 - 19:00

Christophe Massot, sociologue, est expert en santé travail pour les CHSCT. Il
réalise également une série documentaire radiophonique, la parole au travail,
diffusée sur Radio Grenouille, donnant à entendre ce que font les salariés au
travail et ce qu'ils pensent de ce qu'ils font. Lors de cette soirée à la librairie
Transit, il s'agira de discuter, à partir des extraits des documentaires radio et des
interventions pour différentes CHSCT, de ce qui peut faire mal au travail et des
enjeux, pour les salariés, des récentes ordonnances modifiant le code du travail et
supprimant les CHSCT.

Voir l'affiche au format PDF :

La Canarde sauvage numéro 30 (volet 2) : Le thème, moi non plus

4. octobre 2017 - 20:50

Aversion pour le thème

Le petit Sébastien traînait lamentablement ses galoches vers le collège. La nuit avait été glaciale et il s'étala de tout son long sur le trottoir gelé, maudissant ce monde pourri qui l'obligeait à se lever à point d'heure. Il lâcha sa tartine, qui se retourna côté confiture, et son Gaffiot si lourd à trimballer – il avait latin à 9 h – s'envola, retombant ouvert sur une merde de chien fumante. Se relevant, un genou en sang et la blouse déchirée, il ramassa le dictionnaire et repartit furieux, braillant dans les rues de Poitiers, Mort aux vaches ! Vive l'Anarchie ! slogan qui l'accompagnera sa vie durant.
P'tit ours, comme le surnommait sa mère, se jura alors que quand il serait grand il se lèverait quand il voudrait, et que personne ne le contraindrait jamais à quoi que ce soit. Il s'y tint stoïquement [1].
Et c'est sans doute aussi de ce jour que lui est venue une telle aversion pour le thème. Sinon, comment l'expliquer ?

Théodule


N'attendez plus pour vous adonnez à la paresse libre.http://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?article34

Le premier volet de : « Le thème, moi non plus » est paru le 12 septembre 2017…http://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?article280


Au sommaire de Le thème, moi non plus (volet 2) :

• Plaidoyer pour un athématisme mouhttp://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?article309
• Adjudant-chef Candotto (La voix de son maître)http://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?article312
• Très-Crainte des Alpes : Fabienne Ellulhttp://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?article308
• Le thème, moi non plushttp://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?article311
• Les brèves du numérohttp://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?breve213
• Les dessins du numéro (voir ci-dessous).

Merci aux dessinateurs et photographes : BERNARD, LAURAIN, JIHO, KROLL, LOUISE et anonymes.

L'ensemble des articles et des brèves du numéro sont mis en ligne quand nous en avons le temps…
Pour lire un journal, rien de mieux que le papier et l'encre.

Retrouvez La Canarde dans votre café ou sur les marchés de Forcalquier, Reillanne, Manosque, etc.. Aider à sa diffusion en nous demandant des exemplaires…http://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?article7


Ce numéro de rentrée sort en deux volets afin de pouvoir publier l'ensemble des textes reçus et de permettre une diffusion générale pendant les manifestations contre la loi travail XXL !

http://lacanardesauvage.free.fr/IMG/jpg/choronquilscrevent.jpg

Notes

[1] Il deviendra, bien plus tard, « directeur de publication » de La Canarde sauvage en prenant soin de n'avoir ni pouvoir sur les copains et copines de la rédaction ni contrainte fusse-t-elle légale à remplir !

http://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?article300

http://lacanardesauvage.free.fr/

Les paysans en France : résistances, luttes et conscience sociale du Xe au XIXe siècle article

3. octobre 2017 - 19:00

Les paysans ne sont longtemps apparus qu'au moment de leurs révoltes - ce qui pourrait laisser croire que leur quotidien n'est que conflictuel - dans les archives judiciaires, policières, dans les rapports des officiers royaux, avant qu'ils ne prennent eux-mêmes la parole, lors de la rédaction des cahiers de doléances.

Appréhender les paysans par leurs révoltes, c'est s'interroger sur le sens de leur mobilisation et de sa cohérence. Celles-ci s'inscrivent, entre autres, dans la résistance au long processus de remise en cause théorique et pratique des droits collectifs et plus généralement des communs, et à travers eux des communautés paysannes ; processus par lequel s'est finalement imposée une conception exclusive et absolue de la propriété.

Appréhender les paysans par leurs révoltes, c'est aussi s'interroger sur leur politisation, qui ne saurait donc se résumer à une inévitable intégration à l'espace politique national dans le cadre de la démocratie libérale et d'un système représentatif. Cette étude sur les paysans s'arrête au XIXe siècle, dans la France de la troisième République, période où les paysans constituent toujours la majorité de la population française : moment paradoxal, à la fois apogée de la France rurale -"la République en sabots"- et prélude à la "fin des paysans" et à "la fin des terroirs", à la transformation du paysan en agriculteur.

Le cycle se poursuivra les mardis 26 septembre ; 3,10 et 17 octobre ; 7, 14 novembre 2017, de 19 à 21 heures.

La lettre des giménologues • Septembre 2017

3. octobre 2017 - 2:37

Les amis des giménologues publient
Perplexité intempestive nº2 (et quelques certitudes) la veille du 1er Octobre
article 744

Les amis des giménologues publient
Lettre à Tomás Ibáñez à propos de « Perplexités intempestives »
article 743

Les amis des giménologues publient
« Perplexité intempestive » de Tomás Ibáñez
article 742

Les amis des giménologues publient
Petit additif à la notice sur Henri Mélich et son livre
article 741

Les amis des giménologues publient
Souvenir de Luis Bredlow
article 740

Infos
Tournée giménologique à l'ouest
Le Mans, Angers, Nantes, Rennes, Fougères
article 739

Les giménologues, octobre 2017

S'unir pour ne plus subir

2. octobre 2017 - 20:00

S'unir pour ne plus subir. Réunion du Front Social 04. Amenez votre bonne humeur, vos idées d'action pour préparer la résistance à la régression sociale macédonienne et agir.

Source : Lien : https://04.demosphere.eu/rv/1905

Voir : http://www.millebabords.org/spip.php?article30910

l'Assemblée de la Plaine d'octobre

2. octobre 2017 - 18:00

L'Assemblée de la Plaine tiendra sa réunion publique d'octobre à l'emplacement des anciennes tables et bancs détruits sur ordre de la Mairie pendant l'été. Il y sera fait un point des agissements et projets de requalification de la place Jean Jaurès par la Soleam et l'assemblée discutera des pistes de contre offensive pour les habitants, les commerçants, les forains et les habitués du quartier.
Apportez votre, siège ou coussin et pourquoi pas une table à laisser sur place ?

Permanence spéciale "fête du 7 octobre" à Mille Bâbords

2. octobre 2017 - 18:00

Toutes les bonnes volontés prêtes à soutenir Mille Bâbords dans ses difficultés financières et aussi manque de bras actuels sont invitées à passer au local de Mille Bâbords durant la permanence du lundi (Attention ! nouvel horaire18h-20h) pour faire un point des possibilités d'aide à l'organisation de la fête du 7 octobre : affichage, véhicule à 4 roues le 7, bras venant en métro, apport au Toursky de pizzas, tartes sucrées ou salées, cakes, portionnables pour pouvoir être vendus au profit de Mille Bâbords ... et si vous avez d'autres idées, nous sommes preneurs !

Si vous ne pouvez pas venir en personne lundi, vous pouvez aussi téléphoner entre 18H et 20h au local pour nous dire vos possibilités pour le 7 octobre, au 0950538822.
Pourquoi ? Parce que nous sommes très inquiets quant à l'attribution de la subvention versée jusqu'ici en septembre par le département à l'association Mille Bâbords, et nous avons besoin de tous nos publics pour que cette fête "de soutien" autant que "de rentrée" soit une réussite !

L'équipe de coordination

Soutien à Raphaël devant le TGI

2. octobre 2017 - 13:00

Raphaël, 19 ans, est convoqué lundi 2 octobre à 13h30 au tribunal correctionnel de Nice pour « aide à l'entrée, au séjour et à la circulation d'étrangers en situation irrégulière »

Repas de soutien aux Bricabracs

2. octobre 2017 - 12:00

AU MENU :

Crudités de saison
Aïoli
Pomme cuite avec biscuit


Faîtes que le bruit s'amplifie,
que la campagne bruisse de la rumeur !

Vous allez déguster Bricabracs "En chantier",
Vous allez en chanter la brique
à coup de fourchettes pas coquettes,
jetez vous dans l'assiette pour les minots !

Lundi 2 octobre, à midi
Les BRICABRACS enfilent de nouveau leurs tabliers

36 Rue Bernard 13003 Marseille

Ils vous invitent à venir soutenir leur projet, tout en régalant vos papilles !

Une équipe de 4 représentants des "enfants cuistots" sera présente pour préparer les mets et vous servir.

Parents, Gibustiers, sympathisantEs et même plus, enfants et éducatrices/teurs oeuvrent pour faire de cette aventure une réussite et en assurer la pérennité.

http://www.bricabracs.org L'association « En Chantier, La Cantine du Midi »

14ème Fête paysanne de la Conf'30

1. octobre 2017 - 10:30

La 14ème Fête paysanne de la Conf'30 aura lieu le dimanche 1er octobre 2017 à Saint Géniès de Malgoirès, entre Nîmes et Alès dans le Gard. La Confédération Paysanne est le deuxième syndicat agricole de France et défend une agriculture paysanne à taille humaine.
Débat du matin : 10h30 : Pesticides : quel est le problème ? par Marie Paule Nougaret, journaliste scientifique (Le Monde, le Canard Enchaîné), auteure de nombreux articles en écologie et botanique et du livre « La Cité des plantes, en ville au temps des pollutions » paru aux Éditions Actes Sud.
Blog : <http://citedesplantes.tumblr.com>

Débat de l'après-midi : 15H00 . Confédération paysanne : 30 ans de syndicalisme paysan ! Film d'introduction : « A bras ouverts » (30 mn)
Débat animé par Christian Roqueirol de la Conf'Aveyron. Éleveur de brebis sur le Larzac et militant historique de la Confédération Paysanne, il représente actuellement l'Europe au sein de la Via Campesina, mouvement international issu de la Conf' qui coordonne des organisations de petits et moyens paysans, de travailleurs agricoles, de fermes rurales, de communautés indigènes et milite pour le droit à la souveraineté alimentaire depuis 1993.
Marché paysan, en direct des fermes et des ateliers : Pains, vins, fromages, fruits, légumes, gâteaux et galettes, miel, confitures. Expo affiches : 30 ans de syndicalisme au service des paysans et de la terre.
Stands associatifs et militants. Ateliers & démonstrations : taille, semences ...
Dégustation oenologique avec J.P. Cabanis paysan vigneron en bio.
Animations enfants, menus des fermes locales et buvette bio ou conventionnelle.
Apéro jazz à partir de 17h 00 avec AAD Trio Jazz avec Aurélia Sabatier au piano, Andréas Johnes, contrebasse et David Lafont, percussions et batterie.

la Conf'30
26 rue Centrale,
30190 Saint Geniès de Malgoires
conf30 chez wanadoo.fr
T. 06 80 58 23 55

Apéro de la Lutte Enchantée en soutien à l'Équitable Café

30. septembre 2017 - 19:00

ce soir samedi à 19H, apéro de la Lutte Enchantée à l' Equitable en soutien au dit café.

Soutien aux Brigades Internationales de Libération du Rojava

30. septembre 2017 - 17:00

Meeting de soutien aux Brigades Internationales de Libération du Rojava.

Meeting + Discutions/débat + Buffet .

organisé par le Front Révolutionnaire Antifasciste de Provence et YDG France

Plus d'infos sur l'événement Facebook

Rassemblement contre la vivisection

30. septembre 2017 - 13:00

Dans le cadre de la campagne abolitionniste INTERNATIONAL CAMPAIGNS - lancée en septembre 2011 à travers toute la France , l'ALARM et SANS VOIX PACA unissent leurs forces le 30 septembre pour co-organiser une nouvelle manifestation d'envergure contre la vivisection.
La réalité : Avec plus de 2 millions d'animaux sacrifiés par an, la France reste "leader des expérimentations animales en Europe" (le Journal du Dimanche, janvier 2014), et Marseille, 2ème ville de France, un important bastion de la vivisection.
Le happening alternera des phases de position debout et assise et vous pourrez prendre des pauses en vous faisant remplacer (boissons et grignotage vegan disponibles) . Pensez à nous avertir si vous devez décommander (même la veille de l'événement). Votre ponctualité est essentielle pour la réussite de l'action : rendez-vous à 13h00 précises . Ne venez pas avec vos compagnons non humains ou vos très jeunes enfants, car la mise en scène ne permet pas qu'ils restent à côté de vous.
• N'amenez pas vos pancartes ou banderoles, tout le matériel est prévu.
Afin d'exposer aux yeux du plus grand nombre la monstrueuse réalité de la vivisection, et de faire passer un message fort réclamant son ABOLITION TOTALE et SANS CONDITION, nous vous invitons à vous mobiliser en nombre pour participer à cette manifestation pour lui donner toute l'ampleur qu'elle mérite.
Ensemble, DÉNONÇONS le sort réservé aux animaux dans les labos et EXIGEONS le développement massif des méthodes de tests et de recherche sans animaux !
Nous sommes la voix des animaux élevés, exploités,
torturés et assassinés dans les laboratoires !
TANT QU'IL Y AURA DES LABORATOIRES DE VIVISECTION, IL Y AURA DES HAPPENINGS STOP AUX ANIMAUX DANS LES LABOS
Merci à toutes et à tous d'inviter vos contacts à participer à cet événement !

ALARM (Association pour la libération animale) : contact chez alarm-asso.fr
Inscription obligatoire par e-mail à contact chez alarm-asso.fr, en mentionnant l'objet : Happening SALE du 30/09/2017, avec vos nom et prénom, un email habituel afin de recevoir vos consignes quelques jours avant, un numéro de téléphone (afin de pouvoir vous joindre éventuellement en cas d'urgence) et la ville/région de provenance
DRESS CODE : Tout en noir (un pantalon noir et un t-shirt noir uni par exemple). Des t-shirts noirs « STOP aux animaux dans les labos » seront proposés à la vente sur place. T-shirts ALARM "Tous différents Tous égaux" bienvenus.

Communiqué du Front Social

29. septembre 2017 - 23:38

Le Front Social sera présent à la réunion unitaire du 4 octobre proposée par Solidaires à toutes les composantes du mouvement social

Le Front social a pris connaissance de la « lettre à toutes les composantes du mouvement social » [1] publiée par Solidaires, qui les invite à tenir une réunion commune le 4 octobre à 18 heures.

Le Front Social se rendra d'autant plus volontiers à cette réunion qu'elle répond à son propre appel à unifier les efforts de lutte contre la politique de destruction sociale entreprise par Macron.

Le fondement de l'unité à laquelle aspirent tant de militants, c'est bien de frapper ensemble, au même moment, au même endroit pour gagner et l'abrogation des ordonnances Macron et l'arrêt des autres mesures de régression sociale.

C'est pourquoi le Front Social, ayant alerté depuis des semaines sur la nécessité de l'unité, estime que, pour obtenir une victoire, le mouvement doit être gréviste, général et reconductible jusqu'à obtention de ses objectifs.

C'est de ce point de vue que la date du 10 octobre doit devenir le rendez-vous de tous les unitaires, qui savent que seule une action inter professionnelle peut déboucher vers la mobilisation générale et le succès contre Macron.

Le Front Social appelle toutes les composantes du mouvement social à répondre positivement à l'invitation unitaire de Solidaires.

Front Social, le 28 septembre 2017
pourunfrontsocial chez gmail.com

https://www.frontsocialuni.fr/actualite/lactualite-des-luttes/communique-du-front-social


[1] Lettre à toutes les composantes du mouvement social, Union syndicale Solidaires, Paris, 27 septembre 2017

Cie Kta Histoires populaires et enragées

29. septembre 2017 - 20:00

La cie Kta raconte l'histoire populaire de cette drôle de France, élevant la voix de celles et ceux qui nous précèdent, de ces héro-ïnes ordinaires qui se sont battu-es pour plus de justice et qui sont resté-es humain-es face à l'inhumanité. Elle s'acharne à fouiller, à creuser et à déterrer des histoires de femmes, de hors-la-loi, de communardes, d'idéalistes, de bandits au drapeau noir soucieux d'écrire une autre histoire de France, empreinte de fraternité, de solidarité et de liberté.
anne : chant, chloé : basse, david : batterie, fred : guitare

Dar Lamifa - Association Nébien - Espace d'épanouissement populaire
tel 0981880405 . contact chez darlamifa.org

Repas Solidario au bénéfice des sinistrés des tremblements de terre au Mexique

29. septembre 2017 - 19:30

Repas Solidario

au bénéfice des sinistrés des tremblements de terre au Mexique.

Les fonds collectés seront transmis au Congrès National Indigène et au Conseil Indigène de Gouvernement.


Vendredi 29 Septembre à partir de 19h30

Une soirée "Peur sur la ville" autour de deux documentaires

29. septembre 2017 - 19:00

Le Gyptis et Image de ville proposent, le vendredi 29 septembre, une soirée "Peur sur la ville" autour de deux films documentaires qui questionnent ce corps social qu'est la ville, en présence du philosophe de l'urbain Thierry Paquot et des deux cinéastes :

19h - Souvenirs de la Géhenne. Documentaire de Thomas Jenkoe. France / 2015 / 56'
En 2002, J.D. charge sa carabine et parcourt Grande-Synthe à la recherche de personnes issues de l'immigration. Sa folle odyssée se termine par le meurtre d'un Maghrébin de 17 ans. Plus de dix ans après les faits, le film suit la route empruntée par le tueur et confronte la ville et ses métamorphoses à la voix de J.D., reconstituée d'après le dossier d'instruction de son procès. Thomas Jenko entrelace des plans du paysage urbain avec des témoignages recueillis sur place.

21h - Retour à Forbac . Documentaire de Régis Sauder.France / 2017 / 1h18
Régis Sauder revient dans le pavillon de son enfance à Forbach. Il y a 30 ans, il a fui cette ville pour se construire hors de la violence tout en ayant honte de son milieu. Entre démons de l'extrémisme et déterminisme social, comment vivent ceux qui sont restés ? Ensemble, ils tissent mémoires individuelles et collectives pour interroger l'avenir à l'heure où la peur semble plus forte que jamais.

Une proposition d'Image de ville avec la contribution de Pensons le Matin et le soutien de Films de Force de Majeure et Docks 66 . Photos et Dossiers de presse des films : https://www.dropbox.com/sh/dxjhldwsmh0lqb7/
Lien : http://www.lafriche.org/fr/cinema-le-gyptis

Bois d'ébène, article de la Voix des sans-papiers n°16

29. septembre 2017 - 16:42

Dans le langage des négriers blancs de glorieuse mémoire, les « bois d'ébène » étaient les esclaves noirs de la traite transatlantique, « or noir » de l'époque, valeur marchande absolue, sans égale. Pour ceux de nos jours, passeurs « arabes » et marchands d'hommes et trafiquants de même acabit (respectables hommes d'État et de société civile eurafricains), le « bois d'ébène » est le « migrant subsaharien », migrant absolu, nègre marron malgré lui. C'est que l'esclave marron d'antan, pourchassé et mis à mort pour l'exemple, lui tend sa main noueuse de frère paysan à travers les âges, c'est que le migrant aussi est fait de ce bois aussi dur et noir que le bois fourni par le cœur précieux de l'ébénier d'Afrique.

Bois d'Ébène, et…

Fabien Yene (militant subsaharien des droits humains). Bois d'ébène ?... Combien faut-il de temps pour le dire, deux secondes ?... Mais ça m'a tourné le sang, et mon cœur se fait gros… Mais pas assez pour le contenir du regard ce front d'enfants en marche à perte de vue, enfants d'esclaves, enfants esclaves que l'Afrique dissipe par millions. Nos vies sociales et particulières sont contenues, comprimées dans ces deux mots, aujourd'hui nous sommes le grand Nègre d'ébène en fuite, et je me débats toujours comme l'esclave marron dans ses chaînes. Je suis, comme l'enfant noir qui secoue le carcan à son cou, ce bois dur au cœur du grand ébénier d'Afrique.

La pire humiliation de ma vie je l'ai subie en Algérie. J'étais aux portes du Maroc, au bout de ma traversée du désert, j'ai été arrêté par la police algérienne. On nous a ramenés à Tamanrasset et au-delà vers le Mali. En plein désert, les policiers ont arrêté leurs camions, nous ont fait descendre. Les filles d'un côté, les gars de l'autre. En plein désert, pas de voies de fuite. Ils ont intimé à tout le monde : faites vos besoins. Là devant eux, et les filles devant les hommes. J'ai compris dans un éclair qu'on n'était plus des hommes et des femmes, on était des bêtes, un troupeau d'animaux sans intimité, sans dignité et pudeur humaine.

Au Maroc, j'y suis resté huit ans. Tout Noir est un « azi », un esclave, un captif. C'est sa valeur d'échange. Chaque migrant subsaharien vaut plus que son travail d'esclave, il vaut son pesant d'or. Au petit jour, on le voit faire le pied de grue « place du Tchad » (ainsi on appelle les lieux où chaque jour, dans chaque ville, se tient le marché des bras au noir, à Rabat le quartier Takadoum entre autres), il attend quelqu'un qui vienne l'engager à la journée. C'est souvent le seul moyen de mettre quelque chose sous la dent. Puis le soir son travail sera-t-il payé ? peut-être, peut-être pas. Mais il aura au moins avalé quelque nourriture non puisée aux poubelles.

Et partout les rafles. Sauvages. Les Européens, vous n'avez pas idée d'une rafle de police marocaine. J'ai été arrêté, j'ai perdu le compte combien de fois. Ma valeur d'azi (de celui qu'on ne peut même pas soupçonner qu'il refuse d'obéir aux ordres, tant il est réduit sans volonté à l'égal d'une chose), la valeur de ma vie tenait alors au nombre de signatures que je pouvais mettre au bas des pages qu'on me glissait sous les yeux. Je signais : Coulibaly, Mamadou, Binaté… j'étais seul, mais je valais 30, 50 azis arrêtés et empaquetés. Rien qu'à moi je faisais un gros paquet de répression exécutée et contresignée que le Maroc pouvait exhiber à ses mandants européens.

Et les femmes ? demandes-tu... Au Maroc, c'est bien connu, la femme migrante, surtout sénégalaise, est très convoitée. On ne s'en sert pas que pour les travaux ménagers les plus lourds. Après sa journée de travail, le patron le soir couche avec, ou l'amène au bordel.

Carolle. En France aussi l'esclavage a ses degrés. Ses degrés et son fond. Les sans-papiers sont les esclaves modernes et les femmes sans papiers sont plus esclaves que les hommes. C'est qu'elles sont plus isolées. On travaille dans l'aide à la personne, la garde d'enfants : dans les familles on nous « loge », c'est-à-dire qu'on est en service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, dans un isolement total. Des bonnes à tout faire, ayant charge d'enfants et de gens âgés ou malades, puis du ménage, de la cuisine. J'ai gardé ainsi une personne agée, handicapée hépileptique, pendant 3 ans, c'était très dur. Sans contrat, malgré toute mon insistance. Un jour j'ai eu les vertiges, j'ai demandé une permission pour consulter à l'hôpital. Quelques jours plus tard je me suis retrouvée à la rue, sans une explication.

Depuis, je galère encore davantage de petit boulot en petit boulot, dans le nettoyage, jobs sous-payés, jamais déclarés, remplacements dans les entreprises ou les crèches. Mes amies africaines, toutes pareil comme moi. Le fond le plus bas de l'esclavage.

Et je fais aussi du bénévolat chez les Petits frères des pauvres, c'est la planche où je m'accroche. Personne ne sais que je suis sans papiers. Je n'ai pas ce stigmate. Je m'y sens une personne normale parmi d'autres personnes normales, qui m'apprécient. Sans à priori défavorable du fait de ma situation de sans-papiers.

Je suis en France depuis dix ans, j'ai, dans mon dossier, toutes mes attestations annuelles de séjour, année après année, mais je ne suis toujours pas régularisée, je ne sais pas pourquoi. J'espère sortir un jour de mon coma, vivre libre. Cela veut dire, trouver un travail où je puisse donner mon potentiel, et puis reprendre mes études de psychologie (j'ai mon bac), et me sentir revivre, un être humain.

…et chair à patron, et…

Les Baras. Dans son numéro 12 (12 novembre 2014, p.11-12), la Voix des sans-papiers donnait la parole à ce collectif de travailleurs noirs en errance depuis bien des années dans la proche banlieue de l'Est parisien, en détresse depuis que la guerre de la France contre la Libye a eu, pour conséquence générale, l'enfer permanent dans ce pays, et particulière, mais tout aussi durable pour nombre d'honnêtes et pacifiques travailleurs subsahariens, maliens la plupart, l'émigration subie (sous contrainte armée libyenne) vers le pays agresseur. Qu'en est-il, trois ans après, des « Baras » et de leur calvaire est-parisien ? Écoutons-les :

« Nous vivions en Libye… Aujourd'hui, nous sommes en France pour travailler. La France est responsable de notre condition de sans-papiers aussi bien que de la guerre de 2011 qui nous a forcés à partir… Nous demandons sans cesse au préfet de nous régulariser… Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration, tous ces secteurs nous exploitent car nous n'avons actuellement pas de statut… Toutes nos démarches et demandes d'hébergement auprès des pouvoirs publics (ministères, préfectures, et les 9 maires d'Est-Ensemble) ont toujours fait l'objet de refus… Nous avons occupé des bâtiments vides à Montreuil, à Bagnolet et aux Lilas. À chaque fois, nous en avons été expulsés… Une audience a eu lieu pour demander des délais supplémentaires afin qu'on puisse continuer à habiter dans notre maison… Nous sommes pour l'instant expulsables… Nous avons été expulsés par ordre de la préfecture le 29 juin 2017, au petit matin… Nous dormons sous le pont de l'échangeur de Bagnolet. La police nous empêche même de monter des tentes alors qu'il pleut et il fait froid… Est-ce que nous sommes des êtres humains ?... Nous n'avons pas de choix : la lutte continue... Nous vous invitons à participer à la soirée de soutien, ce soir samedi 1er juillet, à partir de 19h, place de la Fraternité (métro Robespierre). » (Collage de tracts : 4-2 et 17-9-2016, 1-7 et 5-7-2017)

Place de la Fraternité : à Montreuil, l'une des 9 communes dont les maires ont refusé tout hébergement aux Baras. On croirait rêver ! Et pourtant la mairie de Montreuil n'est pas seule à avoir assez d'estomac pour faire montre de sa vaine parole publique et en pratiquer l'opposé dans les faits. Elle marche en très bonne compagnie : « Liberté, égalité, fraternité », devise officielle de la République française, gravée partout dans le marbre, depuis un siècle et demi, au fronton de ses édifices publics. « Héritage du siècle des Lumières... invoquée pour la première fois lors de la Révolution française... inscrite dans la constitution de 1958 et... aujourd'hui partie de notre patrimoine national », peut-on lire sur le site de l'Élysée.

Prenons la présidence de la république au mot, plaçons-nous sur le même terrain : constitution en vigueur. Le triple « idéal commun » y est inscrit dès le préambule à la suite de la « solennelle » proclamation d'« attachement aux Droits de l'homme… tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789 » : droits qui, du coup, se trouvent établis en « principes » fondateurs et supérieurs de la constitution. La déclaration de '89 (donc avec elle la constitution actuelle) énonce dans son préambule :

« L'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements » ; c'est pourquoi « les représentants du peuple français… ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ».

On n'oubliera pas non plus ceci : que la France fut parmi les premiers États rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme, où d'emblée est invoquée cette « plus haute aspiration de l'homme » : « l'avènement d'un monde où les êtres humains seront… libérés de la terreur et de la misère ». D'où cet autre beau mot que « les êtres humains… doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » (article premier).

Donc, esprit et devoir de fraternité en vertu des droits de l'homme inaliénables, contre leur oubli ou mépris par les gouvernements. Mais voilà les Baras de nouveau à la rue ; de nouveau expulsés au mépris des droits de l'homme déclarés et constitutionnels ; de nouveau harcélés par la police républicaine qui ira de nouveau, pendant un mois et demi, jusqu'à les empêcher de monter des tentes-abris contre la pluie ; les voilà subissant de nouveau les conditions dégradantes qu'ils n'ont eu de cesse, ô excellentissimes seigneurs de la république, de vous prier qu'on leur épargne. Pendant un mois et demi, car les Baras ont aujourd'hui à nouveau un toit. Depuis le 13 août ils occupent, « illégalement » à nouveau et jusqu'à nouvelle expulsion, un lieu vide, rue des Bruyères aux Lilas.

Et le jeu du chat et du rat continue : l'un armé de la trique d'État, l'autre les mains nues et les yeux bandés. L'attentat aux droits et à la vie du faible par le fort, lâche à l'égard du puissant et puissant et terrible pour le faible, continue… et cette somme de misère d'État au quotidien, au nom de la République et de sa noble et pimpante devise : liberté, égalité, fraternité, continue.

Justice, législation et bandes armées d'État coalisées ont tant et si bien œuvré, banni les droits humains, qu'il n'en reste, non inscrite au fronton de la République, que la suprême vertu théologale républicaine : la propriété. Mépris des droits de l'homme, malheurs publics, corruption des gouvernements : abrégé encore enfant, en '89, timide amorce qui portait en elle le corps social à venir comme la graine porte et nourrit l'arbre adulte. De te fabula narratur : c'est de toi que parle la fable républicaine !

Pénibilité au travail. La guerre aux pauvres ne continue pas seulement dans les rues et lieux d'abri de fortune, mais aussi sur les lieux de travail où elle s'aggrave avec le parti contre-réformiste (« transformiste ») au pouvoir et sa « loi travail », loi scélérate. Considérons le seul volet pénibilité, qui touche le plus directement les immigrés. Soient-ils sans ou avec papiers, sans ou avec contrat, ceux-ci, comme les Baras, comme tant d'autres précaires sans études, sont hommes de peine dans le bâtiment, nettoyage, sécurité, etc. : secteurs où la pénibilité est reine. Le « compte pénibilité » (rebaptisé présentement « compte prévention ») protégeait tant bien que mal (par ex., en avançant de deux ans l'âge de retraite) les travailleurs remplissant dix types de tâches pénibles. Quatre en sont maintenant rayés : manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques, risques chimiques. Ainsi, non tant la prévention que l'existence même de la pénibilité du travail manuel le plus dur, moins qualifié, est niée. Pour ce gouvernement aux ordres du Medef, on n'est plus des hommes et des femmes, mais simple chair à patron, « matériel humain ». Il y a, dans cette domination de classe sans mesure, davantage qu'un racisme primaire, de couleur de peau, il y a l'abîme de racisme social des faiseurs de loques humaines. Pour défendre leurs droits et leurs intérêts, leurs vies tout simplement, les migrants et sans-papiers sont partie prenante du front social qui se dessine avec un élan de luttes nouvelles, en ce mois de septembre.

…et chair qui crie !

« À chaque fois que je téléphonais à ma famille, ils me brûlaient avec une barre de fer rouge pour que je crie », témoigne un jeune homme de 23 ans kidnappé près du camp de Shagarab (Soudan). « Ma famille a envoyé l'argent ; mais ils ne m'ont pas relâché, ils m'ont vendu à d'autres trafiquants. »

Un tel témoignage est loin d'être un cas isolé. Même si le trafic pour rançonnement n'est pas mentionné dans les Protocoles Onu sur la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, c'est là la terrible réalité que ces derniers subissent par centaines dans le Nord-Est de l'Afrique : un nouveau type de criminalité organisée transnationale et de violation des droits de l'homme. Les Érythréens en sont les premières victimes. Fuyant l'armée et la prison, la persécution gratuite et la pauvreté, ils traversent en nombre la frontière et rejoignent les camps de Kassala et de Kartoum au Nord du Soudan. Viennent ensuite les Éthiopiens. Qu'ils soient demandeurs d'asile ou réfugiés économiques, ils sont victimes des mêmes atteintes à leur intégrité physique et morale. Leur chair crie et leur âme est en sang.

Selon le Hcr (Onu), des nomades Rashaida sont les principaux acteurs de ce trafic. Ils rachètent les migrants aux passeurs ou les kidnappent près des camps, puis les emmènent dans le désert du Sinaï où ils les séquestrent dans des conditions insalubres et les torturent sans répit. Ils les forcent alors à contacter des proches vivant à l'étranger pour qu'ils payent la rançon de leurs vies. Le portable collé à l'oreille, ils leur font subir tourments et supplices pour qu'ils crient et qu'ils conjurent, tant que l'argent arrive.

Ces hommes et ces femmes resteront ainsi dans leurs cabanons pendant des mois. Il leur suffira de montrer leurs corps meurtris et déformés pour prouver l'inimaginable. Ce trafic de rançonnement n'a-t-il pas déjà, là-bas comme ailleurs, pris la taille d'un très rentable marché de l'inhumain ?

Communiqué des brigades autonomes de solidarité créées dans la ville de Mexico en réaction au séisme.

29. septembre 2017 - 2:21

"...Ce qui est important, pour eux, c'est que « ça ne sente pas le cadavre », et que le chiffre des victimes, le chiffre officiel évidemment, ne soit pas en augmentation. Pour nous, toute victime vivante ou morte qui n'est pas secourue représentera une disparition forcée, vu que c'est le mauvais gouvernement qui prétend les faire disparaître et les laisser dans les décombres, privant leurs proches de la possibilité de les secourir en vie, ou tout du moins de leur adresser un adieu digne..."

Lire la suite sur le site du CSPCL

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"

 
 
 
 
DESIGN DARK ELEGANCE | PORTED FOR DRUPAL 6 | ADAPTE PAR: JEREMY BASTIDE