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Mis à jour : il y a 23 heures 49 min

Tous à Lannemezan pour la libération de Georges Abdallah

20. octobre 2018 - 13:00

Georges Abdallah, militant communiste libanais, combattant pour la lutte de libération nationale de la Palestine, est incarcéré dans les geôles de l'État français depuis plus de 34 ans. Condamné à perpétuité pour complicité dans des actes de résistance revendiqués par les Fractions armées révolutionnaires libanaises, alors que son pays le Liban, était envahi par les troupes sionistes, il est libérable depuis 1999. Malgré deux libérations prononcées par le tribunal d'application des peines, Georges Abdallah est maintenu en prison : la justice française, aux ordres d'un gouvernement soucieux de préserver les intérêts impérialistes français au Moyen-Orient, maintient Georges Ibrahim Abdallah en prison depuis 34 ans. Aujourd'hui, il est le plus ancien prisonnier politique en Europe. Il entrera, le 24 octobre prochain dans une 35e année de détention.

Georges Ibrahim Abdallah est un prisonnier politique qui n'a ni regrets ni remords pour le combat qu'il a toujours mené et qu'il poursuit aujourd'hui pour la justice, la liberté et l'émancipation des peuples opprimés. Ce combat s'inscrit pleinement sur le terreau des luttes actuelles. C'est le combat des révoltes justes et légitimes de celles et ceux qui s'opposent à l'offensive capitaliste et à ses guerres impérialistes, à la politique de dépeçage du Moyen-Orient menée depuis plus d'un siècle pour empêcher la constitution d'une nation arabe unifiée. C'est le combat de toutes celles et ceux qui font face à la violence répressive d'État, qui s'abat sur eux pour tenter de les bâillonner, que ce soit dans la rue, dans les quartiers populaires ou pour les militants politiques et syndicaux. Ce combat de toute une vie est aussi le nôtre !

Il est de nos luttes, nous sommes de son combat ! C'est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui comme nous, sont aux côtés des peuples en lutte, au côté de la résistance Palestinienne, qui combattent le capitalisme, l'impérialisme, le sionisme, le colonialisme avec la complicité des États arabes, à se joindre à nous pour exiger la libération de Georges Abdallah lors de la manifestation devant la prison de Lannemezan (65), le samedi 20 octobre 2018.

Un minibus au départ de Marseille RDV : 6h le samedi 20 octobre devant la Faculté Saint Charles
Inscription : http://liberonsgeorges.samizdat.net/non-classe/tous-a-lannemezan-pour-georges-abdallah/

Pour aider au financement : https://www.lepotcommun.fr/pot/99sds8ij

Contact et information sur la page Facebook :
https://m.facebook.com/FreeGeorgesAbdallah
sur le site : http://liberonsgeorges.samizdat.net/ Georges Ibrahim Abdallah PACA

La Plana espòtida ! La Plaine défigurée !

20. octobre 2018 - 10:58
photo parti occitan

Les coups de tronçonneuses qui défigurent la plaine sont là pour faire des économies. L'entretien en présence de végétaux est effectivement plus couteux. Mais cette seule logique financière s'oppose totalement aux intérêts des générations futures. Nos enfants vont récupérer d'insupportables ilots de chaleur encore plus brûlants que ceux que nous connaissons actuellement et qui sont souvent déjà invivables. C'est d'autant plus inquiétant que ça enlève la fonction protectrice et sociale de la ville. Fonction dont nous avons besoin, hier, aujourd'hui, comme demain, pour nous protéger et développer des services publics.

Nous condamnons fermement ces logiques de court terme, ces visions étroites qui sacrifient notre patrimoine végétal, qui pervertissent l'esprit de la place espace de convivialité et de rassemblement, qui minéralisent et finalement déshumanisent la ville. Nous appelons, en concertation avec les habitants, à la replantation, à la définition d'un espace apaisé au service de tous & toutes.

A l'ombre, sur la Plaine c'est là, comme de partout en PROVENCE, que s'exprime notre langue et s'entend notre accent !

Vuei come demans, Gardarem la PLANA !

Nous manifesterons cet après midi, à 14 H au Vieux Port, aux côtés des habitants.

Mouvement « Région Provence »
Fédération provençale du Partit Occitan Fédération Régions & Peuples Solidaires
Mel : regionprovence chez wanadoo.fr / 06 87 42 62 96

Il y a 100 ans, la révolution en Allemagne met fin à la Première Guerre mondiale

20. octobre 2018 - 10:44

Le 4 novembre 1918, à Kiel, un port sur la Mer Baltique allemande, des milliers de marins se révoltent contre le commandement de l'armée qui leur ordonne de se lancer dans une nouvelle aventure guerrière.

Un point culminant de mécontentement et de rejet de la guerre est atteint. Après quatre années de meurtres de masse totalisant plus de 11 millions de morts et un nombre incalculable de blessés, après l'épuisante guerre d'usure des tranchées, causant des pertes innombrables avec les attaques au gaz dans le Nord de la France et en Belgique, avec la famine dont était atteinte la population ouvrière, après cet immonde carnage sans fin, la classe ouvrière allemande était totalement écœurée par la guerre et n'était plus prête à sacrifier sa vie pour les intérêts de la "nation". Cependant, le commandement militaire veut imposer la poursuite de la guerre avec la répression brutale et il décide de punir impitoyablement les marins qui se sont mutinés.

En réaction, une grande vague de solidarité se développe. Celle-ci se forme à Kiel et se répand immédiatement sur les autres villes d'Allemagne. Les ouvriers posent leurs outils, les soldats refusent de suivre les ordres, et les uns et les autres forment immédiatement - comme ils l'ont déjà fait en janvier 1918 à Berlin - des conseils de soldats et d'ouvriers. Ce mouvement va se répandre rapidement à d'autres villes d'Allemagne. Les 5 et 6 novembre, Hambourg, Brême et Lübeck commencent à bouger ; Dresde, Leipzig, Magdeburg, Francfort, Cologne, Hanovre, Stuttgart, Nuremberg et Munich sont pris par les conseils ouvriers et de soldats les 7 et 8 novembre. En une semaine, ce sont toutes les grandes villes allemandes qui voient naître des conseils d'ouvriers et de soldats.

Berlin et ses conseils deviennent rapidement le cœur du soulèvement, et, le 9 novembre, des dizaines de milliers d'ouvriers et de soldats sont dans la rue pour manifester de façon massive contre le gouvernement et sa politique d'accentuation de la guerre. Ce dernier, pris de court, ordonne à la hâte aux bataillons "dignes de confiance" d'accourir à Berlin pour sa protection. Mais "le matin du 9 novembre, les usines sont désertées à une vitesse incroyable. Une foule énorme remplit les rues. À la périphérie, où se trouvent les plus grosses usines, de grandes manifestations convergent vers le centre... Partout où les soldats se rassemblent, il n'est habituellement pas nécessaire de lancer un appel spécial ; tous rejoignent les ouvriers en marche. Hommes, femmes, soldats, un peuple en armes envahit les rues pour se diriger vers les casernes voisines" (R. Müller, Révolution de Novembre).

Sous l'influence des grandes masses rassemblées dans les rues, les derniers restes des troupes fidèles au gouvernement changent de camp, rejoignent les mutins et leur donnent leurs armes. Le quartier général de la police, les grands bureaux d'impression de la presse, les bureaux de télégraphe, les bâtiments du parlement et du gouvernement, tous sont occupés le jour-même par les soldats et les ouvriers armés et les prisonniers sont libérés. Beaucoup d'employés du gouvernement s'enfuient. Quelques heures sont suffisantes pour occuper ces bastions du pouvoir bourgeois. À Berlin, un "conseil d'ouvriers et de soldats" est formé, le Vollzugsrat (conseil exécutif).

Les ouvriers d'Allemagne suivent la trace de leurs frères et sœurs de classe de Russie qui, en février 1917, ont aussi formé des conseils ouvriers et de soldats et qui ont pris avec succès le pouvoir en Octobre 1917. Les ouvriers d'Allemagne sont sur le point de prendre le même chemin que les ouvriers de Russie, en triomphant du système capitaliste par la prise du pouvoir par les conseils ouvriers et de soldats, la paralysie de l'appareil du pouvoir bourgeois, la formation d'un gouvernement ouvrier... La perspective est à l'ouverture de la porte vers la révolution mondiale, après que les ouvriers de Russie ont franchi la première étape dans cette direction.

Par ce mouvement insurrectionnel, les ouvriers démarrent les plus grandes luttes de masse en Allemagne. Tous les "accords de paix sociale" convenus par les syndicats pendant la guerre sont brisés par les luttes ouvrières. Par leur soulèvement, les ouvriers d'Allemagne se libèrent des effets de la défaite d'août 1914. Le mythe d'une classe ouvrière allemande paralysée par le réformisme est cassé. Les ouvriers d'Allemagne utilisent les mêmes armes que celles qui vont marquer la période d'entrée dans la décadence du capitalisme et qui ont précédemment été déjà expérimentées par les ouvriers de Russie en 1905 et 1917 : grèves de masse, assemblées générales, formation des conseils ouvriers, en bref, l'auto-initiative de la classe ouvrière. À côté des ouvriers de Russie, les ouvriers d'Allemagne forment le fer de lance de la première grande vague révolutionnaire internationale des luttes qui ont émergé de la guerre. En Hongrie et en Autriche en 1918, les ouvriers se sont aussi déjà soulevés et ont commencé à former des conseils ouvriers.

La Social-démocratie, fer de lance contre le prolétariat
Tandis que des initiatives prolétariennes se développent, la classe dominante ne reste pas passive. Les exploiteurs et l'armée ont besoin d'une force capable de saboter et de limiter le mouvement. Après avoir appris de l'expérience en Russie, la bourgeoisie allemande, avec les chefs du commandement militaire, sait tirer les ficelles. Le général Groener, commandant suprême de l'armée, admettra plus tard : "Il n'y a actuellement en Allemagne aucun parti qui ait assez d'influence sur les masses pour rétablir le pouvoir du gouvernement avec le commandement militaire suprême. Les partis [traditionnels] de la droite s'étaient effondrés et, naturellement, il était impensable de former une alliance avec l'extrême gauche. Le commandement militaire suprême n'a pas eu d'autre choix que de former une alliance avec la Social-démocratie. Nous nous sommes unis dans un combat commun contre la révolution, contre le Bolchevisme. Il était impensable de viser la restauration de la monarchie. Le but de l'alliance que nous avons formée le soir du 10 novembre était le combat total contre la révolution, pour la restauration d'un gouvernement d'ordre, pour le soutien du gouvernement par la puissance des troupes et la formation, le plus tôt possible, de l'assemblée nationale" (W. Groener sur l'Accord entre le commandement militaire suprême et F. Ebert du 10 novembre 1918).

Le manteau de "l'unité" pour masquer les antagonismes de classe
Afin d'éviter l'erreur de la classe dominante russe - c'est-à-dire le fait qu'après Février 1917 le gouvernement provisoire russe ait continué la guerre impérialiste et ainsi aiguisé la résistance des ouvriers, des paysans et des soldats contre le régime, préparant l'insurrection victorieuse d'octobre 1917 - la classe capitaliste d'Allemagne réagit rapidement et d'une manière plus adroite. Le 9 novembre, l'empereur est contraint d'abdiquer, il est envoyé à l'étranger ; le 11 novembre un armistice est signé, qui contribue à retirer l'épine de la guerre de la chair de la classe ouvrière, le premier facteur qui a obligé les ouvriers et les soldats à combattre. La bourgeoisie allemande parvient ainsi à couper l'herbe sous le pied de son ennemi de classe. Mais, indépendamment de l'abdication forcée de l'empereur et de la signature de l'armistice, la remise du pouvoir gouvernemental à la social-démocratie est une étape décisive dans le sabotage des luttes.

Le 9 novembre toujours, trois chefs du SPD (Ebert, Scheidemann, Landsberg) ainsi que trois chefs de l'USPD (Parti social-démocrate indépendant) (1) forment le Conseil des commissaires des peuples, le gouvernement bourgeois fidèle au capital.

Le même jour, Liebknecht, le plus prestigieux représentant de la fraction spartakiste, devant des milliers d'ouvriers, proclame la "République socialiste" d'Allemagne, appelant à une unification des ouvriers d'Allemagne avec les ouvriers de Russie, le leader du SPD, tandis que le leader du SOD, Ebert, proclame une "République allemande libre" avec le nouveau "Conseil des commissaires des peuples" à sa tête. Ce gouvernement (bourgeois) autoproclamé s'installe pour saboter le mouvement. "En rejoignant le gouvernement, la social-démocratie vient au secours du capitalisme, en se confrontant à la révolution prolétarienne qui arrive. La révolution prolétarienne devra marcher sur son cadavre" . Ces propos de, Rosa Luxemburg dans ses "Lettres de Spartacus" d'octobre 1918, montraient déjà où se trouvait le principal danger. Et le 10 novembre, le Rote Fahne (le Drapeau rouge), journal des Spartakistes, avertit : "Pendant quatre années, le gouvernement Scheidemann, le gouvernement des socialistes, vous a poussé dans les horreurs de la guerre ; il vous a dit qu'il était nécessaire de défendre la "patrie", alors que ce n'était qu'une lutte pour de purs intérêts impérialistes. Maintenant que l'impérialisme allemand s'effondre, il essaye de sauver pour la bourgeoisie ce qui peut encore être sauvé et il essaie d'écraser l'énergie révolutionnaire des masses. Aucune unité avec ceux qui vous ont trahi pendant quatre années. A bas le capitalisme et ses agents".

Mais le SPD essaie maintenant de masquer le véritable front. Il avance le slogan : "Il ne devrait y avoir rien de "fratricide" si un groupe lutte contre un autre groupe, si une secte lutte contre une autre secte, alors nous aurons le chaos russe, le déclin général, la misère au lieu du bonheur. Le monde, après un triomphe si fantastique qui a vu l'abdication de l'empereur, devrait-il maintenant être témoin du spectacle de l'auto-mutilation de la classe ouvrière dans un fratricide injustifié ? Hier a montré la nécessité de l'unité intérieure au sein de la classe ouvrière. De presque toutes les villes nous entendons l'appel pour le rétablissement de l'unité entre le vieux SPD et l'USPD nouvellement fondé (....)" (Vorwärts, 10 novembre 1918) A partir de ces illusions d'unité entre le SPD et l'USPD, le SPD insiste auprès du Conseil ouvrier et de soldats de Berlin sur le fait que, puisque le "Conseil des commissaires des peuples" est composé de trois membres du SPD et de l'USPD, les délégués du Conseil ouvrier de Berlin devraient se trouver dans les mêmes proportions. Il est même parvenu à recevoir un mandat du Conseil ouvrier et de soldats de Berlin "pour qu'il dirige le gouvernement provisoire", ce dernier étant en réalité une force qui s'opposait directement aux conseils ouvriers. Rosa Luxemburg, plus tard, a tiré un bilan des luttes dans cette période : "Nous pourrions à peine compter que dans l'Allemagne qui avait connu le spectacle terrible du 4 Août, et qui pendant plus de quatre années avait récolté la moisson semée ce jour-là, il devait soudainement se produire le 9 Novembre 1918, une glorieuse révolution, inspirée directement par la conscience de classe, et orientée vers un objectif clairement conçu. Ce qui s'est produit le 9 Novembre était, dans une très faible mesure, la victoire de principes nouveaux ; c'était un peu plus qu'un effondrement du système impérialiste existant. Le moment était venu pour l'effondrement de l'impérialisme, un colosse aux pieds d'argile, s'émiettant de l'intérieur. La suite de cet effondrement était un mouvement plus ou moins chaotique, un mouvement pratiquement dénué de plan motivé. La seule source d'union, le seul principe persistant et salvateur était le mot d'ordre "former des conseils ouvriers et de soldats." (Congrès de Fondation du KPD 1918/19)

Sabotage politique des conseils ouvriers par le SPD

En novembre et décembre, au moment où l'élan révolutionnaire des soldats retombe, il commence à se produire plus de grèves dans les usines. Mais cette dynamique n'en est qu'à son début. Et, à ce moment, le mouvement des conseils est encore fortement et de façon inévitable divisé. Saisissant sa chance, le SPD prend l'initiative d'appeler à un congrès national des conseils ouvriers et de soldats à Berlin le 16 décembre. Ainsi, alors que le mouvement des usines n'est pas encore en plein essor, et que le temps pour la centralisation est encore prématuré, le SPD veut mettre à profit l'occasion d'un tel congrès national des conseils pour les désarmer politiquement. En outre, il met l'accent sur l'illusion largement répandue à l'époque selon laquelle le conseil devrait travailler selon les principes du parlementarisme bourgeois. À l'ouverture du congrès, la délégation forme des fractions (sur les 490 délégués, 298 sont des membres du SPD, 101 de l'USPD - parmi eux 10 Spartakistes -, 100 appartiennent à d'autres groupes). Ainsi, la classe ouvrière doit se confronter à un congrès auto-proclamé des conseils qui prétend parler au nom de la classe ouvrière mais qui laisse immédiatement tout le pouvoir entre les mains du gouvernement provisoire nouvellement "auto-proclamé".

Le présidium utilise la ruse pour empêcher des leaders Spartakistes tels que Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg de participer aux travaux du congrès et les empêche même de parler, sous le prétexte qu'ils ne sont pas des ouvriers des usines de Berlin (2).

Le congrès prononce la "sentence de mort" quand il décide de soutenir l'appel pour la formation d'une "assemblée nationale". Abdiquer ainsi le pouvoir face à un parlement bourgeois, c'est se désarmer soi-même.

Les Spartakistes qui veulent faire pression sur le congrès organisent une manifestation de rue massive de 250 000 ouvriers seulement à Berlin le 16 décembre.

Le congrès national permet à la classe dominante de marquer un point important. Les Spartakistes concluent : "Ce premier congrès détruit finalement le seul acquis, la formation des conseils ouvriers et de soldats, en arrachant de cette façon le pouvoir à la classe ouvrière, en rejetant le processus de la révolution. Le congrès, en condamnant les conseils ouvriers et de soldats à l'impuissance (par la décision de remettre le pouvoir à une circonscription nationale) a violé et a trahi son mandat (...) Les conseils ouvriers et de soldats doivent déclarer les résultats de ce congrès comme nuls et non avenus." (Rosa Luxemburg, 20 décembre 1918) Dans quelques villes, les conseils ouvriers et de soldats protestent contre les décisions du congrès national.

Encouragé et renforcé par les résultats du congrès, le gouvernement provisoire commence à lancer des provocations militaires. Dans une attaque du Freikorps à Berlin (troupe contre-révolutionnaire mise en place par le SPD), plusieurs douzaines d'ouvriers sont tués le 24 décembre. Ceci provoque l'indignation des ouvriers de Berlin. Le 25 décembre, des milliers d'ouvriers sont dans la rue en protestation. Devant l'attitude ouvertement contre-révolutionnaire du SPD, les commissaires de l'USPD se retirent du Conseil des Commissaires le 29 décembre.

Les 30 décembre et le 1er janvier, les Spartakistes fondent, dans le feu de l'action, avec les Communistes internationaux d'Allemagne (IKD), le Parti communiste allemand (KPD). Traçant un premier bilan et indiquant les perspectives, Rosa Luxemburg, le 3 janvier 1919, insiste : "La transformation d'une révolution du 9 novembre essentiellement de "soldats" en une révolution clairement ouvrière, la transformation d'un changement simplement, superficiellement politique superficiel de régime en un long processus de confrontation générale économique entre le capital et le travail exige de la classe ouvrière un niveau différent de maturité politique, de formation, de ténacité, (d'acharnement) que ce que nous avons vu dans cette première phase des luttes." (3 janvier 1919, le Drapeau rouge). Le mouvement devait alors entrer dans une étape cruciale en janvier 1919 - dont nous parlerons dans un prochain article.

Dino

1) L'USPD était un parti centriste, composé au moins de deux ailes combattant l'une contre l'autre : une aile droite, qui a essayé de réintégrer le vieux parti, passé dans le camp de la bourgeoisie, et une autre aile, qui s'efforçait de rejoindre le camp de la révolution. Les Spartakistes ont rejoint l'USPD afin de toucher plus d'ouvriers et de les faire aller de l'avant. En décembre 1918 les Spartakistes rompent avec l'USPD pour fonder le KPD.

2) Afin de parfaire l'isolement des ouvriers allemands et celui des révolutionnaires d'Allemagne, une délégation d'ouvriers russes venue pour assister au congrès sera même retenue à la frontière sur les instructions des forces du SPD.

Aube Dorée : Une Affaire Personnelle, documentaire d'Angélique Kourounis

19. octobre 2018 - 18:30

Synopsis
Une journaliste enquête depuis des années sur l'organisation du parti néo nazi grec Aube Dorée
L'effondrement économique, l'instabilité politique, et les relations familiales sont au premier plan de ce documentaire qui essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête des Aubedoriens qui se posent en victimes du système.
Une Aube Dorée qui ne s'est jamais cachée quant à son idéologie. Ses scores aux élections dans le passé étaient peut être négligeables, mais cette idéologie défendue par une partie du clergé, cultivée par la plupart des média, et transmise par le système politique est devenue le terreau sur lequel l'organisation a pu se développer.
La réalisatrice approche la question d'Aube Dorée via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs. Elle a dédié plusieurs années de travail à ses recherches autour du parti néo nazi grec qui occupe toujours la troisième place sur l'échiquier politique grec après des décennies d'actions meurtrières. C'est son troisième film sur la question, et le premier documentaire d'auteure.

« Mon homme est juif, un de mes fils gay, un autre anar et moi féministe de gauche, fille d'immigré. Si Aube Dorée vient aux affaires notre seul problème sera dans quel wagon nous monterons. »

Ensemble contre l'extrême-droite toulonnaise

19. octobre 2018 - 18:00

Le Local – un lieu autogéré à Toulon • 6 rue Corneille 83000 Toulon • http://www.lelocal.volutes.lautre.net/

Présentation du livre Essentialité

19. octobre 2018 - 18:00

Essentialité éd La Courte Echelle/Éditions Transit

Extrait du prologue de l'ESSENTIALITÉ du Singulier à l'Universel, de l'Universel au Singulier de Luc Enoka Camoui et Georges Waixen Wayewol, auteurs, écrivains et poètes Kanak

Sommes-nous ce cerf-volant qui aime surfer dans les courants libres des airs, à la recherche de sensation grisante dans l'espace infini. Mais que l'idée de liberté totale fait craindre la perte d'un confort sécuritaire imaginaire, au point d'oublier notre beauté et notre dignité. Habitué au régime de semi-liberté, le colonisé dans sa liberté apprivoisée a du mal à rompre le très colonial cordon ombilical, avec son maître, sur son droit que seul ce dernier peut aliéner unilatéralement. Qui rompra le lien à la place du colonisé, certainement pas le colonisateur ?
Nidoish Naisseline faisait part de son expérience coloniale en ces termes : « […] j'ai pris conscience de quelque chose d'essentiel : le colonisé n'est pas seulement quelqu'un qu'on exploite, c'est aussi quelqu'un que l'on prive de beauté. »
La beauté est réservée à l'homme civilisé européen. Par une énième mascarade des pouvoirs, les possibilités de penser, de jouir du beau, de produire des théories et de devenir souverain restent presque inaccessibles. Et si par bonheur nous parvenions à y accéder, c'est dans un format pré-établi que notre Graal se trouve. La résistance demeure et les pratiques intellectuelles avec.
Dans un texte encore non publié pressenti pour la préface de l'essentialité, Hamid Mokaddem, auteur de Nouvelle-Calédonie, écrivait : « Dans ces contradictions, les intellectuels et créateurs, impliqués par le pli inégalitaire du monde, produisent des lieux-dits, des lieux-communs, proches, voisins, juxtaposés. À leur tour, les créateurs recomposent leurs pratiques intellectuelles avec les nouvelles formes d'impérialismes. Dans ces superpositions entre l'ici et l'ailleurs, les artistes font tous l'épreuve des assujettissements ... ».
L'essai est restitué avec le style kanak. Il est provocateur parce qu'éthique. Il révèle le message en donnant du sens aussi à l'esthétique. C‘est un ordre anti colonial, dans la manière d'amener librement la pensée intellectuelle. Ainsi se décline le concept de l'essentialité, qui pour se désaliéner, veut que le postulat subversif ne soit assujetti à aucune contrainte normative du moment, et ne doit répondre à aucun diktat du monde hermétique de l'écriture.


Lectures-contes
20 octobre à 16h à la librairie Transit
Rentrée littéraire du Congo(s)
Avec Doyen Hopiel Ebsiata, Maha Lee Cassy, Kayro et Jorus Mabiala

Les pieds sur terre - Documentaire de Baptiste Combret et Bertrand Hagenmüller - 2017

19. octobre 2018 - 18:00

CYCLE AUTOMNE 2018 : "Occuper l'espace public ! "

Projection - débat- Apéro dînatoire -

"Ici, on ne fait pas de politique, on la vit !"

Batiste Combret et Bertrand Hagenmüller, sociologue et réalisateur de films documentaire sont allés entre décembre 2012 et mai 2015 interviewer des habitants du Liminbout, un « hameau » situé sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ce « lieu de passage » est l'un des rares endroits où les différents types d'habitants se croisaient.
Agriculteur historique, paysans syndicalistes, locataires surendettés venus chercher une autre vie, squatteurs y apprennent à vivre et à lutter ensemble au quotidien.
« Ici, disent-ils, on ne fait pas de la politique : on la vit. »
Loin des représentations habituelles de la ZAD, le film est une immersion dans le huis-clos de ce village devenu au fil des années symbole de la lutte contre l'aéroport et son
monde. À travers un documentaire, les deux auteurs ont su montrer que malgré les différences, les habitants de ce petit hameau contribuaient ensemble à
construire un autre monde.

Pour une ville vivante, verte et populaire, rien n'est encore perdu !

19. octobre 2018 - 11:23

SUR LA PLAINE, LA MAIRIE MENT (ET DÉTRUIT) ÉNORMÉMENT :

Dans sa propagande en quadrichromie, la Soleam promet de faire de la place Jean-Jaurès « un lieu de vie végétalisé, méditerranéen, pour la préservation et le développement de la biodiversité ». Dans la vraie vie, les riverains découvrent une scène de désolation : une place vidée, quadrillée, sinistrée par la fin du marché et la coupe brutale de dizaines d'arbres...

1) Arbres « transplantés » ? « On n'entendra pas le bruit des tronçonneuses sur La Plaine », juraient M. Chenoz (élu et président de la Soleam) et M. Knidel (du cabinet paysagiste APS). Résultat : déjà 43 arbres abattus !

2) Arbres « malades » ? Selon la Soleam, ils étaient « en amorce de dépérissement, voire de mortalité »... Après abattage, un expert forestier a constaté que la plupart étaient en bonne santé.

3) « Des travaux phasés » ? Le cahier des charges de la Soleam prévoyait de garder les 2/3 du marché sur place pendant les travaux. Mais l'élue Marie-Louise Lota a tranché : « Le marché de La Plaine, c'est fini. »

4) « Vie de quartier animée, une énergie à respecter » ? Les activités gratuites (jeux de ballon ou de boules, sardinade du 1er Mai, carnaval...) sont maintenant considérées comme des « usages déviants ». Et 3 ans de chantier, comme le manque d'alternatives pour le stationnement, risquent de ruiner les commerces de proximité.

5) « Espace piéton demain » ? La fermeture totale de la place asphyxie déjà le quartier. À terme, on aura un espace « minéralisé » (béton) et une piétonnisation contredite par l'aberration urbanistique que serait une voie de circulation cassant en deux la plus grande place de Marseille.

6) « Une démarche collective et collaborative » ? Deux médiateurs nommés par la Soleam ont déjà démissionné, dégoûtés par l'attitude de leurs commanditaires. Lors de la pseudo-concertation publique, de nombreux habitants ont demandé un meilleur entretien de la place et le respect des activités existantes. C'est tout le contraire qui arrive.

En réalité, La Plaine subit un coup de force. Une opération table rase à visée purement spéculative. Un projet malveillant contre l'un des quartiers les plus dynamiques de Marseille – qui avait juste besoin qu'on prenne soin de lui.

www.facebook.com/assembléedelaplaine – assembleedelaplaine chez gmail.com

Cercle de Silence

18. octobre 2018 - 16:30

de 17h30 à 18h30

Après le cercle : Rencontre bavarde, à 18h45 dans les locaux de la Cimade (8 rue Jean-Marc Cathala 13002), pour faire un bilan de ces rassemblements.

Les arbres de la Plaine

18. octobre 2018 - 15:15

Mesdames et Messieurs de la Mairie, de la Soléam et de Vinci,

Je pense qu'avec ce qu'on a vu, entendu, vécu sur la Plaine ; avec l'immense peine partagée pour nos arbres. Là, vraiment, on a envie que vous vous étouffiez avec vos salades.
Et surtout n'utilisez plus le mot "végétalisé".
Un terme appartient à tout le monde ; mais il a un sens. On végétalise un lieu qui n'est pas couvert de végétaux. VOUS DÉVÉGÉTALISEZ. VOUS ÉRADIQUEZ. .

Alors, pour réaliser l'irréparable vous concentrez autour des végétaux des centaines d'hommes en armes : des robocops contre les arbres. De la lacrymo, des fumigènes, des heurts provoqués par les forces de l'ordre. Même les pompiers étaient là pour vous aider. Et la ronde de vos camions autour de la place ..

Un carnaval d'un genre différent, pour supplicier des arbres en bonne santé.
Juste quelques jours après que M. Bruno Gilles ait dit au Conseil Municipal du 5/4arrondissements, du 04/10/2018 à propos de la Place et des arbres : "TOUS LES ARBRES SERONT TRANSPLANTES"

Demandons à l' AFP et à la PROVENCE de contrôler les informations distillées par le "grand argentier" ; c'est ainsi qu'est nommée la SOLEAM par le président du Conseil du Territoire, d'après la PROVENCE du 08/07/2018 .
Non, ces arbres n'étaient pas malades. Ce ne sont pas les arbres qui sont malades . C'est nous maintenant .

Et VOUS. laissez les derniers arbres en place ! Car vous savez que ces arbres ne pourraient supporter une transplantation. Rappel des propos de la SOLEAM juillet 2018 par la voix de son président .
"Aucun arbre ne sera abattu ; ils seront simplement déplacés et repositionnés après la fin des travaux"
Chaque informé sait que ces arbres ne pourraient pas supporter le "déplacement". À la Soleam les arbres marchent. Mais s'il n'y avait que les arbres ! Combien de personnes qui ont approuvé ce projet ont "marché" ; ont cru aux affirmations de la SOLEAM.

QU'ON NOUS LAISSE NOS ARBRES EN PLACE !

Alors. Ravalons nos larmes . Politisés, pas politisés, allergiques à la politique ? UNISSONS NOUS !

LUTTONS POUR LES DERNIERS ARBRES. SI ON LAISSE TOUCHER A CES DERNIERS ARBRES ON PERD LA FACE ..

Rassemblons-nous à 14 h au Vieux Port ce samedi 20/10/ 2018
Faisons chacune, chacun, en famille, seul, avec nos enfants, nos chéris.es, nos amis ; dans nos lieux de réunion, associatif, politique, sportif, culturel, nos cafés, nos petits restos, nos bars, nos terrasses, passer l'info et fabriquons des affichettes, tout ce que vous pouvez inventer, pour sauver nos derniers arbres qui cette fois-ci sont déclarés sains par la SOLEAM. Alors ils doivent être ultra-sains, car les arbres abattus étaient sains, saints même .

"Actuellement , l'homme mène une guerre contre la nature ; s'il gagne il est perdu." Hubert Reeves 2012.

Marie, du quartier, de Marseille, de l'Assemblée de la Plaine

Appel à manifester contre la réforme du système des retraites

18. octobre 2018 - 9:30

Les neuf organisations de retraitées appellent ensemble leurs adhérent-e-s à manifester ce jeudi 18 octobre dans toute la France pour s'opposer au projet de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS 2019) qui métamorphose notre retraite actuelle en une allocation sociale pouvant être adaptée au gré du gouvernement et des marchés financiers.
Cette transformation préfigure le système à points dont la valeur du point, sans aucune garantie, sera fixée au dernier moment là aussi en fonction du marché.
L'UNIRS/Solidaires13 et les 9 organisations retraité/es appelle à un grand rassemblement à 10H30 devant le Medef13, place du Général de Gaulle, pour rejoindre ensuite la Préfecture où la motion unitaire reprenant le texte du groupe des 9 (" Notre pension en danger... un avant goût de la réforme") sera déposée.
Six autres associations de retraité-e‐s (dont Police, Gendarmerie, PTT, agriculteurs, etc.) viendront manifester derrière les cortèges des 9 organisations syndicales. La colère des personnes retraitées finira par devoir être entendue par ce gouvernement.

Rassemblement de soutien aux salarié.e.s des McDonald's devant le Tribunal

18. octobre 2018 - 9:00

Le franchisé de plusieurs Mac Do de Marseille a les mêmes méthodes que son enseigne : terreur, licenciements abusifs et vigiles pour casser la grève... Ketchup avarié sur le burger : du fric mis sur la table pour faire dégager les militants syndicaux !

Mac Do, c'est une longue histoire d'exploitation.

En 2017, une grève à Villefranche de Rouergue a duré six mois suite au licenciement d'un salarié. Là aussi un franchisé est à la manœuvre. Mais la patte managériale Mac Do est dans l'ombre.

Aujourd'hui aux États-Unis, de nombreux cadres de Mac Do sont accusés de pratiquer le harcèlement sexuel comme méthode de management.

À Marseille, le conflit a démarré avec la vente de six enseignes de la région à un repreneur, Mohammed Abassi, qui en possède déjà huit. Ses méthodes : intimidation et vigiles avec pour objectif la liquidation du Mac Do de St Barthélémy, considéré comme un véritable bastion.

Un patron ça licencie énormément ! Ça cogne aussi !

Grèves, occupations et manifestations sont le quotidien des salarié.e.s de Mac Do depuis cinq mois. Leur combat tenace a permis de gagner aussi au tribunal. La cession du Mac Do de St Barthélémy a été annulée en septembre.

Cependant, jamais à Marseille chez Mac Do le niveau de violence n'a été aussi haut. Au Mac Do Chave une représentante syndicale est harcelée par sa hiérarchie qui enchaine les mesures vexatoires à son encontre, elle a même été victime d'une agression ayant entrainée une ITT de 3 jours ! Et ce n'est pas un cas isolé ! du Mac Do de Félix Barret à celui de Grand Littoral, les représentants syndicaux sont harcelés, intimidés et poussés vers la porte. Placardisation, agressions verbales, agressions physiques, arme braquée sur la tête sont les méthodes utilisées contre les salarié.e.s.

Face à l'escroquerie patronale et à sa violence, l'action solidaire s'est exprimée le 9 octobre, lors de la manif intersyndicale, par l'intervention devant (et dans) 3 Mac Do, salarié.e.s Mac Do et manifestant.e.s solidaires de leur lutte côte à côte. Cette action solidaire doit se poursuivre, s'amplifier et devenir notre arme.

Rendez vous 16 octobre au Mac Do Chave à 18 heures 30

Prochain rendez-vous jeudi 18 octobre devant le TGI de Marseille à 10 heuresrassemblement de soutienpour gagner l'annulation de la vente des 5 autres restaurants

Pour suivre la lutte des Mac Do, une page Facebook : « Christian Buisson ».
Caisse de grève en ligne : https://www.leetchi.com/c/tous-ensemble-du-13014

Premiers signataires : ATTAC Marseille, CNT-SO, CNT-STICS, LDH Marseille, NPA, Mouvement de la paix, PG, UNEF Aix-Marseille, UNL, Union syndicale Solidaires 13

Tract + Lutte des MacDo Marseille : un peu d'historique :

Syndicalisme international : Penser et agir concrètement par-delà les frontières

17. octobre 2018 - 19:35

Le mois dernier, nous avons fait un état des lieux du syndicalisme international. Il n'a d'intérêt que s'il est couplé à une activité militante. Alors que faire, en matière internationale, dans nos organisations syndicales ?

L'internationalisme est une des valeurs traditionnellement mises en avant dans les congrès du mouvement ouvrier, et notamment des organisations syndicales. Mais qu'en est-il réellement ?

Au siècle passé, on connaît le catastrophique exemple de la guerre en 1914 avec le ralliement massif – mais non unanime, fort heureusement – à l'Union sacrée [1]. Les luttes anticoloniales trouvèrent aussi un mouvement syndical aux attitudes diverses ; la majorité n'apporta pas un soutien franc et massif aux peuples en lutte. On le voit encore aujourd'hui, vis-à-vis de la situation en Kanaky, en Guadeloupe ou en Corse, par exemple.

Si le capitalisme s'est largement mondialisé depuis des décennies, les résistances et offensives syndicales n'ont pas suivi le même chemin : trop peu de grèves et manifestations internationales, car de trop faibles coordinations à cette échelle ; et cela, tant au plan professionnel qu'interprofessionnel. Pourtant, bien des choses peuvent être faites.

Pour cela, l'international ne doit pas concerner que les collectifs militants les plus éloignés du terrain, (fédérations, union, confédérations). Chacun et chacune, au sein de sa section syndicale, a la possibilité d'y ­contribuer et d'insuffler une dynamique qui pourra ensuite s'élargir à toute l'organisation.

Tracts communs et tournées à l'étranger

Des contacts peuvent être pris avec des syndicats étrangers du même secteur professionnel, à travers les réseaux internationaux évoqués le mois dernier.

Il est à la portée de tous et toutes de réaliser des tracts communs à des syndicats de plusieurs pays, parlant des problèmes concrets des salarié.es en les resituant dans la logique patronale internationale. Même chose pour des affiches ou pour des tournées à l'étranger, comme celle organisée par les syndicats états-uniens en 2002 avec les grévistes victorieux de McDo France, afin d'apprendre de leur lutte. Contacts et mises en œuvre sont plus aisés lorsqu'on travaille dans une entreprise multinationale et/ou de réseau, ou un service public, car les correspondants et correspondantes sont facilement identifiables.

Autour de syndicats se situant clairement sur le terrain de la lutte des classes, il existe des coordinations de ce genre, aux contours divers, dans le rail, l'éducation, les centres d'appel, l'automobile, la santé, la logistique… Cela peut déboucher sur des « eurogrèves », telles celles organisées dans les chemins de fer européens, en octobre 1992, par la Fédération européenne des transports (liée à la Confédération européenne des syndicats), ou en mars 2003 via ce qui deviendra ensuite le Réseau rail sans frontières [2]. Mais on peut également citer la tentative d'eurogrève chez Renault contre la fermeture du site de Vilvorde, en 1997, ou, plus récemment, l'eurogrève des salarié.es de Ryanair. Marins et dockers ont également une longue habitude de solidarité sans frontières, ponctuée par quelques grèves actives où l'action directe prend toute sa place.

Se connaître en amont pour agir au bon moment

Un peu comme l'interprofessionnel, la dimension internationale n'est souvent redécouverte qu'au moment d'un conflit : « Contre la fermeture de notre usine ou les suppressions d'emplois, prenons contact avec les collègues d'autres pays ». Mais, comme pour l'interprofessionnel, c'est souvent trop tard. Les liens doivent être tissés avant, le travail commun permet d'anticiper, de créer la confiance.

Lorsque des sections syndicales, syndicats ou unions locales se jumellent avec des structures similaires d'autres pays, il s'agit de ne pas en rester au symbole, mais d'échanger les publications, d'organiser des échanges militants, de soutenir réciproquement les luttes. Sur ce dernier point, de nombreux témoignages de camarades en attestent : dans beaucoup de pays, les messages de protestation auprès des institutions et du patronat pèsent dans la résolution de certaines grèves et contre la répression. C'est loin d'être négligeable !

Au-delà des réactions ponctuelles, plusieurs organisations syndicales françaises mènent des campagnes unitaires dans la durée : soutien aux syndicalistes d'Iran (CGT, CFDT, Unsa, Solidaires, FSU) ; libération de Koltckenko et Sentsov en Russie (Solidaires, CNT-SO, CNT) ; Boycott Désinvestissement Sanctions à l'égard de l'État israélien (Solidaires, CNT, quelques structures CGT) ; etc. Il y a eu des choses du même type lors de la Coupe du monde de football au Brésil, d'autres démarrent (collectif Nicaragua).

Du soutien aux syndicats indépendants persécutés dans les pays du bloc soviétique ou dans les dictatures sud-américaines à l'aide apportée aux syndicalistes du Maghreb en butte à la répression de leurs États, le courant syndical dans lequel nous nous retrouvons a une longue tradition derrière lui. A nous de la perpétuer et de la renouveler. C'est ce qui se fait à travers l'assemblée européenne des livreurs à vélo (qui se réunit fin octobre à Bruxelles), la coor­dination des travail­leurs et travailleuses d'Amazon (une rencontre avec des délégations ­d'Allemagne, Pologne, France, Espagne, États-Unis… s'est tenue fin septembre). On peut ainsi donner du retentissement à certaines luttes pour lesquels des collectifs agissent avec abnégation, persistance et… trop peu d'écho.

L'action syndicale internationale permet d'agir sur des sujets aussi importants que les droits des femmes, qui ne sauraient se traiter dans le seul cadre national ; de même pour le respect des migrants et migrantes. C'est aussi la possibilité d'échanger et d'apprendre en matière de contrôle ouvrier, d'autogestion… L'information joue un rôle important pour la formation syndicale internationale. La CGT publie un bulletin ; Solidaires de même avec aussi une revue dont chaque numéro est consacré à pays (les dernières sur la Tunisie, le Mexique, l'Algérie, le Brésil, le Kurdistan ; la prochaine sur la Chine) ; la CNT-SO dispose aussi d'un bulletin international plus irrégulier ; la CNT, d'un site dédié. On peut reprendre des extraits de ces publications dans les bulletins de sections ou de syndicats.

Christian (AL Banlieue sud-est)

[1] Guillaume Davranche, Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914), L'Insomniaque/Libertalia, 2014.

[2] Le réseau Rail sans frontières associe des syndicats britannique (RMT), français (SUD-Rail, Solidaires-RATP, Solidaires-Transports), espagnol (CGT, Intersyndical), marocain, sénégalais, malien, tunisien, états-unien, canadien, brésilien et suisse...

Alternative Libertaire n°287, octobre 2018

Sur La Plaine, le marché des derniers jours

17. octobre 2018 - 19:16

Bien décidée à « requalifier » la plus grande place de Marseille, la mairie a pour abcès de fixation le marché qui y campe trois fois par semaine et attire une population qu'on ne veut plus voir en ville. C'est que le souk, le bazar et toute la smala des vendeurs de rue incarnent aux yeux des élites un commerce honteux qu'il faut éradiquer à tout prix. Mais plus que la fin d'un marché populaire, c'est l'essence même d'une ville portuaire que l'on condamne à mort. Chronique sur le vif.

Jusqu'au bout, on n'arrive pas à y croire. Samedi 29 septembre 2018, dernier jour officiel du marché de La Plaine, place Jean-Jaurès. Chez les clients, les marchands, les mamies qui viennent y chercher de la chaleur humaine autant qu'une livre de haricots écheleurs, l'émotion est palpable. Comme disent Monique et sa compagne, vendeuses de prêt-à-porter féminin : « C'est la fin d'un monde. Ils ne veulent plus de nous. »

De crainte que les forains ne se cabrent (des panneaux « stationnement gênant » annoncent l'entrée en action type Blitzkrieg d'une armée de poseurs de palissades pour fermer l'esplanade dès 13 h), le pacha de l'Hôtel de ville a fait un geste. Alors que, la veille encore, il sommait le préfet de « faire respecter l'ordre républicain » en lançant les CRS contre les « quelques individus » qui paralysaient les autoroutes d'accès à Marseille, Jean-Claude Gaudin a accepté de les recevoir lundi 1er octobre. « Si, évidemment, ces derniers ont levé toute forme de blocus d'ici là. » Il promet, en échange, que le chantier de La Plaine ne démarrera pas avant qu'un accord soit trouvé. Il était temps. Si les journaux parisiens (nationaux ?) ignorent ce conflit qui menace de mettre le feu à la deuxième ville de France, La Provence titre « Blocus » en grosse manchette. Des travailleurs du port saluent pour leur part ceux de la place Jean-Jaurès : « La prochaine fois, on bloque ensemble, on a un ennemi commun. » Oui, il était temps.

Zad de La Plaine

Outre les blocages d'autoroutes, préfecture et mairie ont beaucoup fantasmé sur le spectre d'une Zad urbaine. Les RG évoquent un noyau de 200 énervés prêts à construire des cabanes dans les tilleuls et à s'opposer à l'avancée des tractopelles. Mais là, un tour d'écrou de plus vient pincer le muscle dans la poitrine des élus : et si les forains refusaient de remballer ? Et si une Zad à Marseille, c'était un souk permanent ? Doc Youcef le vélomane le préconisait entre deux réparations : « Il faut arrêter le chantier en plantant des tentes et en déclarant le marché ouvert 7 jours/7 et 24 h/24 ! »

Plaisanterie à part, la fraternisation des habitants avec les gens du marché préoccupe ceux qui dénigraient les opposants – « une bande de punks à chien qui aime casser des canettes et faire caca par terre » (dixit le poète Chenoz [1] )…

Le marché tri-hebdomadaire de La Plaine n'est pas qu'un marché de quartier. L'espèce de plan social à la hussarde qu'impose le service des emplacements publics à 300 marchands forains en prétendant les disperser aux quatre vents, qui sous une bretelle d'autoroute, qui sur le port de l'Estaque, n'est que l'aspect le plus criant d'une guerre de position. Il s'agit de casser une dynamique qui lie encore le centre-ville aux quartiers populaires, pour le faire basculer du côté des quartiers Sud, plus huppés.

« Sans La Plaine, on est morts »

« C'est pas que pour défendre mon gagne-pain ! », lance Manu par-dessus son étalage. Avec sa dégaine de hipster tout-terrain et sa gouaille nordiste, il martèle : « Du boulot je peux m'en réinventer ailleurs. C'est ma dignité d'homme que je défends, là. » Vendredi 14 septembre, lors de la venue de Macron et Merkel à Marseille, Hichem a sorti le barbecue, deux ou trois transats, un parasol, qu'il a posés au milieu de la Canebière bloquée par des dizaines de forains, en face de la chambre de commerce. Deux collègues gitans s'y sont installés avec une guitare et ont balancé une rumba. La scène voulait dire beaucoup : le collectif forain, divisé et méprisé, a retrouvé sa fierté. Et la joie de faire front, même si c'est le dos au mur.

Milou, forain journalier depuis dix ans, raconte : « Un jour, j'ai fait remarquer à un placier qu'il y en a qui sont titulaires [d'un emplacement au marché] alors qu'ils sont arrivés après moi. Il me répond que je suis bien con… Ça veut dire quoi, d'après toi ? » On les a bien baladés, les forains de La Plaine. Persuadée qu'elle les tient par l'entrejambe, l'élue chargée des marchés, Marie-Louise Lota, leur parle avec dédain : « Vous vendez trop du bas de gamme. » Son âme damnée passait la main dans le dos des uns et des autres : « On compte sur vous pour le futur marché, ce qu'on ne veut plus, c'est des barbus. » Ou : « Vous les Gitans, on vous mettra sur la place de La Joliette, vous verrez, vous serez bien. » Ce à quoi les intéressés ont répondu : « Non, nous on reste avec les Noirs et les Arabes. »

Les gens savent bien que ce marché est un tout. Les soldeurs et les fripiers font locomotive. Ils attirent le public et tout le monde en profite. Les commerçants sédentaires de la rue Saint-Michel aussi : les jours de marché, leurs ventes augmentent, et pas qu'un peu. C'est une alchimie à la fois rugueuse et fragile, un marché. On n'y touche pas impunément. « On veut rester là. À la limite, on pourrait accepter de bouger à côté pendant les travaux, mais ensemble. Et on s'appellera “ marché de La Plaine en exil ”, lâche Dalila dans un sourire. Sans La Plaine, on est morts. »

Sur son stand, le Nigérian Dolapo taille un cliché en pièces : « Les gens croient que si on vend si peu cher, c'est qu'on deale des trucs tombés du camion. Hé non, c'est pas volé ! Regarde les Manouches, c'est les rois du déstockage. Ils font la tournée des boutiques avec des liasses de billets et ils proposent de débarrasser le commerçant de la collection qui lui reste sur les bras. Il y en a qui sont même branchés avec des directeurs de vente d'hypermarchés ! » Et ces mêmes directeurs espionnent le commerce de rue pour voir ce qui marche et à quel prix…

Diviser pour mieux régner

La promesse initiale du cahier des charges de la Soleam – deux tiers du marché maintenu et le tiers restant relogé à proximité – s'est réduite comme peau de chagrin. Dans un deuxième temps, seuls 80 forains allaient rester sur la place pendant les travaux. Soi-disant choisis selon des critères d'ancienneté et d'assiduité… Mais chassez le clientélisme, il revient au petit trot. À la sortie d'une réunion en mairie, le forain Bakouche lâche à une journaliste : « La discussion ? C'est pas une discussion, Madame, c'est une requalification. Ils requalifient les forains. […] Tu veux que je te dise comment les 80 qui resteront ont été choisis ? Par catégorie d'origine. Ils ont pris 20 de telle origine, 20 de telle autre, et ils ont nettoyé le problème comme ça. »

« La place sera totalement fermée pendant les travaux pour des raisons de sécurité et de salubrité », a finalement tranché une lettre adressée aux forains le 1er août 2018. Pompier pyromane, Mme Lota a eu le culot de rejeter la faute de l'annulation du phasage des travaux sur les forains : selon elle, ils allaient s'étriper pour une place, mettant la clientèle en danger. Elle les somme de choisir un « site de repli » parmi huit proposés. Des sites inhospitaliers, où rien n'a été préparé pour leur arrivée. Et puis, « la dame qui m'achète du tissu, si elle cherche aussi des chaussures, je vais lui dire de prendre le bus et d'aller à l'Estaque ?,interroge Raphaël. Avec quoi ils pensent, à la mairie, avec le cul ? »

Sciemment divisés par communautés, par statuts (journaliers, titulaires, pistonnés…), les gens du marché ont réagi à l'annulation du phasage des travaux. Tout le monde s'est retrouvé nivelé par le bas, partageant la même précarité quant à leur avenir. Résultat, les rangs se sont resserrés. Les journaliers, qui ne participaient pas aux mobilisations parce qu'ils allaient de toute façon « gicler », se sont joints à la protestation. En masse, plus de la moitié des marchands se sont affiliés à un même syndicat, celui des marchés de France, qui « défend une éthique des marchés populaires ».

Disperser les indésirables

Après les premières manifs, la mairie a gagné une semaine de répit avec la promesse d'une réunion sous les auspices de la préfecture. Jeudi 13 septembre à 22 h 30, après trois heures de palabres, Mme Lota fait mine de céder sur un point. Alors qu'elle affirmait que les forains devraient se réinscrire individuellement une fois la place rénovée (ce qui est illégal), voilà qu'elle jure, par écrit, que tous les titulaires seront réadmis. Tous ? Sauf ceux qui auront changé de métier, asphyxiés par trois ans de disette… Et les journaliers, sacrifiés sans considération. Si un des délégués est sorti les bras levés en signe de victoire, un camarade l'a prestement ramené à la réalité : « Oh, tu es entré forain et tu ressors syndicaliste ? »

Car la question est de savoir comment survivre pendant le chantier. Pour la relocalisation provisoire, Mme Lota consent à donner une semaine au syndicat pour « modéliser » sur plan une éventuelle installation sur le boulevard Chave, à côté de la place. Mais dès le lendemain, la maire de secteur s'offusque à l'idée de voir débouler la smala dans son quartier. Deux jours plus tard, le directeur du service des emplacements passe en coup de vent pour distiller ce qu'on savait déjà : malgré ce qu'avait annoncé La ProvenceCe sera Chave »), la promesse n'engageait personne. Retour à la case « dispersion ». À une semaine du début présumé des travaux, l'incertitude règne.

L'ombre du chantier avance comme un monstre titubant, à la fois chapacan [2] et prêt à piétiner tout ce qui permet ici la présence des indésirables. Il est là pour durer, jusqu'à ce que les gens oublient l'usage qu'ils avaient des lieux. Jusqu'à provoquer suffisamment de faillites et de fuites d'habitants pour faire table rase avant que des investisseurs bien rencardés raflent la mise. Mais cette seconde étape dans des opérations spéculatives fait souvent pschitt à Marseille. Les paysages urbains dernièrement requalifiés ressemblent à des déserts.

Qu'importe, Gérard Chenoz a toujours le mot pour rire : « Les touristes, ils ne demandent pas qu'on enlève les Arabes, blague-t-il à la fin d'une réunion avec des commerçants du quartier inquiets des effets dévastateurs du chantier. Ils veulent juste qu'on balaye un peu plus les rues. Alors je piétonnise et ça va devenir un quartier branché. » Et Hichem de traduire : « Chenoz ne parle pas comme un élu, mais comme un gouverneur colonial. »

« Ils ont voulu la guerre »

Il y a, parmi ces marchands ambulants qu'on regarde de haut, de vrais philosophes de combat. Dolapo a étudié au South Bank Polytechnics de Londres avant que les aléas de la vie l'amènent à vendre des parfums et des sous-vêtements féminins sur les marchés du sud-est de la France : « Shakespeare disait que le bien que font les hommes est souvent oublié après leur mort, mais le mal, lui, persiste. C'est peut-être ce petit goût d'immortalité que recherche Mme Lota en nous maltraitant ! » Avant de partir d'un grand rire : « Mais c'est lui faire trop d'honneur. Cette dame n'a pas la carrure d'un personnage shakespearien ! »

Samedi 29 septembre, à la fin du dernier marché, s'est déroulée une scène encore inimaginable quelques jours auparavant. Une réunion commune, où des forains et des foraines, les représentants de leur syndicat, des riveraines, des membres de l'assemblée de La Plaine, des jeunes décidés à ne pas laisser couper les arbres et quelques Insoumis ont partagé un micro ouvert pour parler stratégie. Tristesse et colère étaient étroitement mêlées. Mais aussi le sentiment qu'une situation inédite autorisait quelques espoirs. Tout n'est pas encore perdu. Que le vieux maire se sente obligé de recevoir des gens qu'il a ignorés, puis traités – la veille encore – d'illégitimes fauteurs de trouble, révèle l'instabilité de sa fin de règne. Et prouve aussi que la cause de La Plaine est maintenant reconnue dans toute la ville.

En verve, Hichem entreprenait ainsi un automobiliste coincé lors d'un blocage, le 7 septembre dernier : « Où vous allez, avec votre petite famille, quand vous voulez vous promener dans un endroit sympa, où les gens se mélangent paisiblement ? Y a pas 36 solutions : sur les plages, au stade ou au marché de La Plaine. Il faut défendre La Plaine, Monsieur, c'est le cœur de Marseille ! » Ayant grandi dans le quartier, le jeune homme à la barbe en pétard a été bercé par les chansons de Bob Marley dans l'épicerie de son père. Lui aussi utilise les armes de l'esprit : « Ils ont voulu la guerre et ils vont la perdre, parce qu'ils ne nous laissent aucune issue. Comment il s'appelait déjà, le philosophe chinois des champs de bataille ? Il disait “ Si tu veux prendre une ville, encercle-la, mais laisse une porte de sortie pour que les faibles puissent s'enfuir. Sinon, s'il est acculé, un gentil berger est capable de te tuer six ou sept soldats ”. Cette mairie, si elle voulait mettre le feu aux poudres, elle ne s'y prendrait pas autrement. »

Bruno Le Dantec

[1] Gérard Chenoz, adjoint au maire chargé des Grands projets d'attractivité et président de la Soleam, établissement public à la manœuvre dans les opérations de rénovation urbaine.

[2] « Chapacan » : « bras cassé », en marseillais.

[3] Claude Valette, ex-adjoint au maire délégué à l'urbanisme, dans Le Figaro du 18/11/2003.

CQFD n°169, octobre 2018

Stan et Ulysse, l'esprit inventif de Benjamin Hennot

17. octobre 2018 - 19:00

Bruxelles, 1940. Deux gamins se lancent dans la résistance, puis fondent un maquis, où ils multiplient les coups-d'éclat contre l'occupant nazi. Voilà le point de départ du long-métrage documentaire qu'a consacré Benjamin Hennot (auteur du très recommandé La Bataille de l'eau noire) à l'histoire de ces maquisards goût wallon : « Stan et ulysse, l'esprit inventif ». Un film aux allures de western belge, diffusé en présence du réalisateur.

Chrétiens de Gaza

17. octobre 2018 - 17:30

À l'initiative du CRI (coordination contre le racisme et l'islamophobie) et avec le soutien du Collectif 13, Palestine en Résistance.

PALESTINE 13 - Groupe marseillais de l'AFPS
Association France Palestine Solidarité
c/o La Cimade, 8 rue Jean-Marc Cathala, 13002 Marseille
asso.palestine13 chez gmail.com
www.assopalestine13.org

Réunion RESF 13

17. octobre 2018 - 16:30

de 17h30 à 19h30

resf13 chez no-log.org / 06 31 32 48 65
www.educationsansfrontieres.org

Mercredi 17 octobre Assemblée à 18h sur la Plaine

17. octobre 2018 - 16:00

Site et suivi de la lutte La Plaine, on est là - tou.te.s ensemble défendons notre quartier :
https://laplaine.noblogs.org/

Lundi 15 octobre au matin : les palissades sont en train d'être posées.
Selon un ouvrier, ils envisagent de finir l'installation des palissades dans la journée.
voir les infos de l'Assemblée. Besoin de monde.
Assemblée sur la Plaine à 18 heures

Samedi 13 octobre : appel à manifestation. Rendez-vous 14h au Cours Julien
piège et affrontement au retour des participant.e.s
16h45 : à l'issue de la manif, affrontement avec la police autour de et sur la plaine

Vendredi 12 octobre : blocs de béton pour boucher les entrées. La plaine va être grillagée pour en empêcher l'accès. Rien n'a pu être empêché ce matin. Venez à 13 h. AG à 18 h.

Jeudi 11 octobre
Sur la plaine : après l'intervention des flics anti-émeute cet après-midi avec usage de lacrymo, appel à une AG

5 arrestations ! Plus d'infos demain.

Ce matin, dernier marché sur la plaine

• 14h30 : plusieurs militant.e.s qui veulent empêcher le bouclage de la plaine.
Face à eux, des cars de crs et la police antiémeute, gazage.
• 17h : 24 camions de flics • blocage • entre 200 et 300 militant.e.s
• 18 h : les flics partent de la place
• 18 h 30 : AG

facebook de l'Assemblée :
https://www.facebook.com/assembleedelaplaine/

et le fil d'infos de mars info :
https://mars-infos.org/la-plaine-en-lutte-fil-d-infos-et-3388

Au cœur du camp d'Idomeni, en Grèce

16. octobre 2018 - 17:30

Les mouvements d'exils qui entraînent femmes, enfants et hommes sur les routes et mers du Monde, fuyant guerres ou extrême misère du quotidien, sont devenus, depuis quelques années, au cœur des débats, en l'occurrence sur le continent européen. Le miroir déformant médiatique nous empêche bien souvent de comprendre avec justesse la réalité de ces drames humains. Le cinéma se substitue ainsi, mais il n'est pas le seul, aux faux reflets renvoyés par les mass média, et nous permet de développer nos regards, évitant ainsi la caricature, aux effets dévastateurs dans le contexte européen actuel.
Ce sera le cas ce MARDI 16 OCTOBRE à partir de 18h30, à la médiathèque Boris Vian et au cinéma le Méliès de Port-de-Bouc : nous avons le grand plaisir de recevoir les deux réalisatrices, MARIA KOURKOUTA et NIKI GIANNARI, du très beau documentaire DES SPECTRES HANTENT L'EUROPE, qui nous plonge dans le camp d'Idomeni, en Grèce, situé sur la fameuse « route des Balkans ».
Avant la séance, Niki Giannari, écrivaine et poète grecque, viendra à la médiathèque échanger autour de son ouvrage Passer, quoi qu'il en coûte, co-écrit avec le grand philosophe Georges Didi-Huberman !

DÉROULÉ DE LA SOIRÉE

18h30 à la médiathèque Boris Vian - entrée libre
Rencontre littéraire avec l'écrivaine et poète grecque
NIKI GIANNARI
autour de son livre
PASSER, QUOI QU'IL EN COÛTE (Les éditions de Minuit, 2017)
Passer, quoi qu'il en coûte se compose d'une part d'un poème, en version bilingue, de Niki Giannari intitulé Des spectres hantent l'Europe (pages 11 à 21) et d'un texte de Georges Didi-Huberman intitulé « Eux qui traversent les murs » (pages 25 à 88).
Les migrants venus de Syrie, d'Afghanistan, stationnent dans un camp à la frontière gréco-macédonienne. L'incertitude des lendemains les oblige à vivre ou survivre, dans le présent perpétuel de l'attente

20h : buffet au cinéma le Méliès • 21h : projection du film
DES SPECTRES HANTENT L'EUROPE
de Maria Kourkouta & Niki Giannari
(FR/GR, 2018, 1h39, VOST)
La vie quotidienne des migrants (Syriens, Kurdes, Pakistanais, Afghans et autres) dans le camp de Idomeni. En attendant de traverser la frontière gréco-macédonienne : des queues pour manger, pour boire du thé, pour consulter un médecin. Un jour, l'Europe décide de fermer ses frontières une bonne fois pour toutes. Les "habitants" de Idomeni décident, à leur tour, de bloquer les rails qui traversent la frontière.

SUIVI D'UN ÉCHANGE AVEC LES DEUX RÉALISATRICES


Cinéma le Méliès • 12 rue Denis Papin • 13110 Port-de-Bouc
04 42 06 29 77
cinemelies chez wanadoo.fr

Médiathèque Boris Vian • Rue de Turenne • 13110 Port-de-Bouc
04 42 06 65 54

Entrée libre à la médiathèque • Tarifs habituels pour le film au cinéma
Buffet : 7€ • Réservations conseillées au 04.42.06.29.77

 
 
 
 
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