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Vernissage de l'exposition "Attention travail d'arabe"

7. décembre 2018 - 18:30

Créé par l'association Remembeur et mise à notre disposition par la CIMADE Marseille, cette exposition utilise le second degrée ( détournement de slogan ou de publicité) pour dénoncer et démonter les stéréotypes, préjugés et les codes du racisme. L'utilisation de l'humour permet d'aborder des sujets bien souvent sensibles.
Nous vous attendons donc nombreuses et nombreux pour discuter autour d'un verre.

3e rassemblement

7. décembre 2018 - 18:30

"Nous exigeons de nos gouvernants l'interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes..."
Extrait de l' Appel des coquelicots.

Troisième rassemblement du mouvement "Nous voulons des coquelicots" à Marseille, mensuel dans l'idéal.
Tout les premiers vendredis du mois au Quai du port, en face de la mairie, à 18h 30 (côté mer).

https://www.facebook.com/events/172819037003586/

Voici le lien pour signer l' appel des 100 des coquelicots :
https://nousvoulonsdescoquelicots.org/l-appel/

Un autre avec pas mal de choses pour vous aider à participer à l' action : https://nousvoulonsdescoquelicots.org/les-outils/

Jour de fête nationale - Rassemblement des coquelicots : https://www.facebook.com/events/572463793172038/

Hommage à Zineb tuée par 1 grenade lacrymo lancée par la police

7. décembre 2018 - 18:00

Samedi soir alors qu'elle fermait sa fenêtre, Zineb Redouane âgée de 80 ans, a été blessée au visage par une grenade lacrymogène lancée par des policiers dans son appartement, en marge des manifestations pacifistes.

Elle est décédée le lendemain au bloc opératoire durant l'intervention causée par cette blessure.

Ces répressions policières à répétition violentes et injustifiées durant des manifestions légitimes et légales ont tué une innocente octogénaire qui voulait juste se protéger CHEZ ELLE des fumées des bombes lacrymogènes. Elle habitait au 4ème étage.

C'est aussi inadmissible qu'impardonnable !

Marseillais-Es, en hommage à cette dame, rassemblons-nous au pied de son immeuble pour dire aux pouvoirs publics et aux donneurs d'ordre que nous n'acceptons pas cette violence en direction des citoyens de notre ville et que nous ne leur pardonnerons pas un meurtre de plus !

8 vies ensevelies le 5 novembre suffisaient à endeuiller notre ville et touTEs ses habitantEs.

Que chacunE d'entre nous apporte et allume une bougie en hommage à cette énième âme arrachée brutalement à la vie et tuée par la violence et la répression d'État.

Assemblée de la Plaine
https://laplaine.noblogs.org

Lettre à celles et ceux « qui ne sont rien », depuis le Chiapas rebelle

7. décembre 2018 - 15:05

On l'entend partout ces jours-ci : c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Et là où beaucoup s'affligeaient de ne voir que le marécage stagnant d'une majorité dite silencieuse et passive ont surgi mille torrents impétueux et imprévisibles, qui sortent de leur cours, ouvrent des voies inimaginables il y a un mois encore, renversent tout sur leur passage et, malgré quelques dévoiements initiaux, démontrent une maturité et une intelligence collective impressionnantes. C'est la force du peuple lorsqu'il se soulève, lorsqu'il reprend sa liberté. C'est une force extraordinaire et ce n'est pas pour rien que l'on invoque tant 1789, mais aussi 1793 et les sans-culottes. Ami.e.s gilets jaunes, vous avez déjà écrit une page glorieuse de l'histoire de notre pays. Et vous avez déjà démentis tous les pronostics d'une sociologie compassée sur le conformisme et l'aliénation du grand nombre.

Mais qu'est-ce donc que ce « peuple » qui, d'un coup, se réveille et se met à exister ? Rarement comme aujourd'hui le mot aura paru aussi juste, même à ceux d'entre nous qui pourraient le juger périmé, parce qu'il a trop souvent servi à capturer la souveraineté au profit du Pouvoir d'en-haut, et qu'il peut aujourd'hui faire le jeu des populismes de droite ou de gauche. Quoi qu'il en soit, dans le moment que nous vivons, c'est Macron lui-même qui a redonné au peuple à la fois son existence et sa plus juste définition. Le peuple qui se soulève aujourd'hui et qui est bien décidé à ne plus s'en laisser compter, c'est toutes celles et tous ceux qui, dans l'esprit dérangé des élites qui prétendent nous gouverner, ne sont rien. Cette arrogance et ce mépris de classe, on l'a dit mille fois déjà, sont l'une des raisons les plus fortes pour lesquelles Macron, hier adulé par certains, est aujourd'hui si profondément haï.

Voilà ce que le soulèvement en cours a déjà démontré : celles et ceux qui ne sont rien ont su réaffirmer leur dignité et, par la même occasion, leur liberté et leur intelligence collective. Et surtout, ils savent désormais – nous savons désormais que nous préférons n'être rien aux yeux d'un Macron plutôt que de réussir dans son monde cynique et hors-sol. Voilà bien ce qui pourrait arriver de plus merveilleux : que plus personne ne veuille réussir dans ce monde-là et, par la même occasion, que plus personne ne veuille de ce monde-là. Ce monde où, pour que quelques uns réussissent, il faut que des millions ne soient rien, rien que des populations à gérer, des surplus qu'on balade au gré des indices économiques, des déchets que l'on jette après les avoir pressé jusqu'à la moelle. Ce monde où la folie de l'Économie toute-puissante et l'exigence de profit sans limite aboutissent à un productivisme compulsif et dévastateur, c'est celui qui – il faut le dire aussi – nous conduit vers des hausses des températures continentales de 4 à 6 degrés, avec des effets absolument terribles dont les signes actuels du dérèglement climatique, pour sérieux qu'ils soient déjà, ne sauraient nous donner une idée juste et que nos enfants et petits-enfants auront à subir. Si ce n'est pas là l'urgence qui nous soulève aujourd'hui, c'est celle qui nous soulèvera demain si le mouvement actuel échoue à changer profondément les choses.

Parmi les autres détonateurs du soulèvement en cours, il y a l'injustice, fiscale d'abord et désormais plus largement sociale, qui est ressentie comme intolérable. Bien sûr, l'accentuation vertigineuse des inégalités résulte des politiques néolibérales menées depuis des décennies, mais jusque-là on avait toléré, accepté. Maintenant, non. Trop c'est trop. Et quand on commence à ne plus accepter l'inacceptable, on ne peut pas s'arrêter à mi-chemin… Mais, ici, il faut ajouter la chose suivante : Macron, notre pauvre Ju-par-terre, il fait juste son job. Il veut juste être le premier de la classe dans un système où les Etats sont subordonnés aux marchés financiers et où la seule façon pour un gouvernement de s'en sortir un peu moins mal que ses voisins est d'attirer davantage de capitaux. Alors, il faut faire le tapin, racoler en montrant ses plus beaux avantages fiscaux, balancer aux orties toutes les protections sociales, promettre aux investisseurs la main d'œuvre la plus consentante et le meilleur profit possible. C'est ce qui explique les cadeaux faits aux plus riches et aux grandes entreprises (bien plus que la fameuse théorie du ruissellement qui prend l'eau de toutes parts). La politique de Macron, et qu'un autre mènerait à sa place, est donc l'effet d'un système-monde dominé par la force de l'argent, l'exigence de rentabilité et de performance et la logique productiviste qui en découle. Ce que nous devons abattre va au-delà du petit Macron, tout cul par terre qu'il soit. Qu'il parte ne sera qu'un (très bon) début.

La puissance du soulèvement actuel tient également au refus de la représentation dont il a fait preuve jusqu'à présent. A son refus d'être représenté. A son refus de toute récupération politicienne. A sa conscience que la démocratie représentative est devenue une farce, qui consiste à choisir soi-même ceux qui vous trompent et vous méprisent, à se faire déposséder d'une capacité individuelle et collective dont on découvre maintenant qu'on peut la reprendre. Maintenir cette attitude avec fermeté, face à toutes les manœuvres déjà en cours, sera un rude défi. Mais pour l'heure, les appels à une démocratie véritable se multiplient : en clair, le pouvoir au peuple, pour le peuple, par le peuple. Les initiatives fleurissent partout : appel à former des comités populaires, avec leurs assemblées régulières, à construire des maisons du peuple sur les places publiques pour débattre mais surtout pour s'organiser concrètement. On parle de destitution. On parle de sécession. On parle de communes libres. On souligne qu'il ne faudra surtout pas, une fois Macron parti, le remplacer par un autre, puisqu'il s'agit de reprendre en main, par nous-mêmes, l'organisation de nos vies. On parle de s'inspirer de la cité athénienne, de la Commune de Paris, du Chiapas et du Rojava.

Et c'est pourquoi j'écris cette lettre, depuis le Chiapas. Parce qu'ici, au sud du Mexique, la rébellion fleurit depuis 25 ans. Il y a 25 ans, le 1er janvier 1994, les indiens mayas zapatistes, ceux qui n'étaient rien, les plus petits, les invisibles de toujours, ceux qui ont dû se couvrir le visage pour qu'on les voit enfin, se sont soulevés au cri de « YA BASTA ! ». « Ça suffit ! » aux politiques néolibérales et au Traité de Libre Commerce d'Amérique du Nord qui entrait en vigueur ce jour-là ; « ça suffit » au pouvoir tyrannique qui s'imposait au peuple depuis 70 ans ; « ça suffit » à cinq siècles de racisme, de mépris et d'oppression coloniale. Pendant un temps, les zapatistes ont négocié avec le gouvernement mexicain et ont même obtenu la signature d'un accord en 1996 ; mais les gouvernements successifs ne l'ont jamais mis en pratique. Alors, les zapatistes ont décidé de mettre en œuvre par eux-mêmes leur aspiration à l'autonomie, qui n'est pas du tout une manière de se séparer d'un pays qui est le leur, mais une sécession par rapport à une certaine forme d'organisation politique et institutionnelle. Ce qu'ils ont mis en place, c'est précisément un véritable gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Un auto-gouvernement des gens ordinaires, impliquant une dé-spécialisation de la politique. Ils ont formés leurs propres instances de gouvernement et leur assemblées, au niveau des communes libres mais aussi au niveau des régions. Leurs propres instances de justice qui résolvent les problèmes par la médiation. Leurs propres écoles et leurs propres centres de soin, dont ils ont entièrement repensé le mode de fonctionnement.

Et ils le font non pas pour répondre aux nécessités d'un système national et mondial fondé sur le profit et le pouvoir de quelques-uns. Ils ne cherchent pas à être performants. Ils ne cherchent pas à être compétitifs. Ils ne cherchent pas à réussir dans le monde des technocrates et des gestionnaires de tous poils. Ils veulent seulement que toutes et tous puissent vivre modestement mais dignement. Que tous et toutes soient non seulement écouté.e.s mais participent activement à l'organisation de la vie collective. Ils veulent seulement que le monde fou de l'Économie ne laisse pas à leurs enfants et aux nôtres un monde dévasté et invivable ; et, pour cela, ils se préparent à résister à la tourmente qui s'approche.

Alors, oui, il est démontré, au Chiapas, mais aussi ailleurs et dans bien des pages de l'histoire de France que le peuple qui se soulève peut reprendre son destin en main. Il n'a pas besoin des hommes politiques ni des institutions représentatives qui ne font rien d'autres que le déposséder de sa puissance. Il peut s'organiser par lui-même, former des communes libres, déterminer à nouveau frais la manière dont il entend vivre, car il est acquis qu'on ne veut plus vivre comme on l'a fait durant tant d'années. L'exercice de cette liberté n'a rien d'aisé, mais ce que je peux dire, depuis le Chiapas, c'est qu'il donne aux rebelles un formidable sentiment de fierté, fait éprouver la force de la dignité retrouvée et la joie qui s'attache à la découverte de ce que permet la puissance collective.

Justice. Vie digne pour tous et toutes. Pouvoir du peuple. Cela suppose de ne plus se laisser berner par la farce de la démocratie représentative – ni même par les promesses peut-être à venir d'une nouvelle constituante – et de ne plus consentir à reproduire un monde dominé par l'exigence productiviste et consumériste de l'Économie.

Vive la digne rage de celles et ceux qui ne sont rien !
Dehors les Macrons et autres apprentis-jupiter !
Mort au système inique, destructeur et inhumain qu'ils servent !
Vive la puissance du peuple qui se soulève et s'organise par lui-même et pour lui-même !

San Cristobal de Las Casas, décembre 2018

An 25 du soulèvement zapatiste
An 1 du soulèvement des gilets jaunes et des colères de multiples couleurs

Jérôme Baschet (historien)

Lecture publique , Marseille mérite mieux !

7. décembre 2018 - 11:26

Mesdames, Messieurs,

Nous avons créé, le 5 mars 2018, l'association des usagers de la BMVR pour promouvoir les intérêts des adhérents du réseau des bibliothèques municipales de Marseille.

À ce titre, notre association se donne pour objectif de participer au développement des missions de service public des bibliothèques municipales, notamment pour tout ce qui favorise l'accès de tous les publics à la lecture, aux contenus et aux pratiques culturelles, aux savoirs et à l'information.

Elle veut également promouvoir la mise à niveau du réseau des bibliothèques de Marseille, notoirement sous-équipées par rapport à d'autres capitales régionales telles que Paris, Lyon, Toulouse, Nice, et très en dessous des critères définis par le Ministère de la Culture en matière de nombre de bibliothèques et d'emplois affectés à ce service.

Il n'y avait en 2015 que 7,7 % de Marseillais adhérents aux bibliothèques alors que la moyenne nationale se situe autour de 17 % !! ( source : Étude ABCD dans le cadre du Contrat Territoire Lecture entre l'État et la Ville de Marseille)
Nous prenons acte de l'existence du plan municipal de développement de la lecture publique voté lors du conseil du 16 décembre 2015 qui pose les bases d'une politique de la lecture digne de ce nom. Ce plan ne pourra être suivi d'effet s'il n'est pas accompagné par des moyens financiers conséquents en investissement, en fonctionnement et en personnel. Nous constatons le flou des réponses aux questions suscitées par la mise en œuvre de ce plan. Notre association agira avec beaucoup de détermination et de vigilance sur ce point.

Avec la signature d'un deuxième Contrat Territoire Lecture avec l'État il nous paraît indispensable d'initier un bilan du premier CTL avec tous les partenaires de la ville de Marseille qui ont permis l'existence de ce plan. Cela pourrait être aussi l'occasion, enfin, de consulter les usagers sur l'avenir du réseau des bibliothèques municipales. Notre association doit, avec d'autres, devenir l'un des interlocuteurs privilégiés de la BMVR et de la municipalité sur ce sujet.

Nous avons déjà plusieurs remarques sur le contenu et le phasage du plan. Entre autres :
Nous contestons la fermeture à terme des sites de Saint-André et du Panier, car ils jouent un rôle essentiel de proximité et d'intervention sociale.
Nous pensons que la création des bibliothèques dans de nombreux quartiers où elles n'existent pas ne doit pas être « repoussée » à l'horizon 2025/2030, mais au contraire accélérée car nombre de villes montrent l'intérêt d'un maillage territorial resserré des bibliothèques.
Nous estimons qu'il faut au plus vite doubler sinon tripler les équipes et les moyens des services de médiation pour espérer atteindre les objectifs définis dans le plan en direction de la jeunesse et des publics les plus éloignés de la lecture.

Nous soutenons la proposition faite par la Métropole, dans le cadre de son Contrat Territoire Lecture, d'aboutir à la gratuité de l'adhésion sur l'ensemble des bibliothèques de son territoire .

Pour le réseau existant, il faut de plus :
Assurer une régularité des conditions minimales d'accueil des publics avec une amplitude d'ouverture élargie.
Offrir un service public de qualité
Recruter le nombre de postes nécessaire au fonctionnement « normal » des bibliothèques ( de 25 à 50 emplois supplémentaires) .
Mettre en place de vraies formations pour les personnels reclassés.

Cela éviterait des fermetures aléatoires et/ou chroniques de certains sites et la suppression de certains services.

Enfin le nombre de jours de grève effectués par les personnels témoigne, nous semble-t-il, d'un malaise profond au sein des équipes : manque d'information et de concertation, situations de harcèlement, management problématique. Un audit organisationnel serait sans doute indispensable pour analyser les différents dysfonctionnements et points de blocage.

Nous espérons que l'arrivée d'un nouveau directeur permettra de mettre en place une nouvelle organisation, un autre organigramme et une concertation importante et régulière avec l'ensemble des équipes.

Dans l'attente de la dotation de moyens supplémentaires pour que les bibliothèques de Marseille ne soient plus l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire et d'une large consultation des partenaires et des citoyens attachés au développement de la lecture publique,

Sincères salutations

L'association des usagers du réseau des bibliothèques municipales de Marseille

usagersBMVR chez gmail.com

Rendre malade les services publics pour mieux les liquider ?Exemple : la Poste et les facteurs

6. décembre 2018 - 19:30

La poste et tout particulièrement le facteur jouent un rôle essentiel dans notre société.
Le facteur symbolise la mise à disposition pour tous et partout d'un service porteur de lien social.
La dégradation des services offerts et la dégradation des conditions de travail des postiers sont les deux faces d'une même médaille.

Comment et pourquoi cette évolution ?
Quel changement profond de la société implique-t-elle ?

Venez vous informer et débattre à partir d'extraits du film « Facteur où vas-tu ? »
(produit par le laboratoire d'Économie et de Sociologie du Travail ),
*avec Paul Bouffartigue, sociologue au CNRS auteur de plusieurs recherches sur le métier de facteur.

http://cafeculturelcitoyen.org/
aix chez attac.org
www.local.attac.org/13/aix
facebook.com/attac.paysdaix

Marseille, le 5 décembre 2018

6. décembre 2018 - 12:39
Noaille meurtri
Marseille en colère

Copyleft La sardine.

Mobilisation avec les lycéens !

6. décembre 2018 - 11:00

L'assemblée générale inter-lycéenne du mardi 4 décembre a voté
une manifestation jeudi 6 qui se déroulera à 11h avec comme point de départ la fac St-Charles et comme point d'arrivée le Vieux-Port, avec éventuellement les professeurs grévistes.


Appel CGT Éduc'action 13

En grève et en manifestation aux côtés de la jeunesse

Ce lundi 3 décembre 2018 dans notre département, plusieurs milliers de lycéen-ne-se se sont mobilisé-e-s par le blocage ou des barrages filtrants et le refus d'aller en classe dans au moins 15 lycée généraux, technologiques ou professionnels. Aujourd'hui mardi 4, 23 établissements étaient bloqués ou connaissaient des troubles.

Par cette mobilisation massive, la jeunesse exprime sa colère contre les politiques du gouvernement : austérité et précarité généralisées, Parcoursup et sélection à l'entrée de l'université, casse de l'enseignement professionnel et contre-réforme du lycée... Les raisons de la colère ne manquent pas. Ils construisent et coordonnent progressivement leur mobilisation pour l'amplifier.

La seule réponse et unique réponse des autorités a été, devant plusieurs établissements, d'user de graves violences sur des lycéens pacifiques : Utilisation de flash-ball, charge sur les manifestants, usage de gaz lacrymogène... ayant entrainé plusieurs blessures. Encore une fois, le gouvernement ne connait qu'une seule forme de réponse. Loin d'engager au fameux « respect de l'ordre », cette méthode poursuit l'escalade de la violence et de la répression dans notre pays.

Contre Macron et son monde, la jeunesse montre son désir d'un autre avenir porteur de justice sociale, son aspiration à l'égalité de toutes et tous.

La Cgt Educ'action 13 Appelle les personnels de l'Education Nationale à la Grève jeudi 6 Décembre 2018

MANIFESTATION : RDV 11h sur le parvis de la Gare St Charles

La Cgt Educ'action 13 rappelle ses exigences de retrait des contre-réforme des lycées et de Parcoursup.

La Cgt Educ'action 13 continuera à porter son projet pour une École émancipatrice et pour la transformation de la société.


Appel Sud Éducation 13

Les lycéens montrent la voie, rejoignons les !

De nombreux lycées du département sont mobilisés : Saint Exupéry, Diderot, Hugo, Saint-Charles, Périer, Thiers, le Rempart, Marie Curie, Daumier, Ampère, Perrin, Pagnol, Artaud, Saint Mitre, Montgrand, Lurçat... Une mobilisation dans les Bouches-du-Rhône particulièrement forte à l'image de celle de tous le pays avec près de 200 établissements bloqués et mobilisés sur le territoire. Les lycéens montrent la voie, rejoignons-les !

Vendredi 30 novembre, un appel lancé par l'Union nationale lycéenne à bloquer les lycées contre les réformes Blanquer a été très bien suivi. Une quarantaine de lycées ont été ainsi bloqués dès vendredi. Ce début de semaine, la mobilisation a été encore davantage suivie, avec plus de 180 lycées mobilisés lundi et 200 mardi dans l'ensemble de la France. A Marseille, lundi 3 décembre, 13 lycées étaient bloqués ou partiellement bloqués, et ce mardi 4 décembre, ce sont désormais 21 lycées à Marseille et 23 sur l'académie qui sont concernés. La mobilisation prend de l'ampleur et s'étend aux universités. Dans de nombreux établissements, les personnels réuni.es en AG ont voté la grève. Nous appelons à multiplier cette démarche et à les coordonner.

SUD éducation13 soutient les lycéens mobilisés et leurs revendications. Les raisons de se mobiliser ne manquent pas : réforme du lycée et réforme du bac qui vont accroître les inégalités sociales et territoriales, destruction du lycée professionnel, loi ORE et la mise en place de la plateforme Parcoursup qui introduit la sélection à l'entrée à l'université, précarité annoncée pour nombre d'entre eux lorsqu'ils entreront dans le monde du travail. Les lycéens ne sont pas dans la rue par hasard.

Nous condamnons la répression policière dont ils ont été victimes ces deux derniers jours aux abords de trop nombreux lycées : gazage, coups, tir de flashball. Cela est inacceptable.

SUD éducation 13 œuvre dès à présent pour que cette mobilisation prenne de l'ampleur notamment en construisant les conditions de la convergence entre lycéens et personnels et celle de l'unité intersyndicale.

SUD éducation 13 invite les personnels à prendre toute leur part dans cette mobilisation car il est de la responsabilités de tous de mettre en échec l'ensemble de ces réformes en soutenant les lycéens en lutte et en se mettant en grève JEUDI 6 DECEMBRE. Un préavis fédéral couvre les personnels grévistes.

Manifestation jeudi 8 décembre à 11h rendez-vous fac St-Charles

Sdencgt13 chez wanadoo.fr
sudeduc13 chez sudeducation.org

Effondrement : comment ne pas contribuer à la grande accélération ?

5. décembre 2018 - 20:00

L'Equitable Café présente mercredi 5 décembre à 20H une conférence-débat sur le thème "Effondrement : comment ne pas contribuer à la grande accélération ?" par Vincent Mignerot, à prix libre.
Vincent Mignerot est un écrivain français et chercheur indépendant en sciences humaines, travaillant notamment sur la place singulière de l'humain dans son environnement et développant une "théorie écologique de l'esprit".

Violences faites aux femmes en Algérie, avec Dalila lamarene-Djerbal

5. décembre 2018 - 19:00

La librairie Transit propose le mercredi 5 décembre à 19H une rencontre avec la sociologue algérienne Dalila Iamarene-Djerbal, sociologue et membre du réseau Wassila, coalition de plusieurs associations algériennes qui luttent pour l'éradication des violences et des discriminations faites aux femmes.
Elle participe depuis les années 1970 aux luttes des Algériennes pour l'égalité des droits et contre toutes les formes de discriminations faites aux femmes.

transit.librairie chez gmail.com
htpp ://transit.librairie.org

Soirée de sortie Panthère Première # 3

5. décembre 2018 - 19:00

Panthère Première revient avec un troisième numéro !

Venez le découvrir mercredi 5 décembre à la Casa Consolat à partir de 19H.

Au programme :
Petite présentation de la revue
Apéro sur le son du châabi avec les vinyles de Phocééphone
Dîner-çorba
Jolies sérigraphies

À bientôt !

Permanence du RESF 13 jeunes et familles sans papiers

5. décembre 2018 - 15:00

de 15 h à 17 h

resf13 chez no-log.org / 06 31 32 48 65
www.educationsansfrontieres.org

Deuil citoyen pour les victimes de la rue d'Aubagne

5. décembre 2018 - 9:05

Le Collectif du 5 novembre - Noailles en colère appelle tou.tes les marseillais.es à un deuil citoyen en portant des brassards noirs et en observant 8 minutes de silence à la rue d'Aubagne et partout où vous serez le 5 décembre à 9h05, heure de l'effondrement.

Un mois après la catastrophe humaine et politique du 5 novembre, la Mairie n'a toujours pas daigné rendre hommage dignement aux 8 victimes.

Nous n'oublierons pas, nous ne pardonnerons pas, nous ne lâcherons pas.

Halte à l'instrumentalisation de la justice et place au Droit !

5. décembre 2018 - 8:00

Le 25 juin 2017, un jeune citoyen français de 19 ans au casier judiciaire vierge, Raphaël Faye-Prio, non militant mais néanmoins sensible à la détresse humaine, transportait, à titre humanitaire et sans contrepartie, entre Saorge et Breil, 4 personnes de couleur noire afin qu'elles puissent d'une part être hébergées, et d'autre part déposer leur demande d'asile.

Ces deux villages sont distants de 7 km, situés en France… mais dans la vallée de la Roya, zone limitrophe de l'Italie et particulièrement surveillée par les forces de l'ordre.

Ils ont été interpellés lors d'un barrage exceptionnel à la sortie de Breil, et placés en garde à vue pendant 24 heures.

Lundi 2 octobre 2017 au TGI de Nice, Raphaël a été jugé et condamné à 3 mois de prison avec sursis. Ses passagers, pendant la durée de leur garde à vue, n'ont pas bénéficié des services d'un interprète comme la loi le prévoit, et leur demande n'a pas été prise en considération par les services de police de la République française, en violation des textes en vigueur.

En revanche, alors même que le Parquet estimait au cours de l'audience que le dossier était « très léger » et comportait des imprécisions, il demandait… une peine de quatre mois de prison avec sursis !!! Comme l'a relevé Raphaël, un mois par personne secourue.

Raphaël et son avocat ayant fait appel, mercredi 5 décembre à 8 heures la Cour d'appel d'Aix-en-Provence saura faire juste mesure et appliquer la règle de droit qu'a rappelé le Conseil constitutionnel : dans sa décision du 6 juillet dernier, il a consacré le principe à valeur constitutionnelle de fraternité en précisant qu'il découlait de ce principe la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national.

Roya Citoyenne, Défends Ta Citoyenneté,
et tous les citoyens solidaires assurent Raphaël de leur plein et entier soutien.

Mercredi 5 décembre 2018 à 8 heures à Aix-en-Provence,
halte à l'instrumentalisation de la justice et place au Droit !

Avec le soutien de :

Somico06 (SOutien MIgrants COllectif 06), collectif regroupant les associations suivantes :
AID 97400 - Alternatives et Autogestion 06 - Artisans du monde 06 – ATTAC France – Citoyens solidaires 06 – Collectif citoyen Bévéra - FCPE – FSU 06 – LDH Paca et section de Nice – Mouvement de la Paix 06 – MRAP 06 – Planning familial 06 – Réseau décolonial 06 – RESF 06 – Solidaires 06 – Solidaires étudiant-e-s Nice – Syndicat des Avocats de France (SAF) – Vallées solidaires 06

Ainsi que les organisations des Alpes-Maritimes :
ADN (Association pour la Démocratie à Nice) - Cimade 06 - COVIAM - EELV 06 - Habitat&Citoyenneté - France Insoumise 06 - NPA 06 - Parti communiste 06 - Parti de Gauche 06 - Roya Expansion Nature (REN) - UD CGT 06 - Tous citoyens !

et d'ailleurs :
UJFP
CADTM-France
Ensemble
Justice & Libertés 67
Collectif SAJE 63 (Soutien et Accueil des Jeunes Etrangers)
Réseau Foi et Justice Afrique Europe
CEDETIM/IPAM
Parti de Gauche 13
RESF 63
Médecins du Monde
Résister Aujourd'hui
EELV PACA
ABC'éditions, Ah Bienvenus Clandestins !
WISE
Collectif ICARE 05 (Initiative Citoyenne pour l'Accueil de Réfugiés dans l'Embrunais)
Association Chemins Pluriels d'Embrun
Collectif Pays Viganais Terre d'Accueil
Tous migrants

Curmaia ! les chants polyphoniques des rizières du Po

4. décembre 2018 - 18:30

Quarante jours, les pieds dans la boue, à repiquer du riz pendant 12 heures. C'était la "monda", qui durant des décennies attira des milliers de travailleuses dans la plaine du Po. Le dernier soir ces mondines se réunissaient et chantaient pour la Curmaia, une grande fête... payée par le patron !
Le trio Curmaia présente ces chants du travail le mardi 4 décembre à 18H30 au Centre Municipal d'animation Michel Lévy à Marseille, des Polyphonies paysannes du nord au sud d'Italie qui scandaient luttes et saisons et emplissaient autrefois les campagnes : répertoire des mondines, discanti des faucheurs, complaintes des migrants, rituels sacrés et profanes.
Avec : Audrey Peinado (chant & percussions), Laila Sage (chant & flûte), Lorenzo Valera (chant, guitare, accordéon)
Entrée prix libre et conscient

contact : chez radiobandita.org>

"Nakba. Pour la reconnaissance de la tragédie palestinienne en Israël"

4. décembre 2018 - 18:30

Éléonore Merza Bronstein présentera son ouvrage "Nakba. Pour la reconnaissance de la tragédie palestinienne en Israël" le 4 décembre à 18h 30 au café associatif "le Rallumeur d'Etoiles" à Martigues.
En 1948, 750 000 Palestiniens sont expulsés de leur terre et 615 localités sont détruites pour établir l'État d'Israël. C'est ce qu'on appelle la Nakba (« catastrophe » en arabe), terme tabou hier et entré dans le vocabulaire israélien aujourd'hui, bien que honni par certains. Quinze ans de combat politique ont été nécessaires pour placer la Nakba au centre des débats pour la reconnaissance de la tragédie palestinienne. Une lutte de premier plan contre les pages sombres d'une histoire coloniale qui a débuté à la fin du XIXe s. et qui continue de nos jours.
Ce livre s'ouvre sur le parcours d'Eitan Bronstein, co-auteur de l'ouvrage et principal chef de file de ce changement politique. Comment un jeune kibboutznik, sioniste de gauche, est-il devenu une des figures les plus radicales de la gauche antisioniste israélienne ? Parallèlement à son récit qui lie l'histoire personnelle à la grande histoire, cet ouvrage nous permet de mieux saisir comment les Israéliens voient la Nakba et leur sentiment face au droit au retour des réfugiés palestiniens, et de facto de mieux comprendre la société israélienne. À travers ces pages, apparaît l'espoir qu'une nouvelle génération d'Israéliens puisse se libérer d'une identité collective coloniale, afin de pouvoir imaginer une cohabitation plus juste, une terre légitime pour tous.
N'hésitez pas à nous contacter (asso.palestine13 chez gmail.com pour proposer ou demander du co-voiturage.

www.assopalestine13.org
asso.palestine13 chez gmail.com

Procès de la solidarité dans la vallée de la Roya

4. décembre 2018 - 15:08

Le 25 juin 2017, un jeune citoyen français de 19 ans au casier judiciaire vierge, Raphaël Faye-Prio, non militant mais néanmoins sensible à la détresse humaine, transportait, à titre humanitaire et sans contrepartie, entre Saorge et Breil, 4 personnes de couleur noire afin qu'elles puissent d'une part être hébergées, et d'autre part déposer leur demande d'asile.

Ces deux villages sont distants de 7 km, situés en France… mais dans la vallée de la Roya, zone limitrophe de l'Italie et particulièrement surveillée par les forces de l'ordre.

Ils ont été interpellés lors d'un barrage exceptionnel à la sortie de Breil, et placés en garde à vue pendant 24 heures.

Lundi 2 octobre 2017 au TGI de Nice, Raphaël a été jugé et condamné à 3 mois de prison avec sursis. Ses passagers, pendant la durée de leur garde à vue, n'ont pas bénéficié des services d'un interprète comme la loi le prévoit, et leur demande n'a pas été prise en considération par les services de police de la République française, en violation des textes en vigueur.

En revanche, alors même que le Parquet estimait au cours de l'audience que le dossier était « très léger » et comportait des imprécisions, il demandait… une peine de quatre mois de prison avec sursis !!! Comme l'a relevé Raphaël, un mois par personne secourue.

Raphaël et son avocat ayant fait appel, mercredi 5 décembre à 8 heures la Cour d'appel d'Aix-en-Provence saura faire juste mesure et appliquer la règle de droit qu'a rappelé le Conseil constitutionnel : dans sa décision du 6 juillet dernier, il a consacré le principe à valeur constitutionnelle de fraternité en précisant qu'il découlait de ce principe la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national.

Roya Citoyenne, Défends Ta Citoyenneté,
et tous les citoyens solidaires assurent Raphaël de leur plein et entier soutien.

Mercredi 5 décembre 2018 à 8 heures à Aix-en-Provence,
halte à l'instrumentalisation de la justice et place au Droit !

Avec le soutien de :

Somico06 (SOutien MIgrants COllectif 06), collectif regroupant les associations suivantes :
AID 97400 - Alternatives et Autogestion 06 - Artisans du monde 06 – ATTAC France – Citoyens solidaires 06 – Collectif citoyen Bévéra - FCPE – FSU 06 – LDH Paca et section de Nice – Mouvement de la Paix 06 – MRAP 06 – Planning familial 06 – Réseau décolonial 06 – RESF 06 – Solidaires 06 – Solidaires étudiant-e-s Nice – Syndicat des Avocats de France (SAF) – Vallées solidaires 06

Ainsi que les organisations des Alpes-Maritimes :
ADN (Association pour la Démocratie à Nice) - Cimade 06 - COVIAM - EELV 06 - Habitat&Citoyenneté - France Insoumise 06 - NPA 06 - Parti communiste 06 - Parti de Gauche 06 - Roya Expansion Nature (REN) - UD CGT 06 - Tous citoyens !

et d'ailleurs :
UJFP
CADTM-France
Ensemble
Justice & Libertés 67
Collectif SAJE 63 (Soutien et Accueil des Jeunes Etrangers)
Réseau Foi et Justice Afrique Europe
CEDETIM/IPAM
Parti de Gauche 13
RESF 63
Médecins du Monde
Résister Aujourd'hui
EELV PACA
ABC'éditions, Ah Bienvenus Clandestins !
WISE
Collectif ICARE 05 (Initiative Citoyenne pour l'Accueil de Réfugiés dans l'Embrunais)
Association Chemins Pluriels d'Embrun
Collectif Pays Viganais Terre d'Accueil
Tous migrants

Victoire des salarié-e-s sous-traité-e-s de l'Holiday Inn St-Charles et de l'Adagio Vieux-port : la lutte et la solidarité ont encore payé !

4. décembre 2018 - 15:05

Quelques semaines après leurs collègues du Mariott Vélodrome, c'est au tour des salarié-e-s sous-traité-e-s des hôtels Adagio Vieux-port et Holiday Inn Saint-Charles de conclure victorieusement un mouvement de grève !

Jusqu'au bout le camp patronal aura voulu séparer le cas des deux établissements mais c'est en restant soudé que la victoire a été possible ! Après de longues négociations, un accord de fin de conflit conjoint aux deux sites, a été acté avec le sous-traitant PLD.

Ce protocole permet de revenir sur la tentative de licenciement de notre camarade Claudia et garanti la hausse des rémunérations ainsi que de nouvelles avancées contractuelles. Il acte :

  • L'annulation de la procédure disciplinaire contre Mme FERNANDES MARQUES et sa réintégration avec rappel de salaires
  • Adagio : augmentation de mensualisations contractuelles, respect des repos contractuels, rémunération de la pause déjeuné
  • Holiday Inn : prime de panier doublée et mise en place progressive du 13ème mois, prime d'expérience, mise en place d'un système de pointage pour rémunérer effectivement toutes les heures travaillées et comptabiliser les heures complémentaires
  • Paiement de la moitié des jours de grève

Ces avancées sont particulièrement importantes à l'Holiday Inn qui n'avait pas encore connu de conflit et se remet ainsi au niveau des avancées déjà obtenues ailleurs notamment à l'Adagio. Un « baptême du feu » particulièrement efficace pour notre toute nouvelle équipe syndicale qui démontre l'importance de l'organisation collective !

Alors qu'un mouvement de colère généralisé s'exprime en France contre les galères de la vie chère et les inégalités, les grèves seront aussi le moyen d'aller chercher les richesses confisquées par les entreprises et leurs actionnaires. Il est temps que les richesses générées par les travailleurs-euses leur reviennent !

Lutter contre les galères de la vie chère et les salaires de misère c'est aussi dans la grève que ça se passe !

CNT-SO Nettoyage PACA

La lettre d'information du site "la voie du jaguar"

3. décembre 2018 - 20:23
Nouveaux articles

** "Contribution à l'émergence de territoires libérés
de l'emprise étatique et marchande" **

par Ernest London - 30 novembre 2018

Fort du constat que "jamais la terre et la vie n'ont été dévastées,
avec un tel cynisme, pour un motif aussi absurde que cette course au
profit", Raoul Vaneigem se prête au jeu du "que faire ?". Il tente
d'échapper aux vaines injonctions au "devoir de lucidité" en
livrant ses proposions : réunir "la conquête du pain et la conquête
de la vie authentique" par l'émergence de territoires libérés de
l'emprise étatique et marchande.

Raoul Vaneigem commence par un traditionnel état des lieux, dézingue
à tout va : la dictature du profit et le culte de l'argent, le
totalitarisme démocratique qui a "si bien gangrené les mentalités que
personne ne refuse de payer à l'État des impôts qui, loin
d'améliorer le sort des citoyens, servent désormais à renflouer les
malversations bancaires", la désertification de la terre et de la vie
quotidienne, la colonisation consumériste, le capitalisme spéculatif et
financier et la résignation qui entérine le tout. Le capitalisme moderne
a réduit la valeur d'usage à zéro tandis que la valeur marchande tend
vers l'infini : "La valeur spectaculaire est une valeur marchande."
(...)->https://www.lavoiedujaguar.net/Contribution-a-l-emergence-de-territoires-liberes-de-l-emprise-etatique-et

** Un défi, une autonomie réelle,
une réponse, diverses propositions
et quelques anecdotes sur le nombre 300 **

par SCI Galeano, SCI Moisés - 28 novembre 2018

Suite et fin de la participation de la Commission Sexta de l'EZLN
à la rencontre des réseaux de soutien au Conseil indigène de
gouvernement et à sa porte-parole. Août 2018.

(...) dans notre autonomie et à propos d'elle — vu qu'on discute de
savoir si elle va être reconnue ou ne va pas être reconnue —, nous
avons fait ce raisonnement : l'autonomie officielle et l'autonomie
réelle. Celle qui est officielle est celle qui est reconnue par les
lois. La logique serait : vous avez une autonomie, maintenant je la
reconnais dans une loi, alors votre autonomie commence à dépendre de
cette loi et ne conserve plus ses formes, puis, quand il va y avoir
un changement de gouvernement, alors vous devez soutenir le "bon"
gouvernement, et voter pour lui, promouvoir le vote pour lui, car si
arrive un autre gouvernement, ils vont vous enlever la loi qui vous
protège. Ça fait donc de nous les pions des partis politiques, comme
cela s'est produit pour des mouvements sociaux dans le monde entier.
Ce qui compte, ce n'est plus ce qui s'effectue dans la réalité, ce qui
est défendu, mais ce que la loi reconnaît. La lutte pour la liberté
se transforme ainsi en lutte pour la reconnaissance légale de la lutte
elle-même. (...)->https://www.lavoiedujaguar.net/Un-defi-une-autonomie-reelle-une-reponse-diverses-propositions-et-quelques

** L'Escargot de notre vie
Le festival de cinéma "Puy ta Cuxlejaltic" **

par Joani Hocquenghem - 24 novembre 2018

Sur l'écran géant, les participantes à la Rencontre internationale des
femmes en lutte de mars dernier au Caracol de Morelia chantent et
dansent, échangent des expériences et des idées. Suivent les portraits
filmés de la commandante Ramona, d'Angela Davis, celui de Marichuy, la
candidate des zapatistes et du Congrès national indigène à l'élection
présidentielle, et des épisodes de sa tournée de l'an dernier à
travers le pays ("La candidata imposible" et "Gira").

Dans l'Auditorio Comandanta Ramona, la salle tout neuve, immense,
30 mètres sur 35 à vue de nez, au sol étagé suivant la pente de la
colline, où trône le gros projecteur 2K flanqué de baffles qui assurent
un son dolby tonitruant, deux mille ombres alignées sur les bancs,
silhouettes masquées de foulards et de passe-montagnes, les "bases
d'appui" des cinq zones zapatistes, cultivateurs de maïs et de café
tsotsiles, tseltales, choles, tojolabales, mames, zoques, observent,
prennent des notes sur des calepins, font des remarques, réagissent ou
restent silencieux, jaugent ou se distraient, chuchotent ou somnolent.
(...)->https://www.lavoiedujaguar.net/L-Escargot-de-notre-vie-Le-festival-de-cinema-Puy-ta-Cuxlejaltic

** Madagascar, 1947 :
les morts sans nombre d'une insurrection
Entretien avec Jean-Luc Raharimanana **

par Olivier Favier, Raharimanana - 19 novembre 2018

En 2007, l'écrivain malgache Jean-Luc Raharimanana a consacré à la
mémoire de cette insurrection un texte d'une grande force polémique et
poétique intitulé simplement Madagascar 1947.

Je viens à la question quels sont les vecteurs de l'histoire ? Je suis
à ma place, écrivain, artiste. Je reprends ces matières de l'histoire
car je constate que ce qui fait mon présent, une île en proie à la
misère et à la corruption, vient du fait que mon pays n'a pas pris le
temps de réfléchir à son histoire, nous nous sommes laissé submerger
par les événements et souvent les gens ne savent plus pourquoi ils se
détestent, pourquoi ils ne parviennent pas à travailler ensemble… Nous
n'avons pas eu de chroniqueurs ou d'historiens pour nous raconter les
deux pacifications. Par contre, nous avons beaucoup de témoignages
oraux. Est-ce de l'histoire ? Ce sont en tout cas des matières pour moi
écrivain. D'où l'exposition photographique "47, portraits
d'insurgés", avec Pierrot Men. Je mets des visages sur ces anciens
rebelles, des visages d'aujourd'hui, de vieux hommes, de vieilles
femmes, des porteurs de mémoire, avant qu'ils ne partent
définitivement, et avant que les générations futures ne se retrouvent
sans mémoire. (...)->https://www.lavoiedujaguar.net/Madagascar-1947-les-morts-sans-nombre-d-une-insurrection-Entretien-avec-Jean

LA VOIE DU JAGUAR • informations et correspondance pour l'autonomie individuelle et collective • lavoiedujaguar chez riseup.net • http://lavoiedujaguar.net

Changeons l'économie pour redonner du sens !

3. décembre 2018 - 19:00

Le Toursky en partenariat avec la revue Sans Transition propose, le lundi 3 décembre à 19H, une conférence-débat sur le thème "Changeons l'économie pour redonner du sens !" avec Paul Jorion, au Théâtre Toursky à Marseille, salle Léo Ferré.
En partant du constat que nous avons perdu le sens premier du mot “Économie”, du grec ancien oïkonomia (gestion de la maison), Paul Jorion, anthropologue et auteur, nous éclairera sur la possibilité de donner une autre direction à l'économie, depuis la crise financière de 2008, point d'orgue de cette perte de sens qui nous aspire.
Pour tendre vers une économie positive et rêver même à une économie d'intérêt général, l'Économie Sociale et Solidaire (ESS) sera l'une des voies de transition proposée lors de cette soirée.
Entrée libre : participation au chapeau à votre libre discrétion

Théâtre Toursky. Cie Richard Martin international
16 promenade Léo Ferré, 13003 Marseille, tel 0491025835
https://www.toursky.fr

 
 
 
 
DESIGN DARK ELEGANCE | PORTED FOR DRUPAL 6 | ADAPTE PAR: JEREMY BASTIDE 

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