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Mac Do : violence patronale, répression syndicale

8. octobre 2018 - 14:47

Le franchisé de plusieurs Mac Do de Marseille a les mêmes méthodes que son enseigne : terreur, licenciement abusif et vigiles pour casser la grève... Ketchup avarié sur le burger : du fric mis sur la table pour faire dégager les militants syndicaux !

Mac Do, c'est une longue histoire d'exploitation.

En 2017, une grève à Villefranche de Rouergue a duré six mois suite au licenciement d'un salarié. Là aussi un franchisé est à la manœuvre. Mais la patte managériale Mac Do est dans l'ombre.
Aujourd'hui aux États-Unis, de nombreux cadres de Mac Do sont accusés de pratiquer le harcèlement sexuel comme méthode de management.
À Marseille, le conflit a démarré avec la vente de six enseignes de la région à un repreneur, Mohammed Abassi, qui en possède déjà huit. Ses méthodes : intimidation et vigiles avec pour objectif la liquidation du Mac Do de St Barthélémy, considéré comme un véritable bastion social.

Un patron ça licencie énormément ! Ça cogne aussi !

Grève, occupation et manifestations sont le quotidien des salarié.e.s de Mac Do depuis cinq mois. Leur combat tenace a permis de gagner aussi au tribunal. La cession du Mac Do de St Barthélémy a été annulée en septembre. Cependant, jamais à Marseille chez Mac Do le niveau de violence n'a été aussi haut. Des Mac Do Chave ou Félix Barret à celui de Grand Littoral, les représentants syndicaux sont harcelés, intimidés et poussés vers la porte. Placardisation, agressions verbales, agressions physiques, arme braquée sur la tête sont les méthodes utilisées contre les salarié.e.s.

Le mardi 9 octobre, lors de la Manifestation interprofessionnelle, dans la rue, nous porterons le combat des salarié.e.s de Mac Do.
Face à l'escroquerie patronale et à sa violence, l'action solidaire doit devenir notre arme !

Rendez vous 9 octobre au Vieux Port à 10 heures

À l'issue de la manifestation, nous proposons une réunion du collectif de soutien aux salarié.e.s des Mac Do au local de Solidaires, 29 bld Longchamp.

Prochain rendez-vous jeudi 18 octobre devant le TGI de Marseille,
rassemblement de soutien
pour gagner l'annulation de la vente des 5 autres restaurants

Pour suivre la lutte des Mac Do, une page Facebook : « Christian Buisson ».

Le collectif de soutien

Tract avec au verso un historique de la lutte des Mac Do

Conseil municipal : dénoncer les chantiers de la Mairie en centre ville

8. octobre 2018 - 8:00

L'Assemblée de La plaine appelle tous ceux qui luttent contre l'inégalité manifeste des projets urbains sur Marseille à se retrouver devant la Mairie lundi prochain, le 8 octobre à 8h, jour du conseil municipal.
Nous sommes toujours opposés au projet de "requalification" de La Plaine et révoltés par la somme prévue (20 Millions d'Euros officiellement), et cela, entres autres, pour décourager la population marseillaise d'y venir.
Alors que ce sont les écoles, les rues dans leur ensemble comme les transports publics qui manquent d'investissement depuis des années.
D'autres quartiers sont délaissés ou détruits. C'est l'occasion de les faire entendre. Voir le tract ci-dessous

contact : assembleedelaplaine chez gmail.com
FB assemblée de La Plaine

Soutien des Guaranis du Morro dos Cavalos en lutte pour leurs terres

7. octobre 2018 - 19:00

Dimanche 7 octobre à 19h a la Salle gueule 18 rue d Italie à Marseille, le groupe Pagaille vous invite à un repas de soutien aux Guaranis en lutte pour leurs terres au sud du Brésil. Un court documentaire sera diffusé lors du repas.
Le Morro dos Cavalos est un territoire de la région de Santa Catarina, occupé par des Guaranis qui sont un peuple originaire, en lutte contre la colonisation depuis plus de 500 ans. Leurs vies sont mises en danger par l'instabilité de la délimitation du leurs terres. Cette communauté fait l'objet de violences physiques et psychologiques répétées, car elle est présentée par les médias de masse comme un frein au progrès. Ivete de Souza, mère de l'ancienne cacique (chef), a été torturée en novembre 2017 et y a laissé une main. Une campagne a été lancée pour financer une prothèse dont le coût s'élève à 1000 euros, la moitié de la somme ayant déjà été récoltée.
voir tract et affiche sur https://share.riseup.net/#ER5Yg3oskbXNTOh1F6T2ug

Georges Ibrahim Abdallah, enfermé depuis 35 ans

7. octobre 2018 - 13:30

Georges Abdallah, militant communiste libanais, combattant pour la lutte de libération nationale de la Palestine, est incarcéré dans les geôles de l'État français depuis plus de 34 ans. Condamné à perpétuité pour complicité dans des actes de résistance revendiqués par les Fractions armées révolutionnaires libanaises, alors que son pays le Liban, était envahi par les troupes sionistes, il est libérable depuis 1999. Malgré deux libérations prononcées par le tribunal d'application des peines, Georges Abdallah est maintenu en prison : la justice française, aux ordres d'un gouvernement soucieux de préserver les intérêts impérialistes français au Moyen-Orient, maintient Georges Ibrahim Abdallah en prison depuis plus de 34 ans. Aujourd'hui, il est le plus ancien prisonnier politique en Europe.

Georges Ibrahim Abdallah est un prisonnier politique qui n'a ni regrets ni remords pour le combat qu'il a toujours mené et qu'il poursuit aujourd'hui pour la justice, la liberté et l'émancipation des peuples opprimés. Ce combat s'inscrit pleinement sur le terreau des luttes actuelles. C'est le combat des révoltes justes et légitimes de celles et ceux qui s'opposent à l'offensive capitaliste et à ses guerres impérialistes de pillage. C'est le combat de toutes celles et ceux qui font face à la violence répressive d'Etat, qui s'abat sur eux pour tenter de les bâillonner, que ce soit dans la rue, dans les quartiers populaires ou pour les militants politiques et syndicaux. Ce combat de toute une vie est aussi le nôtre !

Il est de nos luttes, nous sommes de son combat ! C'est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui comme nous, sont aux côtés des peuples en lutte, au côté de la résistance Palestinienne, qui combattent le capitalisme, l'impérialisme, le sionisme, le colonialisme et les États réactionnaires arabes, à se joindre à nous pour exiger la libération de Georges Abdallah.

Rdv dimanche 7 octobre 13h30 à Martigues au Rallumeur d'étoiles pour intervention d'une militante du comité paca juriste de formation pour sa libération.
La libération de la Palestine en France passera par la libération de ce militant hautement symbolique qui est toujours debout.
À nous modestement d'être à la hauteur.

Discussion autour du livre "Voyage en outre-gauche"

6. octobre 2018 - 19:30

De 1968 en France, on ne retient en général que des clichés chocs ou chics : les barricades au Quartier latin, les voitures qui brûlent, des slogans, la pénurie d'essence, les soixante-huitards baba cools et ceux qui, passés « du col Mao au Rotary », ont fait depuis de « belles » carrières.

On oublie que Mai 68 n'a été que le point culminant d'un mouvement de révolte des ouvriers et des jeunes qui avait débuté bien avant et s'est prolongé largement au-delà, que ce mouvement a été très actif loin de la capitale et que les étudiants ou les groupuscules maoïstes et trotskistes n'en constituaient que les composantes les plus visibles.

C'est une autre vision de cette période que l'auteure donne à connaître à travers les témoignages de trente individus de diverses villes issus de ce qu'elle nomme « l'archipel outre- gauche », qui va des anarchistes indépendants à l'ultragauche en passant par les situationnistes.
Lola Miesseroff avait 20 ans en mai 1968. Depuis, elle n'a jamais cessé de viser à la destruction du vieux monde.

Nous partagerons un repas avec ce que chacun aura apporté.

Bibliothèque La Rétive
42 rue du faubourg d'Auvergne - Alès
Permanence tous les mercredis et samedis de 15 à 19 heures
laretive-at-riseup.net - https://laretive.info

Soirée de soutien au convoi solidaire pour les réfugié.e.s d'Athènes et Lavrio

6. octobre 2018 - 18:30


Points de collecte :
– Manifesten – 59 rue Adolphe Thiers 13001 Marseille
– Dar Lamifa – 127 rue d'Aubagne 13006 Marseille

contact : convoisolidaireathens2018 chez riseup.net

Liste de matériel à collecter :

« Correspondances » – égalité et impérialisme – une histoire intime

6. octobre 2018 - 18:00

une création musicale, vocale et visuelle du collectif Mawwâl

Le spectacle commencera à 19 heures et sera suivi d'un repas concocté avec les légumes du jardin,

Participation à prix libre,

A tantôt !

L'équipe du Mas de Granier

Coopérative Longo Maï
Caphan
13310 St Martin de Crau
(accès par D27 ou D83)

Correspondances, une création du collectif Mawwâl

6. octobre 2018 - 18:00

Le samedi 6 octobre à partir de 18H le collectif Mawwâl présentera, pour débuter le nouveau cycle de soirées au Mas de Granier, "Correspondances", un spectacle sur le thème "égalité et impérialisme - une histoire intime", ponctuée d'extraits de lettres, de journaux et de pièce historiques.
C'est une création musicale, vocale et visuelle inspirée par les singularités artistiques nées de l'histoire tumultueuse de la France et de ses anciennes colonies.
A 19h, concert-lecture-projection, suivie d'un repas fermier.

Le Mas de Granier- Longo Maï
13310 Caphan Saint Martin de Crau
tel : 0490472742 . lmcrau chez wanadoo.fr

Rassemblement pacifique de soutien à SOS Méditerranée

6. octobre 2018 - 17:30

Venez avec un vêtement orange (gilets de sauvetage...) et si possible avec des pancartes pour exprimer votre soutien à sos méditerranée, à aquarius, et au sauvetage en mer

Ne laissons pas les exilés périrà notre porte, ni en mediterranee, ni dans nos montagnes

N'oublions pas : de nombreux hauts-alpins sont les descendants de parents qui ont du fuir leur pays et qui n'ont pu parvenir jusqu'ici que parce que d'autres personnes les ont aidé à un moment ou un autre de leur exode et ici même

Nous sommes toutes et tous concerné-e-s, c'est une question de simple humanité

Permanence du collectif Exploités Énervés

6. octobre 2018 - 16:00

Le collectif Exploités Énervés s'organise pour lutter contre les radiations, les contrôles, les expulsions, l'exploitation, les incessantes difficultés que les administrations, les patrons, les propriétaires nous causent.

Pour ce collectif, il n'y a pas d'opposition entre les personnes ayant un emploi ou pas. Quelle que soit notre situation, l'État cherche à nous maintenir dans l'isolement et le cas par cas. Face aux institutions, aux employeurs ou aux bailleurs, il s'agit de prendre acte que la misère est la même pour tous, qu'il ne s'agit pas de situations individuelles, ni même de droits et de devoirs, mais bien des rouages de ce système d'exploitation. Dans le bassin d'Alès comme ailleurs, nous avons besoin de nous rencontrer, d'échanger des infos sur les possibilités de débrouille, de construire un rapport de force collectif…

Le collectif propose tous les premiers et troisièmes samedis du mois des permanences pour que ceux et celles ayant des problèmes avec une administration, un patron, un bailleur… puissent venir pour y trouver des informations et des camarades pour lutter contre le sort qui nous ait fait.

Voir le site : https://exploitesenerves.noblogs.org

laretive chez riseup.net • https://laretive.info/

Sauvons l'Aquarius et le sauvetage en mer

6. octobre 2018 - 14:30

Sauvons l'Aquarius et le sauvetage en mer !

SOS MEDITERRANEE appelle à une mobilisation citoyenne à l'échelle européenne, afin de demander à tous les Etats d'Europe :

• De prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à l'Aquarius de reprendre sa mission de sauvetage le plus rapidement possible ;
• De faire respecter le devoir d'assistance aux personnes en détresse en mer ;
• D'assumer leurs responsabilités étatiques en établissant un véritable modèle de sauvetage en Méditerranée.

Nous appelons tous les citoyens et citoyennes à descendre dans la rue samedi 6 octobre 2018 à 14h30 afin de soutenir les valeurs d'humanité portées par SOS MEDITERRANEE.
Tous sont invités à rejoindre les rassemblements pacifiques et apolitiques avec comme signe distinctif, un t-shirt orange.
SOS MEDITERRANEE organisera des rassemblements citoyens dans plusieurs villes d'Europe et en France.
> Paris : Place de la République
> Marseille : Vieux-Port au niveau de l'ombrière
> Lyon : à venir
> Nantes : Square Jean-Baptiste Daviais
> Montpellier : Place de la Comédie
> Toulouse : à venir
> Brest : Au niveau des marches de la Mairie
> Bordeaux : Place Pey Berland
> Grenoble : à venir
> Saint Etienne : Centre-ville (lieu plus précis à venir)

SOS MEDITERRANEE lance une pétition internationale avec 1 million de signatures attendues
JE SIGNE LA PETITION : https://bit.ly/2DCNiEv

La pétition est accompagnée d'une campagne digitale où chaque citoyen est invité à se filmer ou se photographier avec les hashtags #SaveAquarius et #SaveRescueAtSea

http://www.sosmediterranee.fr/evenements/rassemblement-citoyen-pour-laquarius

19e édition du Festival des Arts de Passage

6. octobre 2018 - 9:00

de 9h à 18h

Programme

f Emmaüs Saint-Marcel | 04 91 89 40 66

Antifascisme : Ce qu'on retiendra du procès Méric

5. octobre 2018 - 19:39

Les faits ont été nettement mis en lumière par l'instruction et à l'audience : un groupe néonazi qui attaque à l'arme blanche des antifascistes inférieurs en nombre ; un camarade tué ; cinq ans plus tard, des gens qui bredouillent, se défaussent, n'assument rien ; leur chef qui les méprise ouvertement. La mobilisation a payé. Le combat de Clément continue.

Le verdict est tombé le 14 septembre, au terme de neuf heures de délibéré : deux anciens néonazis, Samuel Dufour et Esteban Morillo, ont été reconnus coupables de coups mortels, avec arme et en réunion, contre Clément Méric. Condamnés l'un à sept ans, l'autre à onze ans de prison, ils ont aussitôt fait appel. Le troisième homme, Alexandre Eyrault, a été acquitté.

Qu'attendions-nous de ce procès ? Une claque à l'extrême droite ? Sûrement pas. Ce n'est pas aux assises qu'on remédiera à un phénomène dont les causes sont politiques et sociales.

Une punition exemplaire pour les trois pauvres types qui tremblotaient dans le box des accusés ? Nullement. Nous ne souhaitons à personne de purger une peine d'enfermement dans un système carcéral que nous réprouvons.

Ce que nous attendions de ce procès, c'était qu'il établisse les faits et mette un terme à cinq années de dénégations et de falsifications de la part de la fachosphère, mais aussi de la part d'éditocrates cyniques, de journalistes en mal de buzz et d'hommes de pouvoir pressés de renvoyer fascistes et antifascistes dos à dos. C'est pour cette raison que le Comité Clément, pendant cinq ans, a appelé à rester mobilisé pour maintenir la pression, obtenir que l'enquête avance, que l'affaire reste dans l'actualité et que la vérité éclate enfin.

Que retenir de ces journées d'audience ?

1. Ce sont bien les néonazis qui ont attaqué

Le 5 juin 2013, rue Caumartin, à Paris 9e, cinq skinheads néonazis attaquent quatre militants libertaires et antifascistes. L'échange de coups dure quelques secondes, puis les skinheads s'enfuient. Sur le trottoir, un mort : Clément Méric, 18 ans, syndicaliste à Solidaires-Étudiant-es.

Dans les jours qui suivent, les meurtriers sont arrêtés, la presse s'emballe, l'indignation est générale. C'est que l'extrême droite est coutumière des violences en meute, parfois mortelles. Tout le monde a en mémoire Brahim Bouarram, assassiné en 1995 par des skinheads membres du SO du FN. En 2002, c'était François Chenu, lynché car homosexuel. En 2008, Nourredine Rachedi, tabassé parce que musulman, avait échappé de peu à la mort. En 2013, Clément Méric venait s'ajouter à cette liste. Cependant, très rapidement, certains médias – RTL, Le Point – avaient rapporté un témoignage affirmant que c'était les antifascistes qui avaient provoqué la bagarre. Une insinuation qui ne changeait rien aux faits – Esteban Morillo ayant rapidement reconnu avoir porté les coups mortels – mais qui aboutissait à établir une sorte d'équivalence morale entre les deux groupes.

En parallèle, la fachosphère s'employait à allumer des contre-feux, en martelant que Clément Méric était le véritable agresseur, et que Morillo était en situation de légitime défense. Alain Soral suggérait que les amis de Clément, en mal de publicité, l'avaient délibérément envoyé à la mort. Dieudonné, sur sa chaîne Youtube, invitait Serge Ayoub à disculper son groupe néonazi, Troisième voie, auquel appartenaient les meurtriers. Et Éric Zemmour persiflait, sur iTélé, contre ce qui, pour lui, n'était qu'un « grand numéro » médiatique.

Le summum fut atteint avec la diffusion, au JT de France 2, d'un reportage du journaliste Hugo Clément qui, extrapolant à partir de vagues images de vidéosurveillance de la RATP, affirmait que Clément Méric s'était jeté sur le skinhead, qui lui tournait le dos ! Par la suite, aussi bien la police que la RATP s'étaient inscrites en faux contre cette interprétation abusive d'images non probantes, mais, dans l'esprit du grand public, le mal était fait.

Durant l'instruction et à l'audience, cette thèse d'une agression de la part des antifascistes a été balayée. C'est bien le groupe néonazi qui s'est précipité sur les antifascistes.

2. L'expertise la plus sérieuse plaide pour l'usage d'un coup-de-poing américain

Oui ou non, Esteban Morillo avait-il frappé Clément Méric au visage avec un coup-de-poing américain ? Ça a longtemps été une des principales zones d'ombre de l'affaire. Établir que le skinhead avait frappé avec une arme blanche de 6e catégorie (dont le port est prohibé) conduisait à faire reconnaître sa pleine culpabilité dans la mort de sa ­victime.

Morillo niait ; des témoins affirmaient l'avoir vu l'arme à la main. L'expertise médico-légale piétinait. Deux médecins légistes, s'en tenant à un examen visuel et radiographique, estimaient que Clément Méric n'avait pas subi de fracture du nez. Ils ont été réfutés à l'audience par un légiste ayant procédé à un examen fondé sur un élément autrement plus solide : un scanner. Son diagnostic a été net et précis : « deux plaies d'éclatement » sur le nez de Clément Méric ; l'aile droite du nez « fracturée », mais aussi « enfoncée », ce qui rend tout à fait probable l'usage d'une arme contondante.

3. L'extrême droite offre le spectacle du reniement

Esteban Morillo, Samuel Dufour et Alexandre Eyrault ont, tout du long du procès, cherché à dépolitiser l'affaire, à fuir les idées néonazies qu'ils endossaient autrefois fièrement. Tatouages effacés, vies rangées, passé renié… On est loin de la devise de Troisième voie : « Croire, combattre et obéir »…

Pour leur part, les trois libertaires antifascistes convoqués à la barre – Steve, Matthias et Aurélien – n'ont rien abandonné de leurs convictions depuis 2013. Ils les assument pleinement.

4. Le gourou Serge Ayoub méprise ses anciens adeptes

Dans les heures qui ont suivi l'altercation, les skinheads ont abondamment téléphoné à Serge Ayoub, dit Batskin, le chef de Troisième voie, pour lui demander conseil sur la conduite à ­suivre. La police a relevé 34 communications téléphoniques entre Ayoub et Morillo ; 22 avec Eyrault ; 4 avec Stéphane C. ; 9 avec Samuel Dufour. Il était donc naturel que le tenancier du bar parisien Le Local soit appelé à la barre.

Après avoir vainement tenté de se soustraire à sa convocation, il est apparu au palais de justice égal à lui-même : arrogant, sournois, mégalomane, mais surtout plein de dédain pour ses anciens adeptes, qu'il a lâchés sans vergogne. À l'en croire, il les connaissait à peine, ils n'étaient que de vagues « sympathisants, pas plus » de Troisième voie, des gamins sans idéologie, sans convictions.

Cette morgue d'Ayoub devrait servir d'avertissement à toutes et tous les jeunes révoltés qui, se trompant de colère, se tournent vers l'extrême droite. Ils n'y trouveront que des businessmen et des manipulateurs qui les lâcheront à la première occasion. Dans le mouvement révolutionnaire et antiraciste, on a d'autres valeurs. On se serre les coudes ; on ne laisse pas tomber les camarades.

Le 14 septembre, jour du verdict, nous étions 500 dans la rue parisienne – le Comité Clément, l'AFA, AL, Solidaires et le NPA, pour l'essentiel – pour le clamer au haut et fort, en mémoire de Clément et des autres victimes des néonazis.

Guillaume Davranche (AL Montreuil)

Alternative Libertaire n°287, octobre 2018

Nous voulons des coquelicots

5. octobre 2018 - 18:00

Une date nationale est lancée par Nous voulons des coquelicots / L' Appel des 100 pour l'interdiction de tous les pesticides de synthèse : https://nousvoulonsdescoquelicots.org

A Marseille nous nous retrouverons le vendredi 5 octobre à 18h 30 en face de la mairie sur le Vieux Port. Notre ville peut être le point de rencontre de tous ceux & celles qui militent pour une agriculture respectueuse du vivant. On à besoin de vous tous. Le symbole du mouvement, le coquelicot : fabriquez-les ou achetez les (voir site).

Adultes et enfants sont bienvenus.

Des infos sur l' action ici : https://nousvoulonsdescoquelicots.org/agir-ensemble/

Si nous arrivons à régler la question de l'agriculture industrielle à base de pesticides un grand pas sera fait !

Communiqué en solidarité avec le maire de Riace, Italie,contre la criminalisation de la solidarité et de l'accueil envers les réfugiés

5. octobre 2018 - 11:09

Domenico Lucano, le maire de Riace, ce petit village calabrais qui pratique l'accueil, a été arrêté mardi 2 octobre 2018 puis mis en résidence surveillée par le gouvernement fascisant d'Italie. [NdR]

Suite à l'arrestation mardi de Domenico Lucano, nous, réalisatrices et productrices du film documentaire, Un paese di Calabria, avons décidé de proposer le film en accès libre.
Nous souhaitons ainsi partager notre vision de Riace et soutenir l'importance du modèle d'accueil créé par le maire et ses habitants, et au-delà, proposer une réflexion sur les cycles migratoires. Nous dénonçons la criminalisation des actes de solidarité et d'hospitalité envers les réfugiés, à l'œuvre en Italie, en France et dans toute l'Europe.

UN PAESE DI CALABRIA
de Shu Aiello et Catherine Catella

SYNOPSIS
« Sur cette terre jadis désertée de Calabre, une utopie est née. Riace, a décidé d'accueillir les migrants qui débarquent sur les côtes italiennes. Aujourd'hui, les maisons
abandonnées sont à nouveau habitées et la vie revient peu à peu. »

Visionnement gratuit en ligne
samedi 6 octobre et dimanche 7 octobre

CLIQUEZ ICI :
UN PAESE DU CALABRIA

Communiqué

10 ans après la crise, pourquoi Attac s'attaque aux banques ?

4. octobre 2018 - 19:30

Dix ans après la crise financière de 2008, l'époque est toujours favorable à la finance et aux banques.
Les gens ne supportent plus de devoir payer pour les dérives du secteur financier, ils ne croient plus que la croissance est sans limite et que la question écologique est secondaire.

Il est donc plus que jamais nécessaire que les citoyens s'emparent de cette question et comprennent comment nous devons et pouvons mettre la finance au service de la société.

Isabelle Bourboulon est rédactrice du livre 10 ans après la crise prenons le contrôle de la finance.

https://local.attac.org/13/aix/spip.php?article2742

06 83 41 89 51 / aix chez attac.org
Site Attac pays d'Aix : http://www.local.attac.org/13/aix/
Attac pays d'Aix sur facebook : https://fr-fr.facebook.com/attac.paysdaix
http://cafeculturelcitoyen.org/

La grande marche du retour. Témoignages de Palestinien.nes 70 ans après la Nakba

4. octobre 2018 - 19:00

Mai 1987 , 39 ans après la Nakba, la Catastrophe qui démembra la Palestine et disloqua son peuple. Premier voyage en Territoires Occupés, papier et stylo en main, appareil photo en bandoulière, souvent de l'émotion plein le cœur, parfois des larmes plein les yeux lorsque les sentiments s'emballent à ressentir tant de souffrance. Journalistes, envoyés spéciaux ou permanents, quelle que soit leur volonté de rester « en retrait » n'en restent pas moins des humains et des citoyens.

Premier choc avec la découverte, à la nuit tombante, de Nazareth et en son sein, ce vieil homme dont les mains maladroites ouvrent une boite en carton, une antique boite de chaussures d'où il extrait maladroitement de vieilles feuilles jaunies : les titres de propriétés des terres familiales dans le village de Saffuriyya à 6 kilomètres au nord-est de la grande ville palestinienne de Galilée. Avec délicatesse, douceur, amour, il les manipule. C'est un très vieil homme en habit traditionnel, ses paroles sont incompréhensibles, le traducteur reste silencieux, comme fasciné par les mains qui tremblent devant des trésors pieusement conservés. Impossible de lire ces pages d'un autre temps, l'émotion du vieillard transpire à travers chaque pore de sa peau. Il frissonne à montrer ce qui le relie à sa terre, cette ultime preuve en sa possession pour espérer un jour retourner dans sa maison, dans son village…

… détruits

Dans la boîte entrouverte soigneusement posée sur la table, se trouve la clef, la clef de la maison familiale. Et la douleur du vieillard est insurmontable, son émotion se diffuse, comme pour le soulager un court instant. Lui raconte, dit, parle, se parle, son émotion si poignante se communique, envahit, étouffe … les mots sont impuissants à soulager sa souffrance, le silence s'impose à tous.

Puis l'heure vient de se quitter, les précieux documents sont repliés, précautionneusement, délicatement : il les couche, les borde comme une mère borde son nouveau-né…

ferme la boite où dort la clef …

la range avec mille précautions dans un tiroir

d'un meuble sans âge

et d'un pas lourd s'enfonce dans l'obscurité d'un couloir

Annie Fiore, La grande marche du retour. Témoignages de Palestinien.nes 70 ans après la Nakba, La courte échelle / éditions transit, 2018

Liberté pour les 3+4 de Briançon !

4. octobre 2018 - 19:00

Exilé.es et solidaires contre les frontières et les expulsions :
L'affaire des 3+4 de Briançon et la résistance collective aux renvois forcés en Italie

A la frontière franco-italienne, des lieux-refuges et des personnes tentent de rendre moins terrible l'exode des migrant.es fuyant l'Italie, où les conditions de non-accueil se sont encore détériorées avec l'arrivée du gouvernement d'extrême-droite. Face à eux, policiers, gendarmes et fascistes occupent la montagne. Le 22 avril, une marche transfrontalière de protestation contre la présence de la milice néo-fasciste Génération Identitaire au col de l'Echelle a entraîné l'arrestation et l'inculpation de 7 militant.es, qui risquent 10 ans de prison (procès le 8 novembre à Gap).
Pourtant, et c'est le sens d'une plainte collective déposée par des migrants du collectif Al Manba de Marseille contre l'Italie, ainsi que les luttes contre les expulsions dites "Dublin" comme à Faux-la-Montagne et ailleurs, tous les récits attestent de l'inhumanité croissante des conditions de vie et d'accès droits pour les exilé.es de l'autre côté des Alpes. Si ce n'est bien sûr guère mieux en France, il en va de la liberté de choisir son destin et de sa propre dignité de ne pas subir sans protester l'écrasement des vies et des solidarités.

avec la participation :

de plusieurs inculpés accusés de "passage de frontière en bande organisée" au col de Montgenèvre / Claviere (3+4 de Briançon en procès le 8 nov.)
de migrants du collectif Al Manba ayant déposés une plainte collective contre l'Italie pour défaillance de la procédure d'asile et mauvais traitements
de mineurs isolés qui témoigneront de la terreur régnant lors du passage de la frontière franco-italienne, en toute illégalité"

RELAXE POUR LES 3+4
LIBERTE DE CIRCULATION ET D'INSTALLATION POUR TOUS ET TOUTES

Contact : mars3plus4debriancon chez riseup.net





Départ collectif en bus depuis Marseille
mars3plus4briancon chez riseup.net

Quel droit ? Piraterie en haute mer et camp de concentration

3. octobre 2018 - 19:16

Ceux/celles des migrantEs qui survivent aux appétits mafieux en embuscade sur leur périple, aux tortures ignobles en Libye, à la traversée trop souvent mortelle de la Méditerranée, se retrouvent, où qu'ils/elles abordent, pris dans un étrange filet : veuillez préparer votre dossier de cette manière, veuillez attendre ici, veuillez suivre nos consignes, non, vous ne pouvez pas travailler, non, vous ne pouvez pas continuer votre chemin jusqu'aux membres de votre famille prêts à vous accueillir, vous êtes dans un État de droit ici.

Filet protecteur, qui s'enroule et se resserre, et devient une nasse, avec comme débouché le plus fréquent, pour ceux/celles qui ne se sont pas glisséEs à temps entre les mailles, l'expulsion.

Droit national, Droit de la communauté européenne, Droit international. Nous Occidentaux/ales sommes solidement outilléEs. À quoi sert cet appareillage ? À maintenir l'ordre du monde qui broie, rejette, élimine une masse énorme d'êtres humains (et bien d'autres éléments de la planète avec), au profit d'une accumulation de richesses devenue sa propre et unique raison d'être.

Comment, j'oublie la lutte pour faire du Droit un instrument dans les mains des dominéEs ? Non. C'est l'un des obstacles que rencontre la machine. Cela n'en change pas la nature. D'autres morceaux encore bien plus durs grippent aussi ses mâchoires. La Résistance est partout, et donc éparpillée. De notre capacité à faire les liens, à s'entr'aider, dépendra notre avenir commun.

La Palestine refuse de se laisser broyer

Dans cet ordre du monde, la Palestine devait disparaître. C'était juste après la victoire contre le nazisme. Décider qu'un territoire sera découpé et administré sans tenir le moindre compte des populations locales (1947), valider une guerre de conquête et un nettoyage ethnique par l'admission de l'auteur des faits comme persona grata dans le club fermé des nations auto-proclamées civilisées (1949), fermer les yeux sur quinze années de couvre-feu militaire imposé à une partie de la population (1948-1963), sur une définition ethnico-religieuse de droits nationaux (1948-nos jours) : suite d'incohérences malencontreuses de la dite communauté internationale ? Ou bien plutôt acceptation raisonnée d'un projet colonial un temps inexprimable au grand jour, et s'étalant maintenant sans fard (loi “Israël État-nation du peuple juif”, 2018) ? Les idées brunes ont la peau dure. La base même du nazisme, le suprémacisme, reste bien à l'aise dans le monde, trois quarts de siècle après 1945.

La Résistance palestinienne empruntera toutes les voies possibles. Elle aura des visages multiples, participera des débats idéologiques ayant traversé le XXe et ce début de XXIe siècles. Malmenée, elle est toujours vivante. Mais fait face à un obstacle majeur : l'avancée continue de la colonisation s'accompagne d'un morcellement du territoire poussé aujourd'hui à un point extrême. Ce morcellement se reflète dans une division politique exacerbée par la dé-légitimation croissante de chacun des deux principaux protagonistes, Hamas et Fatah, dans leur propre fief. Il ne faut pourtant pas s'y tromper : c'est la Palestine et les PalestinienNEs que l'ordre du monde au pouvoir aujourd'hui veut effacer. La colonisation de la Palestine historique s'appuie sur des outils différents suivant le terrain à conquérir : apartheid (“légalisé” ou non), destruction de l'habitat, destruction de la possibilité de produire, diverses formes de freins aux déplacements des personnes – allant jusqu'au confinement total à Gaza – bombardements semant la terreur. C'est un seul et même crime qui est à l'œuvre, un seul et même déni de Droit.

Gaza : au bord de la liquidation ?

Les “restrictions de mouvements”, c'est à dire l'imposition de l'arbitraire de l'occupant sur le plus quotidien de la vie, commence pour Gaza en 1993 (eh oui, Oslo), par la construction d'une première barrière enserrant toute la zone. Gaza fêtait de tout son cœur l'arrivée d'Arafat. À l'époque, c'était lui le terroriste qui empêchait que les gentils Israéliens fassent la paix. Le garrot s'est resserré continument jusqu'au blocus complet : le nom de l'épouvantail utilisé pour justifier l'étranglement a été changé, le déni du droit à l'existence des Gazaouis est resté le même.

Gaza a tenu. Il a vu écrabouiller son aéroport (2001) et pulvériser son port, espoir fugace d'une vie normale. Il a subi trois vagues de bombardements féroces (2008-2009, 2012, 2014). Il a subi un harcèlement continu entre les vagues de bombardements (je me souviens que mon carnet de notes en octobre 2012 porte : “je suis à Gaza depuis trois semaines et mon carnet est plein de sang”). Gaza a tenu contre l'effort continu de l'occupant d'interdire toute activité productive. PaysanNEs et pêcheurs n'ont pas lâché prise, même sous les balles. Quelles qu'aient pu être les déceptions politiques, la société civile a fait naître et a protégé un réseau dense d'organisations intervenant dans tous les secteurs vitaux, en premier lieu l'enfance et l'adolescence.

Pourtant la situation en cette année 2018 est profondément dégradée. L'Autorité Palestinienne a brutalement coupé sévèrement dans les salaires de la Fonction publique, rompant l'équilibre solidaire fragile qui permettait que personne à Gaza n'avait à tendre la main pour manger. Ce n'est plus le cas. Au printemps dernier s'est organisée “la grande marche du retour”, c'est à dire la volonté de remettre enfin au premier plan la question fondamentale : le droit imprescriptible au retour sur leurs terres des réfugiéEs victimes des vagues successives d'expulsion. Un droit reconnu dans le corpus international, une forme d'action de masse non violente : si le mot “Droit” recouvre une réalité, les GazaouiEs devaient pourvoir compter sur le soutien de la communauté internationale.

La réponse de l'occupant a été l'assassinat d'un grand nombre de manifestantEs, fauchéEs par des snipers opérant en toute tranquillité au vu du monde entier, dans le silence complice presque total de la communauté internationale. Les blesséEs graves, certainEs mutiléEs à vie, se comptent par milliers. Sans pain, sans travail et sans arme, Gaza peut devenir un camp de concentration au sens complet du terme. Gaza va craquer entre misère et impuissance.

Les flottilles : prendre en charge la partie de la lutte que les PalestinienNEs ne peuvent pas mener

C'est dans ce contexte douloureux que s'est mise en route la flottille de la liberté 2018, “pour un juste futur pour la Palestine”. ParticipantEs de la sixième flottille (sur l'historique des flottilles, voir l'article d'Émancipation de juin), nous avons souvent dû faire face à cette question : après la tentative réussie de Vittorio Arrigoni en 2008, aucune flottille n'est passée. Cela a-t-il un sens d'insister ainsi ? Nous répondions que si faible que soit la probabilité qu'Israël renonce à se considérer au-dessus des lois, et à se rendre maitre de nos bateaux, nous voulions saisir la chance d'entrer à Gaza. Surtout, même si le soutien entourant la flottille n'avait pas encore la force nécessaire pour aller au bout, refuser de renoncer signifiait : nous affirmons que nous n'accepterons jamais le blocus de Gaza.

Mon itinéraire sur la flottille, du port de Palerme à la prison israélienne de Givon à Ramle, me permet d'aller un peu plus loin sur la question.

Le Al Awda a été arraisonné en eaux internationales, alors que nous étions encore à quelques quarante milles nautiques de la côte de Gaza. La nuée qui investit le bateau est formée de deux catégories de soldatEs, tous masquéEs : des hommes qui vont se révéler très violents, même devant des formes de résistance passive (la décision des flottilles est la résistance non violente), et de toutes jeunes femmes, s'efforçant de produire une impression de normalité, voire de sollicitude. Elles vont nous proposer de l'eau, quand les compagnons considérés comme “meneurs” – le capitaine, son second, le chef mécanicien – sont passés à tabac, choqués au taser. L'explication tient dans les caméras fixées sur le front : ce qui importe avant tout, ce seront les images rapportées. La réalité n'importe pas : il faut fabriquer un récit confortant l'image qu'Israël veut se donner.

Cet enjeu d'image explique que, porteurs/euses de passeports dits “forts”, nous pourrons défier les humiliations de la prison sans autres conséquences que la menace de menottes ou de mise en isolement. Le maton en chef peut s'époumoner de rage devant notre inscription joliment tracée au dentifrice : “Gaza”, suivie d'un cœur. Il ne sortira pas la matraque, il sait que dans quelques jours nous serons dehors, prêtEs à témoigner. D'où l'importance de stratégies comme les flottilles : faire de cette inégalité de traitement par rapport à nos amiEs PalestinienNEs une arme, retourner la protection dont nous jouissons comme Occidentaux/ales contre la politique criminelle d'Israël.

Les flottilles : rendre visible le mur jusqu'à ce que nous soyons collectivement suffisamment fortEs pour le renverser

Nous n'avons pas brisé le blocus, mais nous avons une fois de plus rendu palpable, concrète, la barrière de déni de droit qui enserre Gaza. Une barrière matérialisée par un acte de piraterie en haute mer, dont l'impunité signifie : c'est aux dominéEs que s'impose l'arsenal juridique élaboré par la communauté internationale. Retirer du droit commun deux millions d'êtres humains, les parquer en s'efforçant de briser les ressources qui leur permettent de faire société envers et contre tout, dans la volonté criminelle d'en faire des déportéEs impuissantEs : le droit humanitaire international murmure à peine. À nous solidaires de bousculer la norme !

Sarah Katz

L'Émancipation n°1

Appel à la lutte solidaire

3. octobre 2018 - 18:18

Dans une caserne désaffectée du 3ème arrondissement de Marseille appartenant à la ville, 3 rue Masséna, se sont réfugiés, depuis plusieurs mois, une centaine d'exilés, faute de solutions d'accueil institutionnel dans notre ville.
Ces personnes vivent en bonne intelligence avec l'ensemble des habitants du quartier. Face à leur dénuement et à leur fragilité, le voisinage, des habitants et des associations de la Belle de Mai et d'ailleurs ont décidé d'organiser des formes de solidarité pour répondre à leurs besoins fondamentaux.

Nous exigeons des conditions d'accueil et de vie qui respectent la dignité humaine.

Un large collectif s'est constitué sur le quartier de la Belle de Mai : « la Fabrique des partages » afin d'apporter une réponse collective face aux besoins en couvertures, vêtements, produits alimentaires et d'hygiène. Des membres du collectif les accompagnent aussi dans leurs démarches administratives et de santé. Des matches de foot s'organisent pour créer du lien et offrir un moment de détente à ces personnes que l'État maltraite.

Ce mercredi 26 septembre, des policiers accompagnés de personnels de la métropole et de la mairie centrale se sont introduits dans la caserne pour signifier aux résidents demandeurs d'asile de quitter les lieux dans les 15 jours à venir, avec une menace d'expulsion imminente qui n'est pas officiellement déclarée par la préfecture.

NOUS AVONS MAINTENANT LA CERTITUDE QUE CE SERA LES 7 ET 8 OCTOBRE

Devant l'urgence de cette expulsion intolérable, nous exigeons pour ces personnes en demande d'asile comme pour tous les habitants de notre quartier et de notre ville, le respect de leurs droits humains fondamentaux :

Logement – éducation - santé – sécurité –
Liberté de circulation.

Nous demandons le relogement de toutes ces personnes dans des conditions dignes.

Nous refusons cette mesure administrative et policière inhumaine qui condamnera des habitants de notre quartier à l'errance.
Nous appelons dès à présent à la mobilisation citoyenne la plus large et, dès information de la date de l'intervention policière de mener ensemble une action de résistance.

Des logements, des bâtiments publics sont libres à Marseille, demandons la RÉQUISITION pour loger toutes les personnes concernées par les expulsions.

Le Collectif « la fabrique des partages », pour des infos, pour nous soutenir :
lafabriquedespartages chez gmail.com

 
 
 
 
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