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Infos Mille babords

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Mis à jour : il y a 13 heures 19 min

La Russie après octobre 1917

10. février 2018 - 14:00

Les Cahiers du Mouvement Ouvrier (CMO) et PROMEMO (Provence-Mémoire-Mouvement Ouvrier) proposent le Samedi 10 février à 14H au théâtre TOURSKY à Marseille, une CONFERENCE-DEBAT intitulée LA RUSSIE APRES OCTOBRE 17, avec Jean-Jacques MARIE, historien de la Russie, des Tsars à l'URSS, et Bernard REGAUDIAT, historien du mouvement ouvrier en Provence.
Gérard LEIDET, historien et président de PROMEMO ainsi que Michel BARBE, professeur d'histoire-géographie, animeront le débat et poseront deux questions aux orateurs :
Pourquoi les Bolchéviks ont-ils réussi à résister à l'offensive politique, militaire et économique de la réaction et à conserver le pouvoir ?
En quoi la Révolution russe est-elle toujours d'actualité ?
Au lendemain d'Octobre, le 2ème Congrès des Soviets met en place le gouvernement présidé par Lénine, alors que beaucoup affirment qu'ils auront juste le temps de promulguer quelques décrets qui ne seront jamais appliqués, avant d'être immédiatement balayés et liquidés...
Et pourtant, malgré la guerre civile, le typhus, le choléra, le « cordon sanitaire » installé par Georges Clémenceau, les armes fournies aux Blancs par les Américains, les Anglais et les Français, ils ont tenu le coup et ont gardé le pouvoir.
Les publications de PROMEMO et des CMO seront à la disposition du public au Théâtre Toursky .

Théâtre Toursky - Cie Richard Martin International : https://www.toursky.fr
tel : 0491025835

Enracinons l'avenirsur la ZAD le 10 février !

10. février 2018 - 12:00

Depuis des décennies, les 1650 ha de la zad sont menacés par un projet d'aéroport climaticide, destructeur de terres nourricières, de zone humides et de liens sociaux. En lieu et place de ce projet, des paysan.ne.s résistant.e.s ont continué de vivre sur leurs terres et de nouveaux.elles habitant.e.s sont arrivé.e.s dans les 10 dernières années. Il s'invente sur la zad des formes de vie, d'habitats et d'agriculture fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et des biens communs.

Le 9 février 2018, la Déclaration d'Utilité Publique du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes aura 10 ans. Si le gouvernement, à l'issue de la médiation nommée il y a 6 mois, décide enfin d'abandonner ce projet mortifère, le 9 février marquera la fin officielle de la Déclaration d'Utilité Publique. Nous serons alors heureux de célébrer la préservation de ce bocage, avec toutes celles et ceux qui ont accompagné cette longue histoire de lutte au cours des dernières décennies. Nous convergerons pour poser ensemble les prochains jalons de l'avenir de la zad de Notre-Dame-des-Landes.

Si le gouvernement décidait envers et contre tout de s'entêter, il nous faudrait alors être aussi fort nombreux.ses à réaffirmer notre volonté d'empêcher le démarrage des travaux et de toute expulsion sur la zad.

Quelle que soit la position du gouvernement suite au rapport de la médiation, et en espérant le meilleur pour la suite, nous vous appelons donc à vous organiser dès aujourd'hui pour se retrouver sur la zad le 10 février et enraciner son avenir.

Chacun.e est invité.e le 10 février à apporter pousses, arbustes ou arbrisseaux pour enrichir les haies du bocage et marquer l'enracinement de chaque lieu défendu.
[suite]

INFOS PRATIQUES

Cercle de Silence

10. février 2018 - 11:30

Afin de protester contre l'enfermement des étrangers, les conditions de cet enfermement et les expulsions quotidiennes que nous constatons au mépris total des droits fondamentaux de la personne.
Comme tous les 2e samedi de chaque mois à Aix de 11 h 30 à 12 h.

Pourquoi choisir le discours de la peur contre les réfugiés ? C'est ainsi que Thibault Gajdos, chercheur au CNRS, s'interroge dans le supplément économique du Monde daté du 2 février dernier.

Prétendre que la France est menacée par une vague migratoire à laquelle elle n'aurait pas les moyens économiques de faire face relève du pur mensonge, affirme-t-il, avant de relater les résultats d'une enquête internationale sur la “perception erronée de l'ampleur de l'immigration” qu'une population mal informée peut éprouver.

Et “dans le cas de la France, la proportion de personnes considérant qu'il y a trop d'immigrés est presque deux fois plus faible (17 %) parmi les personnes informées que parmi les autres (32 %)”.

On peut en tirer plusieurs conclusions, la première conforte les initiatives citoyennes qui visent à expliquer, alerter, protester et manifester à propos de toutes les atteintes aux droits des étrangers. Elle conforte en particulier les assemblées régulières des nombreux cercles de silence dans tout le pays.

Une autre conclusion s'impose : un gouvernement éclairé devrait s'employer à combattre cette fausse perception, laquelle est actuellement renforcée par les misérables conditions d'accueil qui sont faites aux nouveaux arrivants, y compris les mineurs isolés qu'on laisse parfois dormir dans la rue.

Malheureusement, notre actuel gouvernement n'est à l'évidence pas éclairé du tout sur la question posée et, a contrario, les projets annoncés montrent la persistance en son sein d'un manque de perspicacité et de courage pour tout ce qui a trait à l'immigration.

Rendez-vous au prochain cercle de silence. Retrouvons-nous nombreux pour affirmer nos convictions samedi 10 février, de 11h30 à midi, place de la Rotonde à l'orée des Allées Provençales

Philippe, pour le groupe de coordination du cercle de silence d'Aix-en-Provence

Présentation la bande noire, propagande par le fait dans le bassin minier (1878-1885) en présence de son auteur Yves Meunier

9. février 2018 - 20:00

Monceau-les-Mines en 1882, c'était pas exactement la teuf, t'as vu. Entre exploitation minière à la germinal, goupillon omniprésent et patronat rapace, la vie des ouvriers avait tout de l'enfer sur terre. D'où l'émergence d'une bande de jeunes anarchistes prêts à en découdre avec l'ordre capitaliste établi.
Pendant trois ans, ces enragés volontaires vont multiplier les actions dynamitant à qui mieux-mieux, visant autant les patrons que leurs supplétifs religieux.

La Bande noire, ouvrage paru à L'Échappée, raconte cette belle épopée désespérée. Présent ce soir, son auteur Yves Meunier en évoquera les grandes lignes et on bouffera à prix libre - boum.

Projection du film : Taste of Cement

9. février 2018 - 19:30

Un très beau film de Ziad Kalthoum (2017) sur les réfugiés syriens au Liban.

Ce film sera suivi d'un débat.

Chaque jour, des ouvriers syriens construisent un gratte-ciel dans le ciel de Beyrouth. Chaque nuit, un couvre-feu leur imposent de s'enfoncer dans leurs entrailles de ciment. Au même moment, la guerre détruit leurs maisons, en Syrie. Peu à peu, les sons et les images de destruction et de reconstruction se mélangent dans une cacophonie onirique : un essai éblouissant sur le sens d'une vie en exil.

Attac Marseille
04 91 90 28 05 • accueil.marseille chez attac.org

"Pour ne plus subir en silence"

9. février 2018 - 19:00

Réunion mensuelle du Collectif Exploités-énervés le Vendredi 9 février à 19H00 ( 2e vendredi de chaque mois) à la Bibliothèque La Rétive à Alès : "Pour ne plus subir en silence"
C'est un collectif de chômeurs, travailleurs et précaires, un collectif de lutte de classe et de solidarité !
Gouvernement après gouvernement, réforme après réforme, nos conditions de vie sont de plus en plus dures. Difficile de payer ses factures à la fin du mois. Difficile de s'opposer aux patrons qui nous exploitent, à l'augmentation de la productivité pendant que les salaires stagnent ou baissent. Difficile de se défendre quand la CAF nous traque, quand Pôle emploi nous coupe les vivres... la liste des galères auxquelles on se heurte est longue et ne cesse de s'allonger.
Alors, à quelques RSAstes, travailleurs, chômeurs... ont décidé de ne plus subir tout ça en silence. On s'est organisés pour se défendre – et même, dès que c'est possible, pour reprendre l'offensive face au système capitaliste –, et on a formé un collectif : Exploités-énervés. C'était il y a 8 ans. Aujourd'hui, non seulement ce collectif existe encore, mais il n'a rien perdu de sa nécessité.
Nous pouvons nous regrouper et nous organiser, que ce soit pour débloquer une situation individuelle (menace d'expulsion, RSA coupé, patron qui refuse de payer des heures...) ou pour mener des luttes de plus grande ampleur par la diffusion d'informations autonomes, par la grève, les manifestations, les occupations, le sabotage, ou prendre part à un mouvement social, comme lors de la loi travail en 2016.
Nous montrer solidaires et unis entre exploités, remettre en cause l'ensemble de la société de classes, participer aux luttes sociales, tout cela est un premier pas primordial pour aller vers une autre société, débarrassée de l'exploitation, de l'État et de toute oppression.

Bibliothèque La Rétive : 42 rue du faubourg d'Auvergne - Alès
Permanence tous les mercredis et samedis de 15 à 19 heures
laretive-at-riseup.net - https://laretive.info
Collectif Exploités-énervés : Permanences et accueil (de 16h à 18h) - 1er et 3e samedi de chaque mois (3 et 17 février) à la Bibliothèque La Rétive à Alès

Concert de soutien au Collectif Soutien Migrants 13 / Al Manba

8. février 2018 - 20:00

Le 8 février, une soirée de soutien au Collectif Soutien Migrants 13 / Al Mamba aura lieu au Molotov (place Paul Cézanne), chose d'autant plus nécessaire suite aux récentes expulsions de logements occupés. Prix libre maximum de solidarité, liberté de circulation pour toutes et tous !

La soirée commencera avec une discussion à 20 heures autour de l'actualité des luttes des demandeurs d'asile et mineurs isolés, afin d'être au courant des dernières nouvelles, avant que les concerts ne commencent vers 21 heures :

Los Fralibos
Los Fralibos est né durant la lutte des Fralibs et de plusieurs rencontres avec Kadour et Saïd des HK et les Saltimbanques. Ils étaient venus faire un concert de soutien à notre lutte et revenaient nous voir pour prendre des nouvelles, discuter avec nous chaque fois qu'ils étaient dans le coin. En été 2012, quand grâce à la pression de notre lutte et à l'aide de beaucoup de camarades, la multinationale Unilever ne pouvait plus récupérer notre usine avec leur milice patronale digne d'un autre temps ... Les Fralibiens ont troqué leurs manches de pioche contre des guitares, les journées et les nuits d'occupations se passaient un peu plus en musique qu'à l'accoutumée.

Sam Karpienia's De la Crau /
Occitanique trans folk, Sam Karpienia (ex Dupain) chante un provençal rugueux hors sol distordu par des riffs en boucle de guitares électriques. Thomas Lippens aux percussions tribales ornées de bois ferraillés martèle la transe. A la contrebasse Emmanuel Reymond fait grincer et mordre de graves ostinatos. Un univers sobre, puissance contenue, mélodies traversées de poésies aux mille visages.

Troubletones
Jamaica & London ska from Marseille, tout jeune groupes dont les membres ont déjà été remarqués dans des groupes comme les Wepys, Les Hot rod Zombies et bien d'autres encore.
https://www.facebookcorewwwi.onion/Troubletoneska/

Oncle Bo
Dj set à base de soul, funk, rock ...Mais il ne s'arrête pas là, en audacieux contrebandier sonore, ses malles regorgent de pépites venant d'Afrique ou du Moyen Orient. Et surtout, un grand valable du quartier de la Plaine ! AArrraaahhhh !

"Sexy Linky ?", un livre de Nicolas Bérard

8. février 2018 - 19:30

Présentation du livre de Nicolas Bérard « Sexy, Linky ? » et débat à l'Equitable Café le jeudi 8 février à 19H30 (prix libre).
Linky, c'est le nouveau compteur électrique qu'ErDF veut imposer dans tous les foyers. Surcoût dissimulé, intrusion dans notre vie privée, danger pour la santé des usagers…Ce livre fait le point sur tout ce qu'on doit savoir pour refuser l'arrivée de Linky dans nos vies !
Les chargés de comm' d'ErDF-Enedis auront tout tenté pour le rendre sympathique et attirant. Ils l'ont d'abord teint d'un beau vert anis. Ils l'ont ensuite doté d'un joli petit nom : Linky. Puis ils lui ont attribué toutes les qualités du monde : Linky créera de l'emploi, fera faire des économies au consommateur, et sauvera même la planète du dérèglement climatique ! Sans émettre aucune onde dangereuse et en respectant la vie privée de chacun, bien sûr.
Pourtant, malgré toutes ses qualités, de plus en plus de citoyens et de communes lui claquent déjà la porte au nez. Auraient-ils un peu trop bien compris les véritables tenants et aboutissants de ce « grand projet inutile et imposé » ?
De manière très documentée, Nicolas Bérard montre tous les aspects néfastes de ce projet qui, en réalité, augmente le coût de nos factures, menace notre vie privée, n'a fait l'objet d'aucune étude sérieuse en termes de santé publique… et supprimera au final plus d'emplois qu'il n'en crée. Un livre d'autant plus utile que l'électricien français reste volontairement très évasif sur son projet.
Avec un cahier pratique pour aider ceux qui veulent éviter l'installation d'un compteur chez eux ou dans leur commune, ce livre constitue un petit condensé des arguments et des ressources qui, comme le font nombre d'individus et de communes déjà concernés par le déploiement du « compteur intelligent », vous permettront de dire « non » à Linky et à son monde.

« Après le printemps, vie ordinaire de combattants syriens » film de Laurent Lhermite et Romain Huët

8. février 2018 - 19:30

à partir de 19h30.
Entrée à prix libre.

Les combats font rage dans les rues de Murek, une petite ville de ville de Syrie. Les insurgés Ahmad, Abu Moraï et Mohammed continuent de vivre malgré les bombardements. Le film propose d'explorer leur quotidien, à l'arrière, dans l'attente, comme sur le front au plus près des combats. Écouter leur parole, entre l'intensité du moment présent, l'obscurité de l'avenir, l'usure et la folie.

Teaser après le Printemps from entre2prises on Vimeo.

GUPS Aix-Marseille

« Deyra manana » film de Nawyr Haoussi Jones

8. février 2018 - 19:00

« Faites battre votre coeur avec un rêve et votre avenir sera radieux », telle est la devise de Nawyr Haoussi Jones, fondateur du collectif « Yes we Cannes ». Une phrase et un jeu de mots qui en disent long sur les ambitions qui animent ceux qui, chacun avec leur univers, ont suivi Nawyr dans ce projet. « Yes we Cannes », c'est la conviction, chevillée au corps, que tout est possible, que le rêve, pour peu qu'on s'en donne la peine, est à portée de main.
Mais le rêve, pour tous ces jeunes réalisateurs, ne supplante pas le réel, au contraire : « Yes we Cannes » c'est aussi l'ambition d'un cinéma engagé et réaliste, en prise avec les gens, leur histoire, leur quotidien, leurs difficultés, leurs déceptions, leurs joies. Un cinéma qui suscite l'émotion et, surtout, qui crée du lien social, un partage en somme. Il ne s'agit pas de rester enfermé dans sa tour d'ivoire, loin de ces gens dont on prétend retranscrire, par le prisme de la fiction, les émotions. Le cinéma, au sein du collectif, se vit comme un échange : avec les associations qui participent aux projets, avec tous ceux qui s'impliquent bénévolement lors des tournages et, avant tout, avec le public qui assiste aux projections, débat, critique, suggère et, ainsi, fait germer l'envie de continuer, d'écrire, de tourner pour raconter de nouvelles histoires.

« Deyra manana » (Merci beaucoup en afghan), fiction, drame social, policier, 51min, 2017

Synopsis : Marseille, été 2017 : dans une ville en pleine effervescence, deux flics mènent une enquête qui les confrontera à une réalité sociale difficile où même l'amour se réduit à une chimère : mal-être dans un monde du travail qui renie l'humain, pression psychologique au point de pousser un homme à devenir un autre, mépris à l'égard des petites gens, des "miséreux"... Ils découvriront ce que la gentrification peut produire de pire...

Rassemblement de solidarité avec le peuple kurde

8. février 2018 - 18:30

Le collectif qui s'est réuni lundi 5 pour réagir à l'agression que subit actuellement le peuple kurde à Afrin a décidé d'appeler à une manifestation de solidarité avec le peuple kurde jeudi à 18 h 30 place Castellane (rendez-vous à l'angle Rue de Rome place Castellane) et à rejoindre samedi la manifestation lancée par la communauté kurde.

Non aux multinationales ! Non aux nationalismes ! Non à la guerre ! Non aux dictateurs !

Nous condamnons fermement le meurtre d'innocents.
Nous condamnons l'attaque de villes et villages, contraignant les peuples à se déplacer et les soumettant à la dépendance d'ONG et des militaires.

Aucun Etat, aucun groupe n'a le droit de porter atteinte, sur des bases religieuse, nationale, territoriale, à l'intégrité et à la dignité d'un peuple.

Nous sommes ici pour condamner l'agression par l'Etat turc et ses alliés sur les populations d'Afrîn, ainsi que toute forme de domination et de division découlant des contradictions impérialistes.

Nous sommes contre la guerre et menons campagne contre sa glorification et ses conséquences. La guerre n'apporte que pauvreté, misère, sans-abri, chômage, vagues de réfugié.e.s. Elle tue ceux que l'on aime, crée la flambée des prix, détruit nos espaces de vie, dérègle les climats, nous divise au profit de l'hégémonie capitaliste.

Nous exigeons la fin du silence complice de l'Etat français, de l'Europe et de l'OTAN !
Nous encouragons toutes et tous à se lever contre la guerre.

Non au nationalisme !
Non à l'autorité !
Non au pouvoir des religions !
Non au pouvoir des milices !
Non au capitalisme !
Oui à l'auto-organisation et à l'autodétermination !

La Commune Internationaliste du Rojava : “Make Rojava Green Again”

8. février 2018 - 14:43

Make Rojava Green Again
Soutenez la révolution écologique du Nord de la Syrie

Introduction

Cinq ans ont passé depuis le début de la Révolution du Rojava. En commençant par l'héroïque résistance de Kobanê, les YPG/YPJ ont fait reculer encore et encore les forces réactionnaires de Daesh. Au même moment, la population du Rojava a résisté avec succès aux tentatives hégémoniques de corrompre la révolution. Inspiré et façonné par les idées d'Abdullah Öcalan et le combat du mouvement de libération kurde, le Rojava est un projet révolutionnaire dont l'objectif est de défier la modernité capitaliste par la libération des femmes, l'écologie et la démocratie radicale. Malgré les succès répétés de la Révolution du Rojava, la population reste sous pression ; la guerre contre Daesh, les attaques de l'État turc et un embargo économique total sont des obstacles à la construction d'une nouvelle société. Au regard de cette situation, le Rojava a plus que jamais besoin de soutien international…

La Commune Internationaliste – Apprendre, soutenir, organiser

Depuis plusieurs années, nous, internationalistes du monde entier, avons travaillé sur différents aspects de la Révolution du Rojava. Inspiré·e·s par la perspective révolutionnaire du mouvement de libération kurde, nous sommes ici pour nous former, soutenir et aider à développer les projets existants. C'est notre objectif que d'organiser une nouvelle génération d'internationalistes pour mettre en échec la modernité capitaliste. Soutenu·e·s par le mouvement de la jeunesse du Rojava (YCR/YJC), nous avons fondé au début 2017 la Commune Internationaliste du Rojava. Nos activités jusqu'à maintenant ont été d'organiser des formations, des délégations, des cours de langue et de construire la première académie civile pour les internationalistes arrivant au Rojava.

Un pilier de la révolution : l'écologie

Les peuples aliénés de la nature sont aliénés d'eux-mêmes et s'auto-détruisent. Aucun système n'a illustré la primauté de cette relation de façon plus claire que la modernité capitaliste ; la destruction de l'environnement et la crise écologique allant de pair avec l'oppression et l'exploitation des peuples. La mentalité inepte du profit maximum a amené notre planète à la frontière des abysses, et laissé l'humanité dans un tourbillon de guerres, de famines et de crises sociales. Pour cela, le développement d'une société écologique est un pilier de la révolution du Rojava, de même que la libération des femmes et la démocratisation totale de tous les aspects de la vie. Il n'est pas seulement question de protéger la nature en limitant les dommages que nous lui infligeons, mais de recréer la balance entre les populations et la nature. Il s'agit d'une « unification renouvelée, consciente et éclairée à une société naturelle, organique » (Abdullah Öcalan).

Monoculture, pénurie d'eau et pollution de l'air : une colonisation de l'humanité et de la nature

Les résultats de la mentalité capitaliste et de la violence d'État contre la société et l'environnement sont clairement visibles au Rojava ; le régime Bathiiste n'a jamais été intéressé par l'idée de construire une société écologique en Syrie. Le régime s'est toujours concentré uniquement sur l'exploitation maximale des ressources et la rentabilité agricole, au dépend de la protection de l'environnement, particulièrement dans le territoire colonisé du Kurdistan de l'Ouest (Rojava). La déforestation systématique a permis la monoculture : blé dans la région de Cizirê, olives à Efrîn et un mélange des deux à Kobanê ont altéré l'environnement naturel du Rojava. Pendant plusieurs décennies, il était interdit de planter des arbres ou des légumes et la population était encouragée, par des politiques répressives et le sous-développement délibéré de la région, à émigrer en tant que main-d'œuvre bon marché vers les banlieues des villes comme Alep, Raqqa ou Homs. La production et l'utilisation de l'énergie, les politiques insensées de gestion des déchets et l'utilisation irréfléchie des produits chimiques dans l'agriculture ont détruit le sol, l'air et l'eau. Mais la population du Rojava n'a pas seulement à se battre contre l'héritage éco-politique du régime bathiiste, mais aussi avec la constante et grave menace des politiques hostiles de la Turquie. A côté des attaques militaires, de la menace permanente d'invasion et de l'embargo économique existent de nombreux problèmes dus aux politiques turques de construction de barrages dans le territoire occupé du Nord-Kurdistan et d'utilisation incontrôlé des eaux souterraines pour l'agriculture. Ce siphonage agressif réduit le flux des rivières entrant au Rojava et abaisse le niveau des eaux souterraines de toute la région. La Turquie ferme systématiquement le robinet à eau du Rojava.

Entre guerre et embargo – le travail écologique au Rojava

Les tentatives des régimes turc et syrien d'étrangler la révolution du Rojava par des attaques militaires, politiques et économiques, la guerre contre Daesh et l'embargo soutenu par le KDP au Kurdistan du Sud (Irak) créent des conditions difficiles pour le développement écologique du Rojava. Néanmoins, de nombreux projets sont en cours, comme la reforestation du territoire, la création de réserves naturelles et infrastructures de gestion et tri des déchets, objectifs qui sont pour l'heure difficiles à atteindre. Les projets de la plupart des comités régionaux ne sont encore qu'à un stade préparatoire ou commencent tout juste à être mis en place. La révolution écologique, comme part de la révolution générale du Rojava n'en est encore qu'à ses débuts. Il manque aujourd'hui une conscience environnementale partagée par toute la population, certains savoirs experts et nécessaires technologies ainsi qu'une connexion avec la solidarité venant de l'étranger. Notre contribution à la révolution écologique : Make Rojava Green Again. Nous, la Commune Internationaliste du Rojava, voulons contribuer à la révolution écologique du Nord de la Syrie. Pour cela, nous avons lancé la campagne « Make Rojava Green Again » en coopération avec le comité écologique du canton de Cizirê. La campagne se décline en trois aspects :

1. La construction de l'Académie Internationaliste sur la base d'un ethos écologique, pour servir d'exemple pour des projets et concepts similaires pour la société, impliquant la formation à la fois des internationalistes et de la population du Rojava, afin de renforcer la conscience et la préoccupation pour l'environnement et construire une société écologique.

2. La participation au travail de reforestation du Rojava par la construction d'une pépinière d'arbre comme l'un des travaux de notre Académie Internationaliste.

3. Le soutien matériel aux projets écologiques déjà existants ou en devenir portés par les structures de l'Auto-administration Démocratique, incluant le partage de savoirs entre activistes, scientifiques, expert·e·s et les comités et structures du Rojava, pour le développement d'une perspective de long terme pour une Syrie du Nord écologique.

Les deux premiers projets concrets de « Make Rojava Green Again » sont :

La mise en pratique des concepts d'une vie et d'un travail écologique au sein de l'Académie Internationaliste, en partie grâce à la construction de la pépinière en tant que l'un des travaux de l'Académie. Au printemps 2018, nous allons planter 2000 arbres dans les alentours de l'Académie et plus de 50 000 jeunes plants dans la pépinière.
Un soutien pratique et financier au Comité du Conservatoire naturel de la reforestation de la réserve naturelle d'Hayaka, située à côté de la ville de Derik dans le canton de Cizirê. Dans les cinq prochaines années, nous allons planter près de 50 000 arbres sur les rives du lac Sefan.

Le travail collectif dans la pépinière sera une dimension pratique de la formation à l'Académie internationaliste, aussi bien qu'une solidarité concrète avec les communes, institutions et structures populaires.

« Make Rojava Green Again » : un pont pour la solidarité internationaliste

Pour soutenir la campagne « Make Rojava Green Again », le travail écologique en Syrie du Nord et la révolution au Rojava, plusieurs actions sont possibles :

Partager cette campagne avec des activistes, scientifiques et expert·e·s des domaines de l'agriculture écologique, sylviculture, de l'approvisionnement en eau et de la production d'énergie soutenable.
Contacter et assurer la liaison avec des activistes, journalistes et politicien·ne·s ou autres personnes qui pourraient être intéressées par cette campagne.
Écrire, publier des articles ou des interviews à propos de la campagne.
Partager l'information avec votre famille et vos ami·e·s. Répandre l'information à propos du développement de la révolution écologique au Rojava.
Établir des contacts entre des personnes/groupes/organisations et la Commune Internationaliste du Rojava.
Venir directement travailler au Rojava.
Soutenir financièrement le travail écologique au Rojava.

CONTACT
makerojavagreenagain chez riseup.net | www.internationalistcommune.com
Facebook | Twitter @CommuneInt

DONS

Rote Hilfe (Secours Rouge)
IBAN : CH82 0900 0000 8555 9939 2
BIC : POFICHBEXXX
Post Finance
Reference : “Make Rojava Green Again”

Télécharger cette présentation en pdf.

Lire sur Kedistan

Liberté et déterminisme

7. février 2018 - 20:00

Le débat qui oppose la liberté des actions et le déterminisme est aussi ancien que les premiers pas de la philosophie. Selon le déterminisme, toutes nos actions sont produites par des enchaînements de causes à effets suivant une nécessité aussi inéluctable que celle des phénomènes physiques ou biologiques, et l'impression que nous avons de choisir entre plusieurs possibles est une illusion. Selon la thèse de la liberté, malgré toutes les influences et les contraintes de nature biologique ou sociale, nous sommes des êtres capables de décider de manière indépendante, imprévisible et volontaire entre des possibles réellement ouverts. La question débouche sur celles de savoir si nous avons au moins une part de responsabilité dans la formation de notre personnalité, et si nous pouvons nous affranchir des conditionnements du passé pour créer un futur qui n'en résulte pas mécaniquement.
Au cours de l'histoire de la philosophie, les deux positions ont été déclinées de multiples façons et ont reçu des justifications très différentes. Nous allons parcourir les principales parmi ces positions, en les mettant à l'épreuve pour essayer d'avancer vers la conception qui nous paraît la plus correcte.

Conformément à l'esprit des Universités populaires, tous les cours sont gratuits, sans inscription, et laissent une large place aux débats.

Le cycle se poursuivra les mercredis 7, 14, 21, 28 février et 7, 14, 21, 28 mars, de 20 h. à 22 h., dans la petite salle du Théâtre Toursky

Pour tout renseignement, écrire à Annick.Stevens chez numericable.fr

Permanence mensuelle du RESF 13 jeunes et familles sans papiers

7. février 2018 - 15:00

Comme tous les premiers mercredi du mois, le Réseau Education Sans Frontières (RESF 13) tient une permanence de 15H00 à 17H00 pour les jeunes et les familles sans papiers à la Maison méditerranéenne des droits humains, (MMDH) 34, cours Julien à Marseille.

resf13 chez no-log.org - tel 0631324865
www.educationsansfrontieres.org

De la politique d'immigration aux migrations comme problème social

6. février 2018 - 18:30

L'Université Populaire du Pays d'Aubagne et de l'Etoile (UPPAE) reçoit le mardi 6 février à 18H30 la sociologue Célia Lamblin sur le thème des Migrations en France :
Séance 1 : État-Nation, contrôle des déplacements et politique d'immigration en France (1789-1975).
Accueil à 18h30 au lycée Joliot Curie, salle E18, 4 ave des Goums, 13400 Aubagne.

Programme sur le site uppae.fr

Procès d'une "faucheuse de chaises" à Carpentras

6. février 2018 - 8:00

Attac appelle à un rassemblement de soutien mardi 6 février à partir de 8H00 devant le Tribunal de Grande instance de Carpentras pour soutenir une de ses militantes "faucheuse de chaises", Nicole Briend qui comparaît pour vol en réunion et refus de donner ses empreintes ADN.
Nicole a participé, avec une dizaine de militant.e.s d'Attac, à une action symbolique de « fauchage de chaises » dans l'agence BNP Paribas de Carpentras le 17 mars 2016.
A 8H30, entrée de Nicole Briend dans le tribunal tandis que diverses prises de parole de soutien sont attendues sur place de personnalités politiques et syndicales comme Anne Guyot Welke (Solidaires Finances Publiques), Sebastien Bailleul (CRID)...
9h30 : déambulation jusqu'à l'espace Auzon, centre culturel, au 68 rue Joseph Cugnot, 84200, où seront projetées des vidéos de soutien et saynètes avant un meeting sur le thème "Comment lutter réellement contre l'évasion fiscale ? » avec Lison Rehbinder (Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires), Dominique Plihon (Attac), Vincent Drezet (Solidaires Finances Publiques)… Suivi de l'évolution du procès et témoignage de Nicole à sa sortie du tribunal.

Un nouveau film sur la Grèce rebelle

6. février 2018 - 2:54

Pas encore de projection prévue à Marseille ! Avis aux salles disponibles !

VOICI LA BANDE-ANNONCE DU TROISIÈME FILM de Yannis Youlountas :
https://www.youtube.com/watch?v=4LHHR9LBga4

Il s'agit d'une bande-annonce « longue », comme à l'habitude : toujours plus de dix minutes pour les films précédents, et cette fois quinze, en guise de prélude. Dans quelques jours, nous proposerons également un teaser d'une minute, notamment pour les cinémas.

Merci de partager. Vu nos relations distantes avec le pouvoir et les medias à sa botte, l'avenir de ce film repose entièrement sur vous. On compte sur votre bouche à oreille, comme pour les précédents films. Surtout que plusieurs sujets importants à faire connaître sont présentés dans cette bande-annonce. Une fois de plus, contrairement à ce qu'on vous raconte, tout est loin d'être fini en Grèce !

Les infos pratiques et l'adresse du site sont à la fin de la bande-annonce, notamment pour proposer le film à votre cinéma ou organiser une projection-débat (l'agenda se prépare et quelques dates sont déjà réservées entre fin février et… décembre !). Les musiciens et autres compères qui ont participé sont sur le site et sur l'affiche.

Ah oui, le titre du film ? On vous laisse le découvrir dans la bande-annonce : surprise !

Pssst ! Ne trichez pas

Pour la programmation des projections, voir le calendrier ici :
http://blogyy.net/2018/01/28/premieres-projections-debats-du-film-lamour-et-la-revolution/

Vers une action contre les bombardements turcs sur Afrin

5. février 2018 - 20:00

Le groupe Germinal propose une réunion le Lundi 5 février à 20h à Manifesten pour préparer une action collective dans la semaine afin de dénoncer les bombardements turcs sur le canton kurde d'Afrîn.
Depuis plus d'une semaine, l'armée turque et son aviation pilonnent le canton d'Afrîn, géré par les Kurdes de la Fédération démocratique de Syrie du Nord et qui fait partie du Rojava. Après avoir promis de raser cette région, le président turc Erdogan n'hésite pas à employer des mercenaires et à s'appuyer sur des groupes considérés comme terroristes par la coalition internationale, tel que « Hayat Ahrar al-Sharm », pour arriver à ses fins alors qu'Afrîn est une zone de refuge qui a accueilli près de 400 000 personnes fuyant la guerre civile en Syrie.
Pour dénoncer au plus grand nombre ces attaques turques contre les peuples d'Afrîn, nous nous devons de réagir rapidement. Que nos différences politiques ne soient pas un barrage à notre soutien aux personnes qui se font tuer en Syrie par des puissances militaires, affirme le Groupe Germinal.

La Décroissance est-elle une réponse ?

5. février 2018 - 19:00

L'Université populaire du Pays d'Aix (UPPA) propose lundi 5 Février à 19H, Bibliothèque Méjanes, Salle Bouvaist à Aix en Provence, une conférence de l'économiste Renaud Gallimard dans le cadre de son Cycle Croissance - Décroissance.
Après avoir vu comment le Capitalisme productif s'est mis en place avec la notion de Croissance, nous envisagerons les facteurs de la Croissance, puis nous ferons un tour d'horizon des dangers devant lesquels nous sommes au niveau environnemental, mais aussi social et géopolitique pour nous demander si la Décroissance est une réponse et bâtir ensemble les conditions pour éviter la "catastrophe".

Communautarisme et disqualification politique

5. février 2018 - 18:30

L'association ACT et la Librairie Transit ont le plaisir d'accueillir les sociologues Marwan Mohammed et Cesare Mattina pour une discussion autour de la notion de communautarisme.

Dans un premier temps, Marwan Mohammed évoquera les processus de délégitimation et de disqualification des minorités et des quartiers populaires à travers le terme de "communautarisme".
Nous discuterons ensuite avec Cesare Mattina la notion de cosmopolitisme et verrons comment le pouvoir politique construit et légitime des "communautés" gagnantes dans l'espace public marseillais.

Marwan Mohammed est sociologue, chargé de recherche au CNRS (Centre Maurice Halbwachs-Eris). Il a co-écrit avec Abdellali Hajjat l'ouvrage Islamophobie. Comment les élites françaises fabriquent le "problème musulman" (2013, rééd. 2016).
En savoir + : http://approches.fr/Islamophobie-Comment-les-elites

Cesare Mattina est maître de conférence en sociologie au Laboratoire Méditerranéen de Sociologie (LAMES-CNRS) et à l'Université d'Aix-Marseille. Il est notamment l'auteur de l'ouvrage Clientélismes urbains. Le cas marseillais (2016).
En savoir + : http://approches.fr/Clientelismes-urbains-Le-cas

Lundi 5 février 2018 à 18h30

Local de Solidaires 13
29, Boulevard Longchamp
13001 Marseille

Entrée libre

 
 
 
 
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