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Mis à jour : il y a 11 heures 7 min

Les rendez-vous du lundi de l'AMAP'Monde

3. décembre 2018 - 18:30

Comme tous les lundis, l'AMAP'Monde passe, le 3 décembre de 18H30 à 22H, derrière le comptoir de l'Équitable Café pour la distribution hebdomadaire des paniers aux adhérentEs, répondre à vos questions sur son fonctionnement, prendre les inscriptions, faciliter les rencontres entre productrices, producteurs, consommatrices et consommateurs, vous proposer parfois du bon pain, des fromages, poissons, des achats groupés auprès du Groupement d'Achats Épice… et vous servir un sirop, un thé ou une bière si vous venez juste pour boire un verre le lundi soir, à la coule.
S'inscrire à l'AMAP'Monde (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) c'est s'engager dans une démarche collective, pour laquelle chacunE est invitéE à mettre la main à la pâte.
Entrée libre

Conférence sur la mémoire, avec Céline Acker

3. décembre 2018 - 18:30

L'UPOP (Université populaire Marseille-Métropole) propose, le lundi 03 décembre 2018 à partir de 18H30, une conférence-débat consacrée à La Mémoire, au-delà du devoir de mémoire, avec la philosophe Céline Acker.
La mémoire, définie comme souvenir du passé, est souvent présentée, dans nos sociétés, comme un devoir, celui de la conservation du passé. On interrogera cette idée d'un devoir de mémoire en évoquant d'autres façons d'aborder la mémoire. La mémoire n'est-elle pas d'abord un travail et un effort, c'est-à-dire précisément ce que l'idée du seul devoir de mémoire paraît empêcher ? Nous tenterons ainsi de questionner les conditions de possibilité d'une mémoire en acte et non pas seulement d'une mémoire comme conservation ou rétention d'un passé qui n'est plus.
Céline Acker est une ancienne élève de l'École normale supérieure de Lyon, agrégée de philosophie. Elle enseigne la philosophie au lycée Perrimond (Marseille).

Contact : upop13 chez free.fr
Site : http://upop.info/

Rassemblement de soutien aux arrêté.es de samedi 1er décembre

3. décembre 2018 - 16:30

Suite à la marche pour le droit à un logement digne de ce samedi 1er décembre, rassemblement de soutien aux inculpé.e.s devant le Palais de Justice, lundi 3 décembre à 16h30.

Hier, samedi 1er décembre, la marche pour le droit à un logement digne pour toutes et tous a rassemblé des milliers de personnes après les évènements tragiques du 5 novembre, rue d'Aubagne.
Provocations policières, jets de lacrymos en masse, ont commencé bien avant les "débordements" selon les termes qu'utilisent la Provence, et la Marseillaise pour qualifier la colère des Marseillais.e.s.
De nombreuses personnes ont été arrêtées par la police, plusieurs chiffres ont étés rapportés par différents médias, aucun chiffre sûr n'est officiellement annoncé et certain. Si vous avez plus informations, si vous avez été témoins d'arrestations ou connaissez des personnes arrêtées, vous pouvez appeler la Legal team au 07.53.24.35.31.

Demain, de nombreuses personnes vont être déférées et passer en comparution immédiate au tribunal. Rassemblons nous ce lundi 3 décembre à 16h30 devant le Palais de justice pour soutenir les victimes de la répression policière, leurs familles et leurs proches !

source : mars-infos.org/rassemblement-de-soutien-aux-3589

Les Bricabracs aux fourneaux !

3. décembre 2018 - 12:00

Un menu végétarien qui sera bon pour votre santé et régalera vos papilles !

Entrée : Pita ratatouille

Plat : Gratin pommes de terre et courges

Dessert de saison

Vous connaissez peut-être les Espaces Éducatifs Bricabracs, école associative autofinancée.

www.vieasso.bricabracs.org

Parents, donateurs, sympathisantEs et même plus, enfants et éducatrices/teurs oeuvrent pour faire de cette aventure une réussite et en assurer la pérennité.

L'association « En Chantier, La Cantine du Midi » nous met à disposition son espace une fois par mois pour vous préparer des petits plats aux petits oignons, à la façon des Bricabracs. Pour en savoir plus, nous rencontrer, et soutenir cette initiative, tout en savourant nos plats... venez !

Marseille : la lutte des salarié-e-s sous-traité-e-s par PLD gagne le site de l'Holiday Inn St-Charles

2. décembre 2018 - 19:29

Les femmes de chambre sont en grève reconductible à l'hôtel Adagio Vieux-port, depuis le jeudi 29/11/2018, avec le soutien de leur syndicat CNT-Solidarité Ouvrière. Le mouvement se poursuit ce week-end et va s'intensifier avec l'entrée dans le conflit de l'équipe syndicale de l'hôtel Holiday St-Charles.

Les salarié-é-s du nettoyage de l'Adagio, filiale d'Accord et de l'Holiday Inn, filiale du groupe Intercontinental, partagent bien plus qu'un employeur commun, le sous-traitant PLD. Ils doivent combattre au quotidien le système de mal-traitance organisé de la sous-traitance qui ne vise visent qu'à imposer un nivellement par le bas des droits sociaux des salarié-e-s voulu par le patronat de l'hôtellerie !

Symbole d'un management brutal, PLD tente aujourd'hui de licencier notre camarade Claudia, alors qu'elle est enceinte, pour des motifs totalement bidons qui cachent mal la répression anti-syndicale.

Au delà de ce combat contre l'autoritarisme, les salarié-e-s sont en lutte pour des rémunérations dignes et contre l'abus des temps partiels qui ne permettent pas de vivre.
Le décalage entre le niveau de vie des « petites mains » de l'hôtellerie et les profits générés par des groupes comme Accor ou Intercontinental, deux poids lourds mondiaux du secteur, est plus qu'indécent !
Alors qu'un mouvement de colère généralisé s'exprime en France contre les galères de la vie chère et les inégalités, ces grèves sont aussi une réponse contre ceux qui en profitent le plus, les entreprises et leurs actionnaires. Il est temps que les richesses générées par les travailleurs-euses leurs reviennent !

Les travailleuses en grève revendiquent :
  • annulation de la procédure disciplinaire contre Mme FERNANDES MARQUES, enceinte
  • changement de l'encadrement autoritaire sur le site de l'Adagio Vieux-port
  • l'augmentation des mensualisations contractuelles et des qualifications
  • l'augmentation des majorations pour le travail le dimanche et de la prime de panier à l'Holiday Inn
  • 13ème mois pour tous-tes
  • respect des jours de repos contractuels
Tous et toutes ensemble, seule la lutte paie !

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Pour soutenir financièrement la lutte : participez à la caisse de grève en ligne

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Le Nationalisme en Grèce et en Macédoine

2. décembre 2018 - 14:00

Lorsque la république de Macédoine proclame son indépendance en 1991, la Grèce s'oppose au nom du nouvel État, à son drapeau et à des passages de la Constitution qui pouvaient impliquer une ingérence dans les affaires grecques.

Cependant, depuis des accords signés en 1995 entre les deux pays, le conflit autour du nom, le seul non résolu, n'occupait qu'une place mineure dans les relations des deux pays, qui ont des liens économiques importants.

En juin 2018, l'annonce d'un nouvel accord relance la question du nom de l'État macédonien, occasion pour les nationalistes de renforcer leur discours et leur présence dans la rue.

Deux camarades grecs de passage en France nous parleront de la résurgence du nationalisme en Grèce et en Macédoine et des réponses du mouvement anarchiste à ce phénomène.

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Bibliothèque La Rétive
42 rue du faubourg d'Auvergne - Alès
Permanence tous les mercredis et samedis de 15 à 19 heures
laretive-at-riseup.net - https://laretive.info

"Le nationalisme en Grèce et en Macédoine"

2. décembre 2018 - 14:00

La Bibliothèque La Rétive à Alès propose, le dimanche 2 décembre à 14H, une discussion autour de "Le nationalisme en Grèce et en Macédoine" en présence de deux camarades grecs de passage en France qui nous parleront de la résurgence du nationalisme en Grèce et en Macédoine et des réponses du mouvement anarchiste à ce phénomène.
Lorsque la république de Macédoine proclame son indépendance en 1991, la Grèce s'oppose au nom du nouvel État, à son drapeau et à des passages de la Constitution qui pouvaient impliquer une ingérence dans les affaires grecques. Cependant, depuis des accords signés en 1995 entre les deux pays, le conflit autour du nom, le seul non résolu, n'occupait qu'une place mineure dans les relations des deux pays, qui ont des liens économiques importants.
En juin 2018, l'annonce d'un nouvel accord relance la question du nom de l'État macédonien, occasion pour les nationalistes de renforcer leur discours et leur présence dans la rue.

Bibliothèque La Rétive, 42 rue du faubourg d'Auvergne, 30100 Alès
laretive chez riseup.net

Effondrement(s) de la civilisation thermo-industrielle

1. décembre 2018 - 20:00

Conférences, ateliers et débats en soirée (Participation libre)

+ Trois jours de formation "Collapsologie et éducation populaire" avec Anthony Brault du mercredi 5 au vendredi 7 décembre de 10h à 18h30.
Sur inscription : anthonybrault chez gmail.com
Tarif : 200 € sauf si hors-budget auquel cas c'est en participation libre et consciente

Le nationalisme en Grèce et en Macédoine

1. décembre 2018 - 19:30

Le collectif Le Barricade
14 rue Aristide Ollivier
lebarricade.montpellier chez gmail.com
https://www.facebook.com/BarricadeMontpellier?ref=bookmarks

Kamar Idir : D'une rive à l'autre

1. décembre 2018 - 18:00

À travers une vingtaine de portraits, Kamar Idir, photographe et homme de radio, dresse le parcours d'exilés qui ont tous vécu un traumatisme. Plusieurs générations se croisent. Chaque parcours est singulier et pourtant il ressort de ces différentes histoires, l'impression d'un effroyable gâchis. Musiciens, artistes, poètes, ils vivent du RSA ou d'allocations d'handicapés. Plusieurs d'entre eux sont aujourd'hui disparus.

Nous étions debout et nous ne le savions pas

1. décembre 2018 - 18:00

Salut !
nous vous invitons au Mas de Granier, le samedi 01/12 dès 18 heures,

pour partager un moment d'écoute pour la lecture de Catherine Zambon (en sa présence)
et les portraits de personnes que, à un certain moment de leur vie, se sont levées ou étaient debout !

Une discussion suivra, une soupe aussi,

à bientôt, allez viens, ça vaut la peine !

Ps : en janvier nous marquons une pause mais les propositions pour 2019 ne manquent pas et chaque premier samedi du mois la Grande Salle continuera à accueillir, des gens, toi, des histoires, des idées !

Permanence du collectif Exploités Énervés

1. décembre 2018 - 16:00

Permanence du collectif Exploités Énervés
Exploités Énervés – Un collectif sur Alès et les Cévennes.

Des problèmes avec votre patron, votre propriétaire, la CAF, Pôle emploi… ?

Que ce soit pour obtenir des informations et des conseils ou pour trouver des moyens plus offensifs de se défendre, n'hésitez pas à venir nous rencontrer !

En galère pour comprendre ou écrire un courrier ?

On peut vous aider à la lecture et à la rédaction de courriers privés, administratifs, professionnels, de formulaires, etc.

Tous les 1er et 3e samedis du mois de 16h à 18h.
Un mercredi sur deux de 14h30 à 16h30.

Dates et horaires des permanences :

https://exploitesenerves.noblogs.org
exploitesenerves chez riseup.net


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Bibliothèque La Rétive
42 rue du faubourg d'Auvergne - Alès
Permanence tous les mercredis et samedis de 15 à 19 heures
laretive-at-riseup.net - https://laretive.info

Marche pour le droit à un Logement Digne pour toutes et tous

1. décembre 2018 - 15:00

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Le collectif du 5 novembre - Noailles en colère appelle la population de Marseille à une grande marche pour un logement digne pour toutes et tous ce samedi 1er décembre à 15h depuis Notre-Dame du Mont - Cours Julien.

Nous devons continuer à marteler nos exigences pour un habitat et des écoles dignes, à battre le pavé pour que les responsables du drame de la rue d'Aubagne soient condamnés et que cesse l'incurie de la mairie. Il est urgent que l'Etat de droit soit rétabli pour les plus de 1 500 délogé.e.s, qu'ils soient mieux informés et considérés par les pouvoirs publics, que les arrêtés de péril imminent soient tous rendus publics, et que des concertations avec les citoyen.ne.s soient initiées afin de remettre à plat les priorités de logement et d'urbanisme.

Alors que la municipalité et l'Etat sont en train de créer et entretenir une peur organisée en faisant main basse sur la ville par le biais de nombreux délogements, soyons solidaires et tentons de mettre à bas la fabrique du monstre !

collectif5novnoailles chez gmail.com
f : Collectif du 5 novembre : Noailles en colère

Marche antispéciste

1. décembre 2018 - 13:30

Appel à mobilisation maximale pour la marche antispéciste du 1er décembre à Toulon !
Soyons leur voix jusqu'à ce que le massacre cesse !

RDV 13h30
Début de la marche à 14h00 (durée 1h, vers la place de la Liberté) puis rassemblement devant le port pour une mise en place statique.
Action avec des visuels et un cube de la vérité.

L'ALARM sera présente dans le cortège, parmi différentes autres associations ou collectifs antispécistes. Nous vous invitons à VENIR REJOINDRE CETTE MARCHE pour dénoncer le spécisme, pour clamer le droit à la différence et à l'égalité pour toustes, pour réclamer la Libération animale, pour crier la Justice maintenant, pour exiger la considération de tous les êtres qui aspirent à vivre, libres, à être libérés de toutes dominations, de toutes exploitations, de toutes discriminations, de toutes oppressions !

Pour les personnes qui souhaiteraient se réunir autour de notre banderole, merci de venir tout de noir vêtu.e.s, en portant l'un des t-shirts de l'ALARM (si vous en possédez un).

À pieds, en vélo, en voiture (pensez au covoiturage), en train ou en machine volante… VENEZ !!!
INVITEZ VOS CONTACTS ! FAITES PASSER LE MESSAGE ! PARTAGEZ CET ÉVÉNEMENT !

POUR EUX. POUR ELLES. EN FORCE. EN NOMBRE.

ÉVÉNEMENT FACEBOOK ASSOCIÉ
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NOTA BENE : Le lieu du RDV (à 13h30 à Toulon) sera très bientôt précisé / Restez connecté.e.s à la page événementielle Facebook
ou à cette page de l'agenda de notre site

Le spécisme est une construction mentale véhiculée par nos sociétés modernes. Il repose sur des croyances arbitraires et implique un classement entre individu.e.s.
L'antispécisme s'y oppose en revendiquant l'abolition de la domination humaine sur les autres animaux, par l'arrêt de leur exploitation. Il ne sert qu'un but, permettre à chacun.e de voir ses intérêts fondamentaux respectés : vivre, libre et sans souffrance

Marseille contre les Partenariats public/privé (PPP) à l'école

1. décembre 2018 - 11:00

Sous le titre L'école publique n'est pas à vendre un collectif d'enseignants, habitants et d'organisations professionnelles appelle à un rassemblement sous l'ombrière du Vieux Port de Marseille samedi 1er décembre à 11H.
Le maire de Marseille a annoncé un plan pour la rénovation des écoles marseillaises. Ce plan prévoit, en 6 ans, la construction ou reconstruction d'une trentaine de groupes scolaires en urgence absolue. Par conséquent rien n'est prévu pour les 400 autres écoles !
De plus le mode de financement est inacceptable : un Partenariat-Public-Privé (PPP) comme pour le stade Vélodrome que les Marseillais devront payer encore longtemps. Cette procédure coûte plus cher que le financement direct de la Mairie et la gestion du projet sera attribuée à de grands groupes financiers multinationaux. Une fois encore, la mairie choisit d'endetter considérablement les marseillais pendant plus de 25 ans. Les Marseillais doivent garder la main sur leurs écoles !
Informations, prises de parole, tractage et signatures de pétitions…

Gilets jaunes, colère noire !

30. novembre 2018 - 20:30

A la veille de l'acte 3, ou en est le mouvement. Comment s'organiser pour mettre en avant des revendications sociales ?

Le collectif Le Barricade
14 rue Aristide Ollivier
lebarricade.montpellier chez gmail.com
https://www.facebook.com/BarricadeMontpellier?ref=bookmarks

Repas de soutien aux inculpé-e-s de La Plaine

30. novembre 2018 - 20:00

Le Manifesten à Marseille vous convie, vendredi 30 novembre à 20H, à un repas de soutien aux inculpé-e-s interpellé-e-s à l'occasion des nombreuses manifestations de protestation contre les travaux en cours sur la place Jean Jaurès dite La Plaine à Marseille et en particulier contre l'édification d'un mur de 2,50 m de haut autour de la place pour permettre la poursuite de l'abattage d'une centaine d'arbres contre la volonté de la plupart des riverains et habitants du quartier.

Capitalisme et validisme, la question du handicap

30. novembre 2018 - 19:00

Le café-philo du barricade recommence avec une périodicité mensuelle, au programme échange, débat et convivialité. Pour la première de l'année la thématique sera : capitalisme et validisme, la question du handicap.

Le collectif Le Barricade
14 rue Aristide Ollivier
lebarricade.montpellier chez gmail.com
https://www.facebook.com/BarricadeMontpellier?ref=bookmarks

My beautiful laundrette, de Stephen Frears

30. novembre 2018 - 19:00

19h : auberge espagnole
20h30 : projection

My Beautiful laundrette, de Stephen Frears, 1985, 97 min.

Neveu d'un riche immigré pakistanais installé dans la banlieue de Londres, Omar se voit confier la gérance d'une vieille laverie automatique par son oncle. Pour la remettre à neuf, il demande l'aide de Johnny, un ancien camarade de lycée, qui devient son amant. Mais la bande à Johnny ne peut admettre qu'il travaille pour un homme de couleur…
Une laverie automatique, microcosme où se cristallisent les antagonismes de la société anglaise dans les années Thatcher..

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Bibliothèque La Rétive
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Comment lutter pour faire reculer le gouvernement et le patronat ?

30. novembre 2018 - 17:15

Face à la misère et à la dégradation de nos conditions de vie

Comment lutter pour faire reculer le gouvernement et le patronat ?

L'ampleur de la mobilisation des “gilets jaunes” témoigne de l'immense colère qui gronde dans les entrailles de la société, et notamment au sein de la classe ouvrière, face à la politique d'austérité du gouvernement Macron.

Face aux attaques de la bourgeoisie…

Selon les données officielles de la bourgeoisie, le revenu annuel disponible des ménages (c'est-à-dire ce qui reste après impôts et cotisations) a été rogné de 440 euros en moyenne entre 2008 et 2016. Ce n'est là qu'une toute petite partie des attaques subies par la classe ouvrière. À la hausse généralisée des taxes en tous genres, s'ajoutent la montée du chômage, la généralisation des emplois précaires, y compris dans la fonction publique, l'inflation touchant particulièrement les denrées de première nécessité, le prix inabordable du logement, etc. La paupérisation s'aggrave inexorablement et, avec elle, la peur de l'avenir pour nos enfants. Les plus touchés par cette misère croissante, ce sont les travailleurs actifs, les précaires,les retraités qui n'arrivent plus à boucler les fins de mois.

Les médias et le gouvernement ont mis en avant les destructions et les actes de violences sur les Champs-Élysées pour faire croire que toute lutte contre la vie chère et la dégradation des conditions d'existence des exploités ne peut mener qu'au chaos et à l'anarchie. Les médias aux ordres de la bourgeoisie, spécialistes des amalgames,
veulent faire croire que les “gilets jaunes” sont des “extrémistes”qui veulent aussi casser du flic”, alors que ce sont, en réalité, les forces de répression qui, avant tout, agressent et provoquent ! À Paris, le 24 novembre, les tirs de grenades lacrymogènes ont été incessants, comme les charges des CRS sur des groupes d'hommes et de
femmes marchant calmement sur les Champs-Élysées.

… pourquoi le mouvement des “gilets jaunes" ne peut pas faire reculer le gouvernement ?

Malgré la colère légitime de nombreux prolétaires qui n'arrivent pas à “joindre les deux bouts”, ce mouvement, en tant que tel, n'a aucune perspective et ne peut pas faire reculer les attaques du gouvernement et du patronat. Une partie de la classe ouvrière s'est, en fait, engagée à la remorque des petits patrons et des auto-entrepreneurs (chauffeurs de camions, taxis, ambulanciers) en colère face à l'augmentation des taxes et du prix du carburant, avec des méthodes de lutte totalement inefficaces, menant dans de impasse (telle la pétition lancée par Priscillia Ludosky, le blocage et l'occupation des ronds-points préconisés par Éric Drouet). Ce n'est pas un hasard si, parmi les huit porte-paroles des “gilets jaunes” désignés le 26 novembre, on compte une écrasante majorité de petits patrons ou d'auto-entrepreneurs. Mais, pire encore, ceux qui ont lancé le mouvement ont embarqué les ouvriers derrière l'idéologie bourgeoise du nationalisme et de la “citoyenneté”. Les travailleurs parmi les plus pauvres se sont mobilisés en tant que “citoyens” du “peuple de France”, “méprisés” et “pas entendus” par “ceux d'en haut” et non pas en tant que membres de la classe exploitée.

Le mouvement des “gilets jaunes” est à ce titre très clairement un mouvement interclassiste où sont mélangées toutes les classes et couches intermédiaires et exploitées de la société, qui ne défendent pas les mêmes intérêts. Se retrouvent, ensemble, prolétaires (travailleurs, chômeurs, précaires, retraités) et petit-bourgeois (artisans, professions libérales, petits entrepreneurs, petits commerçants, agriculteurs asphyxiés par les taxes). Les ouvriers les plus pauvres se sont mobilisés contre leur misère croissante, contre la pauvreté, les attaques économiques incessantes, le chômage, la précarité de l'emploi, tandis que les petits patrons protestent seulement contre l'augmentation du carburant et des taxes. Focalisée sur l'augmentation des taxes, la colère des petits bourgeois est uniquement motivée par le fait que le gouvernement les a laissés pour compte, Macron ayant favorisé la grande bourgeoisie avec, notamment, la suppression de l'impôt sur la fortune. Bon nombre de petits patrons ne sont pas intéressés par l'augmentation des salaires, en particulier du SMIC ! Les petits patrons utilisent ainsi la colère des ouvriers en gilets jaunes pour faire pression sur le gouvernement et obtenir gain de cause : la baisse des taxes qui asphyxient leur entreprise. C'est pour cela que Marine Le Pen, tout en soutenant de façon spectaculaire le mouvement depuis le début, a clairement affirmé sur les plateaux de télévision qu'elle était contre l'augmentation du SMIC pour ne pas pénaliser les PME !

Ce mouvement de révolte “citoyenne” est un piège où la plupart des partis de l'appareil politique de la bourgeoisie se retrouvent bien sûr comme “supporters”. De Marine Le Pen à Olivier Besancenot, en passant par Mélenchon et Laurent Wauquiez (et même Brigitte Bardot !), “tout le monde” est là pour soutenir ce mouvement interclassiste et son poison nationaliste. Les ouvriers doivent refuser l'union sacrée de toutes les cliques politiques “anti Macron” ; ces partis bourgeois manipulent la colère des “gilets jaunes” pour rafler le maximum de voix aux élections et défendre le capital national en appelant les prolétaires à se rallier derrière le drapeau tricolore de leurs exploiteurs ! Si tous ces partis utilisent les “gilets jaunes” pour affaiblir Macron, c'est qu'ils savent parfaitement que ce mouvement ne renforce en rien la lutte du prolétariat contre son exploitation et son oppression.

Pour lutter efficacement,les prolétaires doivent d'abord
s'affirmer comme classe autonome !

Dans ce mouvement soi-disant “apolitique” et “non syndical”, les méthodes de lutte de la classe ouvrière sont totalement absentes. Il n'y a aucun appel à la grève et à son
extension dans tous les secteurs ! Aucun appel à des assemblées générales souveraines dans les entreprises pour que les travailleurs puissent discuter et réfléchir ensemble aux actions à mener afin de développer et unifier la lutte contre la dégradation de leurs conditions de vie, discuter et réfléchir à des mots d'ordre unitaires et à l'avenir ! Pourtant, seules ces méthodes de lutte de la classe ouvrière peuvent freiner les attaques et faire reculer le gouvernement et le patronat !
La lutte des ouvriers n'est pas la lutte de “tous les pauvres” contre les “riches”. C'est la lutte d'une classe exploitée, qui vit de la vente de sa force de travail, contre la classe bourgeoise qui réalise ses bénéfices en exploitant la force de travail des prolétaires. C'est cette exploitation qui est à l'origine de l'appauvrissement croissant de la classe laborieuse !
La classe ouvrière doit défendre ses conditions de vie sur son propre terrain, en tant que classe autonome, indépendante des autres classes et couches sociales comme
la petite bourgeoisie. Quand la classe ouvrière s'affirme comme classe autonome en développant une lutte massive, elle entraîne derrière elle une partie de plus en plus
large de la société, derrière ses propres méthodes de lutte, ses propres mots d'ordre unitaires et, finalement, son propre projet révolutionnaire de transformation de la société.

En 1980, en Pologne, un immense mouvement de masse était parti des chantiers navals de Gdansk suite à l'augmentation des prix des denrées de première nécessité. Pour affronter le gouvernement et le faire reculer, les ouvriers s'étaient regroupés, ils s'étaient organisés massivement en tant que classe face à la bourgeoisie “rouge” et son État stalinien. Les autres couches de la population avaient largement rejoint cette lutte massive de la classe exploitée.

Quand le prolétariat développe sa lutte comme classe indépendante, ce sont les assemblées générales massives, souveraines et ouvertes à “tout le monde” qui sont
au cœur du mouvement. Il n'y a alors pas de place pour le nationalisme. Au contraire, les cœurs vibrent pour la solidarité internationale car “les prolétaires n'ont pas
de patrie” comme l'affirme le mouvement ouvrier depuis ses origines au XIXe siècle. Les ouvriers doivent donc refuser de chanter la Marseillaise et agiter le drapeau
tricolore, le drapeau des versaillais qui ont assassiné 30 000 prolétaires lors de la Commune de Paris en 1871 !

Face au sabotage des syndicats…

Aujourd'hui, les prolétaires veulent exprimer leur profonde colère mais ils ne savent pas comment lutter efficacement pour défendre leurs conditions d'existence face aux
attaques croissantes de la bourgeoisie et son gouvernement. Beaucoup d'ouvriers retraités ont oublié leurs propres expériences de lutte, leur capacité à s'unir et s'organiser sans attendre les consignes des syndicats, comme ils l'avaient
fait en mai 1968. Les jeunes ouvriers n'ont pas encore assez d'expérience de la lutte de classe et ont encore des difficultés à déjouer les pièges des défenseurs du système capitaliste.

Beaucoup d'ouvriers en “gilets jaunes” reprochent aux syndicats leur “inertie”, ils leur reprochent de ne pas “faire leur boulot”. C'est pour cela que la CGT, pour faire concurrence aux “gilets jaunes”, essaie de rattraper le coup en appelant à une nouvelle “journée d'action” pour le 1er décembre, le même jour que le troisième rassemblement des “gilets jaunes” sur les Champs-Élysées. Face à la méfiance
envers les syndicats qui commence à resurgir dans la classe ouvrière, on peut être sûr que la CGT, et les autres syndicats, vont encore “faire leur boulot” (avec la complicité des trotskistes du NPA et de “Lutte Ouvrière”) : encadrer, éparpiller, diviser, saboter et épuiser la combativité ouvrière pour empêcher tout mouvement spontané et unitaire des prolétaires sur leur terrain de classe.

N'oublions pas toutes les manœuvres syndicales de sabotage des luttes, comme on l'a encore vu avec la longue “grève perlée” à la SNCF dirigée par les syndicats.
N'oublions pas leurs multiples “journées d'actions” stériles et leurs manifestations ballades dans la dispersion et la division, comme la plate mobilisation contre
la politique du gouvernement du 9 octobre dernier, sui- vie, la semaine suivante, par celle des retraités et, trois jours plus tard, par la grève dans l'Éducation nationale.
Le profond mécontentement de nombreux ouvriers envers les syndicats a été récupéré par ceux qui ont lancé le mouvement des “gilets jaunes”, avec le soutien actif de tous les par- tis politiques bourgeois. Le message que tous les “supporters” hypocrites des ouvriers en “gilet jaune” veulent faire passer, c'est que les méthodes de lutte de la classe ouvrière (grève, manifestations massives, assemblées générales souveraines avec des délégués élus et révocables à tout moment,comités de grève…) ne mènent à rien. Il faudrait donc faire confiance maintenant aux petits patrons pour trouver d'autres méthodes de lutte prétendument radicales et rassembler “tout le monde”, tous les “citoyens”, tout le “peuple de France” contre le “dictateur” et “Président des riches”, Macron.

… les prolétaires ne doivent compter
que sur eux-mêmes !

La classe ouvrière ne doit pas déléguer et confier sa lutte ni à des couches sociales réactionnaires, ni aux par- tis qui prétendent la soutenir, ni aux syndicats qui sont
ses faux amis. Tout ce joli monde, chacun avec son cre- do, occupe et quadrille le terrain social pour empêcher les ouvriers de se mobiliser massivement, de développer
une lutte autonome, solidaire et unie contre les attaques de la bourgeoisie, derrière des mots d'ordre communs à tous : contre la “vie chère”, contre le chômage et la
précarité, contre l'augmentation des cadences, contre la baisse des salaires et des pensions de retraite, etc.

Pour pouvoir développer sa lutte, construire un rapport de forces capable de freiner les attaques de la bourgeoisie et la faire reculer, la classe ouvrière ne doit compter
que sur elle-même. Elle doit retrouver son identité de classe et ne pas se dissoudre dans le “peuple français”. Elle doit reprendre confiance en ses propres forces, en engageant la lutte, sur son propre terrain, au-delà de toutes les divisons corporatistes, sectorielles et nationales.

Pour préparer les luttes futures, tous les ouvriers combatifs qui ont conscience de la nécessité de la lutte prolétarienne doivent essayer de se regrouper pour discuter ensemble, tirer les leçons des derniers mouvements sociaux, se re-pencher sur
l'histoire du mouvement ouvrier. Ils ne doivent pas laisser le terrain libre aux syndicats ni se laisser endormir par les chants de sirènes des mobilisations “citoyennes”, “populaires” (et populistes !) et interclassistes de la petite-bourgeoisie !

Malgré toutes les difficultés du prolétariat, l'avenir appartient toujours à sa lutte de classe !

Révolution Internationale,
Section du Courant Communiste International en France
29 novembre 2018

Nous organiserons prochainement des réunions publiques sur le thème :
Mouvement des “gilets jaunes” : Pourquoi les prolétaires doivent défendre
leur autonomie de classe ?

Les dates, heures et lieux de ces réunions publiques seront annoncés sur notre site Internet :
http://fr.internationalism.org/
Pour nous contacter :
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