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Mis à jour : il y a 10 heures 59 min

L'antiterrorisme nous protège-t-il vraiment ?

29. novembre 2018 - 20:00

"Sacrifier un peu de liberté pour plus de sécurité".
À l'heure de Daech et des tueries terroristes cela peut sembler une évidence. Pourtant, la plupart des mesures comprises dans l'état d'urgence et les lois antiterorristes sont non-seulement inefficaces, mais dangereuses pour nos libertés.

• Quel est le réel niveau de la menace "terroriste" ?
• Pourquoi l'Occident a-t-il soutenu dans un premier temps Daech et Al-Qaïda en Syrie ?
• Quelles sont les logiques politiques de la surveillance de masse contenue dans l'arsenal législatif antiterroriste ?

C'est entre autres de cela dont nous discuterons.

Nous sommes des communistes libertaires sur Montpellier et alentours.
Notre système est à bout de souffle. La seule solution est un changement radical.
m.me/alternativelibertaire.mtp
http://al-montpellier.over-blog.com

CHACAL, la fable de l'exil

29. novembre 2018 - 20:00

Dans le cadre du Cycle Mémoriel de Transmission FEMME(s) ET RÉSISTANCE(s), D'Ici et d'Ailleurs, D'Hier et d'Aujourd'hui

Une mise en scène des fables kabyles et de la mythologie berbère qui traite des questions de genre, de mixité et de racisme.

La conteuse est « Settoute », d'abord première Mère du Monde, puis sorcière... Celle-ci fut jadis déchue, ce qui donna aux hommes le prétexte pour dominer les femmes et le monde.
D'après elle, nous ne sommes guère différents de nos ancêtres. En ce temps là, les animaux parlaient encore comme vous et moi... le Lion avait le pouvoir ; Chacal était son conseiller ; et le Hérisson avait toujours une ruse qu'il partageait avec ses amis.
Mais Chacal et Hérisson mettent à mal la tyrannie du roi. Ils sont à la fois doux et amers, piquants et soyeux, un peu fille un peu garçon...
A travers ces fabuleux récits d'Algérie, qui ont traversé les siècles, les montagnes et les mers, nous comprendrons peut-être mieux qui nous sommes et pourquoi nous continuons de nous entre-dévorer.

D' après l'anthropologue Tassadit Yacine (Chacal ou la ruse de dominés éditions la Découverte) / Texte et mise en scène : Jérémy Beschon / Avec : Virginie Aimone / Musique live : Franck Vrahidès / Lumière : Flore Marvaud & Cyrille Laurent / Ateliers : Marie Beschon (Anthropologue) / Coproduction Musée national de l'histoire de l'immigration

plus d'infos :
http://cie-memoires-vives.org/cycle-memoriel-femmes-et-resistances/

Emma Goldman, Vivre ma vie. Une anarchiste au temps de la révolution

29. novembre 2018 - 19:00

Rencontre avec Jacqueline Reuss, traductrice de l'autobiographie d'Emma Goldman, Vivre ma vie. Une anarchiste au temps de la révolution, publié par les éditions L'Échappée

Née en 1869 dans l'Empire russe, Emma Goldman s'exile aux États-Unis à seize ans. Pauvreté, exploitation et désillusions l'y attendent. Elle plonge alors à corps perdu dans le chaudron politique et intellectuel. Activiste et conférencière anarchiste aussi célèbre que redoutée, elle sillonne au gré des luttes une Amérique en pleine ébullition. Expulsée en 1919 vers la Russie, accueillie chaleureusement par Lénine, elle découvre une réalité qu'elle ne cessera de dénoncer avec courage tout en poursuivant son inlassable combat pour l'émancipation.

Son époustouflante épopée mêle morceaux de bravoure et moments d'intimité, grands affrontements politiques et la vie d'une femme hors du commun, poésie et quotidien, espoir et désenchantement. Ce texte magistral est à la fois une fresque historique qui donne le vertige, tant on y croise toutes les grandes figures révolutionnaires, une œuvre puissante d'une rare sensibilité et l'un des plus beaux chants d'amour à la révolte et à la liberté. Un monument de la littérature anarchiste enfin traduit intégralement en français.


Librairie L'Hydre aux mille têtes
96 rue Saint-Savournin
13001 Marseille
04.91.81.55.15

Comme Un commUne, avec Sabia Dabti

29. novembre 2018 - 19:00

Ce récit est le regard croisé de deux enfants qui tracent un parallèle entre deux événements simultanés connus par leurs pays respectifs, l'insurrection algérienne de 1871 et la commune de Paris.

Sadia Tabti née à Alger de mère française et de père algérien, vit actuellement en france.
Sadia est auteure-illustratrice de deux contes pédagogiques sur l'artisanat : Tassadit la petite potière- Tassadit la petite bijoutière- aux éditions Dalimen.


transit.librairie
45 boulevard de la Libération
13001 Marseille

"Une histoire populaire de la France" de Gérard Noiriel

29. novembre 2018 - 19:00

Le Manifesten propose, jeudi 29 novembre à 19H, la lecture collective d' "Une histoire populaire de la France, de la guerre de cent ans à nos jours" que vient de publier l'historien de la classe ouvrière Gérard Noiriel aux éditions Agone.
L'objectif de cet ouvrage est "d'éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé son histoire depuis la fin du Moyen Age".

La bibliothèque de St André doit rester ouverte… !!

29. novembre 2018 - 18:30

Un plan municipal de développement de la lecture publique a été voté en conseil municipal le 16 décembre 2015.

Il prévoit la création d'une nouvelle bibliothèque de 900 m2, à St Antoine/Plan d'Aou, qui devrait ouvrir en 2020…

Mais ce plan prévoit également la suppression de la bibliothèque de St André !

Si on ne peut que se féliciter de l'ouverture d'une nouvelle bibliothèque, cela ne justifie en aucune manière la fermeture de celle de St André.

En effet, après 30 ans d'existence, la bibliothèque de St-André a su fidéliser les publics de ce quartier, mais aussi de l'Estaque, de St Henri, de la Castellane, de la Bricarde, de la Cabucelle, de la Calade, de Saint-Louis, etc.

Autant d'usagers qui ne fréquenteront sans doute pas ou peu le site de St Antoine/Plan d'Aou.

Rappelons que St André et St Henri sont les deux derniers quartiers prioritaires de la politique de la ville dans ce secteur ; une politique de développement de la lecture publique ne peut se faire au détriment de ces quartiers.

Nous devons nous mobiliser pour éviter cette fermeture et demander aux élus des réponses claires sur le devenir de ce site.

Pour cela nous vous invitons à une réunion d'information et de débats
le Jeudi 29 novembre à 18h30 à l'Harmonie de l'Estaque, 38 rue Lepelletier (à 100m du Centre Social du Bassin de Séon)
.

Cette réunion est initiée par l'association des usagers des bibliothèques municipales de Marseille. Pour vous renseigner sur nos activités et /ou nous faire parvenir vos avis, propositions et critiques sur le fonctionnement de ces bibliothèques. usagersbmvr chez gmail.com

La bibliothèque de St André doit rester ouverte… !!

29. novembre 2018 - 18:30

Un plan municipal de développement de la lecture publique a été voté en conseil municipal le 16 décembre 2015.

Il prévoit la création d'une nouvelle bibliothèque de 900 m2, à St Antoine/Plan d'Aou, qui devrait ouvrir en 2020…

Mais ce plan prévoit également la suppression de la bibliothèque de St André !

Si on ne peut que se féliciter de l'ouverture d'une nouvelle bibliothèque, cela ne justifie en aucune manière la fermeture de celle de St André.

En effet, après 30 ans d'existence, la bibliothèque de St-André a su fidéliser les publics de ce quartier, mais aussi de l'Estaque, de St Henri, de la Castellane, de la Bricarde, de la Cabucelle, de la Calade, de Saint-Louis, etc.

Autant d'usagers qui ne fréquenteront sans doute pas ou peu le site de St Antoine/Plan d'Aou.

Rappelons que St André et St Henri sont les deux derniers quartiers prioritaires de la politique de la ville dans ce secteur ; une politique de développement de la lecture publique ne peut se faire au détriment de ces quartiers.

Nous devons nous mobiliser pour éviter cette fermeture et demander aux élus des réponses claires sur le devenir de ce site.

Pour cela nous vous invitons à une réunion d'information et de débats le Jeudi 29 novembre à 18h30 à l'Harmonie de l'Estaque
38 rue Lepelletier (à 100m du centre social du bassin de Seon)

Cette réunion est initiée par l'association des usagers des bibliothèques municipales de Marseille.

usagersbmvr chez gmail.com

Hôtel Adagio Marseille Vieux-port, salariées en grève contre la mal(sous)-traitance et la répression !

29. novembre 2018 - 16:16

Les femmes de chambre, sous-traitées par PLD à l'hôtel Adagio Vieux-port, avec leur syndicat CNT-SO, déclenchent à partir du jeudi 29/11/2018, leur troisième mouvement de grève depuis fin 2015 !

communique_adagio_29nov18

Comme toujours dans la sous-traitance hôtelière, c'est un véritable système de mal-traitance organisé des salarié-e-s qui est mis en place avec un management brutal et autoritaire de l'encadrement. Aujourd'hui, PLD tente de licencier notre camarade Claudia, alors qu'elle est enceinte, pour des motifs totalement bidons montés de toute pièce par la gouvernante du site !

Ces pratiques autoritaires banalisées dans le secteur, visent à imposer un nivellement par le bas des droits sociaux des salarié-e-s voulu par le patronat de l'hôtellerie ! A l'Adagio, il s'agit de casser une équipe syndicale active qui revendique et a obtenu des acquis lors des conflits précédents.

Avec cette grève, l'équipe syndicale CNT-SO, démontrera que notre slogan « un coup contre l'un-e d'entre nous est un coup contre toute-s » ne sont pas des mots creux. Il s'agira aussi de garantir et d'améliorer les droits des salarié-e-s du site !

Les travailleuses en grève revendiquent :
  • annulation de la procédure disciplinaire contre Mme FERNANDES MARQUES, enceinte
  • changement de l'encadrement autoritaire sur le site
  • l'augmentation des mensualisations contractuelles
  • l'augmentation des majorations pour le travail le dimanche
  • respect des jours de repos contractuels
Contre l'exploitation et le mépris seule la lutte paie !Piquet de grève, le matin, à partir de 09h devant l'hôtel Adagio Vieux-port, 30 Rue Jean Trinquet, 13002 Marseille (Tram T2 ou T3 - République Dame) .

...................

Soutenez financièrement la lutte avec la Caisse de grève en ligne

Riz Amer

28. novembre 2018 - 19:30

Pour le mois de novembre, le cinéclub#Barricade vous a préparé un cycle sur la thématique "La critique sociale et politique à travers le cinéma italien."
On termine le cycle avec "Riz Amer", un film qui témoigne de la réalité sociale des conditions de travail des femmes de la classe ouvrière italienne d'après-guerre.

La projection sera suivie d'une discussion avec le public.
Entrée libre.

Réalisation : Giuseppe De Santis
Scénario : Giuseppe De Santis, Carlo Lizzani & Gianni Puccini
Avec Vittorio Gassman, Doris Dowling, Silvana Mangano ...
Durée : 108 minutes
Année : 1949
Pays : Italie
Bande Annonce : https://www.youtube.com/watch?v=hTj40E-0HbA

Synopsis : Fransesca et son ami Walter sont recherchés par la police pour avoir dérobé un collier de grande valeur. Ils se mêlent aux "mondine", les ouvrières agricoles saisonnières du Piémont qui récoltent le riz dans la plaine du Pô. Walter séduit l'une d'entre elles, la fantasque Sylvana...

Le collectif Le Barricade
14 rue Aristide Ollivier
lebarricade.montpellier chez gmail.com
https://www.facebook.com/BarricadeMontpellier?ref=bookmarks

Communiqué de Voie Prolétarienne

28. novembre 2018 - 18:00

L'effondrement des immeubles d'habitation pourris de la rue d'Aubagne met au grand jour la situation désastreuse des couches paupérisées du centre ville de Marseille, abandonnées et reléguées depuis tant d'années par une municipalité qui se consacre à d'autres tâches plus à son goût :

La « métropolisation » de Marseille pour en faire une métropole régionale rivalisant et damant le pion à ses villes rivales : Barcelone et Gênes. Cela signifie attirer les capitaux vers le tourisme et le tertiaire (siège d'entreprises, développement des secteurs bancaire et d'assurances aux dépens du passé industriel qui pour le présent est déplacé en périphérie : pétrochimie et raffineries, sidérurgie, port de containers, électronique, aéronautique).
La gentrification d'une ville anciennement ouvrière (port colonial et industries navales, métallurgiques et agro-alimentaires pour l'essentiel). Euromediterranée constitue la plus forte opération de rénovation urbaine de toute l'Europe tant il y à faire, d'un point de vue de domination bourgeoise, pour contourner puis réinvestir le centre ville (Marseille doit être la seule grande ville de France dont le centre ville n'a pas été gentrifié : remplacement des couches populaires par des couches moyennes solvables. Pour le dire autrement, les centre-villes sont partout un enjeu de lutte de classes, qui n'est pas encore perdue à Marseille). Noailles, Belle de Mai, St Mauront, La Villette,... comptent parmi les quartiers les plus pauvres et délaissés d'Europe. La « culture » est utilisée, en retard sur d'autres villes d'Europe mais avec des atouts r éels, pour changer l'image de mafia de la ville et attirer une nouvelle population, ne serait-ce qu'en tant que touristes (beaucoup d'entre eux viennent pour découvrir le MUCEM par exemple).
La désindustrialisation, qui elle a été menée parallèlement dans toutes les grandes villes en France depuis les années 70, est encore accentuée par ces choix de ville offerte aux touristes (les croisiéristes par exemple sont passés de 100 000 à 1,3 million en dix ans) et aux capitaux du secteur tertiaire (ainsi, développement des cliniques privées au détriment de l'APHM, des hôtels au détriment du logement social effectif,...).
Les morts de Noailles ont mis le focus sur cette politique d'ensemble municipalité/département/région/Préfecture et son caractère criminel. La municipalité ayant été à la pointe de l'abject dans ce domaine, y compris dans la désignation de cibles intermédiaires pour éviter d'être mise en cause comme principale responsable. Rappelons pourtant Muselier parlant de la population du centre ville comme d'une « faune insupportable » ou Gaudin déniant le titre de Marseillais à ceux qui ne paient pas d'impôts et alarmant qu'il faut remplacer cette « population étrangère »). Les municipalités Gaudin développant « l'œuvre » de clientélisme, de corruption et de spéculation développée par les municipalités Deferre depuis la fin de la 2e Guerre mondiale.

Il y a pourtant deux politiques différentes en œuvre à Marseille, le laisser-faire libéral et le dynamisme ultra-libéral. Le premier consiste à laisser faire le marché qui peu à peu va épurer ethniquement et socialement le centre-ville. D'où le choix de la municipalité Gaudin (et régional et préfectoral) de ne pas investir dans la rénovation du centre-ville pour ses habitants, attendant principalement qu'ils soient chassés par la misère, le mal-logement et le manque d'emplois (les trois sont liés évidemment et s'alimentent). Le hic est qu'une mixité sociale existe dans ces quartiers avec un prolétariat et une petite-bourgeoisie urbaines modernes qui n'entend pas se faire déloger sans mot dire et ne souffre aucunement du panachage social et ethnique de ces quartiers (à part la dangerosité de trafics liés à cette misère). Noailles, La Plaine, La Belle de Mai, le Panier, sont de tels quartiers mixtes socialement où la résistance se développe par le rapprochement des intérêts de ces différentes couches.
La seconde politique à l'œuvre, d'inspiration néo-libérale, est plus offensive, Euromed en est son fer de lance à Marseille : lancer une grande politique d'aménagement public pour réhabiliter des quartiers pauvres (Joliette Arenc, Les Crottes, La Cabucelle) en y réalisant une épuration sociale et ethnique, avec le but d'y attirer des capitaux fonciers avec promesse de profits conséquents, au service d'une stratégie ambitieuse de positionnement sur le marché des métropoles attractives (les profits d'hier attirant l'argent nouveau). La résistance y est plus difficile mais l'ambition en est quand même parfois contrecarrée comme pour la rue de la République où la faillitte de Lehman Brothers a participé à rendre ineffective la gentrification attendue (vieille histoire, déjà celle de la rue impériale !).
Le tout dans des choix de spécialisations territoriales définis au niveau européen, mais sur lesquels nos luttes quotidiennes peuvent aussi influer.

Car la riposte grandit et s'organise : collectifs naissants ou anciens à La Plaine, à Noailles, aux Crottes, à Belle de Mai et dans certaines cités (Flamants, Busserine,...). Habitants des quartiers centraux voués (selon la municipalité) à la démolition ou résidents des grosses cités, la colère est palpable. Il s'agit de la fédérer en force collective consciente qui puisse renverser le cours des choses impulsé par la bourgeoisie car le risque est grand que celle-ci s'appuie sur la vétusté du centre-ville pour le reconstruire en y accélérant la gentrification. Plus de 100 logements en péril ont été vidés de leurs habitants après les effondrements de la rue d'Aubagne. Où va-t-on les reloger, pour qui seront faites des rénovations/reconstructions, quelles solidarités de lutte entre les différents quartiers et couches de population ? L'avenir de Marseille en tant que ville encore populaire va se jouer maintenant, si nous arrivons à combattre les grandes manœuvres en cours...

Réunion de préparation de la Marche de la dignité de samedi 1er décembre

28. novembre 2018 - 18:00

Les salariés en lutte de McDo de Saint-Barthélémy invitent les collectifs d'habitants des quartiers populaires à une rencontre
MERCREDI 28 NOVEMBRE à 18H
AU RESTAURANT McDo de Saint-Barthélémy

En présence du Collectif du 5 novembre : Noailles en colère
pour préparer la Marche de la dignité du 1er décembre.

Nous devons en tant que Marseillais-es et habitant-es des quartiers populaires être uni-es dans le combat pour la dignité !

Contre les violences policières, le Collectif du 5 novembre – Noailles en colère appelle au droit à manifester en paix

28. novembre 2018 - 16:28

Le Collectif du 5 novembre appelle les institutions locales à respecter le droit à manifester et alerte les observateurs extérieurs sur la violente répression policière qui a eu lieu lors de la manifestation du 14 novembre 2018.

Le droit de manifester est un droit et une liberté fondamentale. Mercredi 14 novembre 2018, 9 jours après l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne, quinze mille personnes provenant des différents quartiers marseillais ont formé un immense cortège pour exprimer leurs émotions et leurs revendications contre les politiques de l'habitat indigne à Noailles et dans les quartiers populaires. Nous souscrivons à l'idéal démocratique stipulant que l'ordre public a pour mission de protéger, d'accompagner et de conforter l'expression populaire dans l'espace public. Par conséquent, cette manifestation d'une colère digne et légitime a été dûment déclarée et préparée avec les services compétents, avec qui nous avions convenu d'un dispositif souple et discret de sécurisation des bâtiments publics sans intervention offensive des forces de l'ordre.

Or, le soir du 14 novembre, les forces de l'ordre ont usé de leurs matraques, de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement (dont la France seule fait encore l'usage, interdit partout en Europe) de manière indistincte, massive et non conforme à la déontologie. Cet usage de la violence a largement dépassé celui de l'ordre public et le cadre de la manifestation. Les Marseillais.e.s présents.e.s dans le centre-ville ce soir-là évoquent une « chasse à l'homme », des « injures sexistes, racistes et homophobes », des « ratonnades », des « frappes à l'aveugle », des « sévices corporels touchant les organes génitaux » et de « véritables lynchages » de personnes qui ne montraient aucun signe de violence ou qui ne participaient pas à la manifestation : riverains, adolescents, retraités, commerçants, journalistes.

La cinquantaine de témoignages recueillis jusqu'à présent montre que l'opération de maintien de l'ordre effectuée contrevient en tous points : 1/ à la préparation concertée de cette manifestation ; 2/ à la déontologie des professions de l'ordre public ; et 3/ au cadre légal règlementant l'usage des armes de force intermédiaire et l'intervention des unités non spécialisées, telle que la Brigade Anti-Criminelle, dans la gestion du maintien de l'ordre. Des dizaines de certificats médicaux et d'Incapacité Temporaire de Travail nous ont été rapportés et seront présentés prochainement dans un recueil documenté dénonçant ces dérives dangereuses et en plein développement dans nos quartiers et sur le parcours de nos manifestations, dont celles du mois de novembre sont emblématiques.

Aujourd'hui :

Nous demandons aux institutions locales et au Préfet de Police de faire toute la lumière sur les ordres dictés aux unités d'intervention et de s'engager publiquement à respecter l'expression et l'intégrité physique des manifestants à travers un dispositif réglementaire conforme à la déontologie et aux conventions internationales, notamment lors de la prochaine manifestation de la dignité du 1er décembre.

Nous exigeons le retrait de la BAC de nos manifestations comme de nos quartiers endeuillés, unité qui ne dispose pas des fonctions de maintien de l'ordre et est à l'origine de tensions et blessures.

Nous invitons les institutions et observateurs extérieurs (Défenseur des droits, LDH, MRAP, Amnesty International, Syndicat des Avocats de France...) à venir exercer leurs missions lors de la prochaine manifestation organisée par le Collectif du 5 Novembre, le samedi 1er décembre 2018.

Enfin, nous invitons les Marseillais.e.s à nous faire parvenir leurs témoignages afin de constituer un recours collectif.

Restons unis et mobilisés pour une vie digne et juste. Les Marseillais.e.s ont aussi des droits : refusons les intimidations quelles qu'elles soient et revendiquons le droit au logement digne et le droit de manifester !

CONFÉRENCE DE PRESSE JEUDI 29/11
à 13h à la Maison Méditerranéenne des Droits de l'Homme / MRAP / LDH
34, Cours Julien (porte à droite de la Savonnerie La Licorne)
Salle 1er étage
Communiqué + témoignages

Le LDDS est-il un livret d'épargne vraiment durable et solidaire ?

28. novembre 2018 - 14:30

Nous sommes 23,9 millions de français.es à posséder un Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS). En juin 2018, l'épargne placée sur ces livrets représentait 106 milliards d'euros.

Est-elle utilisée pour financer, comme son nom l'indique, le développement durable et la solidarité ? La réponse est non.

Le simple fait de placer de l'argent sur un LDDS peut contribuer au développement des énergies fossiles, responsables du dérèglement climatique et de la hausse avérée des températures.

Il y a là une tromperie gravissime qu'Attac veut mettre en lumière pour que les choses changent.

Le mécanisme de cette arnaque aux bons sentiments des français tient à l'opacité du processus et à l'absence de contrôle sur l'utilisation de ces 106 milliards d'euros.

Rien ne garantit que les banques commerciales qui collectent les fonds du LDDS utilisent cet argent pour financer des projets « durables et solidaire » et qu'elles ne financent pas les énergies fossiles.

Pourquoi ?

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) centralise 60 % des 106 milliards d'euros du LDDS et les banques ont la possibilité de conserver jusqu'à 40% de l'épargne qu'elles collectent.
80% de l'argent géré par les banques est fléché vers le financement des PME, qu'elles aient des activités soutenables ou pas, 10% vers les travaux d'économies d'énergie dans les bâtiments anciens.
Il reste donc 10% de ces 106 milliards dont elles peuvent faire ce qu'elles veulent.
Rien ne garantit donc que 90% de l'argent du LDDS géré par les banques finance des projets contribuant effectivement à la transition énergétique ou à la réduction de l'empreinte climatique.
Cela entre en totale contradiction non seulement avec l'impératif climatique, mais aussi avec le label « développement durable et solidaire » vendu aux client·e·s .
Cela pourrait constituer une forme de publicité mensongère.

Pire, les banques et la CDC sont incapables de garantir que l'argent du LDDS n'alimente pas les 200 multinationales responsables de 90% des émissions de gaz à effet de serre, cause majeure des dérèglements climatiques.

Nous demandons

Attac et 350.org, initiateurs de la campagne « Pas Avec Notre Argent » exigent la transparence sur l'usage que la CDC et les banques font de l'argent de 23,9 millions de français.es

Ils veulent un changement de règlementation pour que l'argent du LDDS soit orienté vers des projets de développement durable et solidaire.

Ils veulent obtenir l'exclusion des 200 entreprises responsables de 90% des émissions de gaz à effet de serre, par une réglementation stricte et contraignante,

des portefeuilles financés par l'épargne du LDDS.

L'objectif de la campagne #PasAvecNotreArgent est d'empêcher que des milliards d'euros aillent vers des industries toxiques pour le climat et qu'ils soient orienté vers un pôle bancaire public écologique et solidaire.

Que faire ?

Dès maintenant, chaque citoyen peut agir individuellement et collectivement :

· signer et relayer la pétition « L'argent du Livret de Développement Durable et Solidaire ne doit plus financer la destruction du climat ! »,

· interpeller son banquier via Internet ou dans son agence,

· participer à des actions symboliques.

Campagne Attac Pays d'Aix

C'est dans ce but qu'Attac Pays d'Aix se mobilise pour attirer l'attention du grand public et l'informer de l'arnaque au LDDS.

Cette campagne d'information et de sensibilisation aura lieu pendant deux journées.

Samedi 24 novembre et mercredi 28 novembre place Jeanne d'Arc (Rotonde) à Aix-en-Provence, de 15 à 17 heures

Au programme : stand d'information, test d'ophtalmologie, théâtre de rue, musique, porteurs de parole etc.…

Ces journées seront suivies en décembre, en même temps que la COP 24, par des actions de désobéissance civile spectaculaires dans les Bouches-du-Rhône et partout en France.

Nous vous remercions de bien vouloir informer vos lecteurs, auditeurs et téléspectateurs et nous vous donnons rendez-vous les 24 et 28 novembre.

https://france.attac.org/se-mobiliser/pasavecnotreargent/article/kit-de-ressource-pour-mener-des-actions-ldds

La tragédie des brigades internationales

27. novembre 2018 - 19:30

Mardi 27 novembre 2018 à 19h30 à Mille Bâbords, projection du film "La tragédie des brigades internationales", de Patrick Rotman 2016 - 100 mn

"La tragédie des brigades internationales" à grand renfort d'archives laisse entrevoir le cours d'une histoire où les protagonistes ne sont pas forcément des héros. Le parcours des Internationaux, brigadistes et avant eux ceux qui ont rejoint spontanément les milices, soulève la violence de l'affrontement face aux forces déchaînées du fascisme qui prône l'anéantissement du camp adverse. Mais ce documentaire nous laisse aussi entendre, pour peu que le public soit investigateur, les oppositions et luttes au sein du camp républicain.

Le Ciné-club de la CNT 13
Les derniers mardis de chaque mois à 19 h 30
Chaque projection sera suivie d'un DÉBAT.
L'ENTRÉE pour chaque projection est à PRIX LIBRE (pour les droits de diffusion)

Programme du 4e trimestre 2018

CNT Stics 13 • c/o Mille Bâbords, 61 rue Consolat 13001 Marseille
07 68 48 57 08 • stics.13 chez cnt-f.org
www.cnt-f.org/sam/https://www.facebook.com/cnt13/

Des Gilets Jaunes à la Rue d'Aubagne, rencontrons-nous

27. novembre 2018 - 19:00

Voilà une semaine que toute la périphérie de Marseille est bloquée, de manière intermittente mais réelle, par le mouvement des gilets Jaunes. Ces mouvements ne sont pas une nouveauté : en Argentine, les “cortes”, les mouvements de blocage sont des pratiques régulières depuis la crise de 2001. En Martinique, en Guadeloupe, les grèves et luttes de barrage ont été très fortes, ainsi qu'en Guyane il y a deux ans. Dans chacun de ces mouvements, les luttes rassemblent patrons et exploités, des petits commerçants et leurs employés toujours mal payés. Mais au cours de la lutte, les contradictions se soulèvent, et vite nos patrons tentent d'éteindre les feux qu'ils ont été si prompts à allumer, en se faisant les partenaires officiels de la négociation.

Nul doute que Macron et Cie vont nous pondre des mesures pour les petites entreprises, “étouffées de fiscalité”, voire pour des grands groupes. Mais rien n'est encore joué. Si ce mouvement a pris, c'est qu'il répond à un ras-le-bol, et à l'impuissance des organisations ouvrières à répondre au besoin de rapport de force. L'essence est trop chère, les loyers sont trop chers, le coût de la vie est trop chère...en fait, surtout, les salaires ne montent pas et la misère s'étend.

Mais il n'a échappé à personne que ceux qui bloquent aujourd'hui, ce ne sont pas des hummers, mais des prolos de campagne et des prolos de banlieue qui sont directement impactés par ces mesures. Parce que la première raison pour laquelle on prend nos voitures, c'est pour aller travailler tous les matins.

C'est pour la même raison que tous les soirs, on rentre dans nos maisons, tantôt très loin de notre lieu de travail, parce que les loyers sont bien trop chers pour nos salaires en centre-ville, tantôt à côté, dans des banlieues souvent sordides, c'est à dire qu'on se loge en fonction de notre boulot.

C'est aussi parce que les salaires stagnent, parce qu'on nous oblige à travailler pour un patron pour vivre. Mais on nous répète en même temps qu'il n'y a pas de travail. C'est ainsi que des gens acceptent de vivre, à Marseille et ailleurs dans des logements insalubres, vétustes, mais pas trop loin de leur lieu de travail. Le drame de la rue d'Aubagne, ce n'est pas le bête résultat d'une énième intempérie.

C'est la partie émergée de l'iceberg, d'une accumulation de négligences, d'économies qui font que dans le monde capitaliste, les catastrophes humaines tuent bien plus que les catastrophes naturelles.

Combien de personnes meurent en allant travailler tous les matins ? Combien meurent des maladies liées au travail dans les usines que bloquaient ce matin les gilets jaunes ?

A Marseille désormais 1200 personnes sont à la rue, en attente de relogement, éparpillées dans la ville. Les articles de presse s'enchaînent pour révéler le secret de polichinelle que Marseille est un mouroir à prolos. Or c'est bien beau de “révéler”, mais qui croit que révéler des scandales suffit à les résoudre ?

Tandis qu'il y a une semaine, près de 20 000 personnes sont descendues pour exprimer leur “colère” contre tous les responsables du drame d'Aubagne, il est temps de s'organiser et de lutter, pas seulement pour les délogés, mais pour tous les quartiers de Marseille.

A l'heure où des préavis de grève commencent aussi à fleurir dans la région, où quelque chose d'une force engloutie semble se réveiller de sa léthargie nous proposons de créer un espace de rencontre, entre les combats en cours de la rue d'Aubagne et des autres quartiers de Marseille, et gilets jaunes du département, pour construire des liens, des forces collectives. Parce que ce mouvement peut être rejoint

Parce qu'il est en train d'être rejoint.

Créons les conditions de son élargissement : rencontrons-nous. Parlons d'organisation.

RDV Mardi 27 Novembre à 19H au Local « CAMARADE », 54 rue Esperandieu, 13001 Marseille.

Tes cheveux démêlés cachent une guerre de sept ans

27. novembre 2018 - 19:00

Dans le cadre du Cycle Mémoriel de Transmission FEMME(s) ET RÉSISTANCE(s), D'Ici et d'Ailleurs, D'Hier et d'Aujourd'hui

Eveline, Zoulikha, Alice. C'est le regard croisé de trois femmes engagées au côté du FLN sur la colonisation et la guerre d'indépendance algérienne. Elles connaîtront la clandestinité, la prison, la torture, l'hôpital psychiatrique.
C'est au crépuscule de leur vie qu'elles choisissent de témoigner, après des décennies de silence. Avec clarté et pudeur, elles racontent l'Algérie coloniale, la ségrégation, le racisme, l'antisémitisme, la prison, la torture, les solidarités, la liberté et aussi la nature qui ressource, les paysages qui apaisent, la musique et la poésie qui permettent l'échappée… On entre dans l'Histoire et la singularité de leur histoire. Autant que document historique, ce qu'il est de manière rigoureuse, ce film donne à toucher l'humanité dans son foisonnement, la vie dans sa beauté et sa violence.

plus d'infos :
http://cie-memoires-vives.org/cycle-memoriel-femmes-et-resistances/

Réunion Publique Marseille Contre les PPP

27. novembre 2018 - 18:00

de 18h à 20h

Depuis 1 an, la Mairie de Marseille tente d'imposer à marche forcée un projet de privatisation de 34 de nos écoles, via un Partenariat Public Privé (PPP). Ce projet évalué à plus d'un milliard d'euros est inacceptable.

lire et signer la pétition :
https://www.change.org/p/marseille-face-%C3%A0-la-privatisation-de-nos-%C3%A9coles-un-autre-projet-est-possible

Castel, l'empire qui fait trembler l'Afrique

27. novembre 2018 - 18:00

Au programme de cette soirée :

18 heures : lecture de l'article autour d'un verre, suivie d'échanges.
Moyen métrage (34 minutes) de Bernhard Braunstein "The benevolent dictator".

Article « Castel, l'empire qui fait trembler l'Afrique », d'Olivier Blamangin

Excès d'alcool et de sucre, multiplication des bouteilles en plastique. Ces fléaux se répandent à grande vitesse en Afrique, pour le plus grand profit de quelques acteurs-clés du marché. Grâce à ses juteuses affaires sur le continent noir, la très discrète famille Castel a pu devenir le numéro un du vin français. Cette réussite repose sur l'obsession du secret, une parfaite maîtrise des réseaux de la « Françafrique » et une fine connaissance de la géographie des paradis fiscaux.

Film "The benevolent dictator", de Bernhard Braustein (VO sous-titrée)

Né de parents juifs autrichiens en 1923, l'homme qui retrace sa vie dans ce documentaire, est exilé tout jeune de Vienne en Angleterre, lorsque les nazis arrivent au pouvoir. Orphelin de père, il sait alors qu'il ne reverra plus sa mère. En 1955, il entre au service colonial britannique. Aujourd'hui encore, il réside au Malawi et raconte sa vie de colon.
Bernhard Braunstein écoute, regarde cet homme dont il tire un portrait aux facettes complexes.
La caméra de Bernhard Braunstein, toute en délicatesse et en humanité, nous la connaissons depuis son film « Atelier de conversation » (« Un pur joyau ! », avait commenté une spectatrice). C'est avec la même approche qu'est abordée la vie de cet homme qui peut sembler une réussite. Mais au détriment de qui ? de quoi ?

Les Amis du Monde diplomatique 05, en partenariat avec les associations ATTAC 05 et Kheper (diplo-docus chez kheper.org).

Toutes les informations sont consultables sur : http://www.kheper.org/Chroniques-locales

La galéjade a bien trop duré !

26. novembre 2018 - 21:32

Les réunions à venir

Réunion Publique
Mardi 27 novembre 2018 de 18H00 à 20h00
Lieu : Salle du Syndicat des Architectes, 130 Avenue du Prado (premier Prado), 13008 Marseille

Manifestation
Samedi 1er décembre 2018 de 11H00 à 13h00
Lieu : Ombrière du Vieux Port

Rassemblement
Lundi 10 décembre 2018 à partir de 7h30
Lieu : Entrée du Conseil Municipal à l'espace Bergamon

Nous sommes de plus en plus nombreux ... La galéjade a bien trop duré ...

Le lundi 10 décembre se tiendra le conseil municipal de notre ville, cinquième et dernier de l'année (oui vous avez bien lu : il n'y a que 5 Conseils Municipaux par an).

Nous serons présents comme tous les conseils municipaux pour dénoncer le mode de réalisation de déconstruction et reconstruction de 34 écoles en PPP sur les 446 écoles, choix qui va acter pour les 25 années à venir un budget supplémentaire de fonctionnement de près de 40 millions d'euros annuels, soit presque le double du budget de fonctionnement de nos 446 écoles publiques actuelles !

C'est la double peine : Après avoir subi 25 années d'inaction et de délaissement, nos écoles publiques devront désormais encore faire avec 25 ans de contrats toxiques passés avec les majors du BTP (Eiffage, Bouygues, Fayat, Vinci, NGE)...

Triste sort que d'être une école marseillaise...

Le lundi 10 décembre, une délibération arrivera au vote pour autoriser à ce que notre maire Mr Gaudin signe le premier des contrats de partenariat Public-Privé et ce sans aucun débat.

Cette notification du premier contrat est déjà prévu en coulisse dès le lendemain soit le mardi 11 décembre. Ils ne perdent pas de temps.

Un contrat PPP précise le programme technique et fonctionnel des écoles qui seront construites, les éléments financiers (les redevances, l'investissement qui sera financé à hauiteur de 70% par la ville, l'exploitation et la maintenance, les grands travaux prévus sur la durée du contrat, la valorisation du foncier), les règles de suivi de la performance du Partenaire Privé et les éventuelles pénalités.

Nous ne savons rien de ce contrat, même les élus siégeant au Conseil Municipal ne savent rien de ce contrat qui est frappé du sceau du secret des affaires. Seuls Messieurs Gaudin & Blum, deux ou trois (plutôt deux... enfin surtout un...) hauts fonctionnaires et les Assistants à Maitrise d'Ouvrage connaissent l'étendue du contrat.
Malheureusement, comme tel est souvent le cas avec les contrats PPP, dans moins de deux ans, les décideurs (élus qui vont signer) ne seront plus là, les investigateurs (hauts fonctionnaires) ne seront plus là (ou le sont déjà plus, ils ont déjà pris leurs marques dans la tour La Marseillaise), les conseilleurs (AMO) ne seront plus là ou les interlocuteurs auront changé, les interlocuteurs des partenaires privés seront partis sur d'autres parties de chasse de PPP.

Seuls les marseillais seront là, écoliers, usagers, instituteurs, ATSEM, contribuables ... avec des contrats chevillés au corps pour un montant global d'1 MILLIARD sur 25 ans ...

Demande auprès des journalistes : lors de la conférence de presse précédent le conseil municipal, nous savons que l'urgence de notre ville est dans le logement indigne, mais sollicitez la ville sur cette délibération, demandez-leur si le contrat sera rendu public en partie, demandez-leur quelles ont-été les concertations avec les usagers qui nous étaient promises, demandez-leur comment ont été valorisées les emprises foncières (construction de logements, ...), demandez-leur comment et sur quels budgets de fonctionnement vont être pris les redevances, demandez-leur comment la ville peut assumer d'aller emprunter 357 millions d'euros à la Banque Européenne d'Investissement (BEI) (et banques commerciales) pour soutenir financièrement les majors du BTP alors même que le budget de fonctionnement annuel pour nos 410 écoles restantes est de 20 millions d'euros annuel (32 millions moins les dotations aux écoles privées) !

Nous seront là le lundi 10 décembre pour interpeller les élus et défendre notre service public ! Il faut interpeller les élus que vous connaissez autour de vous ! leur demander de ramener à la raison notre maire et de rouvrir le débat !

Il reste une fenêtre d'action pour en sortir digne : signer la pétition en ligne de deux élus siégeant au conseil municipal, qui propose par un point du règlement du Conseil Municipal à ce que le débat soit remis aux votes !!

Partageons et signons la pétition, la démocratie doit vaincre sur cette décision !

https://www.change.org/p/marseille-face-%C3%A0-la-privatisation-de-nos-%C3%A9coles-un-autre-projet-est-possible

***Ce que nous réclamons ...

Réaliser un audit sur les besoins de l'ensemble des écoles marseillaises
C'est la base de toute stratégie de patrimoine. Force est de constater que la précipitation et le mode de sélection des sites s'est fait sans audit ou diagnostic terrain. Le montant de 480 000 €HT du marché remporté par le consortium TAJ, Finance Consult et Artelia pour nous « conseiller » le mode de réalisation PPP, aurait pu être utilisé pour réalisé un audit pragmatique terrain de l'ensemble des 446 écoles et ce dans un délai de six mois.

Bâtir un plan pluriannuel d'investissement dans les écoles
Rien ne transparait sur le plan pluriannuel d'investissement des écoles, qui devrait le seul outil s'il devait en exister qu'un d'un bon gestionnaire de patrimoine…

Réaliser une reconstruction-rénovation avec une MOP (maîtrise d'ouvrage publique)
Aux détracteurs de la loi MOP qui lui reprochent d'induire des temps d'études plus long, nous répondons que ce temps est nécessaire et que justement l'esprit de la loi MOP est de permettre à la maitrise d'œuvre et la maitrise d'ouvrage de phaser et contrôler à chaque phase les avancées des études. Et puis, entre nous, construire une école est l'acte de construction le plus simple pour une collectivité…

Conserver la gestion publique du projet et de la maintenance des écoles
Qui peut prévoir dans les prochaines années l'impact des nouvelles technologies dans les méthodes d'apprentissage, les conséquences sur le bâti et les équipements, et l'évolution démographique de nos quartiers. Le mode PPP sanctuarise, fige la maintenance par le programme spécifié dans le contrat PPP, tout écart qui sera hors programme sera de facto à négocier, à arbitrer et assurément la collectivité sera perdante financièrement …

Effectuer un prêt auprès de la banque européenne (avec des taux très bas)
Notre ville, Marseille, deuxième ville de France, est la ville qui sollicite le moins la banque européenne … pourquoi ? …

Obtenir un prêt spécial auprès de l'Etat, face à la situation catastrophique

*** ***

Comment se fait-il que Jean-Claude Gaudin soit toujours maire de Marseille ?

Billet du vendredi 23 novembre 2018 par Thomas Legrand
« Marseille, le grand gâchis !

Qu'une telle ville si vivante et riche ait été gérée de la sorte, à l'ancienne, avec les codes et les réflexes antédiluviens de la notabilité et du copinage par un maire dont la bonhomie sympathique et chantante le dispute (au mieux) à l'incompétence (au pire), au cynisme, est un crève-cœur pour tous les amoureux et les habitants de ce qui devrait être la deuxième ville de France.
...
La suite sur https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-23-novembre-2018

***Des écoles du privé avec fonds publics

En analysant le Compte Administratif 2017 pour éplucher les dépenses de fonctionnement et d'investissements affectées à nos écoles publiques marseillaise, nous sommes tombés page 64 sur une ligne intitulée 6558 – Autres contributions obligatoires pour un montant de 11 677 076,98 €, soit 36% du budget de fonctionnement pour l'enseignement du premier degré.

Nous avons cherché à quoi pouvait correspondre ... nous avons cherché ... cherché ... puis trouvé ...

A lire ici : https://marseille-contre-les-ppp.fr/des-ecoles-privees-avec-des-fonds-publics/

plus d'infos :
https://marseille-contre-les-ppp.fr/

Marseille Contre les PPP
contact chez marseille-contre-les-ppp.fr
https://marseille-contre-les-ppp.fr

Marseille : face à la privatisation de nos écoles, un autre projet est possible !

26. novembre 2018 - 20:35

Depuis 1 an, la Mairie de Marseille tente d'imposer à marche forcée un projet de privatisation de 34 de nos écoles, via un Partenariat Public Privé (PPP). Ce projet évalué à plus d'un milliard d'euros est inacceptable.

Parents d'élèves, artisans du bâtiment, enseignants, architectes, syndicalistes, universitaires, avocats et contribuables, tous se sont réunis dans un collectif et dénoncent un projet mauvais financièrement, mauvais économiquement et mauvais pour nos écoles. Récemment, ce collectif a présenté un projet alternatif, sur la base d'une étude rigoureuse, établie par des professionnels du bâtiment, avec des choix objectifs, résultants de diagnostics et de chiffrages détaillés.

Les résultats sont sans appel : une rénovation lourde et publique ferait économiser 300 millions d'euros aux Marseillais !

Plutôt qu'un PPP gargantuesque, qui engendrerait une augmentation massive des impôts, la vente du foncier des écoles concernées et l'impossibilité d'investir le moindre euro dans 90% des écoles oubliées par ce plan, nous demandons :

1/ le retrait de ce projet de PPP
2/ la réalisation d'un diagnostic complet des écoles marseillaises
3/ le choix d'une rénovation lourde, beaucoup plus économe !

Concertation, évolution, maîtrise publique, impact environnemental, soutien à nos PME locales : les avantages de cette solution sont loin d'être uniquement financiers !

Les marseillais sont depuis de trop nombreuses années les grands absents des décisions prises par la Ville. Avec 10 000 signatures, un projet de délibération reprenant cette idée, née de la société civile, pourra être inscrit à l'ordre du jour du Conseil Municipal.

Marseillais, il est temps de reprendre le pouvoir !

signer la pétition et en savoir plus :
https://www.change.org/p/marseille-face-%C3%A0-la-privatisation-de-nos-%C3%A9coles-un-autre-projet-est-possible

contact chez marseille-contre-les-ppp.fr
https://marseille-contre-les-ppp.fr
Pétition en ligne Change.org

 
 
 
 
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