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Infos Mille babords

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Mis à jour : il y a 16 heures 16 min

Solidarité avec Cédric Herrou

12. août 2017 - 11:30

Cédric Herrou ne s'est pas laissé abattre par la condamnation aggravée, avec sursis, prononcée mardi dernier 8 août par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence pour “aide à l'immigration clandestine”. Il avait d'ailleurs déclaré dès son arrivée au palais de justice qu'un citoyen se doit d'agir quand il y a défaillance de l'Etat ; il a ensuite insisté plusieurs fois, après le délibéré, sur le déni de droit que constitue dans les Alpes-Maritimes le refoulement brutal des migrants vers l'Italie sans qu'ils aient la possibilité de déposer la moindre requête en préfecture et, plus grave encore, le traitement parfaitement illégal réservé aux mineurs isolés étrangers.

Cédric Herrou a aussi fait appel au Président Macron pour qu'il réagisse à une situation qui met en cause les valeurs fondamentales de la République, il a affirmé qu'il ne regrettait rien de ce qu'il avait accompli et que, sauf à le mettre tout de suite en prison, il continuerait à fournir son aide aux migrants en détresse qui passent devant sa ferme dans la vallée de la Roya.

Le cercle de silence d'Aix-en-Provence est bien entendu totalement solidaire de ce militant de la fraternité et ne peut s'empêcher de rapprocher le jugement de la Cour d'appel avec les révoltantes initiatives de certaines autorités gouvernementales de l'Europe, en liaison avec l'agence Frontex, pour freiner - et peut-être bientôt contrer - le travail des organisations citoyennes qui se portent au secours des migrants en Méditerranée. Tâche qui devrait être intégralement prise en charge, avec tout l'empressement possible, par ces mêmes autorités.
Nous vous invitons à venir nombreux manifester notre solidarité au cercle de silence qui se tiendra Place de la Rotonde, du côté des Allées Provençales, samedi prochain 12 août de 11h30 à midi.

Rassemblement devant le site archéologique

9. août 2017 - 18:00

Votre présence en grand nombre est très importante. Elle montrera à Vinci, à la municipalité et un à certain Mr Delestre de la D.R.A.C. que nous sommes toujours aussi mobilisés pour la sauvegarde totale des vestiges, la poursuite des fouilles et l'abandon définitive du projet d'immeuble.

Fête populaire pour la nuit du 4 août

4. août 2017 - 18:00

Cette année encore, le Collectif "Nuit du 4 août Belle de mai" appelle à célébrer la nuit du 4 au 5 août 1789 au cours de laquelle l'Assemblée nationale constituante vota l'abolition de tous les droits et privilèges féodaux ainsi que de tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations dans ce qui était encore le royaume de France. La fête commencera à 18H30 par une déambulation en musique place Caffo, qui sera suivie d'un récital de chansons populaires, puis à partir de 20H par un grand bal populaire au coeur du quartier de la Belle de mai.

Le collectif Nuit du 4 août Belle de Mai réunit des associations comme Attac-Marseille, Solidaires, Nuit Debout, la Cimade, Brouettes et compagnie, Alternatiba, etc

Commémoration du massacre des Yézidis par Daesh le 3 août 2014

3. août 2017 - 11:00

Lors des combats contre Daesh à Sengal, environ 5 000 Yézidis ont été massacrés et environ 200 000 personnes ont pu s'évader.
Les 50 000 Yézidis qui ont pu s'évader vers les montagnes de Sengal ont du survivre sans eau, sans nourriture, sans aide médicale.

Pendant ce temps-là, 5 000 Yézidis femmes et enfants ont été capturés.
Ils ont été saisis comme butin de guerre puis ont été vendus comme esclaves sexuels ou ont été donnés aux commandants de Daesh.

Les personnes qui ne voulaient pas changers leurs religions ont été torturées, violées et finalement massacrées.

Ce jeudi 3 août 2017 à partir de 11H au Vieux-Port, l'association centre des femmes kurdes Ain Mirkan commémorera le massacre des Yézidis par Daesh qui a eu lieu le 3 août 2014.
Il y aura une minute de silence à 11H et un stand d'information ouvert jusqu'à 15h.

Lettre d'information du site "la voie du jaguar"

30. juillet 2017 - 20:27
Lettre d'information du site "la voie du jaguar" • http://lavoiedujaguar.net Cette lettre recense les nouveautés publiées depuis 14 jours


Nouveaux articles


** Appel pour une semaine intergalactique
sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes
du 17 au 24 août 2017 **

par ZAD
25 juillet 2017

Au cours des dernières années, et notamment en 2016, le mouvement
a fait reculer le gouvernement à de nombreuses reprises. De grandes
mobilisations ont été organisées, démontrant la force et la diversité
du mouvement, tandis que, sur la zone, la construction de l'avenir
battait son plein : bâtiments, cultures, groupes de travail en tout
genre ont vu le jour. Le nouveau gouvernement a décidé d'organiser
une médiation de six mois à l'issue de laquelle il confirmera sa
volonté de construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou la
remettra en cause. Quelle que soit l'issue de cette médiation, il
ne fait aucun doute que le gouvernement va chercher à s'attaquer
à ce qui se construit sur la ZAD et qu'une nouvelle phase de la
lutte va s'ouvrir.

Nous sommes des habitant·e·s de la ZAD désireux·ses de renforcer les
liens et les réseaux avec des groupes et des personnes d'autres pays.
C'est donc dans cet esprit que nous vous invitons à une semaine
intergalactique sur la ZAD du 17 au 24 août, pendant laquelle seront
organisés des discussions, balades, ateliers, etc. (...)
> http://www.lavoiedujaguar.net/Appel-pour-une-semaine

** Un entretien avec Jérôme Baschet
sur l'histoire, l'anthropologie, l'école,
l'expérience de l'autonomie au Chiapas **

par Jérôme Baschet
24 juillet 2017

Aujourd'hui l'un des enjeux les plus aigus de la discipline historique
consiste à développer des formes de comparatisme à la fois ambitieuses
et rigoureuses. Cela n'a rien d'aisé, mais c'est indispensable au
moment où semble s'imposer une nouvelle histoire globale, volontiers
pensée à l'échelle de la planète. Or, tous les mondes sociaux qui ont
composé les mondes du passé ne peuvent être analysés seulement sous
l'angle de leurs "connexions" : il faut aussi être capable d'en
mesurer les écarts, pour pouvoir les situer à leur juste place, les uns
par rapport aux autres, sans essentialiser les différences (par exemple
entre Occident et Orient) mais sans non plus exclure, par principe, de
véritables singularités (sinon, comment comprendre la domination que
l'Europe a imposée à presque tous les autres peuples du monde ?). Pour
cela, l'histoire a besoin du secours de l'anthropologie, dont
l'expérience en matière de comparatisme est bien plus ancienne et
profonde. (...)
> http://www.lavoiedujaguar.net/Un-entretien-avec-Jerome-Baschet

** Notes anthropologiques (III) **

par Georges Lapierre
22 juillet 2017

La magie prend racine dans une vision du monde qui s'obstine à ne pas
disparaître malgré l'avancée conquérante et dictatoriale de la
pensée scientifique. L'art de la magie, ou encore la science magique,
existe toujours, la magie a ses adeptes et ses professionnels ; elle est
rejetée par les hommes des sciences dites positives, et elle est mal
comprise par les anthropologues. "La magie est depuis longtemps objet de
spéculation", elle l'est toujours. Comme la science, elle repose sur
le déterminisme qui lie l'effet à la cause, mais alors que la science,
qui s'impose impérieusement de nos jours, se développe dans un monde
qui se veut objectif, la science magique, elle, n'a de sens que dans un
monde perçu comme entièrement subjectif. Alors que la science consiste à
agir sur une réalité objective, c'est-à-dire sur une réalité non
spirituelle, posée comme extérieure au sujet, comme extérieure à
l'homme pensant, en l'occurrence, au savant, à l'être humain (que
nous définissons encore comme être animé par la pensée), la science
magique ne cherche pas à agir sur l'objet. Pour elle, l'objet
n'existe pas, la réalité objective n'existe pas, n'existe qu'une
réalité spirituelle ou subjective. (...)
> http://www.lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-III

** Notes sur "La Bureaucratie céleste" **

par Ngô Van
21 juillet 2017

C'est sous ce titre que sont rassemblés divers écrits d'Étienne
Balazs, consacrés à la société et l'économie de la Chine ancienne.
Parmi les sujets traités, "Société et bureaucratie" nous renseigne
sur le corps du mandarinat, classe des lettrés-fonctionnaires
propriétaires terriens dans la Chine ancienne, classe dominante par sa
fonction étatique, sur sa continuité et sa permanence depuis la fin du
IIIe siècle avant notre ère jusqu'à la chute de l'ancien régime en
1912, puis dans la république bourgeoise de Kouo-min tang (1912-1949).
L'avènement de la "démocratie nouvelle" de Mao Tsé-toung fut une
véritable révolution qui mit fin en même temps à la bourgeoisie, la
classe des propriétaires fonciers et à l'ancien corps du mandarinat,
mais les remplaça par une classe de fonctionnaires de nouveau ton, la
bureaucratie d'un capitalisme d'État, à qui elle donna un pouvoir
absolu. (...)
> http://www.lavoiedujaguar.net/Notes-sur-La-Bureaucratie-celeste

** Notre-Dame-des-Landes
Prise de position de l'assemblée
des occupant·e·s à propos de la médiation **

par ZAD
18 juillet 2017

À toutes celles et ceux qui luttent encore et toujours
contre l'aéroport et son monde,

Face à notre détermination commune, le gouvernement peine à ne pas
perdre la face. Il tente de faire croire à une médiation qui n'est que
poudre aux yeux, destinée à nous endormir, alors que l'enjeu n'est
certainement pas là.

Le débat politique n'a pas lieu, escamoté par une approche
"strictement technique". Faut-il une profusion d'expert·e·s en tout
genre pour constater que le béton ne se mange pas ? (...)
> http://www.lavoiedujaguar.net/Notre-Dame-des-Landes-Prise-de

** La Guadalupe des barricades **

par Georges Lapierre
15 juillet 2017

L'essai de Georges Lapierre "Vierge indienne et Christ noir",
une "petite archéologie de la pensée mexicaine",
paraît en feuilleton, deux fois par mois,
sur "la voie du jaguar".

En 2006, au cours de l'insurrection de la population de l'État
d'Oaxaca, la Vierge de Guadalupe était représentée sur les barricades
portant un masque à gaz, c'était la Vierge métisse des insurgés dans
les quartiers populaires de la ville, la "virgen de la barricada".
De 1994 à nos jours, les insurgés indiens et zapatistes du Chiapas
représentent la Vierge de Guadalupe le visage en partie dissimulé
par un paliacate, le foulard rouge des zapatistes. C'est la Vierge
indienne des peuples insurgés. La Vierge au masque à gaz et la Vierge
au foulard rouge ne se sont pas encore vraiment rencontrées, et
pourtant…
> http://www.lavoiedujaguar.net/La-Guadalupe-des-barricades

** Notre-Dame-des-Landes
Parce qu'il n'y aura pas d'aéroport
Les six points pour l'avenir de la ZAD **

par ZAD
13 juillet 2017

Pensé pendant plus d'un an et demi et diffusé à partir de fin 2015, ce
texte important du mouvement anti-aéroport est toujours d'actualité
alors que le nouveau gouvernement vient de nommer des médiateurs censés
trouver une solution au blocage actuel. Aujourd'hui encore ce texte est
l'une des bases communes fortes pour penser ce que deviendrait la zone
après l'abandon du projet d'aéroport. Car la lutte ne s'arrêtera
pas avec l'abandon !

Ce texte en six points a pour but de poser les bases communes
nécessaires pour se projeter sur la ZAD une fois le projet
d'aéroport définitivement enterré. Il a été réfléchi au sein
d'une assemblée régulière ayant pour objet de penser à l'avenir
des terres une fois le projet d'aéroport abandonné. Assemblée
qui regroupe des personnes issues des différentes composantes
du mouvement de lutte. (...)
> http://www.lavoiedujaguar.net/Notre-Dame-des-Landes-Parce-qu-il

LA VOIE DU JAGUAR
Informations et correspondance pour l'autonomie individuelle et
collective • lavoiedujaguar chez riseup.net

Un pavé dans la mare

30. juillet 2017 - 16:03

Œuvrer dans une association ? Y'a qu'à. Mais est-ce si évident ? Savons-nous sur quelles bases devrait fonctionner une association pour être efficace ? La question peut sembler élémentaire : il suffit de se lancer et d'y mettre un peu de bonne volonté. Elle est néanmoins plus ambitieuse qu'il n'y paraît.

Un jour, notre ami Wilfrid, militant que nous n'avons jamais rencontré mais que nous avons au bout du fil une fois par an, nous a demandé de but en blanc : « Comment se fait-il que nous avons raison, et nous le savons, et pourtant tout ça continue ? ». La question nous avait paru pertinente. Nous avons raison d'être révoltés à plus d'un titre. Quotidiennement, une tête de chimère trouve l'occasion de montrer une face nouvelle (gaz de schiste, biologie de synthèse, Fukushima, loi El Khomry …) et quotidiennement, chaque « tête » rencontre nombre de mobilisations contre elle. Globalement et en toute logique aurait dû se produire un renversement décisif. Ce n'est pas le cas. Alors pourquoi ces mobilisations, malgré la légitimité de leur objet, ne suffisent-elles pas à enrayer la dynamique commune qui les alimente jusqu'à l'absurdité, ou au minimum à établir un équilibre des forces ? Les bonnes volontés, les actions pertinentes menées dans les collectifs en tous genres ne manquent pas. Et pourtant « ça continue » et « ça » nous interroge.

Dans les actions que nous autres citoyens menons au sein de structures associatives contre le nucléaire, le néolibéralisme, l'aéroport de Notre-Dame des Landes … il semble qu'il y ait toujours une ligne de démarcation entre nous et l'objet de ces combats, sorte d'entités que nous situons à l'extérieur de notre bon vouloir, hors de notre contrôle, autonomes en quelque sorte (ce qui n'est pas faux, d'un certain point de vue). Et c'est une chose bien naturelle que de considérer que nous n'en sommes ni auteurs ni responsables, puisqu'on n'a pas choisi ces situations absurdes. La logique semble implacable et avancer le contraire suscite rarement l'adhésion car chacun a tendance à se considérer comme un et entier, une conscience maîtresse de ses choix, et par conséquent nous ne saurions vouloir consciemment les injustices et absurdités de ce monde. Mais osons seulement poser le doute : est-ce bien sûr ? Ne pourrions-nous pas être les victimes (collectives) d'un fonctionnement courant, bien que peu d'entre nous soient prêts à admettre son existence, à savoir qu'il se pourrait bien que notre main droite ignore ce que fait notre main gauche ?

En d'autres termes, bien que nos systèmes institutionnels soient en faillite des points de vue éthique et de la démocratie, il se pourrait bien que nos structures associatives ne fonctionnent guère mieux. Et bien qu'elles souhaitent et revendiquent plus de démocratie, qu'elles soient rarement en capacité d'appliquer, à leur échelle minuscule et dans la plus totale candeur, des règles de fonctionnement démocratique, pour des raisons de jeux de pouvoir, de concurrence, conflits d'intérêts et autres … qui échappent à nos consciences. Facteur qui mine nos forces au sein des collectifs et fait indirectement la part belle à toutes ces choses pour lesquelles nous voulons consciemment nous mobiliser. Ce constat n'est pas tant le résultat d'une analyse intellectuelle, que le fruit d'une expérience ancrée dans une réalité plus aride que les mots utilisés pour en rendre compte.

En bref, il nous semble aussi important de veiller sur notre propre capacité à vivre en cohérence et à la manière dont on s'engage dans une action, qu'à l'action elle-même. Et en tant que membres d'associations (mais c'est valable pour tout collectif, syndicat ou individu) prétendant œuvrer pour le bien de la communauté, d'être encore plus exigeants pour nous-mêmes que pour le camp adverse. Et là, nous n'aurons fait que le tout premier pas d'un engagement non pas « militant » mais en conscience.

Contact : kheper chez gmx.fr

L'Agenda Partagé

30. juillet 2017 - 15:49

Depuis une bonne dizaine d'années, un besoin commun s'est régulièrement manifesté lors des différentes rencontres entre associations des Hautes-Alpes, que ce soit à Rabou les pieds dans la neige, à Veynes, Briançon, Gap ou ailleurs. Dès qu'il a été question d'(auto)éducation populaire, de travail en commun, de formation ou plus généralement de réunions diverses entre associations, la demande d'un calendrier commun a été abordée. Il en existe quelques-uns, mais ils sont organisés soit autour d'un thème précis, soit entre associations ayant mis leur travail en commun. Ce sont des outils précieux. L'agenda Partagé s'inscrit dans une démarche complémentaire : nous tentons l'expérience de construire un agenda commun regroupant les activités des associations engagées et actives de tout le département et lieux limitrophes.

A chaque fois, nous donnions l'exemple de Cette semaine de Mille Bâbords. Et chacun de se dire qu'il y aura bien un « fou » pour se lancer dans l'aventure, conscients du travail que ça représente ...

Notre motivation est multiple. Arriver à mieux se connaître, nous les associations des Hautes-Alpes et des environs. Sortir du cercle dans lequel nous avons chacun nos habitudes. Élargir aussi notre public lors de nos manifestations. Mieux choisir les dates de nos prochaines activités selon le calendrier des uns et des autres. Donner enfin une occasion de réhabiliter le mot « politique » (polis : la cité) en montrant que l'énorme travail accompli pour la communauté au sein de chacune de nos associations l'honore bien mieux que certains discours entendus ces derniers temps (et qu'on entendra hélas certainement encore longtemps).

Il y aura certainement bien d'autres effets qui ne manqueront pas de se manifester : comme si nous maîtrisions tout …

Nous avons conçu cet Agenda Partagé pour qu'il soit pérenne au-delà d'une simple saison estivale.

Pour cela, nous avons fait le choix d'une conception simple et facile d'utilisation :
Pour les associations qui veulent bien y contribuer, l'inscription des activités se fait très simplement, soit à partir du site de Démosphère05 (https://05.demosphere.eu/), soit à partir du site de Kheper (www.kheper.org) : préférez l'inscription directement sur le site de Démosphère si vos activités correspondent à leur charte (en gros, une activité avec un débat, que ce soit derrière un micro ou un verre), l'enregistrement est automatique.

L'agenda se veut pratique : tous les 15 jours, il est largement diffusé via une lettre d'information. Et il est aussi en ligne en permanence sur www.kheper.org

Pour que l'Agenda vive et soit réellement « partagé », il ne reste plus qu'aux associations à l'alimenter et inviter les adhérents à s'inscrire sur www.kheper.org pour le recevoir et le diffuser.

Par l'association Kheper
kheper chez gmx.fr

Projéction "Aguirre, la colère de Dieu" de Werner Herzog

28. juillet 2017 - 19:30

Aguirre, la colère de Dieu, Werner Herzog, 1971, 91 min.

En 1560, une troupe de conquérants espagnols descend la cordillère des
Andes pour s'engager dans la forêt vierge à la recherche de l'Eldorado.
Une expédition est placée sous la conduite de Pedro de Ursua et de son
second, Lope de Aguirre, qui devra reconnaître l'aval du fleuve sur des
radeaux. Mais Aguirre se révolte contre Ursua, rejette l'autorité du Roi
d'Espagne et entraîne ses hommes à partir à la conquête de l'Eldorado
pour leur propre compte.

Charge inspirée contre la furie d'un monde gangrené par la volonté de
puissance, Aguirre est une épopée tragique qui nous entraîne dans le
délire illuminé d'un conquérant mégalomane, possédé corps et âme par «
la colère de Dieu ».

laretive-at-riseup.net -
https://laretive.info

Besoin de monde à Val Tolosa

22. juillet 2017 - 14:16

Bonjour tout le monde,

Un petit mail d'espoir et de colère, une demande d'aide aussi.

Le projet de centre commercial Val Tolosa contre lequel nous luttons depuis plus de 10 ans prévoit de lancer les travaux lundi, en commençant par décaper le terrain et les espèces protégées qui sont dessus. Le dernier hic en date ? La préfecture et la mairie ont pris fait et cause pour le projet, au point de faire fi des décisions juridiques. Après la mairie qui accorde un nouveau permis (illégal la zone ayant été classée non constructible) en 2016 après l'annulation du précédent permis par la justice, c'est la préfecture qui accorde cette en 2017 une nouvelle autorisation de destruction d'espèces protégées, alors que la précédente a été jugée illégale 2 fois !

Accordée en 2013, cette autorisation de la préfecture a été annulée une première fois en 2016 par le tribunal administratif de Toulouse, celui-ci ne reconnaissant pas le caractère d'intérêt public majeur du projet de centre commercial (mis en avant par la préfecture pour délivrer l'autorisation). Le promoteur Unibail Rodamco a fait appel de cette décision, et l'affaire est partie à Bordeaux. Voilà un peu plus d'un mois, le rapporteur public rendait son avis sur le cas au tribunal, pour aider le juge à se prononcer. Dans la grande majorité des cas, les juges se rangent à l'avis de l'enquêteur public. Celui-ci a appuyer l'annulation de l'autorisation du juge en première instance, appuyant sa position par le fait que ce projet ne tient pas compte des destructions d'emploi, qu'il est hors de son époque, qu'il n'y a pas de transports en commun de prévu, que la zone est déjà encombrée par les bouchons aux heures de pointe, et que la situation ne fera qu'empirer, etc... Bref, que ce centre commercial n'est pas ce que nous vend ses promoteurs.
Suite au rapport de l'enquêteur public, le juge a un mois pour se prononcer. La décision du juge était donc attendue pour le 13 juillet. Et le 13 juillet, le juge se range à l'avis du rapporteur public, confirmant l'annulation de l'autorisation de destruction d'espèces protégées, reconnaissant les arguments du rapporteur.
Mais le 19, la préfecture publie dans son journal la nouvelle autorisation de destruction d'espèce protégée (demandée dès 2016 par le promoteur), datée du 12 juillet !

Le préfet n'a donc cure des décisions de justice, et les bafoue même en accordant sa nouvelle autorisation la veille du jugement en appel de la précédente autorisation, celui-ci ayant de forte chance de confirmer son annulation.

Et voilà, la justice annule un permis de construire, le maire en délivre un autre dans la foulée. La justice annule une autorisation de destruction d'espèces protégées, ne lui reconnaissant aucune légitimité, le préfet en accorde une autre...

Et quand des gens décident de s'opposer physiquement aux machines pour que ce ne soit plus les magouilles de ceux qui sont aux manettes qui décident de tout, au mépris des populations, de la nature, et même de la justice, on les traite de voyous, casseurs,...

Mais dans cette histoire, comme à Sivens, Notre Dame des Landes ou dans d'autres lieux de lutte, c'est qui les voyous ?

Je rappelle qu'un préfet n'est pas sensé prendre parti dans les luttes pouvant avoir lieu sur son territoire, mais simplement veiller aux respect des lois et à la sécurité de tous. Ou est le respect des lois ? Et la sécurité quand il sait pertinemment que ses décisions vont provoquer des affrontements sur le terrain ?

Alors oui, nous allons avoir besoin d'aide. Lundi démarre la lutte contre les travaux. Objectif ? Empêcher ceux-ci de démarrer en attendant que la demande de référé lancée par notre avocate soit reçue et jugée, pour suspendre les travaux. Objectif du promoteur ? Détruire les espèces protégées avant que celui-ci ne soit jugé, pour mettre en avant que les espèces protégées ne sont déjà plus là, politique du fait accompli.

A ceux qui refusent ce cynisme, et refusent de laisser l'argent et les magouilles décider pour nous, répondez à ce mail ou à mon tel 06 14 94 29 78).

Ça se passe à Plaisance du Touch, à 15km à l'ouest de Toulouse.

La lutte continue,

Tanguy Aubé du Collectif Non à Val Tolosa

PS : message à diffuser le plus largement possible

Source : echanges-zad31(chez)lists.riseup.net

La voie du jaguar

20. juillet 2017 - 1:33
Voici la lettre d'information du site "la voie du jaguar" • http://lavoiedujaguar.net
Cette lettre recense les nouveautés publiées depuis 14 jours.


Nouveaux articles

Notes anthropologiques (II)
par Georges Lapierre - 10 juillet 2017

Lorsqu'un serpent mord une personne, son esprit pénètre dans le corps
de la victime, s'y transforme à nouveau en serpent et le chaman doit,
pour guérir son patient, extraire par succion les os et les crocs du
reptile réincarné. Cette explication du mal causé par la morsure d'un
serpent, rapportée par Alfred Métraux dans son article sur "Le
chamanisme chez les Indiens du Grand Chaco", nous plonge dans une tout
autre vision du monde. Le venin n'est pas saisi comme une chose dotée
de certaines propriétés, mais comme sujet, nous pourrions même avancer
qu'il se transforme en sujet devant nos yeux ; c'est un sujet-esprit
en quelque sorte mais qui reste tout de même bien concret, un serpent
en chair et en os et en crocs. Le venin, ou l'esprit du serpent, ne
se conçoit pas abstrait de son efficience c'est-à-dire de son mode
d'être, de son corps. Et c'est au sein de cette vision de la réalité
où l'esprit s'actualise selon un certain mode, le serpent n'étant
que le corps de l'esprit ou le mode d'être du venin, qu'agit le
chaman. (...)
Lire la suite -> http://www.lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-II

Mexique
La Ké Huelga Radio face aux élections ***
par Ké Huelga - 8 juillet 2017

Il y a dix-huit ans, dans le sillon du mouvement étudiant de 1999
à l'Université nationale autonome de Mexico, les principes de base
de la Ké Huelga Radio ont été posés : un espace de communication
libre et autogéré, qui se définit par sa constante indépendance
vis-à-vis de l'État, de ses gouvernements et de ses institutions.
C'est pour cette raison que depuis lors, et jusqu'à nos jours,
notre projet n'a pris part à aucune stratégie électorale, et ses
ondes libres n'ont jamais servi à la promotion d'un vote ou à la
légitimation de l'État. Ces derniers temps, nous avons mené une
réflexion à propos du contexte politique actuel, qui apporte des
perspectives de lutte dans l'espace électoral, notamment du fait
d'un accord conclu en janvier 2017 entre les peuples qui constituent
le Congrès national indigène (...)
Lire la suite -> http://www.lavoiedujaguar.net/Mexique-La-Ke-Huelga-Radio-face

Bien le bonjour du Sénégal
par Siete Nubes - 7 juillet 2017

En chemin vers Kayes, une région du Mali limitrophe du Sénégal où je
pars rejoindre de vieux amis de retour au bled, je suis en escale depuis
une petite semaine à Dakar, capitale du Sénégal et qui est, avec ses
quatre millions d'habitants, la plus grosse ville d'Afrique de
l'Ouest. Comme on est quelques-uns à vous bassiner régulièrement avec
le Mexique, je me disais que ça valait le clin d'œil de changer un peu
de coordonnées, pour quelques réflexions à la con sur notre grand et
beau système capitaliste... Donc voilà, un bonjour du bled, Dakar,
premier volet. Comme au final je me barre au Mali, j'aurais pu commencer
direct à Bamako, mais bon… Au-delà des considérations économiques qui
guident mes tribulations, j'ai aussi une curiosité lancinante pour
essayer de comprendre ce que c'était (ce que c'est ?) que
"l'empire colonial français". (...)
Lire la suite -> http://www.lavoiedujaguar.net/Bien-le-bonjour-du-Senegal-1417

Bien le bonjour de la Sierra Sur,
par Georges Lapierre - 3 juillet 2017

Découvrir le monde pour percevoir d'autres mondes en germination

La soudaine révélation de faits scandaleux au Mexique provient souvent
des journaux nord-américains, il y eut le scandale de l'assassinat de
vingt-deux jeunes gens à Tlatlaya par l'armée en juin 2014, un journal
nord-américain avait vendu la mèche. Aujourd'hui c'est le "New York
Times" qui révèle l'énorme scandale des écoutes téléphoniques au
Mexique, les victimes de cet espionnage à grande échelle sont tous ceux
qui, pour différentes raisons, se montrent critiques de la situation que
vit le pays : opposants politiques, opposants sociaux, défenseurs des
droits humains, journalistes suspectés de faire leur travail. C'est un
système d'écoutes des portables et des réseaux dits sociaux mise au
point par Israël, le Big Brother, le Grand Frère en matières d'écoute
et d'espionnage, et qui vend son procédé ou software au joli nom de
Pegasus très cher aux États frères. (...)
Lire la suite -> http://www.lavoiedujaguar.net/Bien-le-bonjour-de-la-Sierra-Sur

Du Quartier libre des Lentillères à Dijon
par Les Lentillères - 2 juillet 2017

Surprise aux Lentillères

Depuis sept ans, le quartier des Lentillères de Dijon est occupé par une
centaine de personnes. Début juin, le Grand Dijon lui a déposé une
demande de permis de construire pour faire des travaux limitrophes...

C'est avec une grande surprise que le Quartier libre des Lentillères
s'est vu adresser pour la première fois, le 2 juin, une demande de
permis de construire de la part du Grand Dijon. Il s'agit d'une demande
de permis de construire d'une nouvelle canalisation de gaz sur une
voirie limitrophe, dont le démarrage impromptu des travaux avait donné
lieu à un vif émoi sur le Quartier. (...)
Lire la suite -> http://www.lavoiedujaguar.net/Du-Quartier-libre-des-Lentilleres

Vierge indienne et Christ noir
par Georges Lapierre - 1er juillet 2017

L'essai de Georges Lapierre "Vierge indienne et Christ noir",
une "petite archéologie de la pensée mexicaine",
paraît en feuilleton, deux fois par mois,
sur "la voie du jaguar".

Avec la Morena, la Vierge à la fois indienne et métisse, nous touchons
à une subtile continuité derrière la différence plus ou moins affichée
des croyances. Au XVIe, XVIIe et même au XVIIIe siècle, les pèlerins qui
visitaient le sanctuaire du Tepeyac rendaient un culte à deux divinités
bien différentes ; ils suivaient des chemins parallèles qui ne pouvaient
pas se rencontrer. Les uns faisaient dévotion à la Vierge chrétienne,
dont la figure s'est enrichie de contenus différents au cours de
l'histoire de la colonie ; les autres continuaient à rendre un culte à
Tonantzin, la déesse Mère des Mexica. Les métis de luxe devaient tirer
leur foi du côté créole ; quant aux métis pauvres, leur penchant devait
les tirer du côté indien. Peu à peu cette population métisse va prendre
de plus en plus d'importance aux dépens de la population créole
proprement dite et de la population indienne. (...)
Lire la suite -> http://www.lavoiedujaguar.net/Vierge-indienne-et-Christ-noir-1412


LA VOIE DU JAGUAR
informations et correspondance pour l'autonomie individuelle et
collective • lavoiedujaguar chez riseup.net • http://lavoiedujaguar.net

Les Roms, des citoyens comme les autres ?

18. juillet 2017 - 22:25

Ce film de 2017 intitulé "Les Roms, des citoyens comme les autres ? " sera visible le mardi 18 juillet à 22h25 sur la chaîne franco-allemande Arte, annonce le Centre de ressources Rencontres tsiganes. Il s'agit d'un regard politique sur la situation actuelle des Roms de l'Union européenne. Les auteurs, Samuel Lajus, Marion Lièvre et Olivia Barlier, essaient de comprendre pourquoi leur situation continue de se détériorer malgré d'importants investissements européens en leur faveur. Ils sont allés chercher des réponses d'abord en France près de Montpellier, puis en Roumanie, en Hongrie, en République tchèque et en Allemagne, pour comprendre comment leur situation a évolué depuis la chute du mur de Berlin. Les Roms sont aujourd'hui partout rejetés, discriminés et exclus, en France comme ailleurs où le précédent gouvernement par la voix de Manuel Valls leur avait dénié "toute vocation à s'intégrer" !

Contact Rencontres Tsiganes : MMDH 34 cours Julien , Marseille 13001. tel 0786966522
www.rencontrestsiganes.asso.fr

Repas solidaire contre l'impunité policière

18. juillet 2017 - 12:00

Mardi 18 juillet de 12H à 14H, Cantine de soutien à la famille de Morad, dans le cadre des repas solidaires pour les victimes de violences policières, organisé par la Dar Lamifa au 127 rue d'Aubagne à Marseille.

SCOPTI : CAMPAGNE DE SOCIOFINANCEMENT

18. juillet 2017 - 8:50

LE PROJET DE SCOPTI EST AUSSI LE VOTRE !

SCOPTI lance une campagne de sociofinancement et appelle à la mobilisation de tous pour passer un cap difficile

Malgré la reconnaissance de notre savoir-faire et la qualité de nos produits, SCOPTI manque de moyens financiers pour se développer et se projeter sereinement dans le temps. Alors que le carnet de commandes se remplit, la vente des marques « 1336 » et « Bio SCOPTI » peine à trouver sa place sur le marché. Nos marques sont très jeunes, insuffisamment connues et il reste encore beaucoup à faire pour que chaque consommateur puisse y avoir accès. L'absence de publicité fait défaut à notre notoriété et nous devons trouver les fonds nécessaires pour cela !

Nous avons besoin des ressources financières nécessaires pour gagner, notamment dans la perspective de nouveaux contrats avec la grande distribution. Ces contrats permettront de pérenniser la coopérative mais demandent une trésorerie et un fond de roulement importants. C'est pourquoi nous avons décidé de lancer une grande campagne de sociofinancement dans le but de doter SCOPTI des moyens de son développement, et de l'accélération de ses ventes. Nous appelons toutes les personnes qui souhaitent s'engager à nos côtés à y participer !

Contribuer à la pérennisation de notre modèle social et économique en envoyant vos dons en espèce ou par chèque à l'ordre de SCOP TI, à l'adresse suivante :

SCOPTI - SOCIOFINANCEMENT

500 Avenue du Pic de Bertagne - ZA de la Plaine de Jouques - 13420 GEMENOS

Ou par virement suivant ces détails : FR7610278008660002000040648

A cette banque : CRCMM Marseille Entreprises - 521 Avenue du Prado - 13008 MARSEILLE

Merci de votre soutien.

Les coopérateurs de SCOPTI.

http://www.scop-ti.com/op%C3%A9ration-financement-participatif.html

http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/flash/62196-scop-ti-lance-sa-campagne-de-financement-participatif

Occupation de terres en Andalousie

17. juillet 2017 - 0:33

En Andalousie, la récente occupation d'une exploitation agricole, d'une banque et d'une ferme publique en voie de privatisation remet en cause la tendance actuelle à l'accaparement des ressources.

Le 1er avril dernier, le SOC-SAT organisait un rassemblement à Jaén pour demander une fois de plus la libération du syndicaliste Andrés Bódalo, emprisonné depuis une année. Andrés est accusé d'avoir agressé un conseiller municipal du village de Jódar, lors d'une protestation des saisonniers agricoles demandant des emplois publics. Cette condamnation fait partie d'une stratégie répressive de l'Etat espagnol contre les mouvements sociaux, plus forte encore quand il s'agit de défendre l'intérêt des grandes propriétés foncières. Parmi les dizaines de condamné·e·s politiques ou sociaux actuels, à Malaga un deuxième activiste du SAT, Francisco Molero, sera prochainement emprisonné en raison de sa participation à l'action « rodea el Congreso » (encercle le Congrès), à Madrid, en 2013.

A l'occasion de cette occupation, un groupe de saison-nier·ère·s agricoles et de chômeur·euse·s urbain·e·s de Jaen et Jodar, avec la collaboration du SOC-SAT, a décidé d'occuper une ferme de 74 hectares (dont 64 en oliviers), el Aguardentero, appartenant à la banque BBVA qui l'avait complètement abandonnée depuis cinq ans, en ne l'utilisant que comme objet de spéculation, et cela dans une région où le chômage touche plus de 30% de la population et où la terre – en particulier les oliveraies – est de plus en plus concentrée et mercantilisée. La ferme avait été reprise par la banque à un gros entrepreneur local, Vegas Molinero, qui l'avait achetée pour construire des bâtiments pendant la période du boom immobilier. Cette exploitation agricole, située à quelques kilomètres de la ville de Jaen, a été rebaptisée Cerro Libertá (Colline Liberté) en hommage à Andrés Bódalo, toujours engagé dans la lutte pour la terre, l'autogestion saisonnière et les droits des ouvriers des champs. Après un mois et demi, les occupant·e·s ont réussi à rendre la maison en ruines habitable, à nettoyer les ordures et les débris accumulés, à créer un jardin d'un hectare où poussent plus de mille plants de légumes et à tailler plus de 500 oliviers pour assurer un début de production, l'automne prochain. Evidemment le syndicat et les occupant·e·s ont déjà subi des dénonciations, l'ouverture de procès administratifs et judiciaires, des menaces de tout type, et sont l'objet d'une criminalisation par les médias. La BBVA a refusé de recevoir une délégation des occupants et la Junta de Andalucía (administration autonome régionale) n'a pas encore réagi à la demande d'exercer sa compétence légale en expropriant ces terres agricoles abandonnées. Les travaux réalisés avec le soutien de nombreuses personnes et groupes locaux, ainsi qu'une campagne contre le système bancaire qui a gagné tant de millions avec la spéculation immobilière et l'utilisation de l'argent public, ont empêché pour le moment le déclenchement de la violence institutionnelle contre ce groupe d'agri-culteur·trice·s collectivistes.

À 200 kilomètres de Cerro Libertá, un autre groupe de saisonnier·e·s agricoles travaille à Somonte (Palma del Río, Cordoba), l'autre ferme occupée par le SAT en 2012. Plus de 400 hectares de terres publiques destinées, pour la plupart, aux céréales. La Junta de Andalucía, qui touche les subventions de la PAC sans rien faire, a refusé de discuter du projet agroécologique que le syndicat a présenté plusieurs fois, et persiste dans son objectif de vendre ce patrimoine public. Le PSOE andalou (Parti Socialiste Ouvrier Espagnol), dans son projet de loi agricole, encourage toujours la privatisation de toutes les terres publiques et impose l'achat de celles-ci aux bailleurs, en poussant dans l'illégalité des centaines d'agriculteurs, agricultrices et coopératives qui n'ont pas pu ou n'ont pas voulu acheter, comme c'est le cas des 1.200 ha que gèrent les coopératives de Marinaleda à Séville.
Après une année très dure pour Somonte, qui a dû être réoccupé deux fois en 2016 après des expulsions, et qui a été cultivé dans sa totalité avec beaucoup d'efforts, une nouvelle étape commence. Un groupe de huit personnes a repris le projet agroécologique avec le soutien du syndicat national et local et de la Red Andaluza de Semillas (réseaux andalous de semences). Des brigades de travail volontaire seront organisées, ainsi que des campagnes de diffusion du projet et de demande de soutien politique et économique. 24 hectares de blés cultivés en biodynamie, pour moitié des variétés anciennes, poussent sur cette terre « libérée », à côté du poulailler et des six hectares en arrosage du jardin, des oliviers et des fruitiers. Pour la prochaine campagne agricole, on prévoit de laisser un tiers du terrain en friche et d'y installer un troupeau, de doubler la culture des blés anciens, de créer une banque de semences biodynamiques et de consolider la vente de légumes aux groupes de consommateurs et consommatrices solidaires de Cordoba et Séville.

Les occupations de terres, une tradition de la lutte du SOC en Andalousie et du mouvement paysan du monde entier, en demandant la distribution des ressources et un accès digne aux exploitations agricoles, sont aussi un phénomène européen. Des cas comme la lutte de Notre-Dame-des-Landes en France, Rosia Montana en Roumanie et d'autres expériences en Italie et ailleurs, constituent une résistance aussi réprimée qu'en Andalousie. Tant en Espagne que dans le reste de l'Europe, la concentration et l'accaparement fonciers atteignent des niveaux similaires à ceux d'Amérique latine ou d'Afrique. En effet, 3,1% des propriétaires (dont un grand nombre de sociétés et fonds d'investissements) contrôlent 52,2% de la surface agricole. En même temps, des milliers de petites exploitations familiales disparaissent chaque année, et la surface de culture destinée à la production alimentaire diminue à cause du changement d'usage vers l'immobilier, les mines, les infrastructures inutiles ou les biocombustibles. Le Parlement européen, poussé par la mobilisation de plusieurs organisations – notamment ECVC (Via Campesina en Europe) – vient d'approuver une résolution qui reconnaît l'étendue et la gravité de cette situation, et recommande l'application des « Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts, dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale » de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation), qui établissent une régulation foncière alternative dans le respect des droits et des nécessités des paysan·ne·s et des peuples.

Contre une PAC qui encourage la concentration foncière et le modèle agro-industriel à grande échelle, le SOC-SAT et La Via Campesina (LVC) demandent une politique agricole régulatrice de l'accès aux ressources, de la production, de la consommation et de la commercialisation des aliments qui garantit les droits humains et la survie des communautés locales. Ils soutiennent l'agroécologie, les marchés locaux, la souveraineté alimentaire et la sauvegarde de notre planète. Les occupations en Andalousie cherchent aussi à démontrer qu'il existe une autre façon de gérer l'accès et le contrôle des ressources, avec un modèle collectif, paysan et durable de production et de commercialisation de notre nourriture. Néanmoins, cette résistance colossale contre la propriété et le pouvoir des administrations, comme dans le cas de Somonte, ou du système bancaire, comme pour Cerro Libertá, implique un engagement et un effort personnel aussi colossaux de la part des occupant·e·s. Chaque jour nous amène de nouvelles activités agricoles, forestières, de reconstruction des logements et de récupération d'infrastructures, mais aussi des activités sociales, politiques et de communication et cohésion du groupe, pas toujours évidentes. Et tout ça dans un climat de harcèlement policier, de criminalisation médiatique et de menace permanente de délogement et de poursuites judiciaires. Si les projets d'occupations rurales constituent des résistances agricoles, économiques, politiques et sociales qui nous concernent tou·te·s, le soutien personnel, politique et économique de la part des personnes et des mouvements sociaux s'avère indispensable pour leur survie et leur succès, qui sera en définitive le nôtre.
Les 11 et 12 juillet, le collectif international de la terre de LVC organisera une réunion à Cerro Libertá (ou à Somonte en cas de délogement), une semaine avant la célébration de la 7ème conférence internationale à Bilbao. Une vingtaine de délégués de toutes les régions vont discuter de la situation et des luttes autour de l'accès à la terre, à l'eau et au territoire à travers le monde. On présentera le nouveau texte sur la réforme agraire intégrale et populaire et les propositions de systèmes d'alerte contre la criminalisation et les assassinats de paysan·ne·s et activistes qui se sont accrus ces dernières années.

Le SOC-SAT lance une campagne de soutien aux occupations andalouses. Des visites sur le terrain, la diffusion de nos activités, la donation de matériel et de fonds, ainsi que le soutien politique face à la répression, sont profondément souhaités. Le projet de Cerro Libertá a mis en marche la récupération de l'oliveraie et la diversification de la production avec le jardin, la plantation de pistaches et d'autres fruitiers, l'introduction de bétail dans la zone de collines et la restauration du bâtiment qui permettra aussi de mettre en place des activités de formation et d'auberge. À Somonte, la culture extensive de blé écologique et le jardin de quatre hectares requièrent l'achat d'un autre tracteur et des motoculteurs pour mécaniser les travaux, ainsi que d'un fourgon et d'un moulin à blé afin de faciliter la distribution des paniers de légumes et la production de farine pour la panification. Il est également prévu d'acquérir un troupeau de brebis, quelques vaches et un mulet pour le labourage.

Contact : sober.alim.sindicatoandaluz(at)gmail.com
Tel : 0034-635247703 (Curro, Cerro Libertá) et 0034-634815502 (Antonio, Somonte)

Rédigé par Federico Pacheco Membre du Soc Almeria, 21.06.2017
Archipel émission 260 (06/2017)
Source :
http://www.forumcivique.org/fr/articles/andalousie-occupation-de-terres-en-andalousie

[À ce jour, 13 juillet 2017, l'occupation tient toujours
Les Giménologues]

Voir sur le site des giménologues : http://gimenologues.org/spip.php?article731

Histoire de l'anarchie

15. juillet 2017 - 19:00

L'anarchisme existe au moins depuis le XIXe siècle, composé de nombreux
courants, il combat en général toutes formes d'exploitation et d'oppression (État, capitalisme, domination de classes, sexisme et racisme...). Ce mouvement a été particulièrement actif et influent dans toutes les luttes révolutionnaires de la première moitié du XXe siècle.
Il est plus que jamais d'actualité dans un monde de profit et de guerre, de manque de perspective émancipatrice, de répression étatique et de confusion.
La Rétive invite Gaetano Manfredonia, historien et spécialiste de l'anarchisme, pour revenir sur son histoire, plus particulièrement en Europe, et en évoquer ensemble les perspectives actuelles. Nous nous appuierons notamment sur son dernier ouvrage, Histoire mondiale de l'anarchie, promenade éclectique à travers les portraits
d'anarchistes et de différents moments de ce mouvement à travers le
monde de 1789 à nos jours...

laretive chez riseup.net

Manifestons le 14 juillet contre la guerre sociale de Macron

14. juillet 2017 - 11:00

Manifestons le 14 juillet contre la guerre
14 juillet - Macron s'affiche en chef de guerre avec Trump. L'épouvantable président des USA, raciste et misogyne, lui sert de complice. Pitoyable… et dangereux ! Le gouvernement poursuit et intensifie la politique de guerre permanente (bombardements, troupes au sol, occupation,...) de l'État français (en Syrie, en Centrafrique, au Mali, ...). Macron en rajoute avec sa communication de monarque : « Vive la guerre, tous avec Trump ! »

Manifestons le 14 juillet contre la guerre sociale de Macron
14 juillet - Avec Macron, c'est l'été meurtrier. Ses député·e·s l'autoriseront à gouverner par ordonnances, qui sont les munitions de sa guerre sociale. Obsédé par la destruction du Code du travail, il étend son offensive au contrat de travail, à la sécurité sociale et pour les licenciements. La casse des conquêtes sociales va approfondir les inégalités racistes et sexistes déjà existantes (inégalités salariales, chômage, temps partiels imposés, précarité en général, pénibilité du travail,...). « Vive le chômage et le Medef », voilà son cri de guerre.

Manifestons le 14 juillet pour nos droits et nos libertés contre l'état d'urgence permanent
14 juillet - Macron veut transformer l'état d'urgence en état d'exception permanent, intégré à la loi ordinaire. Préfets, procureurs, policiers et militaires auront le droit de perquisition, d'assignation à résidence, d'intensifier la persécution et la répression des MusulmanEs ou supposéEs l'être et des quartiers populaires, d'étendre la répression à l'ensemble du mouvement social, sur simple ordre du gouvernement.

Le Front Social, pour ces 3 raisons, appelle à faire du 14 juillet une journée de reconquête populaire, de contre-offensive sociale et de manifestation. Venez nombreux·ses en participant au défilé des luttes sociales permettant d'unir tou·te·s celles et ceux qui ne veulent pas subir la politique de Macron et défendre d'autres choix que la régression sociale.

RDV VENDREDI 14 JUILLET
11 HEURES AUX MOBILES - HAUT DE LA CANEBIERE

« Ni Dieu Ni Maître » de Tancrède Ramonet

13. juillet 2017 - 19:30

19h30 auberge espagnole
21h projection

Divisé en deux parties chronologiques (1840-1914 et 1911-1945), ce documentaire de vulgarisation revient sur l'histoire du mouvement anarchiste – de la publication du texte de Proudhon Qu'est-ce que la propriété ? en 1840 à la seconde guerre mondiale – en tentant d'y présenter les fondements et les différents courants. Les principales figures de l'anarchisme (Proudhon, Louise Michel, Bakounine, Owen, Kropotkine, Makhno, Durruti…) y sont présentées tandis que s'égrènent les luttes sociales des différentes périodes, mettant en lumière des idées, des évènements et des personnages méconnus et trop souvent caricaturés. À travers ce film qui n'est pas exhaustif, le réalisateur souhaite montrer la cohérence et la continuité de l'histoire de l'anarchisme.

laretive chez riseup.net

10ème escale du Tour13 - SOS Méditerranée

13. juillet 2017 - 17:00

LES MUSIQUES SOLIDAIRES EN TOURNEE POUR LES SAUVETAGES EN MER MEDITERRANEE
La 10eme Escale du Tour13 en soutien a SOS Mediterranee aura lieu le jeudi 13 Juillet avec Le Boucan Clan, Maclick et Noto Swing. Partenariat ASSO Empreinte à Saint-Chamas (théâtre de verdure).
Des bénévoles de SOS MEDITERRANEE France seront présents sur place pour échanger et faire connaitre leur action.

Face à la banalisation de l'horreur et la tragédie qui se joue en Méditerranée tous les jours pour les migrants ou réfugiés en Méditerranée, les artistes et professionnels du spectacle vivant des Bouches-du-Rhône et d'ailleurs se mobilisent dans une action citoyenne, indépendante et inédite.

Initiée et coordonnée par les Nuits Métis, l'opération Tour13 en soutien a SOS Mediterranee organise une tournée spectaculaire, tout au long de l'année 2017, du 4 février au 17 décembre, avec 19 soirées, 45 groupes et 33 structures de 13 villes, tous bénévoles dans leur engagement.

Tous les profits de cette tournée seront reversés à l'association SOS MEDITERRANEE France qui oeuvre dans l'assistance et le sauvetage de personnes en mer.

ATRATO de Marcos Avila Forero

12. juillet 2017 - 18:00

ATRATO
de Marcos Avila Forero
L'Atrato est un fleuve qui traverse la forêt du Chocó en Colombie puis, dans ce contexte, l'une des principales artères du conflit armé dans ce pays. Cette œuvre est le résultat d'une action que l'artiste a menée dans cette zone, auprès d'un groupe de riverains d'origine afro-colombienne.
Les riverains, reprenant une tradition, font du fleuve un instrument : la « violence accoutumée » se transforme en musique

du 12 au 15 juillet 2017 à HLM-Marseille expos
20 rue St Antoine 13002 Marseille
vernissage mercredi 12 juillet à 18h |
ouverture de l'exposition de 14h à 18h |
sur rendez vous les 16 et 17 juillet (07 69 16 98 02)

La compagnie, lieu de création
19 rue Francis de Pressensé 13001 Marseille | 04 91 90 04

La machine de guerre anti-sociale est En Marche !

12. juillet 2017 - 15:19

Emmanuel Macron vient de sortir son projet de loi d'habilitation pour faire passer sa réforme du Code du travail par voie d'ordonnances. Les grandes orientations étaient déjà connues mais à la lecture de ce projet on s'aperçoit que c'est encore pire que ce qu'on pensait. Aux thèmes déjà évoqués, Emmanuel Macron ajoute maintenant une attaque frontale contre le CDI par la promotion d'un « contrat de chantier ».
Pour ceux qui en douteraient encore, le patronat est aujourd'hui directement à la tête de l'Etat et Muriel Pénicaud, ministre du travail, n'hésite pas à déclarer que le Code du travail « n'est fait que pour embêter 95% des entreprises ».
Sans surprise ce projet vise alors tout simplement à donner au patronat le pouvoir de faire le droit en s'affranchissant une bonne fois pour toutes du « principe de faveur », qui a été au cœur de la construction historique du droit du travail en France.
Quelles sont les grandes lignes du projet de cette nouvelle « loi travail puissance 10 » ?

Une inversion totale de la hiérarchie des normes :
L'article premier du projet d'habilitation résume toute l'orientation du texte : déréguler l'ensemble du droit du travail en donnant la priorité à l'accord d'entreprise sur l'accord de branche et la loi.
Cette inversion de la hiérarchie des normes, entamée depuis longtemps, a notamment connu un coup d'accélérateur avec la loi travail sur les thèmes du temps de travail et de la rémunération des heures supplémentaires. Mais La durée de base du travail restait encore fixée par la loi. De plus certains sujets demeuraient uniquement négociables au niveau de la branche (comme les grilles de minima salariaux) sans possibilités de dérogation dans un sens défavorable au niveau de l'entreprise. L'idée est aujourd'hui d'achever l'inversion de la hiérarchie des normes en la généralisant à tous les domaines. Tout doit disparaître !
Seuls trois domaines resteront définis au niveau de la loi : le SMIC, l'égalité professionnelle femmes-hommes et les seuils d'exposition aux risques professionnels. Tout le reste peut-être remis en cause : salaires, contrat de travail et même certaines règles relatives à la santé et à la sécurité.
Si l'on prend pour exemple le contrat de travail, les termes mêmes de la rupture du contrat de travail à durée indéterminée (motifs de licenciement, procédure et indemnités) pourraient être modulables et renvoyés à la négociation d'entreprise. De même les dispositions régissant les CDD et l'intérim (motifs, durée et règles de succession sur un même poste) pourront désormais être « adaptées » par accord.
Cette mise en concurrence généralisée des salariés de chaque entreprise entrainera une course sans limite au moins-disant social.
Pour couronner le tout le gouvernement prévoit même d'instaurer la primauté de l'accord d'entreprise sur le contrat de travail dans un sens défavorable aux salariés. Ce dispositif avait été expérimenté avec les accords dits de « maintient dans l'emploi ». Il s'agissait d'ouvrir la possibilité d'augmenter la durée du travail et/ou de baisser le salaire en cas de difficultés économiques et en garantissant le maintien des emplois pendant une période donnée. Aujourd'hui ce dispositif serait généralisé quel que soit le contexte. Ainsi un salarié qui aura négocié son contrat de travail à certaines conditions de rémunération et de durée du travail pourra voir son contrat de travail remis en cause à tout moment par accord d'entreprise.

Vers la fin du monopole syndical sur la négociation collective :
Et pour être sûr que cette dérégulation puisse être effective, Macron prévoit de contourner le monopole syndical sur la négociation collective en étendant la possibilité d'organiser des référendums d'entreprise. Là où la loi travail donnait la possibilité à un syndicat minoritaire d'initier un référendum, Macron veut pousser la logique au bout en donnant cette possibilité aux employeurs. On imagine déjà le chantage à l'emploi qui jouera à plein au niveau de l'entreprise pour faire passer toutes les régressions à coups de référendums successifs. Le référendum d'entreprise est un leurre de démocratie. Les salariés seront placés devant un choix individuel, alors que la défense des intérêts des travailleurs ne peut véritablement se faire que collectivement. Dans ce sens, passer outre les représentants du collectif des travailleurs pour demander l'avis individuel de chaque travailleur, c'est faire croire à la fiction d'une relation égale entre un travailleur et un patron.
Ce projet est ni plus ni moins, que l'aboutissement du déjà ancien projet patronal de « refondation sociale » initié en 2000 par Ernest-Antoine Seillière, ex-président du Medef, de dérégulation généralisée du droit du travail. Il est important que chaque organisation syndicale joue son rôle de défense des intérêts des travailleurs et que Macron ne trouve pas d'alliés syndicaux pour mettre en scène son « dialogue social » et surtout réaliser son projet.

La fusion des institutions représentatives du personnel :
La loi Rebsamen avait étendu les possibilités de fusion des différentes institutions représentatives du personnel dans des délégations unique du personnel (DUP) jusqu'à 300 salariés en y intégrant notamment les CHSCT. Sur ce point Macron veut là aussi aller plus loin en autorisant toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, à mettre en place une DUP. Ainsi l'instance de proximité qu'est le CHSCT pourrait disparaître.
L'article 2 du projet de loi prévoit au passage que cette instance fusionné pourra « exercer les compétences en matière de négociation des conventions et accords d'entreprise ou d'établissement » ; histoire, une fois de plus, de contourner les délégués syndicaux au profit d'éventuels représentants du personnel « maison ».

Vers la fin du compte pénibilité :
Autre revendication permanente du Medef depuis 2010 : l'abrogation du compte pénibilité.
C'était la seule micro-avancée du quinquennat Hollande pour faire passer sa réforme des retraites auprès de la CFDT. C'était encore trop pour le patronat. Pierre Gattaz a qualifié la mesure « d'usine à gaz » et insisté pour que le gouvernement « la fasse sauter ». Macron va « simplifier » le dispositif.
D'une part le nouveau dispositif, rebaptisé « compte de prévention », ne sera plus financé directement par les entreprises par une nouvelle cotisation sociale ; d'autre part les risques ne seront plus évalués au cours de la vie professionnelle mais « médicalisés ». En gros il faudra désormais être déjà malade pour pouvoir bénéficier d'un départ en retraite anticipé. Pour les critères comme la manutention des charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les risques chimiques, il faudra même atteindre un taux d'incapacité permanente de 10% pour être éligible à une retraite anticipée !

Un permis de licencier à moindre coût :
De même la question du plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif, initialement prévue par le projet de loi travail, et finalement retoquée, fait sa réapparition à l'article 3 du projet. Le tribunal n'aura plus à apprécier le préjudice réel, l'indemnité maximale sera fixée une bonne fois pour toutes. C'est, là aussi, l'aboutissement des désirs du patronat. Pierre Gattaz, président du Medef, plaide ainsi depuis longtemps pour le plafonnement des indemnités prud'homales en mettant en avant « la peur » des chefs d'entreprise.
Concrètement il s'agit pour le patronat de pouvoir anticiper, « renforcer la prévisibilité » en novlangue patronale, afin de provisionner ce que coutera un licenciement abusif pour licencier tranquillement.
Et comme ça ne suffisait pas, le projet de loi prévoit de réduire les délais de contestation d'un licenciement (aujourd'hui un an pour les licenciement économiques et deux ans pour motif personnel).

une réduction du périmètre d'appréciation du motif économique :
Ici encore, le texte veut réintroduire une mesure initialement envisagée par la loi El khomri, et finalement retirée. Il s'agit de restreindre au territoire français le périmètre retenu pour apprécier les difficultés d'un groupe international qui licencie dans une de ses filiales en France.
En restreignant le périmère géographique d'appréciation des difficultés économiques, une multinationale florissante pourra ainsi organiser, de façon artificielle, la faillite d'un de ses sociétés françaises.

Vers la fin du CDI :
Parmi les « nouveautés » le projet de loi renferme un « contrat de chantier », permettant d'associer la fin dudit contrat à celle d'un projet donné. En somme, un CDI avec des caractéristiques de CDD…
Cette idée d'un contrat de chantier revient à intervalles réguliers depuis au moins le début des années 2000. Le projet de loi prévoit d'ouvrir cette possibilité « par accord de branche ou, à défaut, à titre expérimental ».
Plus d'un siècle après la création du code du travail nous ne sommes pas loin du retour au contrat du louage qui prévalait au 19e siècle, avec une embauche à la tâche, et une précarité pour tous.

Ce scénario n'est pas une fatalité, il ne tient qu'à nous de le faire échouer. Le gouvernement veut aller vite ? A nous de nous mobiliser sans attendre !

Dès maintenant, l'urgence est de préparer la riposte sociale dans l'unité. La CNT soutient toutes les initiatives permettant d'enclencher la résistance !

Source : http://www.cnt-tas.org – federation chez cnt-tas.org

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