Ecouter le live sur Galère  Discutez avec les autres auditeurs de radio galère : 

 

Infos Mille babords

Syndiquer le contenu Mille Babords
Mis à jour : il y a 23 min 25 sec

Alternatiba à Aix en Provence : formation à la désobéissance civile

9. septembre 2018 - 14:00

Le Dimanche 9 septembre, le collectif Alternatiba pour la mobilisation sur le dérèglement climatique vous invite à une formation citoyenne à l'action non violente et à la désobéissance civile, de 14H à 17H, au Château de l'Horloge, Jas du Bouffan à Aix en Provence. La participation est gratuite (inscription libre).
Cette seconde édition du Tour alternatiba de 2015 permettra de rendre visible les alternatives concrètes pour lutter contre le dérèglement climatique.
le Tour Alternatiba est parti de Paris en juin 2018 et arrivera à Bayonne début octobre : 5800 km, 200 étapes pour former toujours plus d'habitant-es à l'action non violente et à la désobéissance civile !
Durant l'étape aixoise du tour Alternatiba les 8 et 9 septembre participez aussi à la ballade festive et familiale à vélo pour découvrir les lieux alternatifs aixois, aux animations et ateliers, avec conférences, buvette-restauration et concert (voir programmation sur le site du Collectif Climat Pays d'Aix).
Les engagements que les états du monde entier ont pris lors de la COP21 en 2015 sont largement insuffisants pour relever le défi climatique. N'attendons pas que la solution vienne d'en haut, c'est à nous de saisir les alternatives au dérèglement climatique qui existent déjà dans notre région et de mobiliser autour de ces enjeux !

Collectif Climat du Pays d'Aix
https://collectifclimat-paysdaix.fr/
lecollectifclimatpaysdaix chez gmail.com

Cercle de Silence

8. septembre 2018 - 11:30

de 11h30 à midi

Chers amis,

Le gouvernement allemand a adopté il y a un mois un projet de loi visant à classer la Tunisie, l'Algérie, le Maroc et la Géorgie parmi les pays d'origine sûrs, afin d'accélérer les procédures de renvoi des demandeurs d'asile déboutés originaires de ces pays. Le projet sera discuté par le Bundestag à la rentrée avant d'être remis au Conseil fédéral qui doit également donner son aval.

Quelques semaines plus tard, l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) demandait une intervention urgente pour stopper les attaques et déportations menées par les autorités marocaines contre les migrants sub-sahariens, spécialement dans les régions de Nador et Tanger. Les victimes sont conduites dans de lointaines zones isolées, tout au sud du pays ou proches de la frontière algérienne, et laissées dans le plus total dénuement après qu'on a détruit tous leurs maigres biens et effets personnels... Le Maroc, tout-à-fait les caractéristiques d'un pays d'origine sûr !

Et pendant ce temps-là le directeur de l'agence européenne des garde-frontières et garde-côtes, Frontex, exhorte les Etats membres à appliquer plus systématiquement les décisions d'expulsions de migrants et à harmoniser leurs règles. Il suggère de plus, pour une meilleure efficacité, de coordonner les expulsions par avion à l'aide d'un système informatique d'échange de données nommé Irma. Ce système évaluera “en temps réel combien d'irréguliers d'un pays, par exemple des Pakistanais, vont avoir bientôt une décision effective d'éloignement de l'Union, ce qui permettra de planifier l'envoi d'un charter vers le Pakistan”.

Sans commentaire.

Il y a heureusement de nombreux citoyens solidaires en Europe, et parmi eux, le jeune Raphaël Faye-Prio qui a été condamné le 25 juin dernier par le TGI de Nice à 3 mois de prison avec sursis pour avoir convoyé sur 7 km entre Saorge et Breil quatre migrants à la recherche d'un hébergement. Il passera en Cour d'appel à Aix à une date que nous vous communiquerons, nous devrons alors le soutenir massivement.

Et n'oublions pas notre rendez-vous mensuel, samedi 8 septembre de 11h30 à midi, Place de la Rotonde à l'orée des Allées Provençales, pour un nouveau cercle de silence.

Philippe Chouard, pour le groupe de coordination du Cercle de silence d'Aix-en-Provence

« La fête est finie » de Nicolas Burlaud

7. septembre 2018 - 20:00

Rendez vous le 7 Septembre sur la place Jean Jaurès à Marseille pour la rentrée des Plainards et des Plainardes avec la projection en plein air, donc à la tombée de la nuit soit 20H00 ce soir là, de "La Fête est finie", film de Nicolas Burlaud de l'association PRIMITIVI qui vient juste de se faire sucrer sa subvention de "Média d'information sociale et de proximité".
PRIMITIVI n'en continue pas moins à tenir son rôle et accompagne deux projets d'ami-es chèr-es auquel nous vous invitons chaleureusement à participer : "BOBINES REBELLES" et "CINÉ-VOYAGEUR" (voir site).
Ça chauffe sur notre Plaine chérie : la rentrée sera chaude et sur les chapeaux de roues et il va falloir s'accrocher aux arbres !

La Fête est finie

Contact : primitivi chez no-log.org
PRIMITIVI · 127 rue d'Aubagne · Marseille 13006 · France
www.primitivi.org/

États-Unis : Enchaînés à l'histoire esclavagiste

7. septembre 2018 - 19:39

Aux États-Unis, politiques pénales et prisons continuent à entonner l'air esclavagiste. Justifié légalement et moralement, avec ses sources d'approvisionnement, ses négriers modernes, ses défenseurs et détracteurs, l'esclavage moderne états-unien est un commerce circulaire, privé, qui commence avec la relégation et culmine avec la prison comme lieu de production.

Les formes et représentations sociales d'une culture se cristallisent généralement dès ses instants fondateurs. Un paradigme, c'est une vision du monde qui détermine les décisions, les goûts et critères d'une société et forme un pli dans le tissu culturel qui s'imprime jusque dans les mentalités, dans les inconscients. L'esclavage aux États-Unis est un tel paradigme : économiquement et historiquement fondés sur l'exploitation ultime de la force de travail, socialement organisés sur une division Blancs-Noirs, psychologiquement ancrés dans la crainte et la méfiance communautaires, les États-Unis demeurent cet endroit du monde où l'esclavage s'actualise, quoique sous des formes déguisées.

La guerre de Sécession et le 13e amendement

Pli fatal et structurant, peut-être sociologiquement indépassable malgré les luttes passées et les horreurs policières récentes, les États-Unis maintiennent l'esclavage productif – sous de nouvelles formes – parce qu'il traverse aujourd'hui encore les logiques politiques, policières et économiques.

On pourrait se croire à la veille de la guerre de Sécession. Nous sommes en 2018. Quatre millions d'esclaves ont été « libérés » à l'issue de la guerre de Sécession, en 1865. Pourtant, les mêmes schémas psycho-sociologiques demeurent, et nul modèle ne remplace le couple puritanisme-capitalisme, ou la perception d'une « différence de nature » des Afro-Américains. Comment résoudre la contradiction d'un État fondé sur des principes de liberté et d'égalité avec une réalité de lynchages et de misère, fondamentalement divisé socialement ?

Les Noirs doivent rester des esclaves pour permettre au système de se maintenir. Or le 13e amendement de la Constitution prévoit que l'esclavage et la servitude involontaire ne peuvent exister… sauf pour les criminels. Paradigme encore : il ne s'agit pas de priver de liberté seulement, mais de faire produire, de faire travailler – l'empreinte capitaliste remet « le Noir » à sa place d'esclave qui ne s'appartient pas [1]. Le tour est joué. Il suffit de criminaliser les Afro-Américains sous les prétextes les plus minces (vagabondage, musardage…) pour peupler les bagnes et « fermes d'État » d'une main d'œuvre inépuisable [2]. Cela s'effectue par les moyens législatifs et policiers habituels, mais aussi par une propagande lancinante et quotidienne, distillant l'image de personnes noires menottées, arrêtées : coupables. Aujourd'hui, la population carcérale états-unienne est la plus importante de la planète : 2,3 millions, soit un prisonnier sur quatre dans le monde.

Répression et acteurs privés

Dès 1975, Nixon puis Reagan déclarent la « guerre à la drogue », visant les activistes antisystème d'un côté, la population noire de l'autre. L'équation « Noir = drogue = criminel » est symétrique à l'addition « judiciarisation + répression + privatisation » : les deux s'équilibrent parfaitement. Le couple « surveiller-punir » de Foucault devient aux États-Unis « enfermer et produire ».

Dans les années 1980, 1990 entrent en scène les grands groupes privés de gestion carcérale. Corrections Corporation of America, par exemple, membre du puissant lobby American Legislative Exchange Council (Alec), met à la disposition des entreprises (Walmart, Boeing, AT&T) une force de travail esclave, dont l'approvisionnement est garanti par les États, chargés de garder les prisons bien remplies. Les lobbies préparent les lois pour le législateur et les font soutenir par les politiques. L'ingérence privée dans la production juridique va jusqu'à la conception de la libération sous caution, de manière à empêcher les pauvres de sortir de l'incarcération probatoire et de se défendre.

La pression sur les populations qui alimentent cet esclavage moderne est constante. Et la pression ne s'arrête pas à la sortie de prison, tous leurs droits civiques n'étant pas restitués aux anciens et anciennes détenues, qui demeurent administrativement et socialement stigmatisé.es – droits de vote, parentaux, accès à l'éducation…

Le coût est moral et psychologique : il en résulte une société structurellement fracturée, méfiante, où l'apartheid est inscrit dans les schémas mentaux et continûment actualisé. Des cellules familiales massivement privées du conjoint masculin marqué comme criminel, aux revenus de ce fait réduits, n'ayant plus accès qu'à des écoles, à des hôpitaux et à des boulots de seconde zone, et où les troubles mentaux sont 20 % plus fréquents que pour le reste du pays, notamment en lien avec la violence – urbaine, policière, conjugale. Statistiquement, une personne afro-américaine sur trois ira en prison dans sa vie.

Foncièrement prédatrice, la société états-unienne veut faire de tout le champ social une occasion de profit, Les prochaines étapes ? Peut-être l'incarcération à domicile avec géolocalisation, de manière à ne pas couper les prisonniers des circuits de consommation. Mais dans ce cas, comment conserver le potentiel de production de masse des millions de travailleuses et travailleurs incarcérés, cet autre nom de l'esclave ?

Cuervo (AL Marseille)

[1] Voir le documentaire d'Ava DuVernay, 13th (100 min., 2016), ainsi que le rapport de l'American Civil Liberties Union sur l'incarcération de masse : « Banking on Bondage : Private Prisons and Mass Incarceration », sur www.aclu.org.

[2] Le 13e amendement stipule : « Ni esclavage ni servitude involontaire, si ce n'est en punition d'un crime dont le coupable aura été dûment condamné, n'existeront aux États-Unis ni dans aucun des lieux soumis à leur juridiction. »

LES TROIS STRATES DE L'HÉRITAGE

La guerre de Sécession (1861-1865) oppose le modèle du Sud agricole, esclavagiste et néo-aristocratique, à celui du Nord, industriel, urbain, bourgeois, où c'est le prolétariat immigré d'Europe qu'on exploite. Au lendemain de la guerre se pose la question : « que faire des esclaves affranchis ? »

Dans un premier temps, les Noir.es restent « caché.es », relégué.es par mépris et vexations, par une mythologie puritaine fondatrice (l'homme noir violeur de femmes blanches) les tenant à l'écart de tout commerce avec le reste de la société, et évidemment par la terreur (exercée notamment par le Ku Klux Klan).

Dans un deuxième temps, de la fin du XIXe siècle aux années 1940-1950, la pression démographique et l'attraction des États du Nord font déborder la population afro-américaine de sa ruralité miséreuse du Sud. C'est le grand exode vers le nord, de l'agriculture aux usines, des champs aux grandes villes. L'exode concerne quatre millions d'anciens esclaves, et s'apparente à une fuite ; les Afro-Américains, à l'époque, sont véritablement des réfugiés intérieurs.

Dans un troisième temps, de 1873 à 1964, la mise en place de la ségrégation par les lois Jim Crow fonde en droit une société divisée en deux parties juxtaposées « par nature ».

Alternative Libertaire n°285, juillet-août 2018

Autour de la lutte contre le projet de requalification de La Plaine de la Soleam

7. septembre 2018 - 19:30

Les travaux vont commencer ! Défends ton quartier !

Vendredi 7
19h30 Repas auberge espagnole
21h30 Projection par Primitivi

Samedi 8
16h Ateliers sur les stratégies de lutte face au début imminent des travaux
20h Grand banquet à prix libre

Dimanche 9
de 9h à 17h Vide-grenier autogéré

laplaine.noblogs.org

Soirée de soutien à l'association Mémoire vivante

7. septembre 2018 - 19:00

L'association Mémoire Vivante propose une soirée de soutien le vendredi 7 septembre de 19H00 à 23H00 chez Bastianelli, 3 impasse des 3 poilus (elle part du 16 rue Audibert) à Marseille (métro et tram Blancarde).
Un concert et un repas de soutien sont prévus avec au programme la participation exceptionnelle de la chanteuse française d'origine algérienne Françoise Atlan, spécialiste notamment du répertoire des musiques traditionnelles arabo-andalouse.
Pour le buffet oriental réservez avant le 3 septembre auprès de mhbastianelli @gmail.com

Permanence du RESF 13

5. septembre 2018 - 15:00

Mercredi 5 septembre de 15h à 17h : Permanence RESF à la MMDH (34 cours Julien, 13006 Marseille)

De 15 h à 17 h tous les 1er mercredi du mois.

resf13 chez no-log.org / 06 31 32 48 65
www.educationsansfrontieres.org

L'UPop s'installe à Marseille

3. septembre 2018 - 19:00

UNE NOUVELLE UNIVERSITÉ POPULAIRE OUVRE À MARSEILLE LE 3 SEPTEMBRE 2018 !
L'UPop s'installe à Marseille

Le lundi 3 septembre à 19 heures à La Fabulerie, 10, boulevard Garibaldi,13001, lancement de l'Université Populaire de Marseille

Après une expérience réussie à Aubagne, l'UPop s'installe dès le 3 septembre, et proposera des conférences-débats, tous les lundis dans les locaux de La Fabulerie – 10 boulevard Garibaldi – dans le quartier Noailles au cœur du ventre de Marseille, à l'angle de la Canebière.

L'UPop – Université Populaire Marseille, agit hors des institutions traditionnelles, porte un esprit engagé de mixité sociale : les cours sont gratuits, ouverts à tous, non-diplômants, de 19 heures à 21 heures (accueil à partir de 18 heures 30).

Les intervenants sont des universitaires, des chercheurs, des experts, disponibles et motivés, qui accorderont une large place à l'échange et au débat.
Les disciplines abordées seront la philosophie, l'économie, la sociologie, le langage, les sciences, l'histoire... au cours de plusieurs séances portant sur un même sujet.
Le programme prévoit 40 soirées animées par 28 conférenciers !

Engagé dans de nombreuses initiatives liées à la culture, Jean Pierre Brundu, le président de l'association qui porte ce projet, proposera aussi des conférences dans le cadre des « Dimanches de la Canebière » et envisage d'organiser prochainement les « Rencontres méditerranéennes d'échanges des savoirs ».

Toutes les informations, le programme, sont sur le site : http://upop.info/

Soutien à la lutte des salariés de Mac Do

3. septembre 2018 - 13:30

Demain lundi 3 septembre, à 14h devant le TGI aura lieu l'audience qui avait été reportée. Celle qui aura lieu le 3 septembre sera décisive !

Elle devra statuer sur la vente des 6 Mac Do marseillais... et sur la légitimité de la vente.

Il est important de venir en nombre soutenir le personnel qui mène cette lutte exemplaire qui dure depuis plusieurs mois ! Ils souhaitent qu'on y soit si possible dès 13 h 30 !

Diffusez, faîtes tourner, et surtout venez !....

Solidairement

http://www.solidaires13.org/


Attac Marseille appelle ses adhérent.e.s et ses sympathisant.e.s à se joindre au rassemblement de soutien aux McDo lundi 3 septembre à 13h30 devant le Tribunal de Grande Instance de Marseille, 6, rue Joseph Autran dans le 6ème arrondissement.

UN PETIT ÉCLAIRAGE SUR LE DOSSIER MCDONALD'S MARSEILLE

Depuis trois mois, les salariés du McDonald's de Saint-Barthélémy se battent pour empêcher la fermeture du restaurant. Si le propriétaire évoque des pertes financières, les syndicats dénoncent un plan social déguisé et la volonté de mettre fin à un bastion syndical. Le dossier de cession sera examiné par la justice le 3 septembre au Tribunal de Grande Instance de Marseille à 9h30.

C'est un McDo pas comme les autres. Ouvert en 1992 et situé à Saint-Barthélémy, dans les quartiers Nord de Marseille, il est présenté par les habitants comme le dernier lieu de vie des environs. C'est aussi le deuxième employeur privé du quartier après l'hypermarché Carrefour. Ici, faire des hamburgers n'est pas considéré comme un job étudiant. Parmi les 77 salariés, une cinquantaine sont en CDI et à plein temps, avec pour certains plus de 20 ans d'ancienneté.

En mai dernier, le franchisé Jean-Pierre Brochiero a annoncé la cession, pour des raisons de santé, des six restaurants McDonald's qu'il gère dans la région. Cinq d'entre eux devaient être repris par un franchisé local, et conserver l'enseigne américaine. Celui de Saint-Barthélémy, qui selon le franchisé cumule plus de 3.3 millions de pertes depuis 2009, devait être vendu à la société Hali Food pour devenir un fast-food asiatique hallal. Cette société tunisienne, créée en mars 2018, s'engagerait à reprendre l'ensemble du personnel, à investir 500 000 euros et à développer l'activité.

Un projet « bidon » pour éviter de faire un plan social selon Kamel Guemari, représentant syndical et sous-directeur du restaurant. On n'a aucune confiance, c'est un repreneur inconnu et sans expérience, explique-t-il. Et il vise un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros. Il veut faire mieux qu'une multinationale. Il n'y a aucun établissement de restauration rapide qui embauche 77 salariés s'il n'est pas sous une grande enseigne.

Un « bouclier social » négocié par les organisations syndicales

Les habitants du quartier refusent aussi d'être stigmatisés par l'ouverture d'un restaurant halal et font tourner une pétition. Mc Do, c'est la mixité, on travaille avec tout le monde, les habitants, la caserne militaire comme l'école d'infirmières, ajoute Kamel Guemari. Selon l'intersyndicale FO-CFDT-CFE-CGC-Sud-Unsa, ce serait aussi la première fois dans le cas d'une cession que McDo refuse de reprendre les salariés.

Pour Kamel Guemari, l'objectif de cette cession est d'abattre un restaurant qui est un symbole de la lutte sociale. Tout a été monté pour que le restaurant ne soit pas repris par McDonald's, les salariés y sont très soudés et syndicalement très impliqués, explique-t-il. McDo France veut casser les syndicats à Marseille.
Il rappelle qu'il y a quelques années, un unique prestataire possédait plus d'une vingtaine de restaurants dans la région de Marseille. A l'occasion d'un premier plan de cession, les établissements ont été répartis entre 3 ou 4 franchisés. Les syndicats s'étaient battus pour obtenir un « bouclier social » pour tous les salariés : un 13e mois, une mutuelle prise en charge par l'employeur à 90%, une prime trimestrielle, des journées enfant malade...

Les syndicats avait aussi obtenu la création d'une unité économique et sociale (UES) pour les six restaurants gérés par Jean-Pierre Brochiero. Aujourd'hui, le combat de l'intersyndicale concerne aussi le maintien des six établissements et des 370 emplois.

Occupation pacifique du restaurant

La cession était initialement programmée pour le 8 août 2018. La veille, Kamel Guemari, au désespoir, s'est enfermé dans le restaurant où il a tenté de s'immoler par le feu. Un cri d'alarme lancé par un homme en détresse. Il a 37 ans, dont 21 passés chez McDo. On avait une réunion le matin avec l'expert du CE, on a prouvé le foutage de gueule, explique-t-il. J'ai supplié le franchisé de ne pas acter la reprise, ça m'a mis hors de moi, je n'avais pas le courage de continuer. Pendant des mois, j'avais essayé de dénoncer la situation en vain, on a tout fait, alerté les autorités, j'étais arrivé au bout.

Depuis, les salariés occupent le restaurant de manière pacifique. Deux jours plus tôt, une violente bagarre avait éclaté lorsqu'une quinzaine de personnes ont débarqué dans le restaurant en plein service. Depuis 19 personnes sont en arrêt de travail et le gérant refuse de les remplacer, dénonce-t-il.

Les salariés ont porté l'affaire en justice pour faire annuler l'ensemble du plan de cession. Après un premier revers début août, le juge des référés du tribunal de grande instance de Marseille a décidé le 9 août, compte tenu de « nouveaux éléments », de suspendre le plan de reprise jusqu'à une audience sur le fond initialement programmée le 20 août, puis reportée au 3 septembre.

Le silence de McDonald's France

Ces « nouveaux éléments » figurent dans un rapport d'expertise du cabinet Technologia, réalisé à la demande du CE et consulté par La Marseillaise. Ce dernier conclue à un risque d'échec très élevé du projet de reprise par Hali Food. Il précise que la mauvaise évaluation du besoin en financement conduira la société à la cessation de paiements avant même la fin des travaux. Et ajoute Quand bien même l'ouverture sera effective, comment est-il envisagé de faire travailler 70 personnes quand les concurrents n'emploient au mieux qu'une dizaine de personnes pour un volume d'activité comparable ?.

Autre « petite victoire », le 27 août, le TGI de Marseille a renvoyé irrégularité dans la procédure la demande du gérant actuel visant à annuler la suspension de la procédure de cession. On a un repreneur, mais il est fictif, on est en face d'une escroquerie, a dénoncé à cette occasion l'avocat mandaté par le CE, Ralph Blindauer, cité par l'AFP, affirmant qu'il allait assigner Hali Food devant le tribunal correctionnel pour escroquerie mi-septembre.

Les salariés ont également envoyé le 13 août une lettre ouverte au président de McDonald's France. Ils exigent que les acteurs puissent se retrouver autour d'une table pour la sauvegarde intégrale des 77 emplois et le maintien de l'activité sur le site de Saint-Barthélemy. Le courrier est resté sans réponse.

Les bricabracs reprennent leur tablier à la Cantine du Midi !

3. septembre 2018 - 12:00

Au menu :

- Pan y tomate avec salade verte
- Ratatouille riz
- Compote de pommes acidulées à la marjolaine avec son gâteau au chocolat

Parents, Gibustiers, sympathisantEs et même plus, enfants et éducatrices/teurs oeuvrent pour faire de cette aventure une réussite et en assurer la pérennité.

L'association « En Chantier, La Cantine du Midi » nous met à disposition son espace une fois par mois pour vous préparer des petits plats aux petits oignons, à la façon des Bricabracs. Pour en savoir plus, nous rencontrer, et soutenir cette initiative, tout en savourant nos plats... venez !

Pause estivale de Mille Bâbords jusqu'au jeudi 30 août

2. septembre 2018 - 19:19

Mille Bâbords fait une pause jusqu'au jeudi 30 août :
permanence à 15 h et réunion hebdomadaire à 18 h pour préparer sa fête de rentrée du 15 septembre à laquelle vous êtes toutes et tous invité.e.s

"Regarde Ailleurs" de Arthur Levivier

2. septembre 2018 - 18:00

Cinéma en plein air le 2 septembre à Reillanne, devant l'église Saint Denis. La soirée débutera à 18h avec la projection en plein air du film "Regarde Ailleurs" de Arthur Levivier à 21h, suivie d'un débat.
C'est une proposition du Cinéma Voyageur Libre et Ambulant, dans le cadre de sa tournée d'été 2018. Le catalogue de l'association, des films et documentaires largement militants, est à consulter sur leur site.

Le quartier rebelle d'Exarcheia en tournée

1. septembre 2018 - 19:00

Projections, rencontres, débats et repas partagés en présence de camarades libertaires et antifascistes venus d'Exarcheia qui ont participé au film L'Amour et la Révolution.

- GIORGOS DU GROUPE ANARCHISTE ROUVIKONAS
Basé au cœur d'Exarcheia et très célèbre en Grèce, ce groupe anarchiste multiplie les actions coup de poing contre tous les pouvoirs depuis plusieurs années et fait souvent la une des journaux télévisés. Malgré la propagande inquiétante contre lui, il bénéficie d'une grande popularité parmi les opprimés et donne une image courageuse et solidaire de l'Anarchisme. Beaucoup de ses membres sont également impliqués dans la lutte contre Aube Dorée au centre d'Athènes et dans des initiatives solidaires autogérées.

- MIMI DU SQUAT DE MIGRANTS NOTARA 26
Premier squat historique de la crise des réfugiés en 2015 au centre d'Athènes, le Notara 26 occupe un immeuble appartenant au ministère du travail dans le nord-ouest du quartier. En 2016, il a été victime d'une attaque incendiaire fasciste, mais a rapidement été reconstruit. Au total, il a accueilli plus de 6000 migrants de 15 nationalités différentes, dont beaucoup d'enfants, dans l'autogestion, la solidarité et la démocratie directe.

- PERSEUS ET KINIMATINI DU CONTRE-MÉDIA PERSEUS 999
Contre-média réputé en Grèce et au-delà, Perseus 999 est une chaîne youtube qui propose un autre regard sur les résistances libertaires et antiautoritaires à Athènes : vidéos au cœur des émeutes, actions antifascistes, musiques rebelles, comptes-rendus d'événements politiques et preuves irréfutables de la répression.

- LE RÉALISATEUR YANNIS YOULOUNTAS
Militant libertaire et antifasciste proche des trois collectifs ci-dessus, initiateur d'actions solidaires et de convois vers Exarcheia, Yannis est aussi l'auteur d'un livre sur le quartier (Exarcheia la noire aux Éditions Libertaires) et le réalisateur de la trilogie Ne vivons plus comme des esclaves, Je lutte donc je suis et L'Amour et la Révolution. Il diffusera des extraits du troisième film montrant Rouvikonas, Notara 26 et Perseus 999 en actions et aidera à la traduction durant les échanges.

Organisé par Action Antifasciste Marseille, ELAFF du Tarn (écolos libertaires antifascistes et féministes) et l'équipe du film l'Amour et la Révolution.

Grande fête au Mas de Granier

1. septembre 2018 - 17:00

lmcrau chez wanadoo.fr

Tournée d'été du "Cinéma voyageur libre et ambulant"

1. septembre 2018 - 16:00

Le "Cinéma voyageur libre et ambulant" accomplit sa neuvième tournée d'été cette année et il passe par Forcalquier ... Chouette, c'est l'occasion de mettre les petits plats dans les grands pour les accueillir !!
Ce sera le 1er Septembre à partir de 16h à l' Aire de Jeux, 1 rue des Ecoles, à Forcalquier (04300).
Tout leur programme de septembre dans le 04 et le 83 est sur leur site.

La réalité de la migration aujourd'hui

31. août 2018 - 17:00

Intervenantes :
Carole Campbell
Judy Godfrey
Marion Decome

Toutes les trois membres actives de la Cimade, nous souhaitons évoquer les situations les plus marquantes que nous avons rencontrées pour faire comprendre la réalité de la migration aujourd'hui. Que ce soit dans nos permanences, en prison ou à la frontières, les personnes que nous rencontrons dans le cadre de notre activité militante ont parfois partagé avec nous leur situation, leur parcours de vie, etc.
Ces expériences nous ont marquées personnellement, mais elle éclairent aussi concrètement la complexité et la réalité de la migration.

La Cimade accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits, agit auprès des personnes enfermées et se mobilise pour témoigner.

Dans le cadre de la semaine thématique sur le Voyage.
Le débat sera suivi par :
Concert : BalCan'bière

Dans le cadre de notre semaine thématique sur le « Voyage » nous vous invitons à découvrir le groupe : BalCan'bière

Avec ses six musicien(ne)s-chanteur(se)s, BalCan'bière explore et interprète les musiques tziganes de l'Europe de l'Est et des Balkans, mêlant rythmes manouches et riffs klezmer, tentations javanesques et arabesques chromatiques, tempi orientaux et mélodies Carpates dans le bouillonnement joyeux des mots et des couleurs sonores, des improvisations et des rencontres.

Dépaysement garanti !

Des papiers pour Aluisio, maintenant

29. août 2018 - 10:00

CR 13h45

Bonne nouvelle, la juge au TA ce matin a décidé :

la levée de l'OQTF délivrée par la préfecture de Hta Garonne (celle-ci a 1 mois pour faire appel)
Une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'un nouveau jugement ait lieu sur le fond du dossier.

Question ambiance, une centaine de personnes, beaucoup d'arlésien-nes devant le TA, la presse nationale, locale et FR3.

A savourer et à suivre ....


RESF Arles se tient au côté d'Aluisio C. depuis deux ans, depuis qu'il s'est trouvé mis hors de son foyer pour mineurs parce que la justice ne reconnaissait pas sa minorité.
Hébergé par deux familles, il a appris le français, poursuivi sa scolarité et s'est fait des amis en participant à la vie collégienne et locale.
Avec l'aide de ses soutiens, il a entrepris de nombreuses démarches pour être reconnu dans son identité et pouvoir rester en France en situation régulière, auprès de la préfecture, de la sous préfecture, de la mairie, du consulat angolais… Jusqu'à ce jour, aucune n'a abouti tant son parcours est semé d'embuches depuis qu'il a dû fuir son pays en urgence parce que sa vie y était en danger.
Conscient de la précarité de sa situation, Aluisio vit dans la peur d'une arrestation et d'un renvoi en Angola.
Il est temps que cela cesse, qu'une solution soit trouvée pour qu'Aluisio envisage sereinement la poursuite de ses études, les relations humaines et son avenir en France.

RASSEMBLEMENT
mercredi 29 août à 10h
devant le TA à Marseille, 22 rue de Breteuil

resfarles chez orange.fr

La lettre d'information du site "la voie du jaguar"

28. août 2018 - 14:48
Nouveaux articles


** Lettre de l'Amassada
Marche pour le soulèvement de nos territoires
et invitation pour la quatrième Fête du vent
les 21, 22 et 23 septembre 2018 **

par L'Amassada - 19 août 2018

Bonjour à toutes et tous, cette année 2018 la Fête du vent aura lieu
les 21, 22 et 23 septembre, malgré les menaces d'expropriation.
Le projet RTE (Réseau de transport d'électricité) de méga-transfo
et son enquête publique sont attaqués juridiquement (même si les
recours ne sont pas suspensifs quant à la décision des ministères
et de la préfecture). Face au sacrifice des territoires sur l'autel
du néolibéralisme fou, nous avons décidé de nous défendre. Comme
partout ailleurs en France où résonne une même idée : contre le
rouleau compresseur de ce système, oui des utopies concrètes existent
et résistent. L'exemple de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes le montre
en pleine lumière. C'est la réalité de demain qui prend forme sous
nos yeux.

Alors cette quatrième Fête du vent se voudrait être une pièce parmi
cette réappropriation du présent, de nos vies, des espaces que nous
habitons. Ici aussi on sème sa ZAD... Le samedi 22 sera l'occasion
d'une grande marche-convoi de Saint-Affrique vers l'Amassada, suivi
d'une assemblée de lutte. (...)-> https://lavoiedujaguar.net/Lettre-de-l-Amassada-Marche-pour-le-soulevement-de-nos-territoires-et


** Notes anthropologiques (XX) **
par Georges Lapierre - 18 août 2018

L'objet de valeur
Deuxième partie : B) La monnaie

I. Naissance de l'État et naissance de la monnaie

Comme l'objet de valeur dans les sociétés traditionnelles ou
coutumières, la monnaie est l'enjeu d'une pensée spéculative
qui se trouve à l'origine de l'activité générique, d'un mode
d'échange propre à une société, dite encore communauté de pensée.
Elle s'en distingue sur deux aspects : elle génère un mode d'échange
particulier, l'échange marchand ; elle rend apparent un point de vue
tout aussi particulier sur le monde, le point de vue du marchand
s'imposant comme point de vue universel.

La monnaie marque le passage d'un mode d'échange ouvert reposant sur
le don à un échange fermé dans lequel le retour est obligatoire et
préalablement fixé. C'est l'échange marchand. Et l'échange
marchand n'apparaît pas dans la continuité des échanges traditionnels
reposant sur le don et le don en retour, il marque plutôt un arrêt,
une rupture, une autre orientation (...)
> https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XX


LA VOIE DU JAGUAR
informations et correspondance pour l'autonomie individuelle et
collective • http://lavoiedujaguar.net • lavoiedujaguar chez riseup.net

Réfugiés : de la Méditerranée aux Alpes

28. août 2018 - 14:45

Dans nos montagnes, nous accueillons tous les jours des réfugiés venus du sud. De la Méditerranée aux Hautes-Alpes, il n'y a qu'un pas à franchir, mais parfois le périple peut s'avérer long et dangereux. L'Aquarius et son équipage accomplissent un travail similaire à celui de nos amis guides ou simples citoyens du département des Hautes-Alpes. La solidarité maritime et la solidarité dans nos montagnes se rejoignent. Kheper suit l'affaire et s'implique.

Pour suivre l'activité de l'Aquarius, plusieurs liens :
http://www.kheper.org/Chroniques-maritimes :
Un "journal hors bord" qui relate le quotidien d'un proche embarqué sur l'Aquarius.

et bien sûr :
http://www.sosmediterranee.fr/ : Le site de l'association qui gère l'Aquarius
https://onboard-aquarius.org/ : Le quotidien des opérations, en anglais, off course !

Semaine intergalactique sur la zad

27. août 2018 - 10:00

"Attention ! si vous vous êtes déjà inscrit précedemment pour la semaine, il y a un problème avec l'accès à la boîte mail initialement donnée galaczad chez riseup.net ; merci de vous réinscrire sur intergalaczad chez riseup.net"

/// du 27 août au 2 septembre 2018 - semaine intergalactique sur la zad.

Après la victoire tant attendue contre le projet aéroport, nous tentons de sortir enfin d'un printemps brutal. Celui-ci a été marqué par deux phases d'expulsions au cours desquelles le gouvernement s'est consacré à se venger de l'affront qu'avait représenté la zad pendant tant d'années. Ces opérations policières massives ont causé beaucoup de blessé-e-s et entraîné la destruction d'une partie lieux de vie de la zad ainsi qu'une longue présence militaire. Mais l'Etat a dû renoncer à aller plus loin et à éradiquer notre présence dans ce bocage. La résistance sur le terrain, les solidarités ailleurs et le processus de négociation ont abouti à un statu quo sur le maintien de dizaines d'habitats, espaces communs ainsi que des activités sur la majeure partie des terres prises en charge par le mouvement. Néanmoins, ce que nous avons réussi à conserver aujourd'hui pourrait très vite être attaqué de nouveau, administrativement, politiquement ou militairement. Alors que la zad se remet de ses plaies, se recompose, que les travaux des champs et les constructions reprennent, nous nous projetons sur les combats des prochains mois. Ceux-ci nous dépassent et se relient à d'autres menés partout dans le monde. Ils concernent l'usage collectif et respectueux de la terre, le partage des communs, la remise en question des états-nations et des frontières, la réappropriation de l'habitat, la possibilité de produire et d'échanger en se libérant des carcans marchands, les formes d'auto-organisation sur des territoires en résistance et le droit d'y vivre librement...

Après plus de deux ans de travaux réguliers et un nouveau mois de chantier cet été, la semaine du 27 août au 2 septembre sera celle de l'inauguration de l'ambazada, espace destiné entre autres à accueillir sur la zad de Notre-dame-des-Landes des luttes et des peuples insoumis du monde entier. Pour pendre dignement cette crémaillère-là, nous ne pouvions que convier à une nouvelle semaine intergalactique. Nous souhaitons qu'elle contribue à se redonner de l'élan et des horizons avant les mobilisations de la rentrée ici et ailleurs.

lire la suite : https://zad.nadir.org/spip.php?article5975

//// Programme de la semaine intergalactique

Ce programme est soumis à des changements et compléments d'ici fin août. N'oubliez pas de vous inscrire à l'avance en écrivant à : intergalaczad chez riseup.net

# toute la semaine : expo photo "territoires en bataille"

— Lundi 27 août :

# 10h : accueil / présentation de la semaine

# 14h : Ce lundi puis tous les jours, après le repas de midi à l'heure du café, annonces diverses et présentations libres des participant.e.s aux rencontres.

# 15h : Témoignages de personnes sans papiers à Nantes et des groupes qui organisent leur soutien dans les squats et les démarches administratives. Point sur la loi "asile-immigration" Retour d'expériences de personnes qui ont organisé depuis l'automne l'occupation de l'université de Nantes avec des personnes sans papiers puis l'ouverture d'une succession d'autres squats.

# 17h : Discussion autour du livre "Se battre pour des espaces, se battre pour nos vies : les mouvements squats aujourd'hui" - avec le collectif "squatting everywhere" + comment s'organiser face à la loi anti-squat qui pourrait être validée en septembre et criminaliser les occupations en France comme c'est déjà le cas dans d'autres pays européens.

Ce livre présente une série de voyages dans un mouvement aux multiples facettes, avec des retours sur des luttes locales, des expériences de répression et des récits sur les formes de vie collective nées d'espaces squattés dans diverses villes et pays à travers le monde : de Rio de Janeiro à Istambul, en passant par Seattle et l'Australie. Pour plus d'infos : http://www.edition-assemblage.de/fighting-for-spaces/

# 20h30 : Voyage à travers des décennies de lutte (voir appel) - épisode 1 - intervento sur les mouvements révolutionnaires italiens des années 70

— Mardi 28 août

# 10h : Balades et récits sur la zad

# 15h : Une présentation de la situation politique, sociale et des luttes au Mexique suite aux élections présidentielles de juillet et à la campagne de la candidate indigène Marichuy. Retour sur la rencontre de milliers de femmes ce printemps dans le caracol de Morelia (Chiapas) organisée par le mouvement zapatiste de l'EZLN.

# 17h : Voyage à travers des décennies de lutte - épisode 2 - retour sur les mouvements autonomes allemands des années 80

# 21h : Rétrospective de films du collectif OGAWA sur la décennie de lutte (70's) contre l'aéroport de Tokyo-Narita au Japon

"Dans ce qui constitue le précédent le plus frappant et le plus significatif à Notre-Dame-des-Landes, l'expropriation de terres agricoles pour la construction de l'aéroport de Tokyo-Narita commença en 1966. D'ici à 1971 avait débuté une décennie de batailles meurtrières entre l'État et les fermiers qui refusaient de céder leurs terres. Ce furent ces batailles hautement exemplaires qui, d'après le témoignage de nombreux militants français de l'époque, inspirèrent leurs propres affrontements directs et physiques avec la police dans les rues de Paris et d'autres villes. La série de films du collectif Ogawa se donne pour mission de raconter l'histoire de la lutte, non pas à posteriori mais bien à mesure qu'elle a lieu. Si elle compte parmi les films les plus intelligents et les plus exaltants qu'il nous ait jamais été donné de voir, c'est parce qu'elle propose, de façon inséparable, aussi bien la chronique directe de ces événements que leur réflexion immédiate (par ceux-là-mêmes qui vivent ces événements, les paysans en lutte de Sanrizuka). Ils nous donnent à voir et à entendre à la fois la mêlée du champ de bataille et la stratégie qui s'y déploie au jour le jour – tout autant que l'impact de ces longues années de résistance sur la vie quotidienne et la pensée de ceux qui se sont retrouvés un jour obligés de se battre, contre une force qui voulait les déloger. L'alliance de précision et de lyrisme à l'œuvre dans les films d'Ogawa Productions tournés à Sanrizuka leur donne une valeur d'exemple : un exemple qui n'est pas fait pour être cité, mais bien pour être reproduit, sur le terrain du cinéma comme sur celui de la lutte politique."

Pour plus d'infos : https://www.zintv.org/Notre-camera-sera-en-premiere-ligne-pour-recevoir-les-coups

Programme

— Mercredi 29 août

# 10h : Chantiers/ logistique

# 15h : Présentation du mouvement de libération des femmes au Kurdistan et son rôle au sein de la société.

# 17h : Une Flotille de la liberté pour Gaza regroupant une quarantaine de participant.e.s de 16 pays, est partie le 21 juillet de Palerme pour briser le blocus de Gaza. Sarah Katz qui a vécu deux ans à Gaza racontera l'attaque israelienne et son emprisonnement. Pierre Stambul, de l'UJFP, expliquera comment le sionisme a fabriqué un Etat d'apartheid.

# 21h : Voyage à travers des décennies de lutte - épisode 3 - les mouvements écologistes radicaux et anticapitalistes anglais des années 90, des road protests, street party à la montée en puissance du mouvement antimondialisation.

— Jeudi 30 août

# 10h : "Développement ou autonomie ? Quelques pistes à partir de l'opposition aux mines en Guyane" avec des personnes de la revue z

# 14h : Ouverture des rencontres entre territoires en bataille/zones en recherche d'autonomie (voir appel) avec la participation d'habitantes du Wendland (Allemagne), de Chistiania (Danemark), des Lentillères (France), d'Errekaleor (Pays basque), de la zad de Notre-Dame-des-Landes (France) : Naissance et apparition d'un territoire en bataille - Habiter un territoire //

# 21h : Concert avec Portron Portron Lopez + Portron Portron touaregs + Culture émotion + Channel plus à Bellevue....

— Vendredi 31 août

# 10h puis 14h : Suite des rencontres ouvertes entre territoires en bataille/zones en recherche d'autonomie : Entre-soi et porosité du territoire - S'organiser

# 21h : Voyage à travers des décennies de lutte - épisode 4 - retour sur les mouvements français de 2005 à 2017 - des émeutes de 2005/CPE à la loi travail en passant par les zads

— Samedi 1er septembre

# 9h : chantiers / logistique

# 10h : Projection et présentation de la lutte contre l'extractivisme au Vénézuela avec un camarade de la libertalia, une coopérative autogestionnaire.

# 15h : Suite et fin des rencontres ouvertes entre territoires en bataille/zones en recherche d'autonomie : Les inspirations du passé - Durer, se projeter, au-delà des défaites et des victoires

*** Soirée d'inauguration de l'ambazada ***

# 19h : Apéro-chansons avec une invitation aux participant.e.s de tous pays à venir avec des chants de chez eux

# 20h : Buffet international

# 21h : Bal plus ou moins trad et boum.

— Dimanche 2 septembre

# 10h : Remise en état et grasse mat'

# 15h : Discussion sur Bure et l'instruction en cours

# 21h : Ciné-club de l'ambazada : "La porte du paradis" de Michael Cimino

Le film culte qui a coulé la plus grosse société de production d'Hollywood - sur la fronde tournoyante de migrants, prostitués, paysans, face aux armées de mercenaires des grands propriétaires terriens dans l'amérique de la fin du 19e.

Pour tous contacts, inscriptions, questions : intergalaczad chez riseup.net Le programme complet de la semaine intergalactique sera bientôt en ligne sur : https://zad.nadir.org/

voir aussi en parallèle : Retrouver du souffle
https://expansive.info/Retrouver-du-souffle-1128
Invitation pour une rencontre autour des enjeux des luttes actuelles, sous le hangar de l'avenir à la ferme de Bellevue sur la zad de Notre-Dame-des-Landes du 27 août au 2 septembre 2018.
Cette série de discussion recoupe en partie celle des rencontres intergalactiques qui se tiendront sur la zad au même moment.

 
 
 
 
DESIGN DARK ELEGANCE | PORTED FOR DRUPAL 6 | ADAPTE PAR: JEREMY BASTIDE 

Powered by Drupal, an open source content management system