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Mis à jour : il y a 16 heures 22 min

« Le lendemain » un film de Magnus von Horn

30. juin 2017 - 19:30

Ciné-club (19h30 auberge espagnole, 21h proj')

« Le lendemain » un film de Magnus von Horn, 2016, 102 min.

John, encore adolescent, rentre chez son père après avoir purgé sa peine
de prison. Dans l'impossibilité d'effacer le passé, John est déterminé à
y faire face : il a tenu à se réinscrire dans son ancien lycée. Mais la
communauté locale n'a ni oublié, ni pardonné son crime. Sa présence
attise les pires pulsions, l'atmosphère froide et pesante devient
menaçante.
Magnus von Horn, sans l'excuser, ne demande pas de comptes au personnage
qui a purgé sa peine. Il questionne davantage la société dont John est
le révélateur. Avec austérité, il raconte l'insidieux effet meute dans
cette morne petite ville suédoise, et particulièrement dans ce lieu
parfois très réactionnaire que peut constituer le lycée et ses couloirs.

Bibliothèque La Rétive, laretive chez riseup.net

Concert et Projection : "Sara"

30. juin 2017 - 19:00



« RIF 58- 59 : Briser le silence » documentaire de Tarik El Idrissi

30. juin 2017 - 19:00

LE RIF(MAROC) :
LES COLÈRES D'AUJOURD'HUI ONT UN PASSÉ
Pour qui ne connait pas la situation du Rif, cette région du Nord du Maroc, toujours en désaccord avec le Makhzen (la monarchie marocaine) , découvre avec une certaine surprise un mouvement populaire - véritable émanation d'un peuple - quasi structuré et avec une plate forme revendicative pensée et clairement exprimée.
On découvre aussi, certains mots d'ordre clamés à l'unisson par la population dans les nombreuses manifestations de rues des différentes villes du Rif. Des mots d'ordre entendus nulle part ailleurs au Maroc. Parmi ces derniers, il y en a qui attire particulièrement l'attention :
للعسكرة لا
NON A LA MILITARISATION
Cette militarisation de la région, voulue par le prince héritier Hassan 2, devenu roi après la disparition de son père, Mohamed V, et exécutée non sans zèle par le général OUFKIR , de sinistre mémoire, vient en représailles contre une population qui s'est révoltée en 1958 – 1959. L' expédition punitive, menée par 20 000 hommes de troupes des Farces Armées Royales a fait près de 8000 morts et des villages complètement dévastés. La région est, depuis, sous contrôle militaire.
Un excellent film documentaire de Tarik El Idrissi
« RIF 58- 59 : Briser le silence »
revisite ces douloureux événements en donnant la parole aux victimes de cette répression et à leurs descendants.
Pour mieux comprendre la nécessaire solidarité avec le peuple du Rif dans sa longue et éprouvante quête de liberté et de justice sociale, le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP13) vous convie à la projection du documentaire, suivi d'un débat, le
VENDREDI 30 JUIN A 19H
AU LOCAL DE SOLIDAIRES
29 Boulevard Longchamps 13001 Marseille
Contact : fuiqp13 chez riseup.net
www.fuiqp.org

« Histoire universelle de Marseille » d'après Allèssi Dell'Umbria

30. juin 2017 - 18:30

Un spectacle pour découvrir la citoyenneté à partir de la création même de la Cité. La comédienne interprète avec humour et panache, Henri IV, Louis XIV, Robespierre ; mais aussi les troubadours, les poissonnières et prisonniers... Une riche expérience d'émancipation. Un combat qui se poursuit aujourd'hui avec les mutations urbaines. S'offre alors à notre sagacité, le modèle d'intégration républicain.

d'après Alèssi Dell' Umbria (Éditions Agone) / Mise en scène : Jeremy Beschon / Comédienne : Virginie Aimone / Lumière : Fabrice Giovansili / Production : Marie Anne Robveille /

manifesterien.over-blog.com

+ Ateliers éduc' pop' et enquête historique :
http://manifesterien.over-blog.com/2017/06/histoire-universelle-de-marseille-plaine-et-quartiers-nord.html

"Marselha, lei dessotas dau progres"

29. juin 2017 - 21:00

Ciné-Club : projeccion & debat
dijòus lo 29 de junh, 21 oras

"Marselha, lei dessotas dau progres"

La récente découverte de vestiges antiques dans le quartier de Saint-Victor, et la réaction hostile de la mairie vis à vis de leurs conservation, nous amène une fois de plus à nous interroger sur notre rapport à
l'histoire et plus largement sur les politiques d'urbanisme à Marseille.
Quels sont les critères qui font de tel ou tel projet une priorité ? Où se situe le progrès ?
Et à qui profite-t-il ?

Pour cette dernière soirée ciné-club de l'année, nous vous invitons à une redécouverte de Marseille à
travers différents extraits de documentaires et d'archives compilés par nos soins, regroupés en trois parties d'une durée totale d'une heure environ.

Une réflexion autour des politiques d'urbanisme à Marseille depuis la destruction du quartier Saint-Jean jusqu'aux derniers grands travaux qu'a connu -ou subi- notre ville.

Ce ciné-club ne sera pas qu'une soirée témoignage. Nous voulons aussi amener le débat autour de ce
qu'est devenu notre ville et ce vers quoi elle doit se diriger à l'avenir.

Un sujet, vous l'aurez compris, on ne peut plus d'actualité !

Ciné-club : "Pas res nos arresta"

29. juin 2017 - 19:30

Le 29 juin à la Dar Lamifa, à partir de 19h30, projection du documentaire de l'Amassada

Pour le dernier ciné-club de la saison une à la Dar Lamifa, nous continuons notre exploration de films/documentaires indépendants qui fabriquent des récits singuliers, personnels ou politiques de nos rues, de nos vies, du monde qui nous entoure.

Alors, cette fois, l'Amassada vient présenter son film sur la lutte contre le méga transfo de Saint Victor. L'Amassada, c'est une cabane, construite sur le lieu-même où RTE (réseau de transport d'électricité, filiale d'EDF) envisage de construire un méga-transfo.

Vous pouvez aller visiter le site internet de l'Amassada, ici =>https://douze.noblogs.org

Et en attendant jeudi, un ciné-tract

www.primitivi.org

Veille d'été RESF

28. juin 2017 - 17:00

Veille d'été RESF mercredi 28 juin à la Cimade, 8 Bis Rue Jean Marc Cathala, 13002

Comme chaque année, l'arrivée des vacances scolaires est un moment difficile pour les jeunes et les familles sans papiers. L'isolement peut tout faire basculer.
Retrouvons nous, comités de soutien, marraines et parrains, avec les familles et les jeunes soutenus, pour s'organiser, partager les difficultés de l'année mais aussi les trouvailles et les réussites.
Après midi festif et solidaire, mercredi 28 juin à la Cimade, à partir de 17h
Venez avec vos témoignages, vos instruments ou vos amis chanteurs, vos gouters préférés. La solidarité n'est vraiment pas un délit !

Comment je suis devenu socialiste

28. juin 2017 - 12:36

Le Directeur de la revue me demande d'esquisser un historique de cette conversion ; si je devine que l'exercice peut n'être point entièrement futile, dès lors que mes lecteurs voient en moi le représentant d'un certain type de personnes, j'aurai du mal à être tout à fait clair, bref et véridique. Essayons malgré tout. Mais au préalable je dirai ce que j'entends par « Socialiste », puisqu'aussi bien le mot n'a plus, à ce qu'on me dit, la même signification claire et nette qu'il y a dix ans. Eh bien ! par Socialisme j'entends un état de société où il n'y aurait ni riches ni pauvres, ni patrons ni esclaves, ni oisiveté ni surmenage, ni travailleurs intellectuels malades de l'intellect, ni travailleurs manuels atteints d'écœurement, bref une société dont tous les membres jouiraient d'une égalité de condition et éviteraient tout gaspillage dans la conduite de leurs affaires, pleinement conscients qu'en lésant l'un d'entre eux on les léserait tous – la matérialisation enfin du sens contenu dans le mot COMMUNAUTE.

Or cette conception du Socialisme qui est la mienne aujourd'hui et que j'espère conserver jusqu'à mon dernier souffle, est la mienne depuis le début. Je n'ai pas connu de période transitoire, sauf à considérer comme telle une brève période de radicalisme politique au cours de laquelle, si pourtant je voyais clairement mon idéal, je n'avais pas le moindre espoir de le voir se réaliser. Cette phase prit fin plusieurs mois avant que je n'entre à la Fédération Démocrate (à l'époque), et mon adhésion à cette organisation signifiait que j'avais désormais acquis l'espoir de voir mon idéal se réaliser. Si l'on m'interroge sur l'étendue d'un tel espoir, ou que l'on me demande de préciser jusqu'où je croyais que nous autres Socialistes contemporains pourrions parvenir dans cette direction, ou bien encore à partir de quel moment la société changerait de visage, j'avoue que je n'en sais rien. Tout ce que je puis dire, c'est que je laissai libre carrière à mon espoir et à la joie que j'en conçus à l'époque. Pour le reste, quand je décidai d'adhérer, j'ignorais tout de l'économie ; je n'avais même pas mis le nez dans Adam Smith, ni entendu parler de Ricardo ou de Karl Marx. Chose assez curieuse : j'avais effectivement lu quelque chose de Mill, à savoir ses articles posthumes (publiés dans la Westminster Review, ou bien était-ce dans la revue Fortnightly ?) dans lesquels il attaque le Socialisme dans sa version fouriériste. Dans ces écrits, il expose les thèses en présence, qui valent ce qu'elles valent, de façon claire et honnête ; ce qui eut pour effet dans mon cas de me convaincre que le Socialisme était un changement nécessaire et qu'il nous était possible de l'instaurer à notre époque. Ces articles achevèrent de me convertir au Socialisme. Et maintenant que j'appartenais à une organisation Socialiste (car la Fédération ne tarda pas à devenir clairement Socialiste), j'eus à cœur d'essayer de pénétrer les aspects économiques du Socialisme : j'en vins même à me lancer dans Marx, mais là je dois avouer que, si j'ai pris le plus grand plaisir au côté historique du Capital , la lecture des aspects purement économiques de cette grande œuvre me valut les pires souffrances quand tout se mélangeait dans ma cervelle. Quoi qu'il en soit, je lus tout ce dont je fus capable ; et je voudrais sincèrement espérer qu'il m'est resté quelque chose de mes lectures, sans pouvoir m'empêcher de penser qu'il m'est resté davantage de mes entretiens incessants avec mes amis Bax, Hyndman et Scheu par exemple, et des réunions militantes qui se tenaient à l'époque à un rythme soutenu et dont j'eus ma part. Je dois à certains de mes amis Anarchistes d'avoir par la suite parachevé l'apprentissage du Socialisme pratique dont je suis capable ; il m'enseignèrent, bien malgré eux, que l'Anarchisme était impossible, tout comme j'appris de Mill, bien malgré lui, que le Socialisme était nécessaire.

Je viens de raconter comment je me suis plongé dans le Socialisme pratique , et je m'aperçois que j'ai commencé mon récit par le milieu ; j'ai en effet le sentiment que ma condition d'homme aisé, n'ayant point à subir les handicaps qui accablent à chaque pas le travailleur, m'aurait tenu éloigné de l'aspect pratique de la question, n'eût été qu'un idéal me forçait de chercher dans cette voie. En tout cas, la politique en tant que telle, où l'on voit autre chose qu'un moyen obligé, fût-il aussi peu commode que détestable, en vue d'une fin donnée, ne m'aurait jamais attiré et je n'aurais pas davantage pu imaginer, une fois conscient des injustices propres à la société dans son état présent, que pareilles injustices pussent être partiellement corrigées. En d'autres termes, jamais je n'aurais pu avoir la sottise de croire à des pauvres heureux et « respectables ».

Si c'est donc mon idéal qui m'obligea à embrasser le Socialisme pratique, d'où tirai-je la nécessité de concevoir un idéal ? C'est là qu'intervient ce que j'ai dit au début, à savoir que je représente, à travers ces lignes, une certaine façon de voir les choses.

Avant l'essor du Socialisme moderne , la quasi-totalité des gens intelligents étaient, ou se disaient, très largement satisfaits de la civilisation de notre siècle. Ils étaient satisfaits, je dis bien, dans leur quasi-totalité, et ne voyaient rien d'autre à faire que de perfectionner ladite civilisation en la débarrassant de quelques ridicules survivances des époques barbares. En un mot, c'était l'état d'esprit Libéral, état naturel à nos bourgeois modernes et prospères, qui n'ont de fait plus rien à désirer sur le plan du progrès mécanique, et qui ne souhaitent qu'une chose : que le Socialisme les laisse libres de jouir en paix de leur vie d'abondance.

Mais à côté de ces personnes satisfaits, il s'en trouvait d'autres qui ne l'étaient pas vraiment : des gens à qui le triomphe de la civilisation inspirait un vague sentiment de répugnance, mais que le pouvoir illimité du Libéralisme réduisait au silence. Enfin, on trouvait une poignée d'hommes en état de révolte ouverte contre ledit Libéralisme – une poignée . . . disons deux, Carlyle et Ruskin. C'est Ruskin, avant que je n'en vienne au Socialisme pratique, qui fut mon maître et me mit sur le chemin de l'idéal dont j'ai parlé précédemment. Et je ne puis, rétrospectivement, m'empêcher de dire au passage à quel point le monde d'il y a vingt ans eût été mortellement ennuyeux, sans Ruskin ! C'est grâce à lui que j'ai appris à donner forme à mon mécontentement, qui, je dois le dire, n'était rien moins que vague. Sans parler du désir de produire de belles choses, la passion dominante de ma vie a toujours été la haine de la civilisation moderne. A présent que l'espoir de la voir anéantie me dicte ma pensée, que dirai-je de son effondrement au profit du Socialisme ?

Que dirai-je de sa maîtrise du pouvoir mécanique et du gaspillage qu'elle en fait ? Que dirai-je du dénuement où vit la communauté de son peuple et de la richesse où vivent en son sein les ennemis de cette communauté ? Que dire de la stupéfiante organisation qu'elle a mise sur pied . . . pour une vie de pure misère ! Que dire de son mépris des plaisirs simples que, n'était son absurde folie, tout le monde pourrait goûter ? Et de sa vulgarité qui, n'ayant pas d'yeux pour voir, a causé la ruine de l'art, seul réconfort assuré du travail humain ? Autant de vérités auxquelles je n'étais pas à l'époque moins sensible qu'aujourd'hui, mais dont j'ignorais les causes. L'espoir qui habitait les temps passés s'était évanoui : les combats millénaires de l'humanité n'avaient abouti qu'à ce chaos sordide, absurde et laid ; il me paraissait que dans l'immédiat le futur dût aggraver l'ensemble des maux présents en balayant les derniers vestiges du temps où l'immonde grisaille de la civilisation n'avait pas encore placé l'univers sous sa coupe. Tristes perspectives, assurément ! Et si je puis parler un instant de moi en tant que personne, et non plus comme le représentant d'un groupe donné, combien ne devaient-elles pas particulièrement assombrir un homme de mon tempérament, indifférent à la métaphysique et à la religion autant qu'à l'analyse scientifique, mais dont l'amour pour la terre et la vie qu'elle héberge est aussi vif que sa passion pour l'histoire de l'humanité ! Quoi ! fallait-il que tout finît par un comptoir juché sur un crassier, avec le salon de Podsnap se profilant à l'horizon et un comité libéral distribuant aux riches du champagne et de la margarine aux pauvres en quantités propres à satisfaire tout le monde, même si le plaisir des yeux a disparu de l'univers et que Huxley dût prendre la place d'Homère ? Et pourtant, croyez-moi : quant au plus profond de moi-même je m'évertuais de toutes mes forces à scruter l'avenir, c'était bien là le spectacle qui s'offrait à mes yeux, et, pour autant que je pouvais en juger, l'on ne se bousculait point pour juger bon de se battre et éviter que la civilisation ne connût pareille conclusion. Ainsi donc étais-je promis à une fin de vie joliment pessimiste, si l'idée ne m'était soudain venue qu'au sein de toute cette infection de la civilisation commençaient à germer les graines d'un grand changement, ce que nous autres appelons la Révolution Sociale. Pareille découverte changea pour moi la face du monde : et je n'eus, pour devenir Socialiste, qu'à prendre en marche le train du mouvement pratique, ce que j'ai essayé de faire, comme je l'ai dit précédemment, du mieux que j'ai pu.

Je résume : l'étude de l'histoire, l'amour et la pratique des arts m'ont imposé de prendre en haine une civilisation qui ne manquerait pas, si les choses devaient rester en l'état, de faire de notre histoire un tissu d'absurdités et des arts une collection de curiosités anciennes, sans véritable rapport avec la vie du temps présent.

Mais, plus chanceux que bien d'autres dont la sensibilité n'était pas moins artistique, je dus à la conscience de la révolution en gestation au sein de notre odieuse société moderne, à la fois de ne m'être pas figé en un simple détracteur du « progrès » et de n'avoir englouti ni mon temps ni mon énergie dans l'une de ces innombrables entreprises où les demi-artistes de la bourgeoisie placent leur espoir de voir croître l'art, alors même qu'il n'a plus de racines : et je devins Socialiste pratique.

Un mot ou deux en guise de conclusion. Certains de nos amis diront peut-être : qu'avons nous affaire de ces questions d'histoire et d'art. A travers la Social-Démocratie, ce que nous voulons c'est gagner décemment notre vie ; c'est vivre, en quelque sorte, et tout de suite. Assurément, quiconque professe que la question de l'art et de la culture doit primer celle du couteau et de la fourchette (et il en est dont c'est l'opinion avouée) ne comprend rien à l'art, ni qu'il lui faut plonger ses racines dans le sol d'une vie florissante et sereine. Il faut se souvenir en même temps que la civilisation a réduit le travailleur à une portion de vie si congrue qu'il n'est guère en état de donner corps au désir d'une existence qui soit nettement supérieure à celle qu'il doit actuellement subir. L'art a pour mission de lui rendre présent l'idéal authentique d'une vie pleine et raisonnable, une vie dont l'on sentira que ceux qui la mènent ne peuvent se passer davantage du spectacle de la beauté et de sa création – c'est-à-dire de la jouissance du vrai plaisir – que de leur pain quotidien ; ni que personne, ni qu'aucun groupe d'hommes, ne puisse s'en voir interdire l'accès si ce n'est sous l'effet d'une obstruction patente, à laquelle ne doit répondre qu'une résistance farouche.

https://www.marxists.org/francais/morris/works/1894/06/morris_18940616.htm

Source : "Justice" du 16 juin 1894.

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