Présentation

Préambule

 

L'association GALERE se donne les moyens d’être un lieu d’accueil et de vie associative irremplaçable et mène dans le même temps une activité importante en direction des quartiers et avec leurs habitants. Elle s’ouvre aux expériences et aux parcours les plus divers. Toutes, tous et chacun trouve dans notre structure un espace d'expression et d'intégration, de formation où les talents les plus divers peuvent s'exprimer. Ce sont bien là, les valeurs que notre charte revendique : l’éducation populaire et la communication sociale.

 

Tous les efforts entrepris : l'amélioration de la qualité technique (du contenant), diversification et multiplication des sources d’information (du contenu), effort sur les conditions d’accueil (le lieu), association de la population de l'aire Marseillaise dans sa multiple diversité (du lien) fondent le rapport de Galère avec ses partenaires.

 

On ne peut aujourd'hui résumer l'activité de l'association au seul outil qu'est Radio Galère puisque la part de l'action sociale menée en aval dans les quartiers et en interne est de plus en plus importante dans les comptes et dans les préoccupations de l'association.

 

Les nouvelles technologies permettent depuis plusieurs années déjà, une ouverture encore plus nette en direction de nos partenaires -en particulier des associations et groupes qui participent de notre activité et n'ont pas encore leurs propres pages et sites internet- et par la mise en œuvre sur des sites décentralisés d'activités impliquant localement associations et habitants -jeunes et moins jeunes- avec l'utilisation des nouvelles technologies, le reportage par téléphone mobile et des éléments transportables de sonorisation et de studio...

 

Radio Galère, à nouveau autorisée depuis Février 2008 par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel dans ses items sociaux et de proximité fonctionne 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 sur ses seules forces, en modulation de fréquence, sans recours aux opérateurs de liaisons spécialisées et de télédiffusion ; c'est une de ses particularités.

 

Pour l'année 2010 ce sera sans doute le passage à la RNT (Radio Numérique Terrestre dans les normes T-DMB comme souhaité par l'Etat et le CSA). C'est un nouvel enjeu, un nouvel espace à conquérir en attendant la disparition programmée de la FM...

 

En attendant, elle est aussi accessible par Internet au monde entier. C'est une vitrine permanente des activités de l'aire marseillaise qui démontre au jour le jour l'activité de l'association et de celles et ceux qui y participent : rejoignez-nous !

 

 

Diversité dans les programmes

 

En 2009, nous avons maintenu les créneaux quotidiens d'information qui couvrent l'agenda culturel, social et associatif. Il en a été de même pour les émissions thèmatiques magazines portant sur le cinéma, le théâtre et la littérature. Des réalisateurs, des metteurs en scène, des acteurs de théâtre et de cinéma, de nombreux écrivains, locaux ou de passage, se seront comme toujours succédés sur l’antenne dans ces émissions ou dans d'autres.

 

La politique musicale avec la programmation privilégiée dans la playlist ou plus spécifiquement dans les émissions Mic Mac et Homéoplatine notamment... de jeunes artistes et de groupes locaux, qui est menée, marquée par la présence très régulière dans les studios, de musiciens, de rappeurs des quartiers ou d'organisateurs de spectacles, du Reggae de Jagdish  ou de Jo Corbeau aux complaintes de nos auteurs poètes, Dupain, Gorelli et autres, ces choix font la différence.

 

La création sonore avec Datapleix et « coq à l'âme et dames au lit », en lien avec l'Embobineuse, bientôt renforcée par l'émission « Brin d'herbe » slam et poésie et également par des enregistrements de la compagnie « Le coq est mort ». (lectures et théâtre).

 

Dans un rapport bien compris avec les salles, les théâtres, les cinémas, la radio peut aussi distribuer régulièrement et gratuitement des places pour ses auditeur(trice)s mais elle annonce aussi les initiatives de tous les autres acteurs culturels issus de tous les quartiers de la Ville et des villes environnantes, depuis les organismes d'éducation populaire jusqu'à la plus petite des associations pour faire connaître leurs buts et leurs actions, ce qui confirme Radio Galère comme acteur incontournable de la vie culturelle régionale.

 

Pour autant, s'ils n'ont pas prétention à alimenter ces rubriques, certains créneaux de libre parole, « grand public » créent un lien indéfectible entre la radio et ses auditeurs-auditrices (ainsi qu'entre eux) dont le bénéfice en terme d'écoute et de convivialité du média est indéniable et irremplaçable...

 

Communication sociale

 

Radio Galère, c'est aussi un espace incontournable de réflexion, d'échanges, et de solidarité avec une défense constante des plus pauvres et des plus démunis. C'est d'abord, un ton unique malgré la diversité des intervenants sur un certain nombre de sujets de société, au cours des émissions d'informations et magazines, car chacune et chacun reste attaché aux valeurs de la Charte qui nous unit et qui exige son adoption avant toute adhésion et passage sur les ondes, charte qui prévoit notamment :pas de publicité, pas d'auto-promotion, pas de racisme, pas de sexisme, pas de prosélytisme religieux.

 

Outre l'inscription dans la durée d' « un peu de dignité  », l'émission hebdomadaire d'Amnesty International, de Comaguer (Comprendre et agir contre la guerre) qui nous éclaire sur la situation géopolitique partout dans le monde avec des dossiers très complets, citons dans la continuité, les émissions hebdomadaires à caractère social, l'émission (doublée) en direction des prisonniers, l'émission juridique animée par AC!, celle en direction des sans-papiers, (des demandeurs d'asile et réfugiés participent à l'animation du créneau), l'émission hebdomadaire « Information Femmes », et le mensuel « Complot des Cagoles ». Et l'émission mensuelle « Handicap Tribune » animée par des non-voyants.

 

La radio n'a pas vocation à être communautaire. Cependant, elle accueille les communautés kurde, grecque, arménienne, algérienne, berbère, arabo-andalouse, comorienne, cap-verdienne, caraïbe, antillaise, africaine, italienne, provençale, réunionnaise, latine... pour des émissions thématiques hebdomadaires mais avec l'exigence qu'elles soient bilingues ce qui évidemment, induit et enrichit l'échange des cultures. (Pour l’anecdote, nous avons aussi une émission «guinguette», accordéons et autres variétés françaises le dimanche au petit matin... )

 

GALERE poursuit aussi ses échanges avec l'EPRA, (encore de très nombreuses émissions reprises cette année 2009 par cette banque de programme initiée par le FASILD. Cela nous encourage pour l'année à venir) Mais aussi avec le SNRL ex-CNRL, avec Tabalé, la radio qu’elle a contribué à créer au Mali, avec Campus à Lille, FPP à Paris, Grenouille, à Marseille...

 

 Des moyens mis à disposition de toutes et tous

 

Le site informatique interactif consacré à l'association, à la radio et à tous ses partenaires associatifs (streaming, archives d'émissions, textes de présentation) et qui est désormais en place (consultez l'URL : http//: www.radiogalere.org.) Même si cette nouvelle indépendance implique parfois quelques difficultés en particulier en matière de sécurité : plusieurs tentatives de « hacking » ont réussi à déstabiliser parfois pour une journée entière, le serveur... La montée en charge se poursuivra courant 2010.

 

La mise à disposition au profit de tou(te)s, de nos postes informatiques sur Internet s'était déjà traduit par un approfondissement des recherches documentaires et donc, la qualité de nos émissions. Par le travail de construction, d’idéation et les éléments de réalisation qu’elles impliquent, les émissions liées à l’actualité, sociale, politique, culturelle, sont fortement didactiques, pas seulement en direction de l’auditeur(trice), mais aussi pour celles-ceux qui les produisent. L'activité de l'association, s’avère toujours plus intense.

 

C'est toujours grâce à ces nouveaux outils et des logiciels plus efficaces, qu'a pu être réalisée en 2005 la réforme de l'informatisation de l’antenne. Rendre l'informatique de la radio accessible à tou(te)s faisait partie de nos objectifs. Cela a  considérablement modifié depuis 2006 le mode de travail de la programmation et la réalisation : les montages se font plus systématiquement en interne sur les ordinateurs de la radio ; l'uniformisation des formats d'enregistrement, d'archivage et de diffusion sur un standard unique, le MP3, l'intégration et la mise en réseau des ordinateurs  permet désormais à chacun(e) de choisir dans une base offrant des milliers de titres musicaux, ou de prendre les programmes déjà réalisés (à la radio ou par l'EPRA) , ou des reportages, etc... en vue de leur diffusion et rediffusion.

 

De la mise en réseau des ordinateurs et le fait d'en installer avec leurs écrans en régie et en studio résulte aussi une forte économie d'encre et de papier... Chacun peut aussi arriver avec ses éléments d'illustration, de conducteur sur clef... Le chantier de formation ouvert à tout le personnel et les bénévoles, évidemment se poursuit.

 

Ecologie, développement durable

 

Nous avons depuis toujours soutenu l’émergence d’une alternative de développement durable de la planète, avec dans la déclinaison de ses concepts, la limitation du dégagement de gaz à effets de serre, l’usage lorsqu’elles sont adaptées d’énergies renouvelables, des choix politiques basés sur une régulation non autoritaire, la mise en exergue de solutions différentes en terme de prévention –application du principe de précaution-, de traitement plus intelligent des déchets, économie, recyclage, le refus de la croissance à tout prix, le tout concourant aussi à un nouveau partage des richesses, existantes et produites, entre le Nord et le Sud, au sein des états et dans chacun des espaces géographiques ressentis comme des territoires

 

ça fait longtemps que Galère en a pris conscience, avec la mise à disposition d'un créneau pour l'association ECOFORUM, une heure le mercredi soir, rediffusé dès le jeudi matin. Nous avons aussi retransmis des montages de longue durée (jamais intégraux) illustrant les débats organisés par cette même association (mais ils les annoncent, et en font de simples comptes-rendus dans leurs émissions) à la Maison de l'Ecologie ou au « Point de Bascule » (lieu d'activité géré par François Pecqueur).

 

Et encore le relai, de toutes les initiatives allant dans ce sens : nous nous sommes aussi faits l'écho des préoccupations de l'ASEP, (membres du corps médical associés pour l'application du principe de précaution et la dénonciation des nuisances diverses et particulièrement industrielles pour ce qu'elles portent atteinte à la santé des populations lors de leur colloque à la Région. Plus consensuels, nous avons aussi promu et fait des reportages sur le projet de Parc National des Calanques, suivi diverses manifestations de rue portant sur ces thèmatiques environnementales ou des nettoyages de plage (surfrider) et de rivières (LPO-Humamar) et avons, par exemple, encore réalisé un direct depuis St Chamas à l'occasion du Salon pour le développement durable. Nous nous sommes, comme chaque année, investis dans « Mer en Fête » et « Med'Educ », les initiatives de l'association corse « U Marinu », en partenariat avec l'Education Nationale, qui met en oeuvre chaque année avec plusieurs dizaines d'associations, des ateliers sur un navire de la SNCM et reçoit ainsi plusieurs milliers d'enfants pour les sensibiliser aux problèmes environnementaux et à s'inscrire dans le développement durable.

 

En revanche, plus polémiques, nous avons aussi relayé les débats organisés par ATTAC et d'autres partenaires (comme le MNLE) pour le retour de la gestion de l'eau dans le giron public, l'arrêt de l'agriculture intensive, contre la marchandisation de la santé et la casse des services publics ou contre l'incinérateur : on ne peut imaginer réguler l'économie, la planifier sans intervention des autorités publiques appuyées par un maillage conséquent de personnels mettant en oeuvre les mesures annoncées.

 

Politique de la ville

 

« Marseille Ouvre Toi » (ex-Paroles des Quartiers », c’est la parole donnée aux  associations de quartiers et acteurs de terrain dans les émissions et les débats depuis nos locaux. Ou en direct comme par exemple à l'occasion de l'émission mensuelle des Échos de la Busserine, ou de fêtes de quartiers ; les directs aussi depuis le Conseil Général, la Région et le Toursky, (pour les lieux les plus courus...), avec le Collectif Droits des Femmes, avec Région Fraternité Laïcité, avec les Mutuelles, avec Mille Bâbords.  Ou depuis plusieurs annéees, en animant un débat animé au cours du Festival Groove de Malpassé ou à l'occasion de L'Aïd dans la Cité avec nos amis de l'union des familles musulmanes... Ces éléments cités à titre d'exemple car l'action connaît une traduction quotidienne sur les ondes : dans ces interventions issues des lieux de vie, du centre, ou de la périphérie, c'est l’expression de toutes et tous qui permet ensuite au quotidien, à chacune et à chacun de se révéler comme auteur positif de son environnement immédiat.

 

Au delà de ce projet qu'elle maîtrise, la radio participe à diverses réalisations en lien avec des centres sociaux, des centres de formation, l'éducation nationale. Elle a aussi entre autres, diffusé et poursuivra pour l'année à venir, en intervenant dès leur préparation, les émissions réalisées par les stagiaires en alphabétisation du CIERES dans le cadre du projet REGAL mené sur le périmètre d'Euroméditerranée (traduction de ce projet : l'émission mensuelle « itinéraire bis »), mais aussi de TETRAEDRE-Passages et de l'AMCS, jeunes ou adultes, travailleurs sociaux ou personnes en difficulté, en diffusant toutes émissions qui sont la finalisation de travaux d'enquêtes  sur des sujets sociaux d’intérêt général.

 

D’évidence, enfin, de par leur préparation collective comme dans leur partie diffusion, mise à disposition du public marseillais, les produits issus des ateliers soutenus par la Politique de la Ville entrent pleinement dans une stratégie de construction ou de reconstruction de lien social.

 

 

 

Présence salariée structurante

 

Depuis des années, nous avons toujours recouru au mieux, dans le respect des personnes et tout en favorisant leurs parcours, aux emplois aidés. L'équilibre au sein de la radio, sans surcharges de travail aurait été d'avoir au moins sept « équivalents-temps plein ». On est bien loin du compte du fait de modes de prise en charge qui ne cessent d'aggraver la charge au détriment de l'association. Pourtant, tant bien que mal, cette équipe assure l'essentiel. Cela n'aura été possible qu'avec le soutien actif des cofinancements du Conseil Général et de la Région. Nous avons au fur et à mesure des sorties de contrats, recruté de nouvelles personnes en Contrats d'Avenir et en Contrats d'accompagnement à l'emploi. Ce sont encore à ces emplois aidés que nous allons recourir début 2010 pour pallier au manque d'aides techniques, d'assistants journalistes, d'agents polyvalents, au fur et à mesure du départ de ceux qui auront épuisé leurs droits...

 

Ce qui devrait permettre à l'association dans l'année qui vient, en préservant une structure salariée minimale de maintenir l'effort en direction des bénévoles et des populations de l'aire marseillaise...

 

Les actions de formations ouvertes aux salariés auront été toujours aussi nombreuses et variées en 2008. Nous les souhaitons qualifiantes puisqu'accompagnant des sorties de contrats aidés afin qu'elles offrent des acquis  transposables dans de nouvelles situations professionnelles, de la polyvalence en vue de la réalisation des projets personnels même si, la plupart auront malgré cela une évidente « couleur » plutôt en lien avec l'activité au sein de la structure.

 

Est menée enfin, au delà de la composition multiple de notre personnel comme des bénévoles issus de toutes les communautés présentes à Marseille, une politique d'accueil en direction de nombreux stagiaires (plus d'une vingtaine dans l'année...) qui sollicitent la radio pour connaître une première expérience professionnelle : collégiens, lycéens, stagiaires d'organismes à vocation sociale, étudiants en communication de l'Université de Provence, stagiaires de l'École de Journalisme, de l’AMCS, d'Écoles techniques -ADCOMEAM, par exemple, ... Cette démarche volontariste enrichit de par l'échange et la validation des modes opératoires, les connaissances de nos employés.

 

 

Et s'il fallait conclure et résumer...

 

 

 

La construction et le maintien du lien social sont au centre des préoccupations des institutions bien sûr, mais aussi de tous ceux qui concourent au fonctionnement démocratique de notre société. D'évidence,  pour rétablir quand elle est compromise, ou lorsqu'elle est absente, établir et pérenniser, la citoyenneté de terrain, la confrontation publique des acteurs est nécessaire.

 

Sans démagogie, sans mépris, sans colère dans la volonté de construire ensemble : c'est bien là, qu'un média comme Radio Galère trouve son utilité, par la mise à disposition régulière d'un espace d'expression et d'idéation. C'est la parole de toutes et tous qui permet ensuite au quotidien, à chacune et à chacun de se révéler comme auteur positif de son environnement immédiat dans tous les domaines, social, culturel, politique voire économique. Au delà nous incombe, en cohérence totale avec notre projet général de faire savoir les savoir-faire de nos partenaires.

 

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