RAPPORT D’ACTIVITÉ 2018 ET D’ORIENTATION POUR 2019

PREAMBULE

L’association GALERE veut être un lieu d’accueil, d’expression et de vie associative qui mène une activité importante en direction des habitant-e-s de l’aire marseillaise. Les valeurs que notre charte revendique sont l’éducation populaire et la communication sociale comme outil de lutte contre les discriminations et l’exclusion.

Être ouverte au plus grand nombre est une réelle préoccupation de l’association. Nous développons une mobilité dirigée volontairement vers les groupes d’activités impliquant localement associations et habitant-e-s. Grâce à notre studio mobile nous réalisons de plus en plus de directs hors les murs et/ou d’enregistrements in situ facilitant l’accès à certains sujets, lieux et/ou personnes. Des «plateaux de quartier» s’installent dans les quartiers dits prioritaires. Une attention particulière est portée aux femmes et aux jeunes souvent écarté-e-s des espaces de parole.
Lieu de réflexions et de débats, les idées y circulent et se rencontrent. Des émissions de libre parole et/ou de dédicaces, créent un lien entre la radio et ses auditeurs-trices, espace d’expression et de formation où les talents les plus divers peuvent se découvrir et s’exprimer.

1 – UN MEDIA LOCAL LIBRE PARMI D’AUTRES

Radios libres, presses indépendantes, associations de citoyens sont nécessaires pour diffuser une information détachée des grands groupes qui pèsent sur le paysage médiatique. Sur nos ondes, dès le premier semestre 2018, l’émission mensuelle «La presse libérée» co-animée par Radio Zinzine, CQFD et Le Ravi a été mise en onde, qui traite des objectifs, des expériences et des difficultés des «médias pas pareils». En 2018, la formule a évolué vers une équipe nomade reliant encore plus de médias et de radios : c’est ainsi que désormais, l’émission est relayée par de nombreuses autres radios associatives,.
La collaboration avec la Télé du plateau, média de proximité impliqué à la Plaine s’était poursuivie en 2017 avec 4 émissions intitulées Toile de Mars co-animées par Etienne. Le partenariat en 2018 n’a donné lieu qu’à une seule émission, l’association s’étant vue privée de sa subvention (attribuée au titre de porteuse de média de proximité)…
Radio Galère produit elle-même ses infos dans des créneaux matinaux, de mi-journée ou du soir. Merci à Christine, Etienne, Marius, Odile, Aziz, Théo, Fatou, Houssen, Anthony, Christian, Amine, Mourad, Karine, Lucie Hil, Noémie, Tender Bug, Louise, Benji, et les «Passeurs d’infos».

2- NOS ACTIONS EN POLITIQUE DE LA VILLE

«Marseille Ouvre-Toi», 2018 et 2019, c’est une parole radiophonique portée par les associations de quartiers depuis nos locaux ou sur place, prenant la forme d’émissions, d’ateliers, de plateaux radios, de reportages…

2.1- Des émissions régulières

La parole des habitant.e.s produit une autre image des quartiers que celle, caricaturale qu’en font les médias traditionnels. Pour exemple, l’émission mensuelle les «Échos de la Busserine» réalisée depuis des années en direct du Comité Mam’éga sous la responsabilité de Sidi, ouvre ses micros à de nombreux acteurs associatifs ou institutionnels œuvrant dans le quartier Picon-Busserine. Ces émissions, chaque mois sur un thème différent -les femmes, les groupes de veille, les seniors, l’emploi, les locataires, les écoles, etc.- se poursuivront en 2019.
Nous avons réalisé des séries d’émissions avec les stagiaires en alphabétisation d’El Manba à La Friche de la Belle de Mai mais encore aussi accueilli des groupes de primo-arrivant-e-s en partenariat avec le CADA Marco Polo, le lycée Saint Exupéry (dispositif MODAC…) -avec à chaque fois, des séances d’ateliers préparatoires…
Début 2017, à la demande, nous enregistrons puis diffusons, des ateliers de prises de paroles citoyennes organisés par Sigma formation à la Bricarde. Sur un sujet déterminé (discriminations, laïcité, les femmes dans la cité…) habitant-e-s et stagiaires réuni-e-s viennent partager leur expérience. C’est un partenariat actif sur le projet «1001 savoirs».
Cela s’est poursuivi en 2018 et reprend dès le 15 Mars 2019.

2.2- Des plateaux radio hors les murs

En 2018, de nombreux directs ont été effectués en extérieur, sur le terrain, en mars depuis « La Maurelle » avec un groupe de jeunes, résultat d’un atelier mené depuis Janvier. Le 5 Mai, « Quartiers en folie – Au carrefour des cultures » pour promouvoir le vivre-ensemble au Parc Billoux (Mairie 15/16) avec des habitant.e.s de divers quartiers de Marseille. Plateau et enregistrements aux rencontres Quartiers Libres le 12 Mai au Centre Social de La Viste et le
13 Mai à Félix Pyat, avec Nawir Aoussi Jones comme animateur. Le 19 Mai, c’est depuis la cour « Jobin » de la Friche de la Belle de Mai que nous retransmettons les interviews de tous les acteurs du « Forum des Langues » avec des associations pour la plupart implantées dans les divers QPV. Le 5 Juin, c’est un plateau dans le cadre de la « Semaine Féministe » depuis l’Équitable Café… Le 13 Décembre, les « Voies de la Liberté » depuis le CS de « L’Estaque » Et le 19 Décembre, depuis -non le jardin de l’Espérance impraticable du fait d’intempéries- le Centre Social Saint Gabriel avec des habitant-e-s des Rosiers, de Maison Blanche, du Canet, de la Marine Bleue… Pour la « Fête de la Fraternité ».

2.3 – Des reportages ciblés sur les QPV

En ce qui concerne nos émissions mensuelles sur et avec les conseils citoyens qui ont évolué en « Plateau de quartier» : ce sera la reprise pour 2019. Des directs mobiles rassemblent des conseillers citoyens de tous secteurs, des habitant-e-s et des acteurs de terrain sur les thématiques piliers des Quartiers Politique de la Ville ; la rénovation urbaine, l’accès aux droits et aux services, la jeunesse…
Cette dynamique est une volonté de la radio d’être en contact avec les habitant-e-s, au plus près de la réalité. Devant le succès rencontré, il a été décidé de réserver un créneau dédié à cela le samedi après-midi. Idem pour 2019.
D’autres directs sont moins en lien, à proprement parler, avec la politique de la ville :
Celui du 31 Août en partenariat avec les Amis de la Fête, Festival « Terres de Résistances », rassemblant les associations et les habitant.e.s de Martigues.
Celui du 15 Septembre au Chapiteau de la Belle de Mai, à l’occasion de la journée « Alternatiba » regroupant les initiatives citoyennes œuvrant pour la sauvegarde de la planète.
Celui du 10 Octobre depuis Clermont-Ferrand à l’occasion d’une rencontre nationale des « médias libres ».

2.4- La parole des jeunes

Nous accueillons régulièrement des jeunes ou des personnes en précarité à faire l’expérience du direct, à venir parler d’eux, de leur projets, de leur désirs. Des jeunes de l’association SERENA sont venus visiter la radio et s’exprimer à nos micros. Cette expérience enrichissante donna lieu à une série de rendez-vous pour un atelier régulier d’expression personnelle pour un groupe de 5 jeunes en difficulté, et ça continue avec une fréquence désormais hebdomadaire en 2019 : l’émission s’appelle « Diamond teens ».
D’autre part, nous accueillons tout au long de l’année de nombreux jeunes en stage de journalisme, de découverte métier qu’ils viennent de l’EPIDE, du Centre de Formation aux Métiers du Son de Marseille des Flamants ou de l’Éducation Nationale… La parole se construit chacun.e peut s’exprimer et trouver sa place.

3- PROGRAMME RADIOPHONIQUE 2018 et 2019

3.1- A caractère culturel

Comme chaque année, nous avons maintenu les créneaux des émissions thématiques et des magazines portant sur le cinéma, avec l’équipe «Enquête d’un cinéma» et «Bobine», sur la littérature avec «Livres et amies» mais aussi sur la BD avec «le cri du Pulp». Des réalisateurs, des metteurs en scène, des acteurs, des écrivains, se sont succédé à l’antenne. Dans un rapport bien compris avec les salles, la radio annonce les initiatives des acteurs culturels issus de tous les quartiers de la Ville et des villes environnantes, jusqu’à la petite association pour faire connaître leurs actions.
L’«agenda culturel» couvre l’actualité de la région. Anthony et son équipe dans les infos du mercredi matin ou Pascal dans son émission «En attendant la bombe» invitent de nombreux organisateurs de manifestations culturelles.
Nous avons également ouvert nos ondes au festival de performances Red Plexus, à la Fiesta des Sud, au FID… Et puis des reportages réalisés lors d’événements comme le suivi du Festival « Algérie Plurielle » par Kamar en Avril ou la
diffusion du produit d’ateliers d’écriture, en Mars, avec lecture de textes et création d’ambiances sonores, réalisé par Pablo en lien avec les porteurs du projet « Culture du Cœur 13 ». En Avril, ce sera le suivi du Festival du Film Militant d’ Aubagne, En Mai, ce sera la série d’enregistrements puis de rediffusions de débats à l’occasion du Festival « Afropéa » à la Savine. Ou encore, toujours en QPV dans la Belle de Mai le travail de « Cabane Sonore » de Philippe Zunino et de Félix de l’embobineuse avec des habitant-e-s du quartier de tous âges et de toutes conditions. Citons aussi parmi d’autres suivis, là en Octobre, le Festival Parole Indigo d’Arles, pour lequel nous avons eu la responsable et un volontaire de l’organisation mais aussi au téléphone Aminata Traoré, un musicien Marocain et un éditeur tunisien.
Comment classer « Radio Tirana » et la « Fin du Monde », ce sont des comédien.ne.s et des apprenti.e.s saltimbanques qui improvisent sur des canevas improbables et délirent en direct pour le plus grand plaisir des auditeurs.trices.
La politique musicale que nous menons, privilégie dans les playlists comme dans les émissions «La Turbine», «Kest’écoute», «Sam&Sam», «Te casse», «Dataplex», «Hot Fidélité» une programmation de jeunes artistes et de groupes locaux marquée par la présence régulière dans les studios, de musiciens ou d’organisateurs de concerts. Une large place est laissée aux musiques que l’on n’entend pas ou peu sur les autres ondes : du hip-hop à l’expérimental en passant par le musette, le métal, la poésie sonore, le punk, la noise et le zouk, la country, l’électro, le jazz. Différents univers musicaux s’entendent dans «Que viva la musica !» ou «On n’est pas bien là» mais aussi «Auto radio», leurs choix font la différence. Alpha anime «Africa musica» un créneau sur la musique afro-caraïbéenne contemporaine, tandis que «Dans la gueule du loop» se rapproche poésie engagée et reggae. Côté nouvelles émissions : du reggae avec «RR Station», un créneau intitulé «Musique et émotion», une émission mêlant hip-hop et le territoire, ainsi que le créneau «Fanfarnaum», projet collectif sur et avec des fanfares. Mais aussi «Humble Street Sound» sur la culture urbaine de Mélanie. Les apéros mensuels en soutien à la radio sont l’occasion d’un direct de 18h à 19h avec interview et live avec les groupes invités.
Plusieurs créneaux participent à l’aspect pluriculturel de la radio. Ainsi «Voix du Cap Vert», «Punch rétro Caraibes», «Diaspora 2ème mi temps», «La Voix des Comores» ou encore «TighriOussirem» émission d’information berbère et « DeuxMots Quat’paroles » émission d’information Antillaise reflètent la place que la radio donne à chacun dans sa culture et sa communauté, et à la diversité qui composent la population marseillaise. La radio n’a pas vocation à être communautaire cependant, elle accueille les communautés kurde, grecque, arménienne, italienne, cubaine, algérienne, comorienne, cap-verdienne, antillaise, panafricaine, latine. Côté nouvelles émissions :. «Le plateau du Sénégal», la « Tribune Manjaks » et «Musiques des Comores», «Marseille avec les  grecs.ques» s’installent dans notre grille des programmes. Chaque année nous soutenons l’Africa Fête, Aflam et Nuits Métis
«Artistes sur Artistes» lancée par 2 artistes marseillaises fait parler un artiste d’un autre artiste, sans passer par les critiques est renommée «La Digitale». Des plateaux extérieurs sont prévus. L’équipe de «La fin du monde» traite de sujets loufoques et parodiques. Concernant les reportages, «Harragas» de Kamar, les «Micro-Macro» d’Alex ou encore l’émission de Noémie «Les premiers les derniers» auront proposé un éclairage de l’actualité marseillaise ou plus lointaine. Des productions extérieures viennent enrichir cette programmation. La création radiophonique est revenu sur nos ondes avec un créneau bien articulé le dimanche soir à 22h.

3.2- A caractère social et solidaire

Radio Galère, c’est aussi un espace de solidarité, défendant un droit à  l’expression des plus pauvres et des plus démunis, un droit d’exister, un droit à la  dignité avec notamment « Article 25 ». Chaque semaine, «Un peu de dignité» l’émission d’Amnesty International dénonce les violations de tous les droits  humains et défend les droits de l’homme et de la femme. Comaguer (Comprendre et agir contre la guerre) nous éclaire sur la situation géopolitique partout dans le monde. «Actualités algériennes», «Une heure en Palestine» suivent l’actualité et l’évolution politique outre-méditerranée, tout comme Emin qui collecte  informations et entretiens sur la situation au Rojava qui complète le «Quart d’heure au Kurdistan». D’autre part, «La nouvelle chanson des Andes» relate l’actualité en Amérique latine. ATTAC pousse son coup de «Gueule ouverte». De cette même organisation, « la fête des 20 ans » aura donné lieu à un long reportage monté le jour même et diffusé le lendemain, comme aura subi le même traitement, la fête de « Soutien à Mille Bâbords » toujours au Toursky et en septembre..

3.3- Encore et toujours la lutte contre les discriminations et l’exclusion au quotidien

«Le Gang des gazières» veut rendre visibles et lutter contre toutes les discrimination fondées sur des inégalités sociales et en particulier celles liées au genre, au sexe, à la sexualité. L’émission dénonce les inégalités entre hommes et femmes et les différentes formes de violence qu’elles génèrent. «Cas Libre» offre un temps de libre antenne autour des questions sur le corps et la sexualité. « La Révolution sera Féministe » (depuis Novembre 2018 tous les quinze jours) animée par Nadia, inscrit ses finalités dans son titre. «Libre débat» débat librement des sujets d’actualité et de luttes. L’émission mensuelle «Grand H» autour des acteurs sociaux culturels et éducatifs, parle de leur réalité.
Toujours en activité mensuelle, la Luciole : «Handicap Tribune» animée par des non-voyants qui accueille de nombreux invités sans oublier les émissions en direction des prisonniers et des familles des détenus «Parloir Libre» et «Passe Muraille».
Du 1er Juin au 15 Juillet, la radio et Pablo en particulier se sont fortement investis dans la « Conflagration » : un travail de rencontre entre Prisonniers des Baumettes et personnes LGBTI.
Côté infos locales, les rénovations et la gentrification mobilisaient déjà les habitant-e-s, qui défendent encore et toujours leurs quartiers, leurs espaces verts ou pas. Le collectif La Table est Plaine contre la requalification de la place Jean Jaurès a été suivi par Kamar, Etienne, Noémie, Lucie Hil, Karine, Fatou, Tender Bug… Le 3 Novembre, avait été enregistré à l’Equitable Café, le débat sur les transformations urbaines et projets de rénovations, diffusé ultérieurement.
Après les effondrements d’immeubles de la Rue d’Aubagne, les huit morts qui ont été découverts sous les décombres et les évacuations forcées qui ont suivi, il y aura eu pratiquement tous les jours, des reportages et un espace de parole dédié aux habitant-e-s de Noailles et des autres quartiers dont on a découvert alors qu’ils étaient sinistrés et relevaient du mal-logement. C’était un des sujets de « Toile de Mars » de cette année enregistré à la mi-décembre que de faire ressortir que tout cela était bien prévisible depuis que tant d’acteurs sur le terrain sonnaient l’alarme. Mais donc, il y aura eu une attention particulière à cette crise urbaine. C’est à l’issue d’une manifestation le 1er Décembre, contre le logement indigne que Zineb REDOUANE, une dame de 80 ans habitant 24 rue des Feuillants, a reçu en plein visage une grenade lacrymogène, alors qu’elle tentait de fermer ses volets, au 4ème étage de son immeuble. Gravement blessée, elle est morte le lendemain après une tentative d’opération. Hommage lui a été rendu dès la semaine suivante, dont le son a été diffusé sur nos ondes.
Et tant d’autres : «Une heure d’expression libre» et les créneaux d’infos traitent ces sujets. Nadia nous informe de son «Point de vue de l’Estaque» et Franck donne une vision d’ensemble de ce qui peut se passer de positif «Dans nos quartiers».

3.4- A caractère éducatif

Nous poursuivons notre partenariat avec l’association Graine de son et Sur La piste par la Bande pour des ateliers menés au Collège Belle de Mai. Régulièrement nous accueillons des jeunes qui viennent découvrir la radio et accueillons un nombre important de stagiaires de tous horizons et tous niveaux que ce soit sur des aspects de journalisme, de technique ou de son. En partenariat avec L’office et Radio campus Clermont-Ferrand : une émission réalisée par une colo-radio en Octobre 2018. En Décembre une de nos volontaires en Service Civique, Louise, a réalisé en direct une émission avec le concours de la Maison Pour Tous de la Belle de Mai, son directeur du Pôle Enfance, sur les Droits de l’enfant. Sur le plateau, des enfants et une mère de famille. Là en Mars 2019, débutent des ateliers avec des jeunes en Centre Éducatif Fermé pris en charge par la PJJ.

3.5- Qui s’inscrivent dans la défense de l’écologie

Ça fait longtemps que Galère a pris conscience des enjeux liés à l’environnement, avec la mise à disposition d’un créneau pour l’association ECOFORUM qui invite de nombreuses associations actives oeuvrant à sa protection (par exemple zerowaste, l’Établi, la confédération paysanne, les colibris, etc.). L’émission du collectif anti-nucléaire relaie sur nos antennes des informations précises et des sujets de fond sur la politique énergétique. La radio soutient et reçoit les acteurs de l’agriculture paysanne et des réseau de producteurs locaux, (comme lors de l’Agroparade). En 2018 demeure l’émission intitulée, Marseille ville en transition. «La Digitale» a réalisé une série de plusieurs émissions sur l’agriculture urbaine et la permaculture. Outre le direct, bien sûr, déjà signalé lors de l’évènement « ALTERNATIBA », et les nombreux reportages réalisés à l’occasion des marches pour le climat.

3.6- Qui s’inscrivent dans l’idée du développement (g)local

Le Repaire d’Aubagne, l’université populaire d’Aubagne et celle de Marseille Métropôle qui organisent des rencontres-débats sur des sujets politiques et sociaux sont régulièrement à l’antenne pour présenter leurs sujets et nous faire profiter de leurs enregistrements. L’émission mensuelle «Article 25» relaie les infos concernant les droits des chômeurs et des précaires, «Mets de résistance» résiste. Galère a suivi les manifestations et débattu sur la question avec différents syndicats ou collectifs qui se sont mobilisés, mais aussi par la tragédie des migrants, de migrants 13 à SOS méditerranée, en passant par El Manba et le réseau Hospitalité, en particulier en soutien aux Mineurs Etrangers Isolés, de nombreuses associations de soutien aux migrants sont venus témoigner de la situation. Le suivi, aussi, des manifestations sociales, est une des raisons de la reconnaissance portée à notre média par les syndicalistes et les politiques…

4- UNE EQUIPE

4.1- De salarié-e-s

Pour ce qui est des emplois de droit commun, l’équipe est composée de Sidi, Joachim et jusqu’en Septembre, d’Alex. Le salaire de Joachim est en partie pris en charge par l’ADN pour la diffusion numérique et par la mutualisation de l’antenne hertzienne, tandis que le salaire d’Alex était financé à hauteur de 5 011 euros par an par l’aide au poste FONJEP en lien avec la Politique de la Ville. Là, sur la partie « Politique de la Ville », c’est Erika qui la remplace depuis le 25 Février 2019. (A temps plein)
En contrats aidés : nous avons pu reconduire le contrat de Kamar depuis Janvier 2018 -et là d’après Pôle Emploi, il pourra l’être jusqu’à son droit à retraite-. Noémie embauchée le 8 mars 2017 en renfort sur les aspects de réalisation de contenus radiophoniques et des actions politiques de la ville et dont le contrat avait été renouvelé puis renforcé pour une nouvelle année a décidé de nous quitter au 7 mars 2019. Noémie aura été un soutien important pour la réalisation des projets de la radio. Par ailleurs, et ce depuis le 1er Janvier 2019, c’est Aïcha qui est chargée notamment de la gestion administrative (23 heures/semaine).
Les actions de formations pour les salarié-e-s doivent offrir des acquis transposables dans de nouvelles situations professionnelles. Pour 2018, notre OPCA (l’Afdas) a financé une nouvelle formation à Noémie. En qualité de CUI CAE, Aïcha est désormais prioritaire pour les sessions de formations externes.

4.2- De volontaires en Service Civique

Un agrément aux fins d’en bénéficier a été déposé et accepté fin 2017, puis des avenants.
Nous avons ainsi reçu chaque fois pour six mois : Pablo de Février à Juillet 2018 puis Louise et Benji de Septembre 2018 à Mars 2019.
Nous recevrons sur les mêmes missions de participation aux activités de la radio, deux nouvelles personnes à compter de Mai 2019 puis deux autres à compter d’Octobre 2019 comme nous venons de nous le faire notifier par le Préfet. (Une émission commune « La Navette », des reportages dont le sujet est choisi par eux, et des apports à la programmation musicale).

4.3- De bénévoles

Notre radio est ouverte à tout projet respectant nos valeurs et notre charte et rassemble plus de 200 bénévoles. Ceux souhaitant développer leurs connaissances et être formés participent à des ateliers de transmission de savoirs se déroulant régulièrement dans la radio avec une permanence le mercredi à 15h assurée par les salariés, ils sont ouverts à toutes et tous, abordent différents domaines D’autre part, des sessions de formations plus spécifiques ont été menées en direction des bénévoles concernant la prise en main de la régie et du studio, la technique et les aspects plus journalistiques. Ces formations s’inscrivent dans la demande de subvention du Fonds de Développement de la Vie Associative. Ces activités seront reconduites en 2019.

4.4- Apéros de soutien

Depuis Septembre 2017, Noémie avait lancé une dynamique pour l’organisation mensuelle d’apéro-mix en soutien à la radio. Les apéros sont assurés par une équipe à géométrie variable autour d’un noyau dur. Une quinzaine de personnes se sont investi-e-s. Merci et bravo mais sans le soutien des salariés et des services civiques, le souffle serait retombé. La formule fonctionne côté musique avec des invités variés qui produisent après interviews, un live en direct sur les ondes de 18h à 22h. Le jour de l’apéro, un petit bar, des plats cuisinés par des animateurs-trices à chaque fois différents. Bilan : bonne organisation, soirées sympas, petites rentrées d’argent régulières.

4.5- Et des moyens techniques

En 2018 le studio mobile est sorti souvent -en moyenne, une fois par mois pour des directs- (voir 2.2)
Des personnes salariées et bénévoles ont été formées à son utilisation. Dans un souci de mise en valeur des contenus radiophoniques que nous produisons, deux sites internet -en lien via le site principal, lui même entièrement refait en Janvier 2019- ont été créés : un pour les «Ateliers» et un pour les émissions «Hors les murs». Ainsi qu’une plaquette de présentation de l’ensemble des émissions de la radio mise à jour régulièrement. Compte tenu de l’obsolescence du matériel, des demandes de subventions d’investissements ont été déposées auprès de la Région, de la Métropole en Politique de la Ville et du FSER. Seule la Région a argué de ne plus avoir de fonds pour alimenter ces aides pourtant prévues dans le protocole d’une convention « FRASE*/Région »… La Métropole et le FSER ont accepté : l’opération est en cours. (*Fédération des Radios Associatives du Sud Est).

Concernant la mutualisation de moyens et nos prestations techniques, nous retransmettons deux radios en FM, Radio Grenouille et UNITED (ex-RCOM). Nous continuons, avec l’apport de Klaus de Zinzine et de Joachim d’émettre en RNT, 9 radios dont la nôtre sur le canal 8C en DAB+ avec un nouvel appel d’offre en cours d’examen par le CTA et le CSA, ce pourrait être 13 radios retransmises dès 2020.

 

CONCLUSIONS

Notre association est constante dans ses choix fondamentaux : la lutte contre l’exclusion, le racisme, l’antisémitisme, le sexisme et la haine anti LGBTI dans une perspective de maintien du lien social et du mieux-vivre ensemble. Sans démagogie, sans mépris, sans colère, dans la volonté de construire ensemble : c’est là, qu’un média comme Radio Galère trouve et manifeste son utilité, par la mise à disposition régulière d’un espace d’expression.
C’est la parole de toutes et tous qui permet ensuite au quotidien, à chacune et à chacun de se révéler comme auteur positif de son environnement immédiat dans tous les domaines, social, culturel, politique, économique.
D’années en années, des liens forts se tissent dans différents quartiers renforçant notre travail de fond sur le terrain et dans le temps. Les émissions hors les murs se multiplient. Il est cependant important que chacun-e se mobilise pour faire vivre la radio, pour valoriser les actions et contenus réalisés, pour que le projet GALERE devienne de plus en plus un projet collectif ou chacun-e prend sa place.
Radio Galère reste une radio ouverte, un média de proximité, prête à accepter les différences et les contradictions, un lieu d’expérimentation, de communication sociale et d’éducation populaire où chacun et chacune peut s’exprimer dans le respect des uns et des autres.

La radio est accessible à toutes et à tous : rejoignez-nous !

Aïcha BARIA, adjointe administrative
(avec le soutien d’Etienne)