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la révolution sera féministe

Odile Dutrey “Vivantes. Des femmes migrantes racontent” 5-05-21

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Discussion et lecture avec mon invitée est Odile Dutrey qui est assistante sociale de formation. Elle travaille comme conseillère conjugale et familiale dans un centre de planification familiale au sein d'une P.M.I (Protection Maternelle et Infantile). Elle a écrit un livre “VIVANTES”. “Ce livre est le témoignage de ce que racontent des femmes migrantes, les raisons de leur départ, leur parcours migratoire souvent douloureux, toujours courageux. Sans en avoir le droit, clandestines, elles arrivent dans un pays qu'elles ne connaissent pas, un pays qui ne veut pas les accueillir. Elles racontent l'errance en France, l'humiliation, le rejet... Elles témoignent aussi de solidarités, disent leurs espoirs, leurs combats et leurs victoires. Témoignage de nos rencontres, de ce qui me touche, m’amuse ou me met en colère, me tourmente, m’étonne, m’apprend. Regard critique sur nos institutions et sur les professionnels qui trop souvent rejettent, n’entendent pas, se ferment… quand beaucoup sont la, se démènent et résistent.”

Focus Migrantes et Prostitution:

  • Noura Raad, co-présidente du Réseau européen des femmes migrantes: “la loi abolitionniste est fondamentale. Les filles et les femmes migrantes sont les plus vulnérables et les plus ciblées par les prostitueurs. Il est fondamental qu'elles sachent que la loi est avec elles pour leur permettre d'accéder à une autre vie.” https://www.youtube.com/watch?v=mT0iNLjE2H0
  • lecture du discours de Thomas Sankara ex président (assassine) du Burkina Fasso “ “La prostitution n'est que la quintessence d'une société où l'exploitation est érigée en règle. Elle symbolise le mépris que l'homme a de la femme. De cette femme qui n'est autre que la figure douloureuse de la mère, de la soeur ou de l'épouse d'autres hommes, donc de chacun de nous. C'est en définitive, le mépris inconscient que nous avons de nous-mêmes. Il n'y a de prostituées que là où existent des « prostitueurs » et des proxénètes. Mais qui donc va chez la prostituée ? Il y a d'abord des maris qui vouent leurs épouses à la chasteté pour décharger sur la prostituée leur turpitude et leurs désirs de stupres. Cela leur permet d'accorder un respect apparent à leurs épouses tout en révélant leur vraie nature dans le giron de la fille dite de joie. Ainsi sur le plan moral, on fait de la prostitution le symétrique du mariage. On semble s'en accommoder, dans les rites et coutumes, les religions et les morales. C'est ce que les pères de l'Église exprimaient en disant « il faut des égouts pour garantir la salubrité des palais »

Références 

  • Livre “Vivantes Des femmes migrantes racontent” de Odile Dutrey  L’Harmattan ici
  • Dans 57 pays, près de 50 % des femmes privées du droit à disposer de leur corps ici
  • Réseau européen des femmes migrantes https://www.migrantwomennetwork.org/ sur prostitution ici
  • Thomas Sankara ici sur la prostitution
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